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EAN : 9782330149055
96 pages
Éditeur : Actes Sud (07/04/2021)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
L’auteur part à la recherche des traces du jeune Hô Chi Minh à l’époque où il s’appelait Nguyên Ai Quôc et où il habitait Paris, ce temps où il affûtait les armes idéologiques de la révolution qu’il allait mener en “Indochine” avant d’être pris par les logiques propres au pouvoir. Une marche aux allures de méditation sur ce qui fait la grandeur des modestes et sur le caractère indépassable de la révolte.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ErnestLONDON
  21 avril 2021
Déambulation sur les traces parisiennes de celui qui n'était pas encore Hô Chi Minh. Les indications dénichées sous la plume de différents biographes et historiens, dans la chemise toilée à sangle, conservée aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence, et dans les rapports de surveillance du militant anticolonialiste, conduisent Joseph Andras d'arrondissement en arrondissement. À la reconstitution approximative de ce parcours, il mêle ses souvenirs, récents ou anciens, personnels, littéraires ou historiques : des barricades de la Commune à celles des Gilets jaunes.
Peu lui importe le chef révéré, le « grand prêtre d'un communisme défunt et partout condamné », « c'est cet homme-ci, dans l'exil et les recoins d'une capitale au sortir de la guerre » qui « dormait dans des gourbis, écrivait des articles dans une langue que sa mère jamais ne lui chanta et parcourait Paris sous l'oeil retors de la flicaille », dont il va rechercher et suivre les traces.
En 1917, 1918 ou 1919, celui qui s'appelle alors (et entre autres) Nguyên Tât Thanh débarque de Londres où il a « appris un mot dont l'absence compromet jusqu'à la vie même : révolution ». Rue de Charonne, rue Marcadet, rue Monsieur-le-Prince, villa (entendre une impasse) des Gobelins, impasse Compoint, Rue Jacques-Callot siège du journal Parias à ses débuts, où il faisait presque tout, avant qu'il ne déménage rue du Marché-des-Patriarches, les « balises » sont précises et floues à la fois.
Il adhère à la SFIO, fait un don de cinq francs à L'Humanité pour élever un monument à la mémoire de Jaurès, fonde un collectif de patriotes annamites, les Cinq Dragons, avec qui, pendant les négociations du Traité de Versailles, il va proposer « aux puissants de l'Entente, et plus particulièrement à l'Hexagone », huit réformes concrètes : amnistie des prisonniers politiques indigènes, fin de la justice d'exception, liberté de la presse d'opinion, liberté d'association et de réunion, liberté d'enseignement, remplacement du régime des décrets par le régime des lois et instauration d'une délégation permanente d'indigènes élus au Parlement français. Revendications fort prudentes qui ne rencontreront pourtant aucun écho. « L'État est ainsi fait : sourd comme un pot. Un gros pot de fer. Formulez deux ou trois requêtes raisonnables, résolument décentes, même un peu prosternées la paupière basse, et voyez-le vous toiser du haut de son gros cul de fer. Jurez lui qu'il en est trop, vraiment trop ; il en appellera à la loi qu'il a, heureux hasard, lui-même conçue. Sur ces entrefaites, enfoncez la porte d'un ministère ou esquissez dans le ciel d'épaisses grappes de la fumée des voitures, des appartements ou des restaurants des plus aisés d'entre ses citoyens ; tout soudain, il vous voit. Pour peu que vous réduisiez en poussière une caserne ou un camions de flics, vous voilà à la table – de torture, d'abord, puis des négociations. C'est chagrin, mais l'État est ainsi fait. »
S'il passait beaucoup de temps dans les bibliothèques, notamment pour écrire son premier livre sur « l'histoire de l'Indochine assujettie jusqu'à sa nécessaire libération », il s'intéressait peu aux écrits politiques. Après avoir lu une brochure sur les thèses de Lénine, il avoue n'avoir pas tout saisi mais retient que les communistes se souciaient des colonies bien autrement que les socialistes. « la théorie le faisait suer, le sexe des anges bâiller. » « Il fréquenta les chapelles qui d'ordinaire se font la grimace, et parfois la guerre. »
Joseph Andras multiplie les digressions sur le pouvoir, l'État, la révolte. Dans une longue envolée qui condense l'histoire de quelques insurrections des plus mémorables, il rappelle comment, derrière les illusions de « la République et les droits de l'homme, autant de plaisantes trouvailles », on a, hier comme aujourd'hui, tenté de contenir les colères populaires : « On finirait bien par les assagir, ceux-là qui n'ont que leurs bras pour vivre, tas de rouges, hardes de noirs, nuques raides de la Nation, on finirait bien par leur proposer, un jour, les bagnoles qu'ils produiraient. On pourrait aussi les convier à tuer leurs semblables aux frontières du pays ou de ce côté du monde où les nez ne pointent pas, où l'iris luit plus sombre : maîtres et marmiteux enfin compères sous l'oriflamme ! La belle idée ! Qui n'y goûterait guère serait jeté au trou ou troué pour de bon : on ne renâcle pas face à la démocratie. »
