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ISBN : 2070144127
Éditeur : Gallimard (02/01/2014)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 42 notes)
Résumé :
«Témoins vigilants, observateurs attentifs, il arrive parfois que les romanciers se voient confier des vies pour les raconter dans leurs livres. Ils font alors fonction d'écrivain public. C'est ce qui m'est arrivé il y a deux ans lorsqu'un ami, qui avait été opéré de la prostate, m'a demandé d'écrire l'histoire de son ablation. Je l'ai écouté pendant des heures. Je l'ai accompagné dans ses pérégrinations hospitalières. Je suis devenu ami avec le professeur d'urologi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
VanilleBL
  12 février 2014
"Témoins vigilants, observateurs attentifs, il arrive parfois que les romanciers se voient confier des vies pour qu'ils les racontent dans leurs livres. Ils font alors fonction d'écrivains publics. C'est ce qui m'est arrivé il y a deux ans lorsqu'un ami, chercheur en mathématiques, m'a demandé d'écrire son histoire. J'ai hésité au début, j'ai proposé de l'aider, mais il disait que seul il ne saurait jamais faire.
Je l'ai écouté des heures, je l'ai accompagné dans ses pérégrinations hospitalière et j'ai découvert un monde passionnant, empli d'une matière riche et féconde pour l'écriture. Je suis devenu ami avec le professeur d'urologie qui le suivait, qui m'a, à son tour, encouragé à raconter l'histoire de ce patient. Selon lui, elle rendrait service à beaucoup de gens, et pas uniquement aux hommes qui subissent l'ablation de la prostate, mais aussi à leur entourage, leur femme, leurs enfants, leurs amis, qui ne savent comment réagir.
Je me suis vite trouvé dans une situation délicate : fallait-il, comme me le demandait mon ami, tout raconter, tout décrire, tout révéler ? Après réflexion, j'ai choisi de ne rien laisser de côté, d'entrer dans sa tête et de me mettre dans sa peau. Un jour, relisant avec lui les premières pages que j'avais écrites, il m'a confié soudain l'étendue de sa douleur physique et psychologique, sa détresse et ses doutes. Là non plus, je n'ai pas voulu biaiser.
Durant ces mois passés avec lui, j'ai été bouleversé, j'ai eu des moments de peur et même de panique. Je me suis mis à consulter à mon tour et à encourager mes amis à le faire eux aussi.
Tout en imaginant certaines scènes, en les réinventant ou en les adaptant au rythme du récit, par moments, je ne savais plus si je traduisais ses fantasmes ou les miens. Je me suis pris au jeu et j'ai trahi la mission de l'écrivain public qui doit s'en tenir à la plus stricte objectivité. Nous en avons parlé et il m'a dit que c'était bien ce qu'il voulait."
Dans l'espace des quelques 130 pages resserrées, denses, implacables de ce récit, Tahar Ben Jelloun s'attaque de façon frontale et incisive à ce qui reste encore un tabou dans notre société : le cancer, et plus précisément un cancer qui porte atteinte à la virilité masculine, celui de la prostate.
Ayant lui-même (comme il l'a confié dans une interview) été atteint par ce cancer, sans pour autant avoir subi d'ablation, l'écrivain se glisse dans la peau, dans la tête, dans le corps d'un ami (réel ou imaginaire...?) pour détailler, étape par étape, ce combat contre la maladie dont on ne ressort ni totalement vaincu ni véritablement vainqueur.
Pour décrire cette réalité difficile et douloureuse, l'auteur ne prend pas de pincettes et ne s'encombre pas d'euphémismes inutiles. L'écriture est franche, crue, directe, brutale parfois – comme le cancer. Rien de ce que le malade subit n'est épargné au lecteur, ni les piqûres, ni les examens, ni les douleurs, ni l'humiliante incontinence, ni l'impuissance et les éjaculations disparues... "Mon corps est à présent une pauvre chose tombée à terre et que l'esprit peine à relever. […] Ma chair n'est plus à moi. Mon corps non plus."
Il faut du courage et du talent, pour exprimer ainsi l'indicible, pour mettre en mots l'expérience vécue chaque jour par tant de malades. Dire l'isolement, parce que "même quand elle ne s'affiche pas, la maladie isole, impose la solitude et le silence". La vérité nue et niée de ce que l'on continue à appeler une "longue maladie", tout simplement parce que le mot « cancer » fait peur, fait fuir, provoque un réflexe de panique. le seul énoncé de la maladie fait s'éloigner les gens, s'alourdir les regards, se tarir les conversations. "Face à la maladie, les réactions sont souvent surprenantes. Tout est possible, c'est rarement rationnel. […] Il n'y a pas de règle. Chacun réagit selon son histoire, sa force ou sa fragilité". Mais peu, si peu de personnes savent être simplement présentes, disponibles, ouvertes et sans jugement. Et les malades, qu'ils soient dans le creux de la dépression ou en rémission, sont confrontés à la même réalité : ils se retrouvent "seuls face à l'irréversible"...
