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ISBN : 2258146925
Éditeur : Les Presses De La Cite (16/08/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 83 notes)
Résumé :
« Drôle, mordant, poétique, politique, alarmant, inspirant, 'Les Heures rouges' révolutionne la fiction de notre époque. » Maggie Nelson (Une partie rouge, Les Argonautes)

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l’aube de cette nouvelle ère.

Ro, professeure célibata... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  01 septembre 2018
Une loi américaine à venir, interdisant l'avortement à toutes les femmes et l'adoption et la PMA aux femmes célibataires, met en difficulté quatre femmes. Euh... c'est de la science-fiction ? Oui et non, nous sommes dans un futur proche aux États-Unis, avec son nouveau Président — c'est dire le désagrément de ces femmes qui chacune à leur manière vont devoir se battre pour leur liberté.
Après cette lecture, au début un peu laborieuse, puis de plus en plus agréable, les premiers mots qui me viennent à l'esprit sont : déconcertant, poétique et militant. Déconcertant, je vous laisse découvrir pourquoi, militant : puisqu'il s'agit, avec humour et ironie, de défendre la liberté des femmes à disposer de leur corps ; de les inciter à ne plus subir les diktats d'une société patriarcale ; de tenter d'empêcher des illuminés d'imposer leur folie liberticide et pire encore.
Pour ça, pour l'originalité de l'écriture de Leni Zulma, pour la façon dont elle met en scène la souffrance, le courage et les ressources des femmes, pour la portée de son message à une époque où la Cour suprême américaine pourrait bientôt restreindre, voire éliminer le droit à l'IVG dans plusieurs États, Donald Trump ayant promis de nommer un juge anti-avortement à la cour, lire Les heures rouges me paraît une excellente idée.
Merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour leur confiance
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nameless
  12 août 2018
Le 22 janvier 1973, la Cour suprême des Etats-Unis rend un arrêt historique, le « Roe v. Wade » qui reconnaît l'avortement comme un droit constitutionnel. Le 16 août 2018 sortira en librairie Les heures rouges, premier roman de Leni Zumas.
Dans un avenir tellement proche qu'il ressemble au présent, «le Congrès américain a ratifié l'amendement sur l'identité de la personne, qui accorde le droit constitutionnel à la vie, à la liberté et à la propriété à un oeuf dès l'instant de sa conception. L'avortement est aujourd'hui illégal dans les cinquante Etats. Les avorteurs peuvent être accusés de meurtre au second degré et les femmes désireuses d'avorter, de complicité de meurtre. La fécondation in vitro est également interdite au niveau fédéral, parce que l'amendement condamne le transfert d'embryons du laboratoire dans l'utérus (les embryons ne sont pas en mesure d'y consentir).  Le 15 janvier, la loi connue sous le nom de « Chaque enfant a besoin d'un père et d'une mère » (UPUM), prendra effet. Sa mission : « Restaurer la dignité, la force et la prospérité des familles américaines ». En pratique, il sera interdit légalement aux célibataires d'adopter un enfant.
Pour illustrer romanesquement cette régression obscurantiste, Leni Zumas a choisi 5 femmes qui représentent symboliquement la diversité des destins féminins :
La Biographe, femme stérile, subit sans succès des fécondations in vitro, et sait qu'à partir du 15 janvier, elle ne pourra plus adopter un enfant alors que comme elle le chante : « Je suis peut-être seule et vieille, mais bordel je peux encore ovuler ! » ;
La Fille, une gamine lycéenne, enceinte par accident, sait qu'à partir du 15 janvier elle ne pourra plus avorter, pas même au Canada qui au nom de l'amitié americano-états-unienne, veille scrupuleusement sur ses frontières et livre à la justice les contrevenantes ;
L'Epouse, mère de 2 enfants, rêve d'échapper à sa vie de femme et épouse au foyer, établit des listes qui décomposent chacune de ses activités domestiques en une infinité de gestes ;
La Guérisseuse, une farfelue des bois, une folle qui jette des sorts aux algues, tient de sa tante la connaissance des plantes, est assimilée par la population et les autorités à une sorcière, mais il est vrai qu'elle habite près de Salem où l'on aime faire rôtir les femmes ;
Eivor Minervudottir, dont la Biographe reconstitue la vie, sert de lien entre les chapitres, parle de banquise, de froid polaire, de gel, de glace ainsi que de l'impossibilité d'être une exploratrice crédible au XIXème siècle.