À propos du nazisme, il propose un point de vue intéressant : « L'empire créa la race pour enseigner à ses fidèles pourquoi il était bon d'entreprendre au loin ce que nul ne saurait entendre en son coeur. Hitler fit la notion sienne puis malmena les distances : ce que l'Europe libérale offrait aux sauvages, le Reich l'offrit aux sous-êtres. (…) L'Allemand fut un élève zélé : il accomplit sous nos yeux l'oeuvre que nous réservions à nos lisières. Son regard nous transit car nous savons sans nous l'avouer tout à fait qu'il est notre miroir. »
Ôde à Paris, aux strates mémorielles qui recouvrent chaque lieu et dont ce promeneur, solidaire « [d]es derniers, [d]es perdants, [d]es foireux, [d]es mal fichus, [d]es ignorés », vient explorer la topologie spacio-temporelle, mobilisant ses souvenirs et ses savoirs dans sa déambulation. « Les morts n'habitent les lieux que dans l'esprit fabulateur des vivants : “ci-gît“obstrue l'imagination, “ici a vécu“la stimule. Des mouches déposent leurs oeufs puis les asticots, bouffant les tissus, cèdent place à tout un fatras d'os – de leur poussière, bientôt, nous esquissons des flèches aux parois du dédale qui nous tient lieu de vie. » Son enquête est une longue adresse à lui même, un prétexte, aussi, à rêverie solitaire et introspective. En évoquant ces années de formation d'un révolutionnaire, c'est au « franc-tireur », à l' « éternel insurgé » qui l'habitent, que Joseph Andras s'adresse avant tout. Happé par le pouvoir, il cesse d'ailleurs de l'intéresser. La révolte et le chemin qu'elle emprunte, sont, en vérité, ses vrais sujets.
Article à retrouver sur le blog :
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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Floyd2408
  09 mai 2021
La première page est un ancrage passionnée dans cette volonté de faire découvrir cet homme qui, connu sous la joute de son éclat, de sa destinée finale, de cette forme de piédestal communautaire, de cette force volontaire de son rôle, de son nom, de sa stature, de sa représentation, Joseph Andras entremêle une passion dévorante, voir subliminale, comme si, il devenait à travers sa prose, cette personne qu'il façonne dans ce roman, à travers son parcourt Parisien, déambulant dans ces rues où il fut présent à cette époque des années folles, à la sortie de la Grande Guerre, dans une France vainqueur, une France en reconstruction , une France colonisatrice, elle est cette puissance arrogante, amnésique de la détresse des peuples qu'elle asservit, Joseph Andras vous propulse dans un roman aux couleurs multiples, une trinité schizophrénique colore le style, celle du narrateur, du personnage et de la fusion des deux, le temps est déchiré entre ce présent des années 1918 et notre époque, une juxtaposition de ces deux époques et des lieux fusionnent un roman riche de références intimes de la mémoire de l'auteur et celles glanées au fil des recherches sur Hô Chi Minh, plutôt sur Nguyen Ai Quôc, ce prête nom, Joseph Andras c'est donné cette ligne de conduite de ce militant Parisien.
J'ai lu son premier roman de nos frères blessés édité en 2016, ce témoignage sur Fernand Iveton, jeune européen communiste, ouvrier indépendantisme prenant fait et cause pour les Algériens face au despotisme colonialisme Français, dénonçant les inégalités, l'injustice, le racisme lâche de la colonisation de l'Algérie, une lecture forte, une ressemblance avec ce jeune Nguyen, faisant parti du Groupe des patriotes annamites surnommé les cinq Dragons, ce militant des revendications du peuple Annamite, venant à Versailles pour les présenter aux représentants des pays réunis pour le Traité, relayés dans le journal l'Humanité, présentant ces huit réformes, puis ensuite adressées à la presse française, et douze mille exemplaires donnés à des militants divers comme la CGT, la SFIO, en Irlande accouche ce mot, inconnu et obscur à ces yeux, Révolution, dans ce pays où il apprend que les blancs tués des blancs. A travers ces deux personnes, Joseph Andras exprime la révolte qui l'anime à travers eux. Nous allons suivre dans Paris, la route de notre personnage à travers le narrateur, comme un pèlerinage, cette déambulation Parisienne retrace le parcours assez peu facile à retrouver de Hô Chi Minh sous le nom de Nguyen, laissant Joseph Andras jalonner des faits marquants inscrits dans sa mémoire qu'il distille au fil de sa balade à travers les lieux, Paris révèle ces faits divers, ces anecdotes, ces vies qui l'ont traversées et ces fantômes du passé. Il y a comme une quête d'un Paris fantôme, celui caché où le regard est aveugle, le narrateur de son oeil affuté, caresse les passants, les aspirant à son émotion, tous ses sens affutent sa vision, Paris n'oublie pas ses origines, le monstre vampirise cette ville monarchique des arts, souvenirs Haussmanniens dans son architecture.
