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ISBN : 2350213889
Éditeur : Naïve (17/09/2015)

Note moyenne : 4.44/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Une nouvelle femme fait son entrée dans la collection de bandes dessinées « Grands Destins de Femmes ».
Laura Berg et Stéphane Soularue retracent le parcours de Marie Curie, une femme de science et de cœur.
Deux fois Prix Nobel, première femme à enseigner à la Sorbonne, elle marie, pour les générations actuelles et futures, le talent, l’intelligence et la volonté permanente d’émancipation.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  01 novembre 2016
Marrant ! Si on se contente du dessin, il y a de quoi être déçu au premier abord : du crayonné plutôt enfantin, des couleurs posées vite fait, des bulles écrites style manuscrit. Pourtant il se dégage à la lecture de cette bd un charme incontestable qui contraste avec son sujet parfois assez dur et le rend accessible même aux enfants. Marie se raconte, comme elle le ferait au cours d'une conférence.
J'ai dit « assez dur » car la première partie de la vie de Maria Sklodowska est loin d'être une sinécure. Elle vit dans une Pologne dominée par le grand voisin Russe qui cherche à effacer sa culture au profit de la sienne propre. Les Polonais fiers de leur pays ont développé une sorte de résistance passive, avec des écoles clandestines d'Histoire et de littérature polonaises. Cela se double d'un combat féministe avec des universités volantes où les femmes parviennent à un haut niveau d'éducation à condition de ne pas se faire prendre. Ce sentiment patriotique polonais m'avait déjà frappé chez Frédéric Chopin. Ajoutez à cela les épidémies qui se succèdent, vous avez un tableau de la vie difficile de Marie et sa famille.
Pourtant la description n'est ni amère ni particulièrement triste. La chaleur du foyer familial réchauffe tout. Marie passe plusieurs en tant que gouvernante chez des bourgeois aisés afin de payer à sa soeur des études de médecine en France. Sa soeur lui retourne l'ascenseur en facilitant sa propre installation à Paris.
Puis c'est la rencontre avec Pierre Curie et leur collaboration. A ma grande joie, la partie scientifique n'est pas négligée par la bd et entre dans le détail. Je me suis vu replongé dans la pièce « Les palmes de M. Schutz » de Jean-Noël Fenwick. C'est terriblement fascinant de voir ce que ces deux chercheurs arrivent à tirer des faibles moyens à leur disposition. Pierre Curie prend même des risques inconsidérés en testant sur lui-même une solution à base de radium.
J'ai beaucoup apprécié la cérémonie du prix Nobel et l'avertissement clamé par Pierre Curie lors de son discours : « On peut se demander si l'humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mûre pour en profiter ou si cette connaissance ne lui sera pas nuisible ». Ma réponse serait « les deux mon général » : la découverte de la radioactivité est un profit à court terme, et une épée de Damoclès au-dessus de l'existence de toute vie sur Terre à moyen terme.
Je ressors de cette biographie dessinée plein d'admiration pour cette femme qui a mérité dix fois sa place au Panthéon. Merci à petitsoleil de me l'avoir fait découvrir.
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Commenter  J’apprécie          432
petitsoleil
  26 septembre 2015
Un beau roman graphique sur Marie Curie.
L'originalité de cette BD au dessin simple est de commencer très tôt, et d'évoquer longuement l'enfance et l'éducation atypiques de la petite Maria, et sa jeunesse polonaise, bien avant qu'elle vienne en France et devienne Marie Curie.
Née dans un pays bien particulier, la Pologne sous influence russe, dans une famille éclairée de Varsovie, Maria connaîtra la joie de vivre dans une famille nombreuse, mais aussi la maladie et le deuil, car sa mère et ses soeurs sont atteintes de tuberculose.
Très vive et intelligente, cultivée, elle devra d'abord commencer sa vie professionnelle très modestement. Placée comme gouvernante et institutrice à domicile, au service d'une famille, elle peut aider financièrement sa soeur Bronia. Bronia qui devient médecin à Paris, et qui l'invite ensuite à la rejoindre en France ... Maria va devenir Marie Curie ...
Les naissances des filles, Irène et Eve, sont évoquées, ainsi que leur enfance . Comme beaucoup de mamans, Marie note avec plaisir et précision tout progrès de sa fille aînée ... Suit l'évocation de la brillante carrière scientifique du couple, les prix Nobel ... le deuil qui frappe Marie ...
Un livre qui donne envie d'en lire d'autres de la même collection "Grands destins de femmes"
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Commenter  J’apprécie          311
chriskorchi
  30 décembre 2015
Qu'est-ce que j'aime cette collection qui met des femmes fortes en lumière, des femmes de tout horizons , émancipées et à la destinée exceptionnelle ? Un concept génial pour faire connaissance avec les plus grandes femmes dans des domaines différents, le fait que ce soit en BD est très ludique et attirant. Ici on suit l'histoire de Marie Curie dès son enfance en Pologne jusqu'au destin que l'on connaît. Issue d'une famille nombreuses elle est au -dessus du lot et dotée d'une grande intelligence. On la verra grandir, évoluer et on prendra part à la naissance du couple légendaire qu'elle forma avec Pierre Curie, la naissance de ses deux filles et les recherches.
Un livre passionnant sur une femme passionnante qui n'est pas que scientifique elle est aussi profondément humaniste et c'est ce qui ressort dans toutes les BD de cette collection d'ailleurs , toutes les femmes évoquées sont avant tout humaines et humanistes. On s'aperçoit qu'avec son mari ils avaient confiance en la recherche et en ce qu'en feront les hommes., peut-être un peu trop idéalistes.
