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Christiane Besse (Traducteur)
ISBN : 2253127531
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2009)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Écrit en 1969, le premier volume des mémoires de Maya Angelou (née Marguerite Johnson) raconte l’enfance d’une femme exceptionnelle, devenue une figure emblématique des États-Unis.

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage est une oeuvre majeure de la littérature américaine du XXe siècle, un précieux témoignage qui explore les thèmes de l’identité, du racisme, de la résilience et de l’apprentissage du langage et de la littérature.
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Moan
  18 novembre 2012
Maya Angelou ( Marguerite Johnson) est une écrivaine américaine du Missouri. Ses livres sont étudiés dans les écoles.
Dans cette autobiographie, elle se raconte de sa petite enfance jusqu'à ses dix-sept ans.
A trois ans avec son frère Baley, elle quitte la Californie et ses parents trop pauvres et prend le train pour l'Arkansas. Elle y sera élevé par sa grand-mère et son oncle qui travaillent dans leur magasin général de marchandises.
A sept ans,elle ira avec son frère vivre chez sa mère et son compagnon...
Quelques années plus tard , elle retrouvera sa grand-mère à Stamps où elle découvrira la littérature.
Dans ce livre, Maya Angelou raconte sa vie parfois très douloureuse.
J'ai bien apprécié la découverte de cette Amérique dont on parle très peu!
Commenter  J’apprécie          270
sassenach
  02 février 2009
A Stamps, Arkansas, la petite Maya, qui n'a pas encore acquis ce diminutif et qui s'appelle donc Marguerite, vit en compagnie de Bailey, son frère d'un an plus âgé, chez leur grand-mère Annie Henderson dite Momma. La vie dans le sud des Etats-Unis dans les années 1930 n'est pas facile à cause de la ségrégation mais la petite fille ne sort que très rarement du quartier où elle habite et aide au seul magasin noir du coin, tenu par sa grand-mère …
Cette autobiographie, classique de la littérature noire-américaine datant de 1969, est enfin rééditée en grand format (en espérant que ce livre sera plus remarqué cette fois-ci que la première fois). Cette réédition a lieu dans le cadre de la sortie du nouveau livre de cette auteure ("Tant que je serais noire", que je compte bien lire aussi) qui est en quelque sorte la suite de son autobiographie et qui, il me semble, sera plus représentatif de la lutte contre la ségrégation et le racisme. Dans "Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage", on découvre son enfance et son adolescence, tout d'abord dans une petite ville du Sud, mais aussi quelques mois passés à Saint-Louis, pour ensuite la voir vivre à San Francisco et à Los Angeles, où les conditions de vie sont totalement différentes de ce qu'elle a pu connaître jusqu'à présent. Ce témoignage est assez fascinant, même si je l'ai trouvé plutôt hâché dans la narration : j'ai eu souvent du mal à savoir à quelle époque je me trouvais et quel âge avait Maya car les indications de temps ne sont pas souvent fournies (mais heureusement, il n'y a pas d'aller-retour entre différentes époques !). Cela m'a plus fait penser à une succession d'anecdotes mises bout à bout dans un ordre chronologique et si certains passages sont vraiment réussis, d'autres sont moins intéressants. de même, Maya est peu confrontée à la ségrégation dans son enfance car elle ne sort pratiquement jamais du quartier noir et a donc une vie relativement protégée car sa grand-mère est très respectée dans leur communauté. Certains évènements n'en restent pas moins violents et terribles mais l'aspect un peu trop disparâtre de l'ensemble ne m'a pas réellement permis de rentrer dans l'histoire et de m'attacher vraiment à Maya (d'ailleurs, le compte-rendu qu'elle donne de ces évènements me semble tout aussi détaché que mes sensations de lecture). Un document intéressant à lire mais qui n'a pas eu l'impact que je pensais qu'il aurait sur moi.
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topocl
  10 octobre 2017
Par petites touches s'unissant dans une belle linéarité, Maya Angelou raconte son enfance de petite fille noire de milieu modeste, dans une Amérique ravagée par la ségrégation. Après le divorce de ses parents, elle est ballottée entre grand-mère, mère, père, avec son frère adoré Bailey comme point d'ancrage.
De l'Arkansas à Saint-Louis et Los Angeles, elle observe différentes façons d'être traitée par les blancs. Elle analyse aussi différentes façons d'être aimée et éduquée : l'austère religiosité de sa grand-mère, la négligence affectueuse de son père, la joie lumineuse, tournée vers les plaisirs de sa mère.
Elle observe, décortique, essaie de comprendre les nombreuses choses que les non-dits ne lui expliquent pas. Elle découvre peu à peu comment chacun entretient une flamme pour survivre à la chape de la ségrégation, et comment la religion, enp entretenant l'espoir d'un avenir meilleur, est un frein pour l'émancipation.
Le récit à hauteur d'enfant ne souffre jamais de son aspect rétrospectif, Maya Angelou relate avec aisance les croyances et les incertitudes de l'enfance, ce qui offre un récit tout à la fois fort et plein de charme.
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mimipinson
  18 juillet 2013
« A Stamps, la ségrégation était si totale que la plupart des enfants noirs ne savaient pas, en vérité, à quoi ressemblaient exactement les blancs. Excepté qu'ils étaient différents, et qu'il fallait avoir peur d'eux, et cette peur traduisait aussi l'hostilité des faibles contre les puissants, des pauvres contre les riches, des travailleurs contre les patrons et des mal habillés contre les bien vêtus.