Comme il l'avoue lui-même en prologue, Tahar Ben Jelloun a outrepassé son rôle de passeur d'histoires pour devenir un narrateur intimement impliqué dans le récit. "J'ai besoin d'écrire la vie pour surmonter les épreuves de la vie. Je crois en la littérature ; elle touche les gens. Ils ont besoin d'avoir un miroir, dans lequel ils se voient, tout en restant à l'extérieur. Je n'aurais jamais pu écrire un tel livre si je n'étais pas aussi passé par là..." déclare-t-il.
C'est pour cela, sans aucun doute, que ce récit sonne vrai, du début à la fin, c'est pour cela qu'il est si fort, si incisif, si prenant. C'est pour cela aussi que c'est un petit livre rare et important, de ceux qui disent les réalités et les faiblesses de notre condition humaine, trop humaine. Et bien loin d'être sinistre ou désespérant, ce récit est aussi un chemin de philosophie et de sagesse, et par là-même, une leçon de vie : "J'accepte. C'est la grande leçon que je tire de cette épreuve : accepter ce qui arrive. Avoir la force de recevoir le présent comme il est et ne pas protester. Ce n'est pas du fatalisme ou de la passivité imbécile. Non, c'est la sagesse profonde, au sens où l'on dit que vivre, c'est apprendre à mourir. […] Je dois continuer à vivre et parvenir à ne plus penser à ce qui me manque. le temps sera mon ami, mon compagnon."
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
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yannlerazer
  03 janvier 2015
L'Ablation, est un récit unique en son genre, à deux mains, celles de Tahar Ben Jelloun, mais à deux têtes, puisque le romancier se transforme en écrivain public, ou plutôt en écrivain amical, permettant à un de ses proches à qui il a fallu procéder à l'ablation de la prostate, de tout dire, sans fards, sur les conséquences d'une opération qui bouleverse la vie de ceux qui doivent l'endurer, et qui bouleverse au moins autant, en 130 pages à peine, la conception que l'on peut avoir de la vie avec une sexualité perturbée, voire anéantie.
Car voilà, hommes et femmes qui lirez ce récit, vous comprendrez dès la première phrase, le drame de tout homme attaqué par le cancer de la prostate : « Depuis que je ne baise plus… » C'est dit : il y a très peu de chances de ne pas rester impuissant après l'ablation. Outre la honte première de l'incontinence qui, durant les premiers mois suivants, trempe l'homme dans la gêne de sa pisse dont il ne s'aperçoit qu'il est trop tard que lorsqu'elle a mouillé son pantalon, c'est d'impuissance que l'on parle.
« Voilà, je ne bande plus. Ma verge est morte. (…) Je n'ai plus de sperme. Pas de liquide séminal. (…) le sang qui gonfle le pénis ne passe plus. » Puis, plus loin, un soupir, un cri, un sanglot d'impuissance : « Je ne suis plus un homme ». A la place de son sexe, il n'y a « qu'un trou béant. La déprime commence par ce constat. » Comment font donc les abstinents ? Ils ont la volonté de leur impuissance, ils n'y sont pas contraints par une défaillance technique, une ablation irréversible.
Le « cerveau n'est pas en cause » ; pourtant, avoir un sexualité sans sexe, cela ne peut se produire que grâce au cerveau. Il y a beaucoup de pensées puissantes dans ce récit, fondée sur une certitude énoncée ainsi : « Nous sommes le temps. » Pourtant, l'homme devient impatient, il peut souhaiter mourir, ayant subi l'ablation de sa prostate, mais surtout de la sexualité qui fut la sienne, longtemps, avant l'opération. C'est donc bien au cerveau, organe compliqué de notre être, qui a sa vie propre, savez-vous, qu'il faut confier la reconquête de sa puissance.
