AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Pierre Goubert (Traducteur)
ISBN : 2070337561
Éditeur : Gallimard (11/05/2006)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 770 notes)
Résumé :
Son ciel est un peu bas, un peu vide, mais quelle délicatesse dans la peinture des sentiments! Si nul démon majeur n'habite Jane Austen, en revanche une compréhension d'autrui jamais en défaut, jamais défaillante. La part de satire est excellente et des plus finement nuancées. Tout se joue en dialogues et ceux-ci sont aussi bons qu'il se puisse. Certains chapitres sont d'un art parfait...

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (181) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  12 juillet 2013
Lady Susan est une jeune femme de 35 ans d'une grande beauté et réputée très intelligente. Mais Lady Susan est également perfide, hypocrite, manipulatrice, rancunière, machiavélique, menteuse, sournoise, cynique, égocentrique, tyrannique…bref, une personne qu'on n'a pas franchement plaisir à côtoyer « en vrai » mais qui est le personnage idéal dans un roman aussi drôle que subtil.
A travers un échange de lettres entre diverses personnes toutes liées à cette « charmante » lady, nous découvrons les travers de cette jeune veuve qui mène son monde à la baguette et horripile toutes ses connaissances, mais que la bienséance interdit de boycotter purement et simplement.
Ce très court roman épistolaire de Jane Austen est une merveille de finesse, de sarcasme et d'intelligence. C'est officiel : je déteste cette Lady Susan mais j'ai adoré passer la soirée avec elle !
Commenter  J’apprécie          600
Gwen21
  08 février 2013
Lady Susan est clairement un OVNI dans l'oeuvre par ailleurs homogène de cette très chère miss Austen. En tout cas, je ne vois pas comment l'appeler autrement. Dans nul autre roman de l'auteur, le personnage central est aussi noir et contraste autant avec les "bonnes moeurs" d'une société bourgeoise archi-structurée jusqu'à en paraître figée.
Lady Susan aurait pu être une simple peste, ce qui aurait donné à ce court roman un humour et un cynisme qui auraient fait de lui un bijou de nouvelle mais Jane Austen a choisi de faire de son héroïne l'incarnation de la mauvaise conduite en société, l'outrage d'une bienséance mondaine à laquelle tout Anglais, riche ou pauvre, est attaché et le symbole d'une corruption de moeurs tout à fait surprenante sous sa plume.
Pour commencer, Lady Susan est veuve. Voilà un état qui n'avait jamais été exploré par l'écrivain et pour cause ! Lady Susan étant l'un de ses premiers écrits (1793-1795), soit une oeuvre dite "de jeunesse". Sachant cela, on peut être abasourdi par sa maturité d'appréhension du personnage principal ! Tant de noirceur, tant de séduction coupable, tant d'outrages aux moeurs de la part d'une veuve qui se devait entre tous les êtres d'être le plus respectable et qui plus est se double d'une mère indigne, très en dessous du minimum syndical pour ce qui est de ses devoirs parentaux ; vous admettrez comme moi que de la part d'une jeune femme de 18 ans, fille de clergyman, le choix d'une telle héroïne a de quoi faire lever un sourcil d'étonnement.
Paradoxalement, la précocité de Jane Austen pèche dans le style moins abouti que dans ses oeuvres plus tardives, un phrasé moins fluide, une approche des personnages secondaires plus fade qu'à l'ordinaire avec l'emprisonnement de certains d'entre eux dans des clichés qui leur ôtent toute personnalité propre. Cependant, le choix d'une narration épistolaire donne un rythme soutenu qui, à mon sens, "sauve" l'ensemble du roman.
Mon impression tout au long de ma lecture (qui fut brève étant donné le nombre de pages !) a été que la brièveté du récit, son rythme, sa structure et ses rebondissements semblaient désigner cette oeuvre pour être adaptée au théâtre. D'ailleurs, les premières oeuvres adolescentes de miss Austen étaient des pièces de théâtre et l'auteur fut dramaturge avant d'être romancière.
Au final, Lady Susan est un roman plus intéressant à découvrir que captivant à lire mais il apporte sans conteste des clés de compréhension précieuses à qui veut approfondir sa connaissance de l'oeuvre austenienne.
Je dois avouer qu'avec mes yeux de lectrice du XXIème siècle, Lady Susan n'a pas tout à fait réussi à se faire détester de moi ; j'ai même apprécié sa détermination à rester indépendante, à agir à sa guise, son habileté à parvenir à ses fins grâce à son don pour la conversation, son assurance face à ses propres actes condamnables par tous et sa volonté d'affirmer son libre-arbitre quitte à se jouer des hommes et des dames "accomplies et bien-pensantes". Son passé semble avoir été mouvementé et son éducation bâclée mais de toute évidence elle a appris toute seule à avancer dans une société cloisonnée et hostile aux parvenus. Après un mariage peu heureux, une maternité oppressante pour qui n'a pas l'instinct maternel et craint la future "concurrence" d'une fille distinguée par sa beauté et sa grâce comme c'est le cas de Lady Susan avec Frederica, elle parvient à tirer son épingle du jeu. Or il ne devait pas être simple pour une femme à cette époque de choisir sa destinée et de conserver son indépendance. Alors, j'ai presque envie de dire : "Chapeau bas, Lady Susan !"

