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ISBN : 2070150097
Éditeur : Réunion des Musées Nationaux (01/01/1993)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Ouverte depuis 1925 à Merion, près de Philadelphie (Pennsylvanie), la fondation Barnes abrite l'une des plus extraordinaires, sinon la plus extraordinaire collection de peintures françaises de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Choisies par Françoise Cachin, directeur du musée d'Orsay, et Charles Moffett, ancien conservateur à la National Gallery of Art de Washington, ce sont les plus importantes d'entre elles qui, plus d'un demi-siècle après leur départ pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jvermeer
  01 octobre 2019
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Depuis la constitution de la fondation Barnes en 1922 à Merion, non loin de Philadelphie aux États-Unis, la collection n'avait jamais bougé.
En septembre 1993, 70 ans après leur départ définitif de France, 72 chefs-d'oeuvre achetés à Paris par le judicieux docteur Barnes sont revenus à Paris le temps d'une exposition de quatre mois.

Albert Barnes a amassé une fortune considérable. A partir des années 1910, il va devenir un des nouveaux acteurs du marché de l'art et imposer sa présence. Il est de la race de ces riches collectionneurs américains du début du 20e siècle nommés Philipps, Frick, Palmer, Getty, Ryerson, parmi les plus célèbres.
Amateur d'art éclairé, il voyage en Europe. Paris est la capitale des arts. Épris de la France il se met en relation avec les marchands d'art Ambroise Vollard et Durand-Ruel et achète de nombreuses toiles de peintres avant-gardistes.
Le docteur Barnes va devenir l'un des amateurs les plus « avancés » d'art français contemporain. Il dépense une fortune pour le grand tableau des « Joueurs de cartes » de Paul Cézanne qui deviendra l'une des pièces majeures de sa fondation.
En quelques dizaines d'années, entre 1910 et 1950, il acquiert un ensemble d'oeuvres diversifié de maîtres anciens et modernes de grande valeur qui vont faire de sa collection l'une des plus importantes au monde : « Là, les tableaux anciens sont mis à côté des modernes, un Douanier Rousseau à côté d'un primitif, et ce rapprochement aide les étudiants à comprendre bien des choses que les académies n'enseignent pas. – Henri Matisse, 1930 »
Cette exposition à Paris est exceptionnelle. Des Renoir, Monet, Cézanne, Van Gogh, Rousseau, etc. Pour ne pas faire trop long, j'ai choisi de montrer une galerie restreinte se limitant aux peintres avant-gardistes du début du 20e siècle.
J'ajoute un commentaire additionnel sur les exceptionnelles « Poseuses » de George Seurat peintes en 1887 dont nous voyons un détail sur le catalogue de l'expo : Avec « Un après-midi à l'île de la Grande Jatte », cette toile est l'une des oeuvres les plus ambitieuses de l'artiste, aussi déterminante que, plus tard, « Les demoiselles d'Avignon » pour Picasso. Ce chef-d'oeuvre, une très grande toile de demoiselles nues, faite de tous petits points juxtaposés dans des tons violacés, sera acheté par Barnes en 1926 et fait toujours le bonheur du musée américain.
Début 20e les avant-gardistes étaient cette colonie de jeunes artistes ambitieux qui, après les impressionnistes, voulaient révolutionner la peinture. Ils s'étaient installés dans Paris à Montmartre et Montparnasse. Les marchands parisiens, surtout Paul Guillaume, rabattaient leurs toiles pour le docteur Barnes. Elles ne coûtaient pas trop cher à cette époque.

« le petit pâtissier », Chaim Soutine : Une liberté de touche et de couleurs qui subjugua de suite Barnes et fit connaître ce peintre étonnant, émigré russe qui trainait sa misère parmi la bohème de Montparnasse.
« Portrait de Jeanne Hébuterne », 1919, Amedeo Modigliani : Ce portrait de la dernière compagne de l'artiste, qui se suicidera à sa mort, est surprenant par sa composition, le bras gauche de la femme est arrondi autour de la tête comme un arc.
« Acrobate et jeune arlequin », 1905, Pablo Picasso : Une grande toile de la période rose de Picasso. le thème des saltimbanques et de la fête foraine est très présent à Paris. Ces artistes du spectacle itinérant figuraient souvent dans les poèmes de Verlaine, Baudelaire ou Apollinaire, ami de l'artiste.

Henri Matisse est le peintre le plus représenté dans l'exposition. Toutes les toiles présentées à Paris sont des chefs-d'oeuvre d'une qualité impressionnante. Deux d'entre eux, les plus célèbres de l'artiste, sont admirés dans le monde entier :
« le bonheur de vivre, 1906 : Une oeuvre légendaire dans l'histoire de la peinture. Un paradis montrant les plaisirs terrestres (l'amour, la danse, la musique, la nature). Rêverie érotique dans un décor champêtre. Un an après, Picasso peindra ses « Demoiselles d'Avignon » dans un esprit de rivalité avec Matisse.
« La danse », 1933 : Il s'agit d'une composition monumentale et murale commandée par Barnes à Matisse pour l'installer dans sa fondation à Merion. le docteur Barnes comparera « La danse » à la verrière d'une cathédrale et Matisse trouvera qu'elle ressemble à un chant qui s'élève vers la voûte du plafond.
Après la mort du docteur Barnes le pèlerinage à Merion des amateurs d'art ne va guère cesser.
La fondation Barnes demeure un des rares endroits au monde où le visiteur sent constamment la présence de l'ancien maître des lieux et le choix d'un seul homme derrière chacune des oeuvres qui l'accueille.

