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ISBN : 2352879949
Éditeur : Archipoche (12/04/2017)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 881 notes)
Résumé :
"On ne sait pratiquement rien d'elle, sinon quelques dates et les lieux où elle a vécu. Son iconographie est réduite à un portrait que fit d'elle sa soeur. Jane Austen (1775-1817) serait tombée dans l'oubli le plus total, n'étaient les six romans qu'elle écrivit, et qui sont parmi les plus étonnants du domaine romanesque anglais... Il ne s'y passe littéralement rien. Ils racontent principalement les rapports qui se tissent entre des demoiselles à marier et des épous... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  07 février 2017
C'est le seul roman de Jane Austen que je n'avais pas lu. Ravie de me replonger dans son univers raffiné et ses intrigues alambiquées. Bon, 660 pages quand même (format Folio et petite police de caractères).
Une fois n'est pas coutume, je n'ai hélas pas ressenti l'exaltation de mes lectures passées.
L'héroïne, Fanny Price, est loin d'être ma favorite. Pauvre infortunée, recueillie par charité par son oncle, maltraitée psychologiquement, le tout concourant à mon empathie. Mais sa candeur, sa timidité, sa discrétion, son humilité à toute épreuve et sa droiture ont fini par sérieusement m'agacer. J'ai préféré la spontanéité de Mary Crawford, voire les failles de son arrogant de frère. Et puis, l'imbroglio amoureux traîne en longueur, jusqu'à la chute précipitée et convenue...
Si je suis en partie déçue de ma lecture, cela n'enlève rien au talent de Jane Austen à peindre ses personnages, à disséquer la société de son temps, en fine analyste et savoureuse écrivaine. En cela, elle reste pour moi intemporelle et incontournable !
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Myriam3
  24 novembre 2014
Je le savais, je n'en attendais pas moins, mais maintenant que j'ai refermé ce livre, je ne peux que soupirer d'aise, de plaisir et d'incertitude, confirmant mes attentes. Que lire, suite à ça? Oui, Mansfield Park appartient à cette catégorie rare et et si précieuse d'oeuvres qu'on ne peut quitter sans de douloureux regrets.
Imaginez, dans la campagne anglaise, un presbytère à quelque distance d'une grande demeure victorienne, les deux séparés par un grand parc, et deux familles, les Bertram et les Grant.
Les Bertram, sur le conseil de Madame Norris - la soeur de Lady Bertram et forte de sentiments charitables- accueillent l'une de leurs nièces élevée jusqu'alors dans une famille nombreuse et désargentée, Fanny Price (quelle ironie!).
Fanny a tout de l'héroïne de la littérature victorienne: humble, d'origine modeste, innocente et sensible mais dotée d'une volonté qu'on ne saurait briser, très éloignée de la suffisance qui caractérise le milieu dans lequel elle se trouve projetée contre son gré.
De leur côté, les Grant accueillent durant plusieurs mois les jeunes frère et soeur de Lady Grant, les Crawford.
Bientôt, Sir Thomas Bertram doit s'absenter plusieurs mois pour remettre de l'ordre dans son entreprise implantée dans les Colonies anglaises. Tous les ingrédients sont alors réunis pour éveiller l'enthousiasme et les ardeurs des jeunes Bertram et Crawford, délivrés de l'autorité paternelle, et ceux-ci atteignant l'âge de se marier, Lady Grant et madame Norris ne sont pas en reste dans l'agitation générale, désireuses qu'elles sont de fomenter les meilleurs alliances.
Ce roman psychologique est surtout celui de la jeunesse - les adultes y tiennent une place secondaire, même si rien ne peut se faire concrètement sans eux, ou avec eux d'ailleurs- et c'est ce qui fait son intérêt, sa fraîcheur, sa richesse. Jane Austen prend un soin et un plaisir sans pareil à dépeindre une ronde de relations dont les personnages principaux sont le fils cadet des Bertram, Edmond, sa cousine Fanny, et monsieur et mademoiselle Crawford.
Son regard va et vient de l'un à l'autre, avec une préférence pour Fanny, et se concentre sur ces fluctuations émotionnelles qui effleurent nos jeunes héros au gré des gestes, regards et paroles de chacun. Avec la narratrice, qui se fait jour à certains points du récit par un "je" réservé qui se dévoile explicitement à la fin pour nous céder la suite de cette histoire, nous pénétrons dans ces âmes qui pourtant ne se dévoilent jamais tout-à-fait. le mot "amour" ne saura être prononcé, même pour nous, par Fanny lorsqu'elle songe à cet être si cher à son coeur.
