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ISBN : 2221203321
Éditeur : Robert Laffont (08/06/2017)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 554 notes)
Résumé :
"Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction [...]. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets."

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l'Ordre a été restauré. L'Etat, avec le soutien de sa milice d'Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d'un Evangile revisité. Dans cette société régie par... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (152) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
09 mars 2017
La servante écarlate est une dystopie choc. Il traite a la fois d'une prise du pouvoir qui ne laisse aucune place a la liberté mais également à la place des femmes dans la société.
Ce livre est écrit d'une façon douce qui oscille entre passé et futur pour bien montrer l'évolution des lois et des moeurs.
La dictature est a son comble, la délation, la peur font que la population ,et plus surement les femmes ,ne prennent aucun risque et obéissent.
Un livre qui fait assez froid dans le dos, qui touche du doigt certains pays existants de nos jours quand à leur idéologie sur le role et le devenir des femmes. Ce roman montre aussi l'ennui et la déroute de toute la population face a un dogmatisme religieux et a sa pudibonderie.
Un livre fort, qui marque et qui blesse aussi bien par sa narration , que par la possibilité qu'une telle chose puisse arriver dans notre monde et mettre encore une fois la liberté quelle qu'elle soit en péril.
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LydiaB
20 juin 2012

"Je veux un ventre !" s'était écrié Napoléon après son divorce d'avec Joséphine, cette dernière ne lui ayant pas donné l'héritier tant espéré. Vous allez me demander quel est le rapport avec ce roman de science-fiction. Il est bien là justement : la procréation. Margaret Atwood imagine une société américaine dans laquelle seule une certaine caste de femmes, les Servantes, auraient à donner la vie. Mères porteuses, elles sont attribuées à des couples en mal d'enfants et sont à la merci des Epouses (en bleu) et des Commandants. Nous sommes proches ici des romans d'Huxley et d'Orwell : hiérarchie, surveillance totale et constante (l'Oeil), société sous contrainte... Il s'agit du schéma type d'une contre-utopie mettant en scène l'absence d'espoir, de possibilité de changement. Atwood dénonce les dérives, notamment celles des régimes totalitaires. La déportation de celles qui faillissent à la règle n'est pas sans rappeler les heures sombres de notre histoire. S'ajoutent à ceci le rationnement, les différents codes, les tatouages sur les Servantes afin de les identifier, la propagande, les arrestations et les exécutions... Il serait bien difficile de ne pas y voir un lien. Mais le totalitarisme ne touche pas non plus que la politique. le puritanisme en prend aussi pour son grade si j'ose dire.

Defred fait partie de ces Servantes. C'est à travers elle que nous pouvons découvrir ce monde froid, hostile, où la peur a pris la place de la communication. Les sentiments n'ont pas leur place. La narratrice insiste sur le fait que si un seul grain de sable venait s'immiscer dans les rouages bien huilés de cette vie qui lui est donnée, ce serait la fin. Il est interdit à ces "ventres" d'être malades ou infertiles.

Defred oscille entre vie présente et souvenirs de ce monde passé où, comme elle le dit elle-même, les gens ne pouvaient pas savoir qu'ils étaient heureux. La phrase est répétée à plusieurs reprises. Tout est détruit pour elle : sa vie de couple avec Luke et leur petite fille, ses études avec sa copine Moira... L'Oeil est toujours là... Sa confession est à la fois poignante et révoltante.

Je n'ai pas pu me détacher de ce roman lu en quelques heures seulement. Au-delà de cette palpitante lecture, il donne à réfléchir sur tout ce qui pourrait enfreindre la liberté.

