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Josée Kamoun (Traducteur)
EAN : 9782070359936
192 pages
Éditeur : Gallimard (05/02/2009)
3.74/5   662 notes
Résumé :
Un homme. Un homme parmi d'autres. Le destin du personnage de Philip Roth est retracé depuis sa première et terrible confrontation avec la mort sur les plages idylliques de son enfance jusque dans son vieil âge, quand le déchire la vision de la déchéance de ses contemporains et que ses propres maux physiques l'accablent. Entre-temps, publicitaire à succès dans une agence à New York, il aura connu épreuves familiales et satisfactions professionnelles. D'un premier ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
3,74

sur 662 notes

Erveine
  06 mars 2014
Philip Roth « Un homme » est un livre qui se lit facilement. On entre tout doucement dans l'histoire et on glisse inconsciemment jusqu'à la dernière page.
Pourtant le sujet est à la fois profond et ordinaire. Il s'agit de se regarder vivre, en avant en arrière, de se reconnaître dans ces parcours de vie, avec un regard franc, mais au minimum, sans complaisance.
Il s'agit de notre impétuosité dans la jeunesse, de nos sanctions irrémédiables, chassant les uns pour subsumer les autres, à bon ou à mauvais escient, et de se bâtir une cour, ou selon, un désert. Il en est d'aimer la vie jusqu'à la sacraliser quand elle devient fuyante, tandis qu'on l'a gâchée, parfois sans compter, quand elle était offerte. Par ressenti, on découvre le lien indestructible de la filialité, au-delà des choses terrestres et comment la mémoire nous accompagne, ici, pour le meilleur.
Et enfin, quand on évoque les travaux de terrassement, je dirai qu'il faut ratisser large pour conserver une bonne ouverture d'esprit, quand on s'aperçoit mais un peu tard, que dans un moment d'extrême solitude, on peut trouver du réconfort auprès d'un illustre inconnu et combien il est impossible d'en obtenir à point nommé, sur notre simple impulsion, auprès des proches.
Allez, petite mise en bouche :
Extrait : il ne couchait plus avec Phoebe depuis six ans, mais il ne pouvait guère livrer ce détail intime à ses fils pour leur expliquer son deuxième divorce. Il avait été le mari de Phoebe pendant quinze ans, le père à demeure de Nancy pendant treize ans, le frère de Howie et le fils de ses parents depuis sa naissance, un brillant publicitaire pendant plus de vingt ans : ces titres parlaient pour lui...
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marina53
  03 mars 2013
L'histoire peu banale commence par la fin: nous sommes dans un cimetière juif et l'on enterre cet homme, fils d'un bijoutier, père de trois enfants dont deux fils qui le détestent et une fille qui l'adore, trois ex-femmes dont deux ne se sont même pas donné la peine de venir à son enterrement et un frère qu'il idolâtrait. .
Publicitaire renommé, cet homme s'est aussi consacré à sa passion: la peinture qu'il a enseignée au cours de ses dernières années. On voit défiler l'histoire de cet homme, ses histoires d'amour, ses rapports avec ses enfants, ses passions et surtout ses séjours à répétition dans les hôpitaux. Avec sa santé fragile, dès son plus jeune âge il enviera tous les bien-portants et vivra au gré de ses maladies...
Philip Roth nous décrit avec fatalisme et brio le destin de cet homme, dont on ne connait même pas le nom. Ainsi, chacun pourra y trouver sa part de vérité. La maladie, la vieillesse, la peur de ne plus séduire, les mariages ratés, les enfants détestés, une fille chérie, des liens très forts avec un frère, l'histoire du papa juif qui aura tout fait pour cet homme... autant de petites aventures, certes banales dans la vie de tout un chacun, que Roth a le secret de dévoiler gentiment et avec justesse. A travers la vie et ses questionnements, Roth décrit les peurs, les craintes, le combat au quotidien, les erreurs commises au cours de sa vie et les liens avec les proches. Et c'est avec une certaine amertume que cet homme finira sa vie, parce qu'il est devenu quelqu'un qu'il ne voulait pas être.