Elle peut être lue par des adolescents , il est essentiel qu'ils connaissent d'autres figures que celles plutôt affligeantes qu'on leur propose actuellement et puis au moment où l'on parle d'intégration et de patriotisme Marie Curie en est un très bel exemple.
VERDICT
Un livre à offrir à vos ados et à s'offrir . Superbe
Lien : https://revezlivres.wordpres..
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Marti94
  09 février 2017
Quand on évoque à Marie Curie on pense aux sciences, à l'émancipation des femmes et à la France. Son nom est attachée à ses deux prix Nobel de chimie et au fait qu'elle fut la première femme à entrer au Panthéon pour ses mérites.
Mais ce n'est pas le parti pris des auteurs de cette biographie en bande dessinée.
Laura Berg et Stéphane Soularue se sont associés pour raconter la jeunesse de Maria Sklodowska et le début de ses recherches, dans cette belle collection Destins de femmes des éditions Naïve.
Ils mettent en avant son attachement à la Pologne et son enfance à Varsovie, alors sous domination russe, à la fin du 19ème siècle. Elevée dans une famille unie et érudite, elle rêve de faire ses études à Paris après avoir travaillé comme gouvernante. Elle réalisera ce rêve en 1891 et rencontrera Pierre Curie et c'est à Paris que ses recherches aboutiront à la découverte de nouveaux métaux : le polonium puis le radium.
Le choix des auteurs est donc de présenter son enfance en Pologne et sa jeunesse en France. C'est une tranche de vie entre deux pays aimés et un homme avec qui elle va partager sa passion pour la chimie, avec qui elle aura deux filles, mais qui mourra prématurément.
J'ai trouvé très intéressant le fait que Laura Berg et Stéphane Soularue mettent un point d'honneur à raconter que la découverte de la radioactivité en tant que phénomène physique a été faite par deux humanistes.
Lu en février 2017
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Garoupe
  19 octobre 2015
Après Hannah Arendt et Maria Sibylla Merian, les éditions Naïve poursuivent la mise en avant et en couleur de la vie des grandes figures féminines historiques. Cette nouvelle sortie concerne donc Marie Curie.
Petite biographie rapide : née Maria Salomea Sklodowska à Varsovie le 7 novembre 1867. Elle grandit dans ce qui sera plus tard la Pologne mais fait encore à cette époque partie intégrante de l'empire russe. C'est donc sous le joug russe et la peur de la répression qu'elle reçoit l'éducation russe et parallèlement l'éducation polonaise grâce à des professeurs et des parents qui lui transmettront la fibre patriotique qui ne la quittera jamais et la volonté de s'émanciper par le savoir.
En 1891, elle rejoindra sa soeur à Paris pour poursuivre ses études de physique à la Sorbonne. En 1893 elle décroche sa licence mais hésite à rentrer en Pologne. En 1894 elle rencontre Pierre Curie qui la convainc de rester définitivement en France. Ils poursuivent ensemble leurs recherches et leur vie personnelle. La première sera couronnée d'un prix Nobel en 1911 (puis un deuxième, fait unique pour une femme ! et ce ne fut pas chose gagnée d'avance puisque pour le premier prix Nobel, c'est son mari Pierre qui a du écrire au Prix pour demander à ce que sa femme soit pleinement associée au prix qui lui était d'abord décerné individuellement) et la seconde par un mariage et deux naissances. Marie Curie mourra en 1934 des suites d'une leucémie consécutive aux nombreuses expositions aux radiations auxquelles Marie Curie a soumis son corps au cours de ses recherches.
Ce qui ressort de cette bande dessinée (et qu'on d'ailleurs voulu mettre en avant les auteurs, force est donc de constater leur pleine réussite) n'est pas le souhait de mettre en avant une figure féministe même si certains faits de vie auraient pu inciter les auteurs à le faire mais bien le côté profondément humaniste que Marie Curie partageait d'ailleurs avec son mari. Les auteurs reprennent d'ailleurs un extrait d'un discours de Pierre Curie au cours duquel il s'interroge sur l'utilisation de leurs découvertes mais se déclare pleinement confiant en l'homme qui saura en tirer le meilleur (la suite prouvera que l'homme est capable de tirer le meilleur comme le pire de toutes les situations).
Les auteurs soulignent aussi l'activisme de Marie Curie pendant la première guerre mondiale qui aura mis en place des services de radiologie mobiles, qui aura participé à la formation des médecins du front pour qui la radiologie n'était pas quelque chose de commun.
Marie Curie brille particulièrement pour son patriotisme (que ce soit vis-à-vis de son pays natal ou de son pays d'adoption), son enthousiasme, sa passion, son humanité et son humanisme, sa foi dans la recherche.
Une collection Naïve de grande tenue dont la qualité et l'intérêt ne se dément pas de parution en parution.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-we
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critiques presse (1)
BoDoi   11 janvier 2016
L’ensemble est intéressant, cohérent, facile d’accès, notamment par le dessin tout en légèreté et couleurs douces de Stéphane Soularue, qui donne des ailes à une biographie qui aurait pu être laborieuse.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   29 octobre 2016
- On a oublié l'obélisque!!
- Viens, on y retourne!
Ce monument a été érigé par le tsar pour rendre hommage aux Polonais qui ont rejoint ses rangs. C'est pour nous un objet de dégoût.
Comme le veut la tradition, nous crachons chaque fois que nous passons devant.
- A toi Maria!
Crash!
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petitsoleilpetitsoleil   26 septembre 2015
Française,
je serai à l'initiative d'un service de radiologie mobile pendant la guerre de 14-18 ... J'équiperai des véhicules de tourisme d'appareils Röntgen, et je partirai sur le front avec Irène [ma fille aînée, également scientifique] pour former les médecins à la radiologie.
Plus d'un million de blessés seront secourus grâce à ces installations.