Au début du roman, une carte de Paris simple, laissant apparaitre tous les arrondissements et la seine qui découpe la ville en deux, puis en pointillé le parcours de Nguyen dans ces années 20, celui qu'emprunte Joseph Andras dans sa flânerie. La tâche pour découvrir les lieux d'habitations, les dates et cette intimité qui l'anime fut assez rude mais aidé par les services secrets Français le surveillant, les archives nationales d'outre-mer ont conservé un dossier au nom de « Nguyen Ai Quoc », avec beaucoup d'humour, Joseph Andras loue la Police de prêter mainforte aux historiens, déjà l'ambassade Française avait prié les autorités Britanniques de le surveiller dès juin 1915, Raymond Poincaré « se souciait en personne du trouble-fête », « agitateur révolutionnaire » le désignait sur les rapports de police. Joseph Andras s'aida de certaines biographies d' Hô Chi Minh, de certains témoignages, qu'ils citent à la fin de son livre, nous apprenons l'origine du titre du roman Au loin le ciel du sud, tiré d'un poème d' Hô Chi Minh, écrit en Chine dans les années 1940, il dévoile une partie de ce poème qui englobe le vers du titre.
Beaucoup de références s'échappent de certains lieux qu'a côtoyé Nguyen sous les pas de Joseph Andras dans cet itinéraire en mémoire à ce jeune homme de 29 ans, son âge est un chiffre variable d'une naissance dictée par le Parti, des discordes existent, ainsi sur sa taille, il y a beaucoup de zones d'ombres qui accompagnent la vie de Nguyen, cet homme aux multiples noms qu'il porta dans sa vie, plus de cent soixante-quinze répertoriés par la Presse du Parti en 2015. le jeu de piste débute dans la rue Charonne, au détour d'un article paru en 1970, dans l'Humanité, sous la plume de Michèle Zecchini, responsable de la SFIO, les dates sont incertaines, c'est un vacillement, ces recherches sont presque une cause perdue comme le dit le narrateur à la fin de sa première page « tu n'y trouveras rien. », au fil du roman ce pèlerinage devient plutôt comme un herbier, « trouver, prélever, nommer. », puis Joseph Andras découvre une plaque au 9 de la rue Villa Compoint, témoignant d'avoir vécu pendant deux ans à cette adresse, enfin cet « homme insaisissable », devient réel par cette marque gravée au mur par cette plaque libérant les fantômes, validant cette démarche presque folle de réveiller ce spectre évanescent, « Tu n'as donc pas totalement perdu la raison : ton fantôme fut. ». Au cours de ce roman Joseph Andras hésite, balbutie, découvre, dévie de sa ligne de conduite, déçu des mots violents prononcés par Nguyen sous le nom Hô Chi Minh, vingt ans plus tard, devenu dépositaire du parti de son pays, lors d'un entretient, ce mot « briser » ce verbe n'oublie pas le quatrième point, et ce sang fratricide qui nomme ainsi pour ces mots prononcés, « exterminer politiquement ». Dans la douleur du sang, Joseph Andras laisse ses émotions le gagner, la dualité de son personnage brise en quelque sorte cette ligne qu'il ne voulait pas franchir, visiter le côté obscur de cet anonyme Parisien, Boris Souvarine le décrit comme « insignifiant », voir « pas le moindre intérêt », il a eu de nombreux surnoms lors de son périple Parisien, « l'homme aux sandales de caoutchouc », « l'homme de l'ombre et de la grève », « le balayeur et le stratège », « le paria au front si haut », le rebelle et le révolutionnaire l'habite « clopin-clopant » , Joseph Andras se nourrit de ce militant, celui qui cherche à sauver son Indochine au prise à la colonie Française, son peuple est sous l'emprise de l'alcool et l'opiacé, la guillotine est l'acte finale de cette répression, demandant au congrès de Tours en 1920 cette aide pour son pays, « Camarades, sauvez-nous ! »
Dans les dédales de ce parcours, les gilets jaunes embrasent les rues, le massacre de Charonne murmure son horreur, de ces neufs morts, puis les attentats du 13 novembre 2015 pleurent ces 19 morts au nom d'un Dieu et d'un pays la Syrie, s'ensuit le sang des barricades de cette troisième république, le sang coule la misère de l'humanité qui se brise en elle, rode au 129, l'hommage d'Alain Geismar au militant Maoïste, Pierre Overnay tué par un vigile Renault en 1972, ce tourbillon envahit Joseph Andras vers ce suicide à la roulette russe de Vladimir Maïakovski et de sa muse Lili Brik, Louise Michel s'invite dans une conférence, une lecture qui remue le passé, Ulysse , le poème de benjamin Fondane s'éveille pendant ce parcours, c'est une mélodie qui sommeille dans les souvenirs de ce voyage où Joseph laisse sortir ses émotions littéraires face à cette quête introspective.