Challenge ABC 2012 - 2013
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
isabelleisapure
  30 décembre 2014

Que de bonheur dans ces 116 pages ! Que de plaisir !
Cette Lady Susan est irrésistible, elle a pourtant tous les défauts, égoïste, menteuse, manipulatrice, arriviste, coquette et j'en passe.
Alors pourquoi l'aimer ? Parce qu'elle est dépeinte par Jane Austen tout simplement. Dans ce roman épistolaire, l'auteure dresse une série de portraits plus raffinés les uns que les autres dominés bien sûr par Lady Susan.
On se prend vite à l'histoire et on enchaine les lettres de ce court roman en quelques heures.
Avec une bonne tasse de thé comme le suggère la couverture !
Commenter  J’apprécie          520
Mimeko
  19 décembre 2016
Au fil de quarante et une lettres, échangées principalement par les deux camps, celui de Lady Susan et son amie Alicia Johnson - prêtes à l'offensive et aux grandes manoeuvres, et celui constitué de Catherine Vernon et sa mère, Mme de Courcy, sur la défensive, essayant d'esquiver les coups de boutoirs de Lady Susan, le lecteur est convié dans l'intimité de cette dernière.
Avec ces échanges épistolaires se dessine donc le portrait peu flatteur de Lady Susan...
Dotée d'un égoïsme sans borne et d'une confiance en elle à toute épreuve, cette jeune veuve de trente cinq ans n'a, semble t-il, qu'une idée en tête, se ménager un avenir essentiellement matériel, qui passe par la séduction de tous les beaux partis qui gravitent aux alentours, mariés ou non, jeunes ou plus âgés, sans oublier de rabaisser sa fille de dix-sept ans Frédérica, dont elle souhaite se débarrasser en la casant avec un benêt. A sa décharge, il faut admettre que la situation d'une veuve désargentée dans l'Angleterre du XIXème était loin d'être facile.
Lady Susan est donc cette jeune femme qui s'incruste chez son beau-frère et sa belle soeur Catherine Vernon, qui, connaissant la veuve redoutable, se méfie constamment et reste sur ses gardes pour essayer de déjouer les manigances de la jolie veuve.....une mission épuisante car Lady Susan s'adapte intelligemment grâce à un opportunisme démesuré, aux changements d'avis des uns et des autres, aux décisions de dernière minute pour retourner brillamment les situations à son avantage et retomber toujours sur ses pieds.
Lady Susan est un récit dans lequel il faut un certain temps pour comprendre qui est qui et pour appréhender les relations de chacun tant le nombre de personnages est important, heureusement j'avais vu le film "Love and Friendship" et je dois avouer que cela m'a aidé......Les propos et les manigances sont denses et il faut tout de même une bonne dose de concentration pour suivre tout ce petit monde...mais passé l'obstacle, reconstituer les histoires au travers de ces lettres est assez amusant et également consternant, entre autres, le fait de découvrir le sang-froid et l'absence totale de scrupules dont fait preuve tout au long des ses lettres une Lady Susan sûre d'elle et de son fait, ne se remettant jamais en cause et surtout trouvant naturel que tout et tous tournent autour d'elle...
J'ai retrouvé la verve et l'acuité d'observation de Jane Austen qui dessine un personnage hors du commun,
Lady Susan est assurément un sacré caractère - impressionnante mais pas vraiment enviable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
madameduberry
  21 septembre 2015
Elle n'a rien d'une héroïne positive cette Lady Susan, dont les manoeuvres hypocrites et sournoises font froid dans le dos. Jane Austen, dans ce format de la nouvelle, brosse en quelques lettres le portrait d'une femme totalement seule et en même temps dépendante des autres pour vivre, et de ce qu'il en advient. Peu douée pour l'amour maternel, elle se transforme en mère tour à tour rejetante et sadique, s'offrant le plaisir trouble de vouloir marier sa fille de force à un barbon. Grande psychologue, notre chère Jane nous fait pratiquement un récit clinique des tensions effroyables qui peuvent surgir entre mère et fille, quand le vernis des bons sentiments et de la bienséance n'est pas posé sur les personnages. Alors on a peur, comme au récit de certains contes de fées, ou on crie très fort, comme au théâtre enfantin: "Non! non! C'est la mère la méchante!".