Parlons-en, justement, de cet amour. Quelle ironie Jane Austen met dans ce récit! le fait que Fanny et ses cousins grandissent côte-à-côte comme frères et soeurs ne les prémunira-t-il pas d'une attirance amoureuse, pensent madame Norris et Sir Bertram lorsqu'ils décident de prendre Fanny chez eux?
Et puis, ces jeunes gens si bien élevés qu'ils n'élèveraient pas la voix, ne se laisseraient pour rien au monde aller aux effusions - à part Fanny, qui rougit et pleure régulièrement, ce qui ne la rend que plus touchante - qui prennent soin à ne pas heurter les sentiments de l'autre, qui se protègent mutuellement - les deux cousins d'un côté, les frère et soeur de l'autre - ne cherchent-ils pas, sous couvert d'affection, à manipuler l'être qu'ils disent aimer pour arriver à leur propre fin? Tout n'est ici, finalement, que manigances et égoïsme, et même notre douce Fanny n'est pas en reste.
Mansfield Park est un roman passionnant que j'ai retrouvé chaque soir avec beaucoup d'impatience et de plaisir, et je suis rassurée à l'idée qu'Emma, un des autres romans de Jane Austen, m'attend patiemment.
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Gwen21
  30 novembre 2012
"Mansfield Park" a toujours été l'un de mes romans préférés de Jane Austen. La jeune Fanny, son héroïne, est un être frêle peu sûr de lui, socialement et physiquement fragile. A la vérité, Fanny est la quintessence de l'être qu'en tant que lecteur on a envie d'aimer, de protéger et d'assister. Son statut est quasiment celui d'une orpheline puisqu'elle est très tôt retirée à sa famille pour être élevée avec ses riches cousins, sur la décision arbitraire de ses tantes, trouvant là matière à satisfaire leur devoir de charité chrétienne. Fanny, être dépendant, solitaire, mal-aimé voire méprisé, pourrait être vouée à un avenir absolument sinistre et sans issue sans son intelligence et la douceur de son caractère.
Depuis l'enfance secrètement amoureuse de l'un de ses cousins, amour qui est voué à l'échec en raison de la différence flagrante qui existe entre leurs espérances respectives, elle devient, à l'âge adulte, la spectatrice muette et torturée de son affection pour une autre, tellement plus affirmée et "accomplie" qu'elle ! La pauvre Fanny ne pouvant rien revendiquer, étant la parente pauvre de la famille nantie à qui elle doit son éducation et les habits qu'elle porte, va devoir endurer, pratiquement sans possibilité d'exprimer sa révolte, bien des épreuves psychologiques et subir bien des désappointements. Avec une infinie patience et un amour qui ne l'est pas moins, notre héroïne restera fidèle à son mode de pensée et à l'objet de son dévouement...
J'ai lu ce roman trois fois depuis mon adolescence et j'ai développé une petite théorie personnelle le concernant. Une théorie pas exactement centrée sur l'oeuvre en elle-même mais plutôt sur la façon dont elle aurait inspiré à Charlotte Brontë quelques unes des scènes d'intérieur de Thornfield Hall dans son légendaire "Jane Eyre". En effet, bien que je ne m'aventure que très rarement à établir des comparatifs entre les oeuvres d'une même période, ce n'est pas un crime de lèse-majesté (victorienne!) que de supposer que des auteurs aient pu être influencés (ou inspirés si cela est plus politiquement correct) par d'illustres précurseurs. Or, à ceux qui ont lu les deux romans, je demande s'ils ne trouvent pas une troublante similitude entre la personnalité courageuse et humble de Fanny et celle de Jane ? ou encore un émouvant reflet de Mansfield Park dans la scène de divertissements mondains de Thornfield Hall (vous remarquerez au passage la toponymie voisine des lieux). Tout ça bien sûr n'est qu'une hypothèse personnelle, une espèce d'intuition de lectrice passionnée par la période, mais elle vaut bien certaines extrapolations de professeurs de français.
Au final, l'important est sans doute que l'atmosphère qui se dégage de telles oeuvres parvienne à totalement capter l'attention du lecteur pour l'entraîner dans un voyage dans le temps dont il ne ressort jamais tout à fait indemne.