Un roman noir, comme la mort et la maladie omniprésentes, mais que l'écriture riche et tendre a su rendre véritablement d'une grande beauté.
Un homme... une femme conquise...
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Moovanse
  10 juin 2015
« Combien de temps peut-on passer à fixer l'océan, quand bien même on aime cet océan depuis qu'on est tout petit? Combien de temps pouvait-il contempler le flux et le reflux sans se rappeler, comme n'importe qui dans une rêverie littorale, que la vie lui avait été donnée, à lui comme aux autres, par hasard, fortuitement, et une seule fois, sans raison connue ni connaissable? »
Flux et reflux – Naissance et mort ? Venir au monde et le quitter.
Flux et reflux – Naissance et renaissance ?
Vague échouée qui aussitôt repart, Vague suivie d'une autre vague,
Va et vient inlassable, inusable …
Elle ne meure pas la mer ?
Seule la vague lassée de son voyage vient lécher la mort du bout des lèvres.
Flux : sang pulsé, sève impatiente, éclosion de vies, tout ces printemps d'enfance, ces rires de jeunesse, tout ces visages, ces mains, ces bouches, ces yeux, ces corps, ces peaux qui vont en l'éclair d'un ciel se croiser, se happer, se mêler, se coller, s'épouser, s'enfiévrer et peut-être s'aimer, toutes ces vagues chaudes de passions passagères, de désirs illusoires , tout ce remue-ménage de chairs et de pensées, ce bric à brac de voix et de lumières, de parfums, d'odeurs, de sexes et de sueurs, tout ce tourbillon de questions, ces tâtonnements, ces turbulences, tout cela - incroyablement tout cela - finira par se défaire et par se taire … par s'assécher et se dissoudre.
Tout s'achèvera par cette poignée de terre sombre et froide qu'on jettera sur le bois de ton cercueil : poussières sur ta poussière.
« Un homme » commence là, dans le huis clos de ses poussières.
Flash-back de sa vie, qui peut-être la tienne, l'ordinaire fait d'unions et désunions, méandres compliqués de la maladie qui s'installe, insidieuse douleur de la vieillesse qui « massacre » les corps et le reste, de cette jeunesse fuyante dont on n'accepte ni les rides ni le sépia.
L'Homme s'interroge, s'observe, se souvient, se raccroche à ses pelletées d'enfance, à la force de ses désirs, à ses lumières d'autrefois, se cogne à ses échecs, ses mensonges et ses manques, regrette ses dérives, s'enferme dans son requiem de mémoires, finit recroquevillé sur son effroi de solitude.
Sauf à se faufiler entre les mailles d'un filet que l'on ne maitrise pas, l'ordinaire en somme de notre fragilité …
A roder autour de l'inéluctable, Philippe Roth, dans l'intime de son sujet, nous invite ainsi de manière intense à nous pencher sur la couleur de notre propre existence.
J'y vois pour ma part, loin de la désespérance, une furieuse envie de Vivre cette vie de chien qui nous meurtrit, à la Vivre, ivre, avide, à la respirer, entière, puisque si courte, elle en est d'autant plus précieuse et fascinante …
Flux et reflux des jours qui soleillent et des nuits qui s'endeuillent, toutes ces questions qui vont, qui viennent et qui resteront sans réponse : notre seule destination est-elle le silence, une poignée de terre froide et sombre jetée sur un néant ?
Ou comme la vague en bout de course, finit-on du bout des lèvres par regagner le large ?
Je me demande …
Flux et reflux, serait-elle la miniature de notre destinée ?

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1967fleurs
  17 juillet 2018
Philippe Roth est un écrivain américain qui rentre en littérature en réaction à ses parents.
Chacun de ses livres représente une difficulté.