Ecrit par une très jeune fille, ce court roman épistolaire me fait penser que Miss Jane eût fait une psychanalyste de premier ordre..mais qu'elle fut une immense romancière, pour notre plus grand bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          402
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   08 janvier 2014
Pour ma part, j'ai été si gâtée dans ma petite enfance qu'on ne m'a jamais obligée à m'appliquer à quelque étude que ce soit, et il s'ensuit que je n'ai pas ces talents de société qui sont considérés comme nécessaires aujourd'hui pour parfaire une jolie femme. Ce n'est pas que je me fasse le défenseur de la mode qui prévaut d'acquérir une connaissance sans défaut de tout ce qui est langues, beaux-arts et sciences. C'est du temps perdu. Posséder le français, l'italien, l'allemand, la musique, le chant, le dessin, etc. vaudra quelques applaudissements à une femme mais n'ajoutera pas un seul prétendant à sa liste. La grâce et les manières, après tout, sont ce qui compte le plus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
melusine1701melusine1701   02 avril 2010
Lorsqu'on a envie de détester quelqu'un, on n'est jamais à court de raisons pour cela.
Commenter  J’apprécie          1040
Madame_litMadame_lit   23 août 2015
“ En ce moment, mes pensées vont tour à tour à divers projets. J’ai beaucoup de choses à accomplir. Il me faut punir Frederica, et assez sévèrement, pour s’être adressée à Reginald. Il me faut le punir lui-aussi pour avoir accueilli la requête de ma fille aussi favorablement, ainsi que pour le reste de sa conduite. Je dois tourmenter ma belle-sœur pour le triomphe insolent que font paraître son air et son attitude depuis le renvoi de Sir James- car en me réconciliant avec Reginald, je n’ai pas pu sauver cet infortuné jeune homme. Enfin, je me dois un dédommagement pour les humiliations auxquelles je me suis abaissée ces jours derniers (p. 86).”
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Zazette97Zazette97   02 janvier 2010
Certaines mères auraient insisté pour obtenir de leurs filles l'acceptation d'une offre aussi avantageuse dès les premières ouvertures.
Moi, je n'ai pu en conscience contraindre Frederica à un mariage auquel son coeur refusait de se soumettre et, au lieu d'avoir recours à des mesures aussi rigoureuses, je me propose seulement de l'incliner à ce choix en rendant sa vie parfaitement insupportable aussi longtemps qu'elle n'aura pas accepté ce parti.
Mais assez sur le chapitre de cette fille assommante. p.25
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
MimekoMimeko   19 décembre 2016
Les intentions de Lady Susan sont évidemment celles d'une coquetterie sans bornes ou d'un désir d'admiration universelle. Je ne puis imaginer un seul instant qu'elle ait en vue quelque chose de plus sérieux. Mais je suis mortifiée de voir qu'un jeune homme possédant le bon sens de Réginald puisse être sa dupe en aucune façon.
Commenter  J’apprécie          140
Videos de Jane Austen (150) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jane Austen
Jane Austen’s novels are so readable in part because she wasn’t an ordinary kind of novelist: she wanted her work to help us to be better and wiser people. Her novels had a philosophy of personal development at their heart.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
autres livres classés : roman épistolaireVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Mr Darcy fan club quiz

Elizabeth Bennet est immédiatement conquise par le charme et l'intelligence de Mr Darcy.

Vrai
Faux

10 questions
1905 lecteurs ont répondu
Thème : Orgueil et préjugés de Jane AustenCréer un quiz sur ce livre
.. ..