Parce que l'abstinent est souvent religieux, l'ami de Tahar Ben Jelloun rencontre un charlatan indien qui déclare, en transe : « Devil Inside ! » C'en est trop, l'amie qui a conduit l'impuissant à l'imposteur subit une ablation elle aussi : celle du carnet d'adresse. Dommage, il ne lui restait que peu d'amis ; les autres : « C'est plus fort qu'eux. Ils projettent leur propre angoisse de la maladie et de la mort. Il faut éviter qu'ils le sachent. Tu pourras mettre dans la confidence une ou deux personnes de confiance, pas plus. » Demandez à un malade de combien d'amis son état a généré une ablation : l'abandon est plus rapide que les métastases.
Ce récit s'adresse à tout homme, à toute femme, pas seulement touché directement ou indirectement par le cancer de la prostate. Il va bien au-delà. Il voit bien plus loin. C'est un livre sur le réapprentissage de la sexualité lorsqu'un événement l'a perturbée. C'est pourquoi, paradoxalement, il y a un grand absent parmi tous les spécialistes rencontrés par l'ami de Tahar Ben Jelloun : le sexologue. En effet, si notre cerveau a une vie propre, sur laquelle il serait vain qu'un être humain puisse penser avoir la puissance de la maîtriser, n'est-ce pas avec ce spécialiste de l'introspection dans les méandres cérébraux de notre sexualité, que l'on peut trouver la réponse à : « Vivre sans bander ? Sans baiser ? » C'est la proposition que l'on pourrait faire à l'ami du romancier, s'il est encore temps. « le temps sera mon ami », dit-il ; oui, mais pourquoi cette alternance soudaine, inquiétante, entre les temps du futur et du conditionnel ? Il y a plusieurs manières de rencontrer le temps. Gageons qu'il ne s'agisse pas de seulement l'arrêter.
Lien : http://tmblr.co/Z4Dxcn1ZfFxn3
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VivianeB
  17 mars 2014
Avec crudité, lucidité, l'auteur raconte la maladie, la perte de libido, l'incontinence, la douleur, la peur, l'angoisse et l'espoir. Pour témoigner et sensibiliser sur le cancer de la prostate. Une lecture à recommander.
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Enroute
  21 septembre 2018
La vieillesse et la maladie comme une nécessité d'abandonner de bonnes "vieilles" habitudes... Ce que l'on pourrait reprocher à l'auteur - mais il prétend devoir faire office de franchise vis-à-vis de l'histoire réelle qu'on lui demande de rapporter - serait de reprendre ce topos contemporain selon lequel l'unique issue pour l'individu qui vieillit serait le refus du "handicap". Mais cette thèse n'est possible que pour des individus seuls et inconscients de mener une existence, qui est pourtant par définition finie, dans un monde où les "handicaps" sont omniprésents et ne restent inaperçus que par refus exclusif de les voir.
Ce que révèle le texte n'est pas tant un drame personnel qu'un drame sociétal d'une époque imbibée de naturalisme, d'ultraégocentrisme et de rapport précritique au monde qui repousse au moment de la préscénessence le passage de l'état de l'enfance à la conscience adulte. Le drame étant que l'âge adulte conscient est une construction qui peut le cas échéant mener à la constitution d'une société cohésive, tandis que le passage à la conscience à l'âge préscénessent est la prise de conscience que tout est trop tard, y compris votre maintien dans le monde. Double désillusion où la fin de l'être devient la fin du monde...
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jostein
  20 mars 2014
Dans L'ablation, Tahar Ben Jelloun annonce jouer l'écrivain public pour un ami mais c'est bien un homme conscient du problème qui parle.
Le cancer de la prostate ( comme le cancer du sein pour la femme), arrivé à un certain terme, se traite par la soustraction de l'organe malade. Certains patients, inquiets des conséquences sur leur vie intime préfèrent " la vie même brève plutôt que l'ablation."
Ce chercheur en mathématiques, après l'angoisse des différents examens, opte pour l'ablation de la prostate sur les conseils de son ami médecin. C'est avec beaucoup de naturel, sans aucun tabou que nous vivons ces moments difficiles (examens, opération, suites opératoires) pour tout être humain.
Chaque étape est humiliante, dégradante même si les soignants sont d'un grand naturel. La dépression post opératoire est inévitable et même si le malade évite le mot "cancer" auprès de ses amis, l'isolement finit par avoir lieu.
"Même quand elle ne s'affiche pas, la maladie isole, impose la solitude et le silence."
Pour cet homme " qui a passé sa vie à courir les femmes", ( on retrouve notre Don Juan de L'amour conjugal) ne plus avoir de sexualité est sans aucun doute le plus difficile à assumer.
Est-ce la raison pour laquelle les souvenirs de femmes sont si présents dans les deux derniers livres de l'auteur ?
" Comment apprécier un Renoir si ta vie sexuelle est un désert." J'ose espérer que c'est encore possible.