J'ai beaucoup aimé me perdre dans ce roman, riche en références, il y a comme des rhizomes qui viennent germer de toutes parts, j'ai arpenté ce livre comme si c'était une montagne, j'étais de première corvée, à pouvoir parcourir cette prose intime, brutale, poétique, polyphonique et mystérieuse, j'ai suivi les sentiers ouverts par l'auteur, mais ses chemins de traverses, je me suis balader dans ces rues Parisiennes comme un aveugle qui découvre à travers les yeux de Joseph Andras, l'histoire qu'elle recèle. Une fraicheur clos ce roman, une légèreté de la nature qui entoure Joseph Andras, ce paysage lui inspirant un dernier vers pour l'homme aux sandales de caoutchouc, cette rose qui fera gueuler l'arbitraire d'un prisonnier.
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som
  13 mai 2021
A la manière d'une mosaïque éclatée, Joseph Andras rassemble et recoupe différents témoignages, d'extraits d'archives ou de photographiques pour retracer les années de formation d'un jeune homme venu d'Indochine dans un Paris bouillonnant.
Ainsi Hô Chi Minh s'initie aux luttes politiques, au militantisme. Il se frotte aux forces policières et découvre la clandestinité des sans-papiers.
A cette trajectoire individuelle, Joseph Andras associe les échos plus contemporains d'autres drames et d'autres luttes sociales.
J'ai trouvé en tout point passionnant la partie biographique et a conception formelle du récit à la fois nerveuse et ramassée, en revanche le parallèle avec les Gilets jaunes ou la Commune m'a paru artificiel pour ne pas dire tartignole. Sur ce sujet, il existe heureusement bien d'autres documentaires plus pertinents.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ErnestLONDONErnestLONDON   13 avril 2021
L'État est ainsi fait : sourd comme un pot. Un gros pot de fer. Formulez deux ou trois requêtes raisonnables, résolument décentes, même un peu prosternées la paupière basse, et voyez-le vous toiser du haut de son gros cul de fer. Jurez lui qu'il en est trop, vraiment trop ; il en appellera à la loi qu'il a, heureux hasard, lui-même conçue. Sur ces entrefaites, enfoncez la porte d'un ministère ou esquissez dans le ciel d’épaisses grappes de la fumée des voitures, des appartements ou des restaurants des plus aisés d'entre ses citoyens ; tout soudain, il vous voit. Pour peu que vous réduisiez en poussière une caserne ou un camions de flics, vous voilà à la table – de torture, d’abord, puis des négociations. C'est chagrin, mais l'État est ainsi fait.
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ErnestLONDONErnestLONDON   21 avril 2021
Les morts n’habitent les lieux que dans l'esprit fabulateur des vivants : “ci-gît“ obstrue l’imagination, “ici a vécu“la stimule. Des mouches déposent leurs oeufs puis les asticots, bouffant les tissus, cèdent place à tout un fatras d’os – de leur poussière, bientôt, nous esquissons des flèches aux parois du dédale qui nous tient lieu de vie.
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ErnestLONDONErnestLONDON   13 avril 2021
On finirait bien par les assagir, ceux-là qui n'ont que leurs bras pour vivre, tas de rouges, hardes de noirs, nuques raides de la Nation, on finirait bien par leur proposer, un jour, les bagnoles qu'ils produiraient. On pourrait aussi les convier à tuer leurs semblables aux frontières du pays ou de ce côté du monde où les nez ne pointent pas, où l’iris luit plus sombre : maîtres et marmiteux enfin compères sous l’oriflamme ! La belle idée ! Qui n’y goûterait guère serait jeté au trou ou troué pour de bon : on ne renâcle pas face à la démocratie.
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ErnestLONDONErnestLONDON   21 avril 2021
L'empire créa la race pour enseigner à ses fidèles pourquoi il était bon d'entreprendre au loin ce que nul ne saurait entendre en son cœur. Hitler fit la notion sienne puis malmena les distances : ce que l'Europe libérale offrait aux sauvages, le Reich l’offrit aux sous-êtres. (…) L'Allemand fut un élève zélé : il accomplit sous nos yeux l'œuvre que nous réservions à nos lisières. Son regard nous transit car nous savons sans nous l'avouer tout à fait qu'il est notre miroir.
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ErnestLONDONErnestLONDON   21 avril 2021
La théorie le faisait suer, le sexe des anges bâiller.
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