Ces femmes dont les liens se révèlent peu à peu, expriment leurs douleurs, leurs difficultés, leurs doutes, leurs maigres espoirs. Avec talent, lucidité et originalité, Leni Zumas prouve que ce qu'une loi a autorisé, une autre loi peut l'interdire et rappelle que faute de vigilance, la régression et la répression guettent.
J'attire votre attention sur la très belle couverture, réalisée par Lauren Harms, qui illustre parfaitement le roman. Je remercie Babelio et les Presses de la Cité de m'avoir permis de découvrir Les heures rouges, lecture très appréciée, en avant-première et lui souhaite beaucoup de succès.
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viou1108
  06 août 2018
Newville, Oregon, bientôt. Les heures tournent, pour Roberta, Susan, Mattie et Gin, quatre femmes qui symbolisent chacune un combat contre les hommes et la société.
Roberta, "la biographe", est professeure d'histoire au lycée. 42 ans, célibataire, elle veut faire un bébé toute seule. Mais le 15 janvier, dans quelques semaines, dans quelques jours, la loi qui interdit la procréation médicalement assistée pour les femmes seules entrera en vigueur. Roberta espère de toutes ses tripes que sa dernière fécondation in vitro réussira.
Pour Susan, "l'épouse", les heures tournent tellement vite qu'elle peine à dégager du temps pour elle, entre ses deux enfants, son mari et la maison, pour lesquels elle a renoncé à une prometteuse carrière d'avocate. Face au temps qui passe, pendant lequel rien ne se passe, elle pense souvent à divorcer, ou à se jeter en voiture du haut de la falaise.
Mattie, "la fille", même pas 15 ans, une des meilleures élèves du lycée, rêve d'un avenir de grande scientifique. Qui pourrait bien être compromis par une grossesse accidentelle. Elle veut avorter. Mais le 15 janvier, dans quelques semaines, dans quelques jours, la loi qui interdit l'avortement entrera en vigueur. Même le Canada, qui a érigé un "mur rose" à sa frontière, refoule déjà les candidates américaines à l'IVG. Restent les cliniques clandestines. Le temps presse, Mattie est à plus de 12 semaines.
Et puis Gin, "la guérisseuse". A 32 ans, elle vit depuis toujours en marge de la communauté, en véritable "femme des bois", que d'autres femmes viennent consulter discrètement pour soulager leurs maux. Dans ce village de pêcheurs à la mentalité superstitieuse et bornée, ce n'est qu'une question de temps avant qu'un procès pour sorcellerie soit ouvert contre Gin, dans cette bourgade proche de Salem (Oregon), cela ne s'invente pas...
"Les heures rouges" est une dystopie qui se déroule dans un avenir tellement proche que cela pourrait bien déjà être demain, et c'est très inquiétant. Au nom d'une loi proclamant que "chaque enfant a besoin d'un père et d'une mère", on interdit d'une part l'avortement, et d'autre part, la procréation assistée et l'adoption pour les femmes célibataires : "une fois l'avortement déclaré illégal, avaient annoncé les membres du Congrès, il y aurait plus de bébés susceptibles d'être adoptés. Interdire l'IVG ne causait de mal à personne, avaient-ils affirmé, parce que les gens qui avaient un utérus défectueux ou un sperme anormal pourraient simplement adopter tous ces bébés supplémentaires".
Sous les auspices d'Eivor, exploratrice islandaise du 19ème siècle au destin tragique, les femmes de ce roman se débattent dans le carcan d'une société patriarcale et réactionnaire, dans laquelle les hommes brillent surtout par leur lâcheté et leur brutalité. On y trouve beaucoup de symboles, à commencer par la couleur et le dessin de la couverture. Du pourpre et du rouge, la couleur du sang et des violences faites à la liberté des femmes. Quant au dessin, pas besoin de vous en faire un...
Si les personnages de Roberta et Susan n'apparaissent pas toujours très sympathiques en raison de leurs frustrations qui virent à l'aigreur et à l'obsession, ceux de Mattie et de Gin sont beaucoup plus attachants. Mais les quatre sont désespérées, chacune à leur façon, et pour cela, touchantes. Leurs luttes qui s'entrecroisent et s'opposent les unes aux autres résonnent jusqu'à nous, remuant coeur, ventre et esprit.
Ce roman lucide, à la fois ironique et poétique, à l'écriture simple, cible clairement les dérives potentielles de l'Amérique de Trump. Pourvu que les heures des droits des femmes ne soient pas comptées...