Dans un homme finalement c'est de lui qu'il nous parle, des difficultés qui ont jalonné sa vie en Angleterre puis dans le Connecticut ;
Un destin rempli de scandales. (sexe, adultère).
D'une première union, il aura deux fils qui le méprise, d'un second mariage, naitra Nancy qu'il adore, puis il s'engagera dans une troisième union par mensonge et dépit.
Durant toute son existence, il connaîtra une santé précaire et jalousera celle de son frère ainé Howie.
A l'aune de sa vie, Philippe Roth dresse le bilan, de ses joies, de ses peines, de ses réussites, de ses échecs personnels, professionnels, amoureux.
Un roman corrosif où se conjuguent indécence et désespoir.
Philippe Roth nous a quitté au mois de mai.
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Malaura
  15 octobre 2011
Un vieux cimetière, une tombe...Famille et amis sont réunis pour saluer une dernière fois un homme qui n'est plus.
Un homme dont la vie a été rythmée par les problèmes cardiaques et la peur-panique de la mort.
A côté de cela, une brillante carrière de publicitaire, trois mariages ratés, deux fils qui le détestent, une fille qui l'adore, et de nombreux pontages coronariens qui le laissent chaque jour un peu plus diminué, un peu plus aigri et désabusé.
Et puis, l'opération de trop qui met un terme définitif à sa vie d'homme parmi tant d'autres.
Le livre de Philip Roth commence avec la mort et finit avec la mort.
Toute une vie abordée comme un véritable précis de décomposition.
Maladie et Mort, parties intégrantes de ce roman magistral, aussi fondamentalement présentes et intrinsèquement liées à toute vie humaine.
De la première expérience, enfant, jusqu'à l'ultime intervention, adulte, c'est de la lente et inexorable décrépitude du corps dont il s'agit, qui conduit inéluctablement au fond d'un cimetière.
« Un homme » qui amorce la série de courts et fulgurants romans rassemblés sous l'appellation « Cycle Némésis »...
Cet homme, dont on ne saura jamais le nom, qui est vous, qui est moi, qui est chaque être humain avec ses peurs, ses passions et ses doutes...
Cet homme férocement ausculté dans ses travers, ses craintes et ses désarrois...
Cet homme, donc, c'est encore une fois le vrai fondement du travail de l'Ecrivain Philip Roth, à savoir la représentation d'une société dont, toujours aussi remarquablement, l'auteur pointe les faiblesses et les aberrations, avec autant de mordant que d'ironie désillusionnée.
Encore une fois, Roth est brillantissime !
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critiques presse (1)
LeMonde   28 octobre 2011
American Stranger est un très beau roman, profond et subtil, sur le déracinement, sur ce qui reste de soi lorsqu'on est plongé dans un milieu étranger. Sur l'expérience de la minorité. David Plante y promène son personnage, l'émouvante Nancy Green, d'un monde à l'autre, d'un homme à l'autre, à la recherche d'elle-même.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   17 février 2013
Sa mère était morte à quatre-vingts ans, son père à quatre-vingt-dix. Il leur dit à haute voix : "J'ai soixante et onze ans. Votre petit garçon a soixante et onze ans. - Tant mieux, répondit sa mère. Tu as vécu." Et puis son père lui dit : "Penche-toi sur ton passé, répare ce que tu peux réparer, et tâche de profiter de ce qui te reste."