De par la quantité et surtout la qualité, cette exposition est l'une des plus belles de chefs-d'oeuvre de la peinture moderne française appartenant à un collectionneur qui ait été présentée à Paris. J'ai tenté d'en restituer la saveur. J'en garde un souvenir ému. Heureusement il me reste le catalogue.

Lien : http://www.httpsilartetaitco..
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Lismonde
  20 février 2014
Exposition inoubliable au Musée d'Orsay car Alfred Barnes fut un grand collectionneur et sa fondation à Philadephie détient plus d'un chef d'oeuvre de nos grands artistes français.
De Matisse, on a pu voir enfin en direct le fameux tableau de "La joie de vivre", achetée par Barnes après maintes négociations avec Matisse, et conclue si je me souviens bien à l'occasion de sa grande rétrospective aux Etats Unis en 1929. Barnes lui avait aussi commandé alors la fresque de la Danse Matisse en a fait plusieurs versions et il l'installera finalement à la fondation en 1933.
Mais dans cette exposition, on pouvait aussi "Les Grandes baigneuses" de Cézanne. Je me souviens d'avoir passé un temps certain à décrire par écrit ce somptueux tableau, de façon à mieux le "voir"
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de
  03 février 2012
Pour retrouver un peu de l'ambiance de cette rare exposition ou pour découvrir les oeuvres choisies.
Personnellement je conseillerais de regarder d'abord les oeuvres les "plus proches" ou les "moins éloignées" de nous, donc commencer par la fin du livre et remonter le temps.
En fonction des goûts, chacun-e s'attardera sur telle ou telle reproduction de chef-d'oeuvres. Un parcours resplendissant sur la dynamique et l'inventivité de la création.
Une grande admiration particulière pour "Rosa la Rouge" de Henri de Toulouse-Lautrec.
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claudeparis
  01 mars 2014
Renoir, Cézanne, Matisse, Manet, Monet , Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Douanier Rousseau, Modigliani, Picasso ... telle est une partie de l'étonnante richesse de la Fondation Barnes. Cependant, le règlement très strict de la fondation en a fait un endroit peu connu et quasiment mythique.
Alain Jaubert et Philippe Pilard ont tourné un film de 52 mn, intitulé "Citizen Barnes. Un rêve américain" qui fait visiter les salles de la fondation et invite à la découverte du destin exceptionnel d'Albert Barnes, personnalité aussi fascinante qu'étrange.
Le texte est dit par Michel Bouquet.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
dede   03 février 2012
Située non loin de Philadelphie, à Merion (Pennsylvanie), la Fondation Barnes abrite près de deux mille oeuvres, parmi lesquelles un ensemble exceptionnel de peinture française impressionniste et post-impressionniste. Les dispositions testamentaires de son fondateur le docteur A.C. Barnes (1872-1951) ont longtemps restreint l'accès de cette collection unique au public.


Un ensemble de soixante-douze oeuvres inédites a pu être prêté à titre exceptionnel pour l'exposition : vingt toiles de Cézanne (parmi lesquelles les Grandes baigneuses et les Joueurs de cartes), seize Renoir (notamment Le déjeuner et La famille de l'artiste) un Manet et deux Monet. La grande version des Poseuses de Seurat domine l'ensemble d'oeuvres post-impressionnistes (parmi lesquelles figurent Van Gogh, Gauguin, Seurat, Toulouse-Lautrec) ; s'y ajoutent quelques tableaux du Douanier Rousseau. Le XXe siècle est amorcé avec Le bonheur de vivre de Matisse, plusieurs Picasso des périodes bleue et rose, puis une sélection d'oeuvres de grande qualité de Modigliani, Soutine et Roger de la Fresnaye.


Ce qui constitua le caractère exceptionnel de cette exposition fut certainement le rapprochement opéré de certains tableaux de la fondation Barnes avec d'autres oeuvres conservées au musée d'Orsay.
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jvermeerjvermeer   02 octobre 2019
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Joseph-Étienne Roulin, 1889, Vincent Van Gogh (le facteur comme l'appelle Vincent)

"Il a pour moi des gravités silencieuses et des tendresses comme serait d'un vieux soldat pour un jeune. Et cela fait du bien quand cela vient d'un homme qui n'est ni aigri, ni triste, ni parfait, ni heureux, ni toujours irréprochablement juste. Mais si bon enfant et si sage et si ému et si croyant."
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jvermeerjvermeer   02 octobre 2019
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Après le bain, 1910, Pierre-Auguste Renoir

Le grain de la toile transparaît sous le corps de la baigneuse, dont les formes ondoyantes soulignées par des touches en virgule suggèrent une relation facile à la couleur, le peintre maniant ses pigments comme l'amant caresse la chair. Les coups de pinceau rapides marquent un sursaut de vigueur chez le peintre affaibli. Il se repaît de sensualité picturale et de jeunesse, peut-être pour oublier le déclin inéluctable de ses forces, déjà considérablement avancé.
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raynald66raynald66   31 mars 2018
Albert Barnes et Léo Stein considèrent les tableaux comme la concrétisation d'émotions et aspirations humaines complexes, et non comme de simples biens matériels
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raynald66raynald66   31 mars 2018
Moi, j'aime les tableaux qui me donnent envie de me balader dedans,
lorsque c'est un paysage

(Renoir)
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