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EAN : SIE41326_5321
Éditeur : France Empire (30/11/-1)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Paris, France-Empire, 1970, in 8, broché, 365 pp.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
akhesa
  23 mars 2015
Difficile pour un tel ouvrage de determiner les etoiles;il s'agit ici de temoignages vrais,autobiographiques et biographiques
C'est l'histoire du train de la honte,du train qui a vu toutes les atrocites qui ont decoulees de la chaleur,de la soif,de la deshydratation,de la suffocation,de la peur,de la haine,du delire,de la folie passagere,de la violence,du sang,de l'urine,de la merde...de la mort et de la decomposition des corps.
Comment des hommes ont-ils pu survivre dans de telles conditions?Une fois enferme dans les wagons,c'est l'humiliation et la sauvagerie a l'etat brut
Pourquoi a-t-il fallu de telles conditions de mort?
Ce qui m'etonne toujours est la rapidite avec laquelle ce livre rempli d'atrocites est lu?
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belette2911
  24 mars 2012
Violent, prenant, dérangeant, j'ai eu du mal à le lire à cause du récit qui était sombre, horrible.
Et certains se disaient humains ?? Non...
Le livre est à recommander, mais accrochez-vous.
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Riz-Deux-ZzZ
  14 avril 2012
En effet, Christian Bernadac a construit ce livre à partir de témoignages d'anciens déportés de ce « Train de la Mort » qu'il a pu retrouvé. On suit donc ce convoi du départ à Compiègnes jusqu'à l'arrivée au camp de Dachau, jour par jour, presque minute par minute, grâce au recoupement de différents prisonniers dispersés dans les nombreux wagons qui le composait.
On découvre alors toute l'horreur, la folie et le désespoir, toutes les choses affreuses qui ont pu se passer dans chaque wagon parfois (voire même très souvent en fait) au su et au vu des S.S. qui surveillait le train.
Les survivants nous relatent tellement précisément après plus de 25 ans (la plupart des manuscrits sont datés de 1970) tout ce qu'ils ont vécu et enduré pendant ces 4 jours : l'entassement dans les wagons (ils seront plus de 100 par wagons qui sont prévus à la base pour « 8 chevaux en long »), l'air raréfié de minute en minute, la chaleur de ce mois de juillet qui a enregistré des pics à 34°C (je vous laisse imaginer la chaleur dans les wagons métalliques...), la folie qui s'empare des plus faibles, le sang, la soif, les morts et j'en passe...
Lien : http://riz-deux-zzz.over-blo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
belette2911belette2911   24 mars 2012
Avant le départ de Compiègne, les Allemands découvrent la fouille, un couteau dans la paille du wagon : nous serons privés d’eau. Je crois que cette punition, tout en aggravant nos souffrances, va contribuer à ce que notre wagon n’ait pas de mort : nous avons moins chargé l’atmosphère de l’humidité saturée d’urée de la transpiration. Ce n’est pas le seul facteur favorable. Des camarades, dont je regrette infiniment de ne pas connaître l’identité vont établir une discipline raisonnable dans les postures des cent prisonniers et leur relève périodique. On bougera le moins possible. Des hommes se relaient pour faire circuler l’air confiné en balançant des couvertures. Quand à la situation, elle est celle de tout le train ; à peine une mince fente dans la clôture hermétique… J’estime, avec l’expérience des séjours (brefs) dans des étuves d’essais, que la température a atteint 70°C. La journée est atroce, d’autres le diront mieux que moi, chez lesquels la situation est plus grave encore, faute de discipline.

J’ai à peu près perdu connaissance lorsqu’un camarade me sauve sans doute la vie en me hissant au contact de la fente que j’ai signalée : c’est longtemps après que j’ai appris son nom, celui de l’accordéoniste André Verchuren, auquel je garde toute ma reconnaissance.

Page 215 et 216.
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belette2911belette2911   24 mars 2012
Extraits du livre:

Et la tragédie continua, les hommes perdant connaissance, s’affaissaient sur leurs voisins. Ceux-ci tentaient de les soutenir ou de les rejeter, mais s’affalaient bientôt sous leur poids. Dès qu’un membre, bras ou jambe, se trouvait pris sous un corps, il était impossible de le dégager et, tôt ou tard, on se trouvait enseveli sous d’autres corps. Beaucoup périrent étouffés par le poids des corps dont ils n’avaient pu se dégager ; d’autres perdirent la raison, c’est ainsi que Barrois se figurait jouer une partie d’échecs avec moi. Son délire fut bref et il s’endormit sans souffrances. J’assistais impuissant à la mort.

Quelques-uns devinrent fous furieux. Ils se mirent à frapper leurs voisins ç coups de poings, de souliers, de gamelles…à sauter, à courir d’un bout à l’autre du wagon en écrasant les camarades. Ceux-ci, en se défendant, perdaient le peu de force et de souffle qui leur restait et succombaient à leur tour.

Page 181 –
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