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MissSherlock
  29 septembre 2015
Doucement mais sûrement je continue ma découverte de l'oeuvre de Jane Austen. Lisant ses romans dans l'ordre de parution, je me suis attaquée à MANSFIELD PARK il y a deux semaines. Attaqué est le mot juste car j'avais tellement aimé les deux précédents romans de l'auteur que je me suis jetée sur celui-ci comme une affamée.
À la fin de ma lecture je suis arrivée au constat que Jane Austen est un grand écrivain qui dépeint parfaitement la société dans laquelle elle vit. Cependant je dois reconnaître avoir moins aimé ce roman que les précédents.
J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire car, au début du récit, Jane Austen nous présente de nombreux personnages sans réellement s'appesantir sur leur caractère. Elle va à l'essentiel ce qui m'a déstabilisée car le récit va très vite. La profusion des personnages ne m'a pas aidée non plus. Si un jour j'envisage de lire GUERRE ET PAIX, il me faudra un bloc note et un tube d'aspirine ! ;)
Ensuite, le personnage de Fanny m'a agacée : elle est recueillie par son oncle et sa tante car ses pauvres parents n'ont pas les moyens de subvenir à son éducation ni à son alimentation. Son oncle, qui a bien envie de se faire mousser en commettant une bonne action, décide de la prendre totalement en charge. Effacée, timide, silencieuse, très conservatrice, Fanny est un petit oiseau tombé du nid qui ne peut pas marcher deux heures sans manquer de s'évanouir et qui frôle la mort si elle ne fait pas sa promenade quotidienne à cheval. Elle est incapable de s'exprimer, a peur de tout et de tout le monde, et a un perpétuel besoin d'être rassuré par son cousin Edmund. C'est une petite chose sans personnalité ou presque que j'avais envie de secouer un peu et qui a bien eu du mal à m'intéresser. Je pense que s'il n'y avait pas eu d'autres personnages plus colorés, j'aurais eu du mal à terminer le roman.
En outre, si j'avais trouvé Jane Austen particulièrement mordante et drôle dans ses deux premiers romans, ça n'est pas le cas avec MANSFIELD PARK. Certes elle se montre corrosive à l'égard de Mme Norris et ce personnage lui permet quelques saillies bien senties mais dans l'ensemble, le ton est sérieux et pas très piquant. le traitement amer et conservateur de l'histoire la rend quelque peu indigeste.
Enfin j'ai eu du mal à m'intéresser aux différentes intrigues amoureuses qui me sont apparues palotes. Il n'était pas difficile de deviner la fin et les deux tourtereaux manquent de saveur. J'ai trouvé la rivale de Fanny bien plus sympathique, vivante et enthousiasmante même si elle n'est pas sans défaut. Pour la première fois, j'aurais aimé voir la rivale l'emporter et l'héroïne rester assise au coin du feu.
Cependant, j'ai aimé la variété des personnages : ils sont nombreux et aucun d'eux n'a le même caractère ni ne s'exprime de la même manière. La psychologie des personnages est très développée ce qui permet au lecteur de pleinement les cerner.
J'ai également aimé la description des moeurs de l'époque et le style de l'auteur qui écrit décidément très bien.
MANSFIELD PARK est une petite déception qui ne m'a pas refroidie puisque je me suis déjà procurée EMMA !
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PiertyM
  19 février 2016
Un bon voyage une fois de plus dans la dissension des classes sociales, encore à l'époque où tout est déterminé depuis la naissance, en tout cas on s'attache à cette héroïne, Fanny, on aurait dit fille peuple conviée à s'intégrer dans un milieu bourgeois, la famille de sa tante à Mansfield Park, et de quelle manière...on s'intègre avec elle, on s'affilie à sa modestie...
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
LaForceduTempsLaForceduTemps   20 juillet 2014
S’il existe dans le monde une fille qui ne soit pas influencée par l’ambition, je suppose que c’est Fanny :
mais demandez-lui de vous aimer, et elle n’aura jamais le courage de vous refuser. »

Aussitôt que miss Crawford garda le silence, son frère recommença à l’entretenir des charmes de Fanny :
sa beauté, sa figure, ses grâces, la bonté de son cœur étaient un sujet inépuisable.
Il avait lieu de vanter sa raison et sa modération ; il l’avait vue souvent mise à l’épreuve.