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colimassoncolimasson   05 mars 2012
On peut tout surmonter, […] même si la confiance est trahie, à condition que la faute soit avouée. Dans ce cas-là, on devient partenaires sur un autre registre, mais on peut rester partenaires. Tandis que le mensonge, le mensonge n’est qu’une manipulation minable, une manipulation méprisable de l’autre. On regarde l’autre agir selon des informations incomplètes, autrement dit s’humilier. […] Les gens que vous bafouez, vous les menteurs, avalent tellement de couleuvres qu’ils finissent par baisser dans votre estime, malgré vous, n’est-ce pas ? Je suis sûre que les menteurs sont si habiles, si tenaces, si fourbes que c’est la personne à qui ils mentent qui finit par leur sembler sérieusement limitée. Vous en arrivez sans doute à oublier que vous mentez –ou alors vous vous dites que c’est un pieux mensonge, commis par gentillesse, pour épargner votre pauvre compagne asexuée. Vous pensez sans doute mentir par vertu, par générosité envers la pauvre gourde qui vous aime. Mais peut-être qu’il ne faut rien y voir d’autre qu’un mensonge, un mensonge de plus, dans une série de mensonges dégueulasses.
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colimassoncolimasson   05 mars 2012
Oh, quelle ivresse ! l’odeur de l’eau salée, la brûlure du soleil ! La lumière du jour, la lumière qui pénétrait partout, jour après jour d’été, la lumière du jour, brasillant sur la mer vivante, trésor optique si vaste, d’une valeur si astronomique qu’il croyait voir sous la loupe de son père, gravée à ses initiales, la planète elle-même, parfaite, précieuse, sa demeure, ce joyau d’un million, d’un billion, d’un trillion de carats, la Terre !
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abysseaabyssea   20 juin 2015
Mais combien de temps l'homme peut il passer à se rappeler le meilleur de l'enfance? Et s'il profitait plutôt du meilleur de la vieillesse? A moins que le meilleur de la vieillesse ne soit justement cette nostalgie du meilleur de l' enfance, de ce corps, jeune pousse de bambou,avec lequel chevaucher les vagues du plus loin qu'elles se formaient, les chevauchaient bras pointés, telle une flèche dont la tige serait ce torse et ces jambes effilés, les chevaucher à s'en râper les cotes contre les galets pointus, les palourdes ébréchées, les débris de coquillages de la grève, pour ensuite se dresser, belliqueux , sur ses pieds, faire aussitôt volte- face, s'enfoncer flageolant jusqu'aux genoux dans le ressac, plonger et nager comme un fou vers les brisants renflés, jusqu’à l'Atlantique vert qui s’avançait à sa rencontre, roulait vers lui irrésistible comme cet avenir, réalité obstinée et, s'il avait de la chance , arriver à temps pour attraper la grosse vague suivante, et puis la suivante,et ainsi de suite, jusqu'à ce que la lumière rasante brasillant sur les vagues lui dise qu'il était temps de rentrer"
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LaSalamandreNumeriqueLaSalamandreNumerique   09 mars 2019
Pourtant ce qu'il avait appris n'était rien comparé à l'inévitable siège que l'homme doit soutenir en fin de vie. S'il avait connu la souffrance mortelle de chaque homme, de chaque femme croisés pendant sa vie active, s'il avait connu leur douloureux parcours fait de regret, de deuil, de stoïcisme, de peur, de panique, de terreur, s'il avait découvert toutes les choses auxquelles ils avaient dû dire adieu alors même qu'elles leur étaient si vitales, s'il avait connu le détail de leur destruction en règle, il lui aurait fallu rester au bout du fil toute la journée et une partie de la nuit, à passer encore une centaine d'appels. Ce n'est pas une bataille, la vieillesse, c'est un massacre.