Polonaise,
je verrai mon pays renaître en 1919. Je reviendrai à Varsovie pour inaugurer un Institut du Radium et faire mes adieux à la Vistule. Ce jour-là encore, Bronia [ma grande soeur, médecin] sera à mes côtés.
+ Lire la suite
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BazaRBazaR   01 novembre 2016
Française, je serai à l'initiative d'un service de radiologie mobile pendant la guerre de 14-18. J'équiperai des véhicules de tourisme d'appareils Röntgen, et je partirai sur le front avec Irène pour former les médecins à la radiologie. Plus d'un million de blessés seront secourus grâce à ces installations.
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petitsoleilpetitsoleil   26 septembre 2015
(Pierre s'adresse à Marie, une lettre à la main)
- Marie, on me décerne le prix Nobel avec Henri Becquerel !
Pourquoi n'es-tu pas nominée, toi aussi ?
Je vais écrire en Suède à Mittag-Leffler ... et en France à Henri Poincaré !

"Je désirerais beaucoup partager cet honneur avec Mme Curie et que nous soyons considérés ici comme solidaires, de même que nous l'avons été dans nos travaux.
C'est elle qui a eu le courage d'entreprendre la recherche chimique des éléments nouveaux, elle a fait tous les fractionnements pour la séparation du radium ..."

Le 12 décembre 1903, le prix Nobel de physique nous est officiellement attribué à tous les deux, ainsi qu'à Henri Becquerel.
Et Pierre obtient une chaire à la Sorbonne.
- Au radium !
- Au radium !
- Au radium, et à l'arrivée prochaine de notre deuxième enfant !
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petitsoleilpetitsoleil   26 septembre 2015
2 des sœurs, Bronia et Maria (la future Marie Curie) :

- Les femmes polonaises n'ont pas accès aux études supérieures.
Elles sont peu nombreuses à aller dans les écoles publiques russifiées ...
Peu nombreuses également à pouvoir travailler.

- S'il faut y voir un avantage, disons qu'elles cultivent l'art de s'instruire en toute liberté, et d'éduquer leurs enfants hors du contrôle des autorités.
Bientôt, elles uniront leurs forces pour créer une université clandestine.
J'y reviendrai ...
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