Je me rappelle n'avoir jamis cru que les blancs fussent vraiment réels. »
Maya Angelou nous livre ici le récit de sa jeunesse ballotée entre les états du sud et la Californie. Alors que ses parents se séparent, elle part en Arkansas vivre auprès de sa grand-mère et d'un oncle handicapé avec son frère Bailey. Si la vie n'est pas rose, et si le fait d'être noire et pas comme les autres lui est rappelé constamment, cette petite bénéficie de l'amour et des valeurs familiales qui vont lui donner une assise solide pour affronter cette vie faite de douleurs , d'épreuves parfois très dures pour une petite fille, et cette enfance hantée par un sentiment d'abandon tenace.
Malgré cela, Maya Angelou, parvient à faire de son récit un texte lumineux, où pointe à chaque fois l'espoir d'un monde meilleur. Sans plainte, ni misérabilisme, la petite Marguerite ne se résout en rien à rester la petite fille noire qui passe après les autres.
Les femmes sont fortes dans ce sud raciste et conservateur. La présence féminine est frappante dans ce récit. Les hommes ont une place anecdotique, ou carrément méprisable (parce que certains le sont au plus profond d'eux-mêmes).
Récit à la fois militant et objectif, ce livre, malgré quelques (rares et petits) moments de creux, se laisse agréablement lire ; tant par la façon d'aborder les chose que par l'écriture d'une grande fluidité.

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Bunee
  17 mars 2009
Plutôt méfiante usuellement envers les oeuvres à tendance auto-biographique, je me suis trouvée comme balayée de toutes mes craintes lorsque je me suis mise à lire ce roman.
Maya (Marguerite, Maïe, Rithie...) raconte ici son enfance avec une plume lucide et sans demie-mesure, décrivant les péripéties d'une jeune fille noire, expédiée par ses parents vers la bourgade de stamps, élevée avec son frère par sa grand mère "sévère, mais juste" et pétrie de religiosité, bref retour à St louis auprès de sa mère, viol tragique par son beau-père, découverte de la culpabilité, puis retour à stamps, ou la jeune fille se réfugie dans la littérature. Puis, la californie, l'adolescence, et le cycle se termine par .. La maternité, à 17 ans.
Etre une jeune femme, noire, née au début des années 30 dans le sud des états unis, faire le dur apprentissage du rejet, ne pas se résigner, et avancer malgré tout. Un combat sous-jacent qui va devenir de plus en plus présent dans la réflexion de notre héroïne
Récurrence de la référence au langage, l'écriture est fine, pertinente, cultivée, et nous offre de vrais moments de tendresse et d'émotion, d'humour (je n'ai pu m' empêcher d'éclater de rire en même temps que la narratrice lorsqu'elle relatait l'épisode de la messe et le "je t'ordonne de prêcher"). D'autres fois le ton se fait plus ironique, plus incisif.
Très belle découverte. Pour en savoir plus sur l'auteur je vous conseille un petit tour par ici: http://www.mayaangelou.com/
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MegGomarMegGomar   18 avril 2014
Elle m’attirait parce qu’elle ressemblait à des gens que je n’avais jamais rencontrés personnellement. Par exemple, ces héroïnes de romans anglais qui se promenaient dans les moors (quoi que ça puisse être) avec leurs chiens fidèles courant derrière à distance respectueuse. Ou les femmes qui, assises devant des cheminées ronflantes, ne cessaient pas de prendre du thé servi sur des plateaux d’argent remplis de scones et de rumpets. Des dames qui arpentaient le heath, lisaient des livres reliés en maroquin et avaient des noms de famille à tiroirs. On peut dire à coup sûr que Mme Flowers me rendait fière d’être noire, rien qu’en étant elle-même.
Elle se comportait avec autant de raffinement que les Blancs dans les films et les livres, et elle était plus belle car personne n’aurait pu approcher ce teint chaud sans avoir l’air terne en comparaison.
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MoanMoan   18 novembre 2012
Un matin,au moment où je quittais la maison,elle me dit: " La vie te donnera exactement ce que tu y apporteras. Mets tout ton coeur dans tout ce que tu fais, prie et puis attends. "
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MoanMoan   18 novembre 2012
Une histoire courait à propos d'une matrone sanfranciscaine refusant de s'asseoir dans le tramway à côté d'un Noir, même après que celui-ci eut fait place sur la banquette. Donnant pour explication qu'elle refusait de côtoyer un planqué, et un nègre de surcroît. En ajoutant que le moins que ledit nègre pouvait faire était d'aller se battre pour son pays, comme son fils à elle se battait à Iwo Jima. On racontait que l'homme , s'écartant de la fenêtre pour exhiber une manche vide , avait répliqué calmement, avec beaucoup de dignité: " Alors, demandez donc à votre fils de chercher le bras que j'ai perdu là-bas."
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line70line70   18 mars 2011
[...] tu n'as pas à te soucier de faire ce qu'il faut. Si tu en as envie, alors tu le fais sans y penser.
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MoanMoan   18 novembre 2012
Son secret dans la vie, se plaisait-elle à répéter, c'était qu' "elle espérait pour le mieux, se préparait au pire, et n 'était donc jamais surprise pour quoi que ce fût entre les deux" .
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