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ISBN : 2221203321
Éditeur : Robert Laffont (08/06/2017)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 1112 notes)
Résumé :
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (308) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  09 mars 2017
La servante écarlate est une dystopie choc. Il traite a la fois d'une prise du pouvoir qui ne laisse aucune place a la liberté mais également à la place des femmes dans la société.
Ce livre est écrit d'une façon douce qui oscille entre passé et futur pour bien montrer l'évolution des lois et des moeurs.
La dictature est a son comble, la délation, la peur font que la population ,et plus surement les femmes ,ne prennent aucun risque et obéissent.
Un livre qui fait assez froid dans le dos, qui touche du doigt certains pays existants de nos jours quand à leur idéologie sur le role et le devenir des femmes. Ce roman montre aussi l'ennui et la déroute de toute la population face a un dogmatisme religieux et a sa pudibonderie.
Un livre fort, qui marque et qui blesse aussi bien par sa narration , que par la possibilité qu'une telle chose puisse arriver dans notre monde et mettre encore une fois la liberté quelle qu'elle soit en péril.
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michemuche
  10 novembre 2017
" C'était après la catastrophe, quand ils ont abattu le président, mitraillé le congrès et que les militaires ont déclaré l'état d'urgence".
Defred se souvient de l'ancien temps, de sa vie de femme libre de sa fille et de Luke son mari tous deux disparus lors de la tentative d'évasion vers le Canada.
Defred est son nouveau nom. Dans cette république de Gilead les femmes sont reléguées à divers tache, les plus chanceuses sont mariées à des dignitaires, elles sont vêtues de robes bleues, les marthas s'occupent de l'intendance, elles sont vêtues de vert, enfin les servantes écarlates dont fait parti Defred sont habillées de rouge avec une coiffe couvrant les cheveux et une sorte d'oeillères ressemblant à des ailes d'anges. Son rôle est la procréation. Dans un pays où la fécondité a fortement baissé chaque maison, chaque commandant a sa servante écarlate.
Je n'en dirais pas plus sur l'histoire de Defred.
" La servante écarlate" est parue en 1984. Comme "1984" de George Orwell le roman de Margaret Atwood est effrayant, cette dystopie a de quoi faire réfléchir, ce qui rend ce récit glaçant c'est la façon presque anodine de supprimer le droit des femmes, interdiction de travailler, d'avoir un compte en banque...
" La servante écarlate " est un monologue car à qui parler de ses angoisses, de ses peurs de ses espoirs dans un régime totalitaire où tout le monde suspecte tout le monde. Ne vous attendez à une histoire réjouissante pleine de rebondissement.
" La servante écarlate" est un roman coup de poing qui a pour but de nous faire réfléchir sur la fragilité de la liberté et surtout de la liberté de la femme, des femmes.
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LydiaB
  20 juin 2012

"Je veux un ventre !" s'était écrié Napoléon après son divorce d'avec Joséphine, cette dernière ne lui ayant pas donné l'héritier tant espéré. Vous allez me demander quel est le rapport avec ce roman de science-fiction. Il est bien là justement : la procréation. Margaret Atwood imagine une société américaine dans laquelle seule une certaine caste de femmes, les Servantes, auraient à donner la vie. Mères porteuses, elles sont attribuées à des couples en mal d'enfants et sont à la merci des Epouses (en bleu) et des Commandants. Nous sommes proches ici des romans d'Huxley et d'Orwell : hiérarchie, surveillance totale et constante (l'Oeil), société sous contrainte... Il s'agit du schéma type d'une contre-utopie mettant en scène l'absence d'espoir, de possibilité de changement. Atwood dénonce les dérives, notamment celles des régimes totalitaires. La déportation de celles qui faillissent à la règle n'est pas sans rappeler les heures sombres de notre histoire. S'ajoutent à ceci le rationnement, les différents codes, les tatouages sur les Servantes afin de les identifier, la propagande, les arrestations et les exécutions... Il serait bien difficile de ne pas y voir un lien. Mais le totalitarisme ne touche pas non plus que la politique. le puritanisme en prend aussi pour son grade si j'ose dire.

Defred fait partie de ces Servantes. C'est à travers elle que nous pouvons découvrir ce monde froid, hostile, où la peur a pris la place de la communication. Les sentiments n'ont pas leur place. La narratrice insiste sur le fait que si un seul grain de sable venait s'immiscer dans les rouages bien huilés de cette vie qui lui est donnée, ce serait la fin. Il est interdit à ces "ventres" d'être malades ou infertiles.