Quelle était la personne de la famille, à l’exception d’Edmond, qui n’eût pas exercé continuellement sa patience ?
Elle avait de la vivacité dans ses affections ; pour s’en convaincre, il suffisait de la voir avec son frère.
Mais ce n’était pas tout, Henri Crawford avait trop de bon sens pour ne pas sentir le prix des bons principes dans une femme, quoiqu’il fût peu accoutumé à réfléchir sérieusement.
J’aurai une entière confiance en elle, dit-il, et c’est là ce dont j’ai besoin.
Si vous l’aviez vue ce matin, écoutant avec une douceur et une patience inaltérables toutes les demandes de sa tante, travaillant avec elle et pour elle, achevant ensuite une note pour le service de cette femme stupide, et tout cela fait avec une douceur sans prétention, comme si elle ne devait jamais avoir un moment à sa disposition ; ses cheveux si bien arrangés, comme ils le sont toujours ; une boucle de sa chevelure tombant en avant pendant qu’elle écrivait, et que de temps en temps elle rejetait en arrière ;
et au milieu de tout cela, me parlant quelquefois, et m’écoutant comme si elle avait pris plaisir à m’entendre…
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Myriam3Myriam3   24 novembre 2014
"S'il est une faculté de notre nature de laquelle on puisse dire qu'elle est plus merveilleuse que les autres, c'est bien, à mon avis, la mémoire. Il y a, semble-t-il, dans les facultés, les défaillances et les incertitudes de la mémoire, quelque chose à l'évidence de bien plus incompréhensible que dans toute autre faculté de notre intelligence. La mémoire est parfois si fidèle, si si serviable, si obéissante; parfois si confuse et si faible, et parfois encore si tyrannique, si ingouvernable! Nous sommes sans contredit le fruit d'un miracle, tout bien considéré, mais les raisons pour lesquelles nous oublions et nous rappelons semblent particulièrement difficiles à comprendre.
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rabannerabanne   06 février 2017
Il faudra nous arranger pour que mes filles gardent à l'esprit le sentiment de ce qu'elles sont, sans pour autant placer trop bas leur cousine. Il faudra aussi, sans trop la décourager, lui faire ressouvenir qu'elle n'est pas une demoiselle Bertram. Je souhaite qu'elles soient de très bonnes amies et ne me permettrais à mes filles en aucun cas de se montrer un tant soit peu arrogantes avec leur parente. Néanmoins, il ne peut y avoir égalité.

(Sir Thomas à propos de Fanny, sa nièce)
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Myriam3Myriam3   16 novembre 2014
La cérémonie s'accomplit selon les règles. La mariée était fort élégante, les deux demoiselles d'honneur dûment inférieures; son père la conduisit à l'autel et sa mère garda tout le temps qu'elle fut debout un flacon de sels à la main, dans l'attente de quelque manifestation d'émotion; sa tante essaya de pleure, et le docteur Grant lut le service de façon fort convaincante. On ne trouva rien à redire à la cérémonie quand on en discuta dans le voisinage, hormis une chose, à savoir que la voiture qui emmenait Julia et les mariés de l'église jusqu'à Sotherton était ce même cabriolet que monsieur Rushworth avait utilisé une année durant. Pour tout le reste, l'étiquette de la journée supportait qu'on l'examinât avec la plus sévère minutie.
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Fl0rineFl0rine   24 juin 2012
Les enfants d'une même famille, du même sang, partageant les premiers souvenirs et les premières habitudes, ont à leur disposition un fond de bonheur dans lequel puiser qu'aucune relation ultérieure ne peut fournir ; et il faut qu'il intervienne une séparation longue et inhabituelle, du fait d'un désaccord qu'aucune affinité ne peut justifier par la suite, pour que l'on tienne pour tout à fait dépassés d'aussi précieux vestiges des premiers attachements. C'est ce qui se produit, hélas trop souvent. L'amour fraternel qui, dans certains cas, l'emporte sur tout, se trouve, dans d'autres, réduit presque à néant. Mais chez William et Fanny Price, ce sentiment conservait toute sa fraîcheur primitive, car aucun conflit d'intérêt n'était venu l'altérer, aucun attachement porté à d'autres ne l'avait refroidi, et le temps et l'absence n'avaient eu pour seule influence sur lui que de l'accroître.
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