En partenariat avec les éditions Presses de la Cité via Netgalley.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Bazart
  30 novembre 2018
Une n'arrive pas à avoir d'enfant, une autre rêve d'être autre chose qu'une mère, une autre encore ne veut pas l'être aussi tôt, une dernière a eu une fille qui ne connaît pas son existence...
Dans un futur proche aux ETATS UNIS, l'avortement est interdit, les femmes seules sont menacées à court terme de ne plus pouvoir avoir recours à la procréation médicalement assistée ni à l'adoption.
4 destins de femmes vont se croiser dans les Heures rouges dans une Amérique du futur où encore une fois des hommes décident ce qu'il convient de faire du corps des femmes.
Dans ce récit visionnaire et assez terrifiant la romancière Leni ZUMAS nous invite dans la vie de ces 4 femmes avec humour parfois, poésie souvent et revendique, à travers elles, le droit pour chacune de disposer de son corps.
Dur mais Terriblement actuel.
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Ziliz
  23 septembre 2018
« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a déclaré récemment Bertrand de Rochambeau à propos de l'avortement (reportage diffusé le 11/09/2018 sur TMC).
Propos inquiétants de la part de ce médecin, puisqu'il est président du Syndicat national des Gynécologues et Obstétriciens de France (Syngof). Qui l'a promu à ce titre, au fait ?
Si on regarde l'actu récente, on constate que ce n'est pas le seul exemple de remise en cause de la pratique de l'IVG.
Le droit à l'avortement n'est donc pas définitivement acquis. Il faut par conséquent rester vigilants, comme pour d'autres sujets qui furent au centre des 'Manifs pour tous' en France en 2013 : opposition au mariage homosexuel et à l'homoparentalité (adoption, PMA, GPA), défense de la « famille traditionnelle ».
Ces thèmes sont au coeur du roman de Leni Zulmas.
Elle imagine les Etats-Unis ‘demain' : avortement interdit et lourdement sanctionné ; adoption et PMA pour femmes seules, en voie de l'être également. Et, pour blinder le truc : accord entre Canada et Etats-Unis pour refouler à la frontière et dénoncer les petites malines qui essaieraient d'aller faire ‘ça' ailleurs.
Tout cela m'intéresse, l'intrigue se découvre avec plaisir, et les personnages mis en scène ne manquent pas de piquant : une guérisseuse (donc, aux yeux de beaucoup, une ‘sorcière' responsable de tous les maux), une épouse mère de deux jeunes enfants qui a des envies d'ailleurs, une femme battue, une jeune fille pleine d'ambitions. Et puis Ro, cette prof célibataire quadra qui veut faire et élever un bébé seule, sans trop savoir pourquoi : horloge biologique ? peur de la solitude en vieillissant ?
Malgré tous les bons côtés de ce livre, la lecture fut longue et je rechignais parfois à m'y remettre. A cause des extraits énigmatiques de la biographie sur l'exploratrice islandaise Eivør ? des façons elliptiques de désigner les uns et les autres (la fille, l'épouse, la biographe) ? des redondances ?
Il faut dire que je pensais à des auteurs plus 'accessibles' qui abordent aussi ces thématiques, avec ce style d'ambiance féminine (Silvia Avallone, Auður Ava Olafsdottir, Liane Moriarty...).
En bref : le genre de livre sur lequel j'aurai peiné mais que je suis contente d'avoir découvert, et dont je relirai des extraits. Comme celui-ci :
■ « Dépensons l'argent du contribuable pour pénaliser les femmes vulnérables » a dit [la prof d'Histoire] en classe, et un élève s'est exclamé : « Mais si elles enfreignent la loi, ce sont des criminelles ! »
« Les lois ne sont pas des phénomènes naturels, a répondu [la prof]. Elles ont des histoires particulières et horribles. Vous avez déjà entendu parler des lois de Nuremberg ? Ou de Jim Crow ? »
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
AliceWAliceW   03 décembre 2018
Elle ne parvenait pas à croire que l’amendement sur l’identité de la personne était devenu une réalité alors que tant de citoyens s’y opposaient.
Ce qui (l’incrédulité) était stupide. Elle savait – en tant que professeure d’histoire, c’était son métier – combien d’horreurs étaient légitimées au grand jour, contre la volonté de la plupart des gens.