Defred oscille entre vie présente et souvenirs de ce monde passé où, comme elle le dit elle-même, les gens ne pouvaient pas savoir qu'ils étaient heureux. La phrase est répétée à plusieurs reprises. Tout est détruit pour elle : sa vie de couple avec Luke et leur petite fille, ses études avec sa copine Moira... L'Oeil est toujours là... Sa confession est à la fois poignante et révoltante.

Je n'ai pas pu me détacher de ce roman lu en quelques heures seulement. Au-delà de cette palpitante lecture, il donne à réfléchir sur tout ce qui pourrait enfreindre la liberté.

A lire absolument !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Kittiwake
  31 juillet 2017
Elles avancent à pas contrôlés, deux par deux le visage dissimulé par un auvent infâme,  déshumanisant, elles qui sont destinées à porter la descendance des élites infertiles. Peu de mots entre elles, la délation menace de mille façons, les cérémonies expiatoires ont valeur d'avertissement et nul ne peut prétendre résister à la torture ( le suicide est la seule prévention pur garantir sa loyauté).
Dans cet univers carcéral, étriqué, au moins pour les Servantes, Defred se livre, envahie par d'innombrables questions (que sont devenus Luke et leur fille, quelle fuite possible, qui l'a précédée dans cette cellule aseptisée dont elle ne sort que pour le rituel du ravitaillement, où est Moïra?).
L'attente est perpétuelle, celle de la fécondation par le Commandant, celle des informations volées au risque de se perdre, celle du temps qui passe sans repères.
L'atmosphère de cette contre-utopie est glaçante : à côté 1984 passerait pour de la chick-lit (non j'exagère un peu : peut-être suis-je encore plus sensible à ce qui est mis en scène parce que l'héroïne est féminine…). Lutte contre la culture, espionnage permanent, restrictions en tous genre, crimes légitimés, et rituels religieux incontournables : tout y est jusqu'à la nausée. La génération de Defred est sous haute surveillance car c'est la dernière qui a encore le luxe du souvenir, luxe personnel car il est interdit d'y faire référence. Souvenir de la vie d'avant, marquée par la décadence des moeurs, le racisme, et la pollution , avec pour corollaire la baisse drastique de la fécondité, avant que tout bascule et que les femmes soient prises au piège d'une société totalitaire.
C'est superbement écrit, dans un style sobre, en harmonie avec le vide qui entoure la jeune narratrice. Ne pas faire l'économie des notes historiques proposées en fin d'ouvrage. Elles apportent un éclairage nouveau sur ce qu'on vient de lire.
D'autant plus angoissant que les éléments qui déclenchent l'avénement de ce cauchemar nous sont très familiers : ils font régulièrement la une de nos médias et nous vivons sur une poudrière propice à construire un terreau fertile pour les sectes de tous poils , dont la plus violente et la plus armée pourrait remporter la mise.
Quid de la série?….
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Josephine2
  10 novembre 2017
Vous êtes une femme.
Imaginez que, du jour au lendemain, on bloque tous vos comptes et que vous n'ayez plus de liquide sur vous.
Imaginez que, du jour au lendemain, vous êtes licenciées comme des malpropres et gare à vous si vous faites un esclandre.
Imaginez que, du jour au lendemain, vous ne pouvez plus acheter quoi que ce soit.
Imaginez, que du jour au lendemain, vous vous retrouviez dans un « couvent » où on vous « apprend » à n'opposer aucune résistance.
Imaginez que, du jour au lendemain, vous n'avez plus aucune possibilité de vous distraire (lire, aller au cinéma, se promener, danser, écouter de la musique…)
Imaginez que, puisque vous avez déjà enfanté, vous en êtes réduite au rôle de « reproductrice ».
Imaginez que vous vivez chez un « commandant » et son épouse pour servir de « mère porteuse ».
Imaginez que vous vivez recluse dans une chambre dépourvue du moindre artifice.
Imaginez que, du jour au lendemain, votre seule possibilité est de sortir pour faire les courses, sans possibilité de vous sauver.
Imaginez, imaginez, imaginez… Mais ce temps redoutable est-il si loin que ça ? Croyez-vous que l'on pourra échapper à cet univers ?
J'avais vu le film, il y a très longtemps. Je ne l'ai jamais oublié, je l'ai toujours dans un petit coin de ma tête et j'y pense quelquefois. Je ne savais pas que c'était tiré d'un roman de Margaret ATWOOD. J'ai lu ce livre en apnée. J'ai mis du temps. Et je me dis quel avenir nous attend, nous les femmes ? Avec les pesticides qui coulent à flot sur notre terre, l'infertilité qui se répand, croyez-vous vraiment pouvoir échapper à cet enfer ? Ce monde existe déjà. Combien de couples vont en Inde chercher des mères porteuses ? Méfiez-vous Mesdames. Soyez sur vos gardes !
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Citations et extraits (341) Voir plus Ajouter une citation
si-bemolsi-bemol   19 février 2018
Je prie là où je suis, assise près de la fenêtre, en regardant à travers le rideau le jardin vide.(...) Maintenant nous arrivons au pardon ; ne prends pas la peine de me pardonner juste maintenant. Il y a plus important. Par exemple : Garde les autres en sécurité, s'ils sont saufs. Ne les laisse pas trop souffrir. S'ils doivent mourir, fais que ce soit rapide. Tu pourrais même leur fournir un Paradis. Nous avons besoin de Toi pour cela. L'Enfer, nous pouvons le fabriquer nous-mêmes.
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si-bemolsi-bemol   18 février 2018
Je ne m'appelle pas Defred, j'ai un autre nom, dont personne ne se sert maintenant parce que c'est interdit. Je me dis que ça n'a pas d'importance, un prénom, c'est comme son propre numéro de téléphone, cela ne sert qu'aux autres. Mais ce que je me dis est faux, cela a de l'importance. Je garde le savoir de ce nom comme quelque chose de caché, un trésor que je reviendrai déterrer, un jour. Je pense à ce nom comme à quelque chose qui serait enfoui. Ce nom a une aura, comme une amulette, un talisman qui a survécu à un passé si lointain qu'on ne peut l'imaginer. Je suis allongée dans mon lit à une place la nuit, les yeux fermés, et ce nom flotte derrière mes paupières, légèrement hors d'atteinte, resplendissant dans le noir.
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ChtiSuisseChtiSuisse   19 février 2018
Il y a un sentiment de puissance à chuchoter des obscénités à propos de ceux qui sont au pouvoir. Cela a quelque chose de réjouissant, quelque chose de pervers, de clandestin, d’interdit, d’excitant. C’est un peu comme une formule magique. Cela les dégonfle, les réduit au dénominateur commun où l’on peut les affronter.
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si-bemolsi-bemol   19 février 2018
(Postface de La Servante écarlate, par l'auteur)

