AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253083925
Éditeur : Le Livre de Poche (24/10/2007)

Note moyenne : 3/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Lorsqu'un moine et une psychanalyste - juive et agnostique - s'interrogent ensemble non pas tant sur ce qui guérit mais sur ce qui pourrait " sauver ", que peut-il naître de cette rencontre ? Une parole libre dans laquelle le verbe " croire " se passe de complément, et qui exprime une autre idée du désir, pour la psychanalyse comme pour la religion. Parole tendue, confrontation parfois, au sujet de l’Église et de ce Dieu demandeur de sacrifices que la psychanalyste ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  02 juillet 2017
Motivé à trouver ce livre et à le lire avec avidité suite à la lecture de Addictions et Reliances de Sandrine Willems qui en fait allusion à maintes et maintes reprises, je l'ai trouvé et je l'ai lu.
J'en ressors plutôt déçu. Comment ne pas être déçu avec des attentes aussi fortes, me direz-vous... Effectivement.
Je trouve que ce livre est assez faux, sonne faux. Je ressens un manque d'authenticité dans ces dialogues, ces échanges à deux, parfois à trois voire à quatre. C'est censé être une "histoire vraie", des "moments vrais" mais je ne l'ai pas ressenti comme tel. du coup, je vais juste critiquer le fond. Ce fond est relativement intéressant. Des personnes pensant a priori à rebours l'une de l'autre. Chacune ayant des a priori sur la "religion" de chacune. Et au final trouvent le moyen de s'entendre, de pouvoir coexister, vivre. La notion de dieux faux, de dieu Ogre et d'un second Dieu qu'il advient ensuite, le Dieu qui nous considère tous comme ses fils, pas seulement Jésus, une relecture de pas mal de textes différents, qui finalement ont été inversé dans leur esprit et dans leurs idées. On est tous fils, parts de Dieu. C'est toujours réjouissants. Seuls ceux qui idolâtrent le premier dieu, l'ogre souffrent et font souffrir.
S'écouter, pour oser se dire, prendre sens grâce à l'autre, voilà ce que dit lui aussi ce livre.
Je n'ai pas du tout envie d'aller plus loin, je devrais peut-être plus tard redonner sa chance à cet ouvrage, mais pas tout de suite. Je suis encore assez sous le coup d'une déception. Je suis donc partiel, partial, mauvais juge. Enfin chacun pensera ce qu'il veut. Et c'est bien ainsi. Cordialement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
YukoYuko   26 octobre 2010
"Je cherchais un nom qui pût convenir pour nommer le lieu des rencontres. Pourquoi aller plus loin ? N'est-ce pas ce que nos merveilleux voisins appellent "ciel" ? Celui dont ils parlent n'est pas le séjour des dieux au-dessus de leurs têtes mais l'espace divin qui peut s'ouvrir entre les humains. Eux, les Rimbaud, et les Montaigne-La Boétie, ils ne sont pas dans le ciel, c'est le ciel qui est en eux. Ce mot "ciel" a changé de lieu, de sens et aussi de camp. Il n'appartient plus aux religieux mais aux amoureux.
De même, le verbe "croire" peut-être arraché des credos qui l'ont confisqué pour être rendu aux hommes, car il leur est indispensable : tant qu'on n'a pas dit un certain "Je crois", l'autre n'est pas possible."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Bruno_CmBruno_Cm   29 juin 2017
... ma question est celle-ci : quand on enseigne à l'homme avant tout à obéir et servir - servir Dieu, servir les autres -, la question de savoir qui l'homme set devient un jour secondaire. Au nom de bien, le mal est fait : il a pris la position psychique du serviteur. Il obéira à qui le commandera au nom du bien.M La soumission lui est enseignée comme une valeur en elle-même, supérieure à la conscience. Parmi tous ceux qui ont dit "Heil Hitler", combien vivaient déjà l'effacement de leur propre nom dans "Heil Jesus" ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Bruno_CmBruno_Cm   30 juin 2017
Je pense aux athées, mes frères les plus proches jusqu'à ce jour. Je ne parle pas ici des athées qui croient très fort en des dieux non divins : la Raison, la Science, le Progrès, ou Marx, Mao et autres. Je pense aux athées libres et sincères, les vrais/ Curieusement, ils apparaissent dans les peuples où le monothéisme s'est répandu. Que refusent-ils souvent si noblement ? Le dieu qui nous a faits ? Je n'en suis plus aussi certaine. En tout cas, ils défont le dieu qu'on a fait du dieu-qui-nous-a-faits. Et ce travail d'âme est indispensable à la foi des autres... Vous allez trouver que j'exagère ?
- Ne m'avez -vous pas dit que ce mot n'avait pas cours ici ? répondit Simon en riant. Non, je ne trouve pas que vous exagérez, Ruth. Je n'avais jamais pensé la question de la foi et de l'athéisme dans des termes à la fois aussi simples et aussi radicaux, mais je suis profondément d'accord avec vous.
- Bon. Alors, nous allons pouvoir souffler maintenant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   30 juin 2017
Dans le même dictionnaire des citations, au mot "religion", j'ai la surprise de lire ce paragraphe de Marx : "La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit de conditions sociales dont l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple" [...].
Expliquez-moi comment on n'a gardé généralement de ces deux phrases que la seconde pour l'invoquer contre la religion ; pourquoi on a oublié les expressions très fortes de "soupir de la créature opprimée", "âme d'un mnde sans coeur" et "esprit de conditions sociales dont l'esprit est exclu" - et qu'on n'a retenu que "opium du peuple".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_CmBruno_Cm   02 juillet 2017
Une remarque : si l'analyste dit seulement : parle, son travail est de déchiffrer ce qui est dit, et même s'il se prête au jeu du transfert, ce rapport imaginaire à l'analyste n'est qu'une chose de plus à déchiffrer. Il s'agit d'un scientifique qui fait en laboratoire l'analyse chimique de la parole. Alors que si l'analyste dut à son patient, non seulement : dites, lais : dites-moi, dites ) moi, alors il reconnaît d'avance qu'il ne sera pas pour rien dans ce qui lui sera dit.
- Mais lors, il n'est plus "neutre et bienveillant" ? demanda Simon.
- Ce sont des mots que Freud n'a jamais dits. Je crois avec vous que si l'analyste ne s'engage pas dans la relation d'une manière particulière, certes, puisqu'il se refuse à jouir de son patient -, s'il ne s'engage pas, la cure n'est pas une aventure de l'esprit. Et j'espère ne pas être de ceux qui ne veulent pas entendre l'esprit qu'ils ont appelé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Marie Balmary (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Balmary
Marie Balmary et Sophie Legastelois, Ouvrir le Livre .
Dans la catégorie : Philosophie et théorieVoir plus
>Religions : généralités>RELIGION>Philosophie et théorie (10)
autres livres classés : psychologieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Freud et les autres...

Combien y a-t-il de leçons sur la psychanalyse selon Freud ?

3
4
5
6

10 questions
299 lecteurs ont répondu
Thèmes : psychologie , psychanalyse , sciences humainesCréer un quiz sur ce livre