Une fois l’avortement déclaré illégal, avaient annoncé les membres du Congrès, il y aurait plus de bébés susceptibles d’être adoptés. Interdire l’IVG ne causait de mal à personne, avaient-ils affirmé, parce que les gens qui avaient un utérus défectueux ou sperme anormal pourraient simplement adopter ces bébés supplémentaires.
Mais les choses ne s’étaient pas passées ainsi.
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AliceWAliceW   03 décembre 2018
Lorsque Yasmine avait voulu se débarrasser de la chose dans son ventre, la plupart des cliniques d’IVG n’existaient pas encore. C’était juste après l’entrée en vigueur de l’interdiction fédérale. Pour aider à la mise en application de la loi, le ministre de la Justice avait ordonné aux procureurs du pays tout entier de chercher à obtenir les peines les plus sévères possibles pour les candidates à l’avortement. D’envoyer un message. Des filles de treize ans à peine étaient condamnées à des peines de trois à cinq ans d’emprisonnement. Même la fille d’Erica Salter, membre de la Chambre des représentants de l’Oregon, avait été enfermée dans l’établissement pénitentiaire de Bolt River. Le message devait passer.
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AliceWAliceW   03 décembre 2018
Lorsque Yasmine avait voulu se débarrasser de la chose dans son ventre, la plupart des cliniques d’IVG n’existaient pas encore. C’était juste après l’entrée en vigueur de l’interdiction fédérale. Pour aider à la mise en application de la loi, le ministre de la Justice avait ordonné aux procureurs du pays tout entier de chercher à obtenir les peines les plus sévères possibles pour les candidates à l’avortement. D’envoyer un message. Des filles de treize ans à peine étaient condamnées à des peines de trois à cinq ans d’emprisonnement. Même la fille d’Erica Salter, membre de la Chambre des représentants de l’Oregon, avait été enfermée dans l’établissement pénitentiaire de Bolt River. Le message devait passer.
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namelessnameless   08 août 2018
Deux ans plus tôt, le Congrès américain a ratifié l'amendement sur l'identité de la personne, qui accorde le droit constitutionnel à la vie, à la liberté et à la propriété à un oeuf dès l'instant de sa conception. L'avortement est aujourd'hui illégal dans les cinquante Etats. Les avorteurs peuvent être accusés de meurtre au second degré et les femmes désireuses d'avorter, de complicité de meurtre. La fécondation in vitro est également interdite au niveau fédéral, parce que l'amendement condamne le transfert d'embryons du laboratoire dans l'utérus (les embryons ne sont pas en mesure d'y consentir).
p. 42
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ZilizZiliz   11 septembre 2018
Un mois plus tôt, l'interdiction d'avorter était entrée en vigueur au niveau fédéral [aux USA].
Mattie s'était dit : Il faut qu'on t'emmène au Canada. Ils n'avaient pas encore fermé la frontière aux demandeuses d'IVG. Le 'mur Rose' n'était qu'une idée en l'air.
Un an et demi plus tard, la patrouille frontalière canadienne arrête les Américaines désireuses d'avorter et les renvoie aux Etats-Unis pour qu'elles y soient poursuivies.
« Dépensons l'argent du contribuable pour pénaliser les femmes vulnérables » a dit [la prof d'Histoire] en classe, et un élève s'est exclamé : « Mais si elles enfreignent la loi, ce sont des criminelles ! »
« Les lois ne sont pas des phénomènes naturels, a répondu [la prof]. Elles ont des histoires particulières et horribles. Vous avez déjà entendu parler des lois de Nuremberg ? Ou de Jim Crow * ? »

* Lois racistes en vigueur aux Etats-Unis jusqu'à leur abolition, en 1965.
(note de l'auteur)
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Vidéo de Leni Zumas
La rentrée littéraire des Presses de la cité a été marquée par le talent brut de l?Américaine Leni Zumas avec son roman Les heures rouges, dont l?audacieuse et nécessaire dystopie féministe a fait crépiter la critique outre-Atlantique. Découvrez son interview exclusive au Festival America. En savoir plus sur "Les heures rouges" : https://bit.ly/2QIyyFX
États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l?être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, cinq femmes voient leur destin se lier à l?aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d?écrire la biographie d?Eivør, exploratrice islandaise du xixe. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer ? de son renoncement à une carrière d?avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n?a pas peur de l?avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l?arrière d?une voiture... Et Gin. Gin la guérisseuse, Gin au passé meurtri, Gin la marginale à laquelle les hommes font un procès en sorcellerie parce qu?elle a voulu aider les femmes.
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