La cécité de l'écrivain Jorge Luis Borgès ou la surdité de Luis Buñuel ne sont-elles pas plus affligeantes?
Tel Philip Roth qui accepte mal la vieillesse et la déchéance des corps dans Exit le fantôme, les écrivains n'hésitent pas à aborder ces thèmes qui nous concernent ou concerneront tous, sans aucun tabou.
Et c'est une bonne chose car dans un monde où la publicité affiche des corps sains, jeunes (même pour les produits concernant les personnes âgées), la déchéance des corps, l'humiliation de la perte de fonctions élémentaires sont souvent inévitables.
Le récit est une vision assez exhaustive des différentes étapes de la maladie, du dépistage aux conséquences. Je me serais bien passée des détails de la sexualité du malade mais il était sûrement important de montrer toute l'importance qu'il y portait.
Heureusement, l'auteur a cet altruisme de penser aussi aux femmes atteintes du cancer du sein ou aux enfants malades croisés à l'Institut Curie.
Un essai, qui, même si il n'apprend pas des choses essentielles, est un témoignage nécessaire pour exorciser ce tabou de la maladie et de la senescence.
Lien : http://surlaroutedejostein.w..
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critiques presse (3)
LaPresse   08 avril 2014
Tahar Ben Jelloun a choisi de tout dire dans ce récit qu'un ami lui aurait demandé d'écrire après une ablation de la prostate. L'auteur y ajoute sa propre expérience, même s'il a opté pour la curiethérapie afin de vaincre une tumeur semblable.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   21 janvier 2014
Tout n’est pas dramatique dans ce récit qui souligne que l’obscurantisme ne sert jamais à rien et qu’il vaut mieux devancer la maladie et ses conséquences que les subir.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   13 janvier 2014
Le narrateur ne se paie pas de mots. Tout est cru, lucide, terrible, saisissant, dans ce récit de l'ablation de la prostate et de ses conséquences sur le corps et l'esprit.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PalimpsestePalimpseste   31 janvier 2014
2. Le tournant
Cinq ans après la mort de ma femme, ma vie a pris un tournant. Mon corps soudain a changé. Son fonctionnement, son rythme, sa respiration. La modification s'est opérée de l'intérieur […] Voilà : je ne bande plus. Ma verge est morte, réduite à une vague présence sans vie, sans chaleur, un truc qui pendouille […]
3. La décision
ABLATION, n. f. - action d'enlever entièrement ou partiellement un organe […] Cancer... le mot est à peine prononcé. On vous parle de tumeur... et pour soi on fait un jeu de mots : tu meurs […] « On retire la prostate ; on n'enlève rien d'autre, rassurez-vous. » J'avale les informations et je ne dis rien. Discipliné et surtout confiant [...]
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Acerola13Acerola13   16 mai 2015
J'ai un don maintenant : je perce, je dévoile, je découvre et je comprends ce qui se cache derrière les apparences que les femmes exposent par peur, par timidité ou par hypocrisie.
Mon instinct me mène vers vous, ô femmes que j'aime et que j'attends avec patience, impatience, avec joie, folie, obsession. Chaque rencontre avec vous est un feu d'artifice qui m'aveugle, me donne ivresse et légèreté. Je vole, je chante (mal mais je m'améliore), je ris, je danse, je cours et je reviens vers vous les bras ouverts. Champagne dans les coupes et dans l'air, dans la musique et dans les fleurs. Tout est champagne, tout est lumière. Tout pétille à la moindre étincelle. Plus besoin de tomber dans un sommeil profond pour rêver. Il me suffit de tendre la main vers vous. Les draps en soie ne sont plus nécessaires. L'amour n'a pas besoin de décor. Ou alors un décor grandiose comme ceux qu'Alexandre Trauner fabriquait pour des films de légende.
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josteinjostein   20 mars 2014
Quand un homme est abîmé, on l'écarte. Nous sommes dans la civilisation des valeurs marchandes et rentables : un homme qui a dépassé la cinquantaine peut se faire du souci pour son emploi.
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josteinjostein   20 mars 2014
La sexualité et l’amour sont deux choses différentes, liées certes, mais pas nécessairement, du moins c’est ce que je croyais jusqu’à mon opération
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Acerola13Acerola13   16 mai 2015
Se supprimer par que le "puissant" a changé de statut, ça existe. On s'enfonce dans une déprime dont l'issue est fatale. Une question de dignité, d'amour-propre, d'orgueil. Le mot "impuissant" est violent, fort, dramatique.
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