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Videos de Philip Roth (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
Philip Roth : Entretien avec Alain Finkielkraut (1999 - Radio libre / France Culture). Photo : Philip Roth devant sa maison de campagne du Connecticut, 2010. (© Nancy Crampton.) Réalisation de Marc-Alexandre Millanvoye. Philip Roth s'entretenait avec Alain Finkielkraut, en 1999, pour l'émission "Radio libre" diffusée sur France Culture. Ses deux derniers romans alors parus en France, "La Pastorale américaine", et "Le Théâtre de Sabbath", sont l'occasion de réflexions sur le rêve américain, la vie dans la nature, le sexe. Amateurs de confessions transgressives s'abstenir : Philip Roth n'a rien à avouer, il n'enfreint pas d'imaginaires tabous pour mieux exhiber ses plaies intimes. Obéissant à une impulsion romanesque de plus en plus oubliée par les professionnels de la lecture, il nous aide à comprendre, c'est-à-dire à acquérir ce que le roi Salomon demandait dans ses prières, et qu'Alain Finkielkraut appelle de ses vœux : "Un cœur intelligent". Philip Roth, ce reclus du Connecticut, adore la conversation, pourvu qu'on lui épargne la question : « Vos livres sont-ils autobiographiques ? » Les interrogations nées en Alain Finkielkraut à propos du "Théâtre de Sabbath" ou de "Pastorale Américaine", les deux derniers livres de Philip Roth parus en France, portent sur l'art du roman, les vies que l'Histoire dévaste, le monde tel qu'il ne va pas, l'Amérique de notre temps. Philip Roth, en 1999, vit et travaille en Nouvelle-Angleterre, dans un décor enchanteur d'arbres, de fougères et de champs. Il croise, lors de ses promenades, des daims ou des tamias - petits écureuils affairés qui ressemblent étonnamment à Audrey Hepburn. Rien, sinon le croassement amical des corbeaux, n'altère le silence du lieu. Philip Roth évoque sa maison à la campagne en Nouvelle-Angleterre où il vit depuis 1972, sa naissance et son enfance passée dans une ville industrielle du New Jersey, sa découverte de la campagne dans son adolescence, sa vie à New York dans les années 1960 : l'impact de l'assassinat de J.F. Kennedy et de la guerre du Vietnam sur la société américaine ; la venue de sa célébrité littéraire à partir de 1969, son départ à la campagne, quelques voyages, son installation définitive à la campagne consécutive à sa rencontre avec Vaclav Havel qui vit également à la campagne. À propos de "Pastorale américaine", Roth évoque la réalité du rêve américain, le personnage de son héros, Seymour Levov, dit "le Suédois", un industriel d'origine juive polonaise, bien installé dans la société américaine ; la brusque entrée de l'Histoire dans la vie de Levov, dans les années 60, par l'acte terroriste commis par sa fille. Philip Roth explique les raisons pour lesquelles il a choisi une fille comme terroriste impliquée dans les meurtres. Il évoque enfin la mise à l'épreuve de l’allégeance des Américains à l'égard de leur pays par la guerre du Vietnam, la réaction de la jeunesse à la guerre du Vietnam comme une des raisons principales de sa fin. À propos du "Théâtre de Sabbath", Philip Roth analyse le personnage de son héros, Mickey Sabbath, un marionnettiste de 64 ans, éternel séducteur, "briseur des tabous", antipathique aux yeux de tous les lecteurs. Roth essaye d'expliquer ce qu'il y a de scandaleux dans ce personnage, raconte l'histoire familiale de Sabbath, sa souffrance morale face à la trahison de la vie, sa hantise de la mort, définit le but de la vie de son héros : "faire entrer le repoussant". Il décrit l'univers de son livre comme celui du corps : la destruction du corps, l'acte sexuel. Philip Roth analyse le caractère scandaleux du personnage de Sabbath, notamment son côté "vieux dégoûtant", sa haine de tout. Il explique les raisons pour lesquelles il aime son personnage. Pour mieux cerner son caractère, il le compare aux autres personnages de littérature. Il affirme qu'il n'y a pas de raisons pour lesquelles son héros, totalement américanisé, est un Juif par ses origines. Il explique que si son personnage est aussi scandaleux c'est parce qu'il est libéré du désir de plaire. Il évoque enfin ses réflexions sur sa propre vie pour dire d'où lui vient l’inspiration d'un tel personnage, et conclut sur une "leçon de vie", avec humour : « Il faut passer par le stade de la stupidité pour comprendre ses erreurs, et ne pas être un con. »
Source : France Culture
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