Les nations ne construisent jamais des formes de gouvernement radicales sur des fondations qui n'existent pas déjà. (...) La fondation profonde des Etats-Unis - c'est ainsi que j'ai raisonné - n'est pas l'ensemble de structures de l'âge des Lumières du XVIIIe siècle, relativement récentes, avec leurs discours sur l'égalité et la séparation de l'Eglise et de l'Etat, mais la brutale théocratie de la Nouvelle-Angleterre puritaine du XVIIe siècle, avec ses préjugés contre les femmes, et à qui une période de chaos social suffirait pour se réaffirmer.
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si-bemolsi-bemol   18 février 2018
Il se peut que rien de tout ceci n'ait à voir avec l'autorité. Il se peut qu'il ne s'agisse pas vraiment de savoir qui peut posséder qui, qui peut faire quoi à qui et s'en tirer indemne, même s'il y a eu mort. Il se peut qu'il ne s'agisse pas de savoir qui a le droit de s'asseoir et qui doit être à genoux, ou debout, ou couchée, jambes écartées et ouvertes. Peut-être s'agit-il de savoir qui peut faire quoi à qui, et être pardonné. N'allez pas me dire que cela revient au même.
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Videos de Margaret Atwood (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Margaret Atwood
Pourquoi Lire ? #4 - La Servante écarlate, Margaret Atwood
Par OlalaChick : "Une nouvelle vidéo de la catégorie Pourquoi Lire en ligne pour vous faire découvrir un classique de la littérature canadienne : La servante écarlate, de Margaret Atwood. Une dystopie féministe écrite il y a 30 ans et toujours autant d'actualité."
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