A lire absolument !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Kittiwake
31 juillet 2017
Elles avancent à pas contrôlés, deux par deux le visage dissimulé par un auvent infâme,  déshumanisant, elles qui sont destinées à porter la descendance des élites infertiles. Peu de mots entre elles, la délation menace de mille façons, les cérémonies expiatoires ont valeur d'avertissement et nul ne peut prétendre résister à la torture ( le suicide est la seule prévention pur garantir sa loyauté).
Dans cet univers carcéral, étriqué, au moins pour les Servantes, Defred se livre, envahie par d'innombrables questions (que sont devenus Luke et leur fille, quelle fuite possible, qui l'a précédée dans cette cellule aseptisée dont elle ne sort que pour le rituel du ravitaillement, où est Moïra?).
L'attente est perpétuelle, celle de la fécondation par le Commandant, celle des informations volées au risque de se perdre, celle du temps qui passe sans repères.
L'atmosphère de cette contre-utopie est glaçante : à côté 1984 passerait pour de la chick-lit (non j'exagère un peu : peut-être suis-je encore plus sensible à ce qui est mis en scène parce que l'héroïne est féminine…). Lutte contre la culture, espionnage permanent, restrictions en tous genre, crimes légitimés, et rituels religieux incontournables : tout y est jusqu'à la nausée. La génération de Defred est sous haute surveillance car c'est la dernière qui a encore le luxe du souvenir, luxe personnel car il est interdit d'y faire référence. Souvenir de la vie d'avant, marquée par la décadence des moeurs, le racisme, et la pollution , avec pour corollaire la baisse drastique de la fécondité, avant que tout bascule et que les femmes soient prises au piège d'une société totalitaire.
C'est superbement écrit, dans un style sobre, en harmonie avec le vide qui entoure la jeune narratrice. Ne pas faire l'économie des notes historiques proposées en fin d'ouvrage. Elles apportent un éclairage nouveau sur ce qu'on vient de lire.
D'autant plus angoissant que les éléments qui déclenchent l'avénement de ce cauchemar nous sont très familiers : ils font régulièrement la une de nos médias et nous vivons sur une poudrière propice à construire un terreau fertile pour les sectes de tous poils , dont la plus violente et la plus armée pourrait remporter la mise.
Quid de la série?….
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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isabelleisapure
08 août 2016
Margaret Atwood nous propose une immersion dans un futur où la population est devenue dangereusement infertile et où les femmes sont réduites à leurs capacités reproductrices.
Elles ne peuvent avoir ni travail ni argent et sont assignées à différentes castes :
« Les épouses » chastes et sans enfant, « Les Marthas » maîtresses de maison et Les servantes » reproductrices qui s'habillent de rouges.
L'une d'elle, Defred nous raconte son quotidien en portant une attention particulière à son corps qui n'est plus qu'un instrument de reproduction.
Elle évoque ses journées dans leur banalité avec des rêves d'évasion ou de suicide parfois et puis, il y a les souvenirs qui reviennent inexorablement.
Le temps d'avant, la vie avec Luke et leur petite fille. Sont-ils toujours en vie ou prisonniers quelque part dans un monde devenu abstrait ?
« La servante écarlate » est un livre magnifique à l'écriture efficace, sans fioriture.
Il s'en dégage cependant une certaine angoisse car il pose une question majeure : Comment peut-on vivre en étant privé du bien le plus précieux de l'humanité : la liberté !
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Marple
26 avril 2015
Effrayante et ennuyeuse, telle est la vie de la servante écarlate Defred, comme probablement celle de beaucoup d'habitants de Gilead, les États-Unis de la fin du XXIe siècle...
Car la société a bien changé, devenant une dictature de tous les instants, sous la surveillance des espions du régime, où chacun a un rôle et une couleur bien précis : les commandants sont en noir et dirigent, leurs femmes en bleu s'ennuient, leurs Marthas en vert les servent au quotidien... et leurs servantes en rouge tentent de leur donner des enfants ! Car la nature a bien changé aussi, la population étant devenue majoritairement stérile à cause de la pollution, faisant de la natalité une problématique primordiale.
À Gilead, il n'y a donc pas de liberté, pas de sensualité, pas d'amitié, pas d'amour et peu d'informations. Un monde particulièrement réjouissant donc, un peu à l'image du Meilleur des mondes ou de 1984, que dénonce ce roman féministe, écologique et résistant.
Pourtant, la mayonnaise écarlate n'a pas totalement pris chez moi : si j'ai bien aimé suivre le quotidien, les pensées et les souvenirs de Defred en tant que femme, je n'ai pas réussi à prendre la société de Gilead au sérieux. Tantôt mal à l'aise, tantôt indifférente, je suis un peu passée à côté des aspects révolutionnaires ou subversifs de cette dystopie et ne vais donc probablement pas en garder un souvenir durable. Dommage...
Challenge Pavés 21/xx, challenge Variétés et challenge Atout Prix.
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Citations & extraits (210) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau17 août 2017
L'amour, disait Tante Lydia avec dégoût. Que je ne vous y prenne pas. Pas de rêvasserie, pas de langueur du mois de juin ici, mesdemoiselles. Elle nous menaçait du doigt. L'amour n'est pas essentiel.
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PtitgateauPtitgateau15 août 2017
Mais tout autour des murs il y a des rayonnages. Ils sont bourrés de livres. Des livres et des livres et encore des livres, bien en vue, pas de serrures, pas de caisses. Rien d'étonnant que nous n'ayons pas le droit de venir ici. C'est une oasis de l'interdit. J'essaie de ne pas regarder avec trop d'insistance.
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baradoz56baradoz5615 août 2017
Nous vivions, comme d'habitude, en ignorant. Ignorer n'est pas la même chose que l'ignorance. Il faut se donner de la peine pour y arriver.
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YukoYuko14 août 2017
Tous les soirs en allant me coucher, je me dis : demain, je me réveillerai dans ma maison à moi, et tout sera comme avant.
Cela n’est pas arrivé ce matin non plus.
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YukoYuko14 août 2017
Si je pensais que cela n’arriverait plus jamais, je mourrais.
Mais j’ai tort, personne ne meurt d’être privé de rapports sexuels. C’est du manque d’amour que nous mourrons. Il n’y a personne ici que je puisse aimer, tous ceux que je pouvais aimer sont morts ou ailleurs. Qui sait où ils sont et comment ils s’appellent maintenant. Ils pourraient aussi bien n’être nulle part, comme c’est mon cas pour eux. Moi aussi je suis une personne disparue.
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Videos de Margaret Atwood (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
Bande-annonce de la série The Handmaid's tale (2017), adaptée du roman de Margaret Atwood.
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