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ISBN : 2366242816
Éditeur : Cambourakis (06/09/2017)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Barbara Balzerani a été l'une des rares femmes membres des dirigeants des Brigades rouges. Dans l'enceinte de la prison haute sécurité où elle a été incarcérée pendant de nombreuses années, elle a eu tout loisir de réfléchir à son parcours, à ses origines, de réexaminer les réflexions politiques et les questionnements philosophiques qui l'ont conduite à un tel engagement. C'est ce qu'elle fait dans cet ouvrage incontestablement autobiographique où elle développe un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lehibook
  24 mai 2019
. La puissance d'un livre n'a que peu à voir avec sa taille : ce texte en est la démonstration . Il condense en quelques pages d'une exceptionnelle densité un parcours individuel hors du commun , une aventure politique collective tragique ,et un éclairage saisissant sur une période convulsive de l'histoire contemporaine . Ce qui en fait aussi le prix c'est le courage de son auteur qui affronte ses doutes , revisite ses souffrances , interroge ses motivations avec une lucidité intransigeante. C'est enfin une qualité d'écriture dont on devine l'origine dans une nécessité vitale de recomposer une vie brisée en mille éclats . Pour cette force ,pour ce refus de céder aux repentirs ( sur les buts et non les moyens) qui ouvrent les portes des médias , grazie a lei ,signora Barbara.
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Charybde2
  30 août 2017
L'interrogation lucide et poignante d'une non-repentie des années de plomb.
Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2017/08/30/note-de-lecture-camarade-lune-barbara-balzerani/
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critiques presse (1)
LeMonde   21 septembre 2017
Avec « Camarade Lune », paru en 1998 et écrit en prison, où elle a passé vingt-cinq ans, elle entamait une introspection sur ses années Brigades rouges. Le voici traduit.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   30 août 2017
On a beaucoup écrit sur ce mouvement et sur ses actes. Chaque parti politique en a revendiqué et certifié la paternité en édulcorant savamment ses caractéristiques, en s’appropriant ses mérites et en attribuant aux autres erreurs, horreurs et défaites. Sur lesquelles il serait encore utile de revenir aujourd’hui, au lieu d’invoquer un si inopérant avec lequel l’histoire n’arrive pas à se faire.
Et alors, ce n’est peut-être pas complètement inutile de tenter de l’affronter.
Pour comprendre.
Pour comprendre le pourquoi de l’anomalie tenace qui étouffe la culture politique de ce pays par l’obsession de la gouvernabilité à tout prix ; celle-là même qui empêche de régler les conflits et les problèmes sociaux, et les traite chaque fois comme s’il s’agissait de défendre par les armes le dernier avant-poste de la cohabitation sociale.
À de très rares et impuissantes exceptions près, aucun parti politique n’est parvenu à faire siennes les demandes de changement social ni à trouver des réponses à la hauteur de la nécessaire médiation politique.
Distinguo entre faits et dus : la même image de convive de pierre derrière la brigade envoyée contre les cortèges et les grèves ; derrière la myope arrogance des décisions divergentes entre partis et syndicats ; derrière le fossé qui sépare les Palais de la nouvelle politique et de la vie sociale ; derrière les paroles d’un Pape voulant peser sur le sort d’Aldo Moro, prisonnier des Brigades rouges.
La culture politique elle-même, qui exclut toute possibilité de diversification des solutions et oscille entre l’homologation et le pluralisme indifférent, est obsédée par l’idée de nier les potentialités et la puissance transformatrice des conflits.
Que se serait-il passé si… ? La question est-elle vraiment oiseuse ? Ou est-elle plutôt, et encore, un supplément de réflexion nécessaire pour éviter la mort du non-sens, du remaniement politique de l’histoire pour des intérêts trop contingents ?
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Charybde2Charybde2   30 août 2017
En réalité, il y avait toujours quelque chose à manger, un savant recyclage le garantissait à chaque changement de saison.
Mais elle ne trouvait pas son compte si elle attendait un peu d’elle-même en retour, dans un monde où les relations étaient tellement figées que rien ne pouvait ni ne devait changer.
Tout ce qu’il fallait savoir, gravé dans un code simpliste qui requérait l’anéantissement de toute aspiration. Apprendre à ne rien attendre, à ne rien pouvoir changer, à ne pas exister et, toujours, à se montrer sous son jour le plus factice. Et de tout cela, retirer la satisfaction de savoir bien jouer son propre rôle et en exiger de la reconnaissance.
Le bonheur ? Non, ça vraiment non ! Une invention des puissants pour vous mener en bateau. Et même, une aspiration d’une moralité douteuse.
Et surtout, ne jamais oublier que, depuis la chute du premier ange, tous ceux qui avaient tenté de se rebeller ne s’étaient attiré que des ennuis, à eux et à leurs semblables, comme ces malheureux qu’ont avait licenciés dans les années cinquante, ruinant ainsi des familles entières…
Cela à travers la vision déformante d’un monde immuable, inchangeable, se conformant aux impératifs de l’injustice et de la non-liberté, sans même la possibilité d’être réconforté par la perspective du Royaume des cieux pour les derniers. Mais non ! Tout cela était tout à fait terrestre et vérifiable chaque jour. L’infranchissable sillon qui séparait les destins de ceux pour qui tout était possible de ceux pour qui rien ne l’était, portait les marques visibles de différences sociales matérialisées jusqu’à la vulgarité et à l’insulte de l’ostentation, vraiment les marques de la misère d’une sous-culture de province et de l’arrogance d’une classe patronale qui semblait sortir des pages de Dickens.
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Charybde2Charybde2   30 août 2017
La vraie question c’est de savoir quelles étaient les alternatives ne prévoyant pas la mort mais la voie d’accès à la légitimité d’existence, fût-elle conflictuelle et difficile. Et pourquoi personne ne les a trouvées, privant cette lutte sociale d’issues appréciables.
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Charybde2Charybde2   30 août 2017
Non, même le visage de son père bien-aimé marqué par la douleur de l’échec n’aurait pu l’arrêter. Et, en disant qu’elle partait, elle s’était enfuie, n’emportant avec elle que la petite fille qu’elle avait été et à qui elle avait juré qu’elle n’aurait d’autre idée en tête que celle de la délivrer de la peur jusqu’à faire revivre l’innocence en elle. Armée d’enthousiasme et de désespoir comme s’il s’agissait de la dernière tranchée à franchir, elle allait vérifier s’il lui était encore possible de décider, de choisir et de désirer.
Elle n’avait pas encore vingt ans, et ça lui tombait dessus juste à ce moment-là.
La perspective exaltante de pouvoir prendre part à quelque chose d’extraordinaire, motivé par des raisons partisanes qui, au-delà de toute frontière pensable, unissait les destins de tous ceux qui se révoltaient contre ce qui existait. Quel qu’en soit le visage. Qu’il fasse la loi à l’usine ou avec une armée d’occupation. Qu’il corrompe l’âme et les esprits dans l’œuvre d’exploitation la plus grandiose jamais connue jusqu’alors.
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lehibooklehibook   03 août 2019
I have a dream..;Comment vivre sans?
Faire la révolution pour changer le monde ne m'a pas rendue heureuse.Pendant: à cause de la cruauté que la vivre impliquait .Après: à cause de la difficulté à l'élaborer de nouveau. J'ai dû me tromper de rêve alors je tente de fureter dans ceux des autres. Où sont ceux des vaincus? Il devrait y en avoir beaucoup,mais je n'en vois aucun.J'essaye d'appeler , mais ma voix n'est pas audible,et je ne comprends pas celle d'autrui.
+ Lire la suite
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