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EAN : 9782221203217
180 pages
Éditeur : Robert Laffont (04/01/2018)
3.34/5   73 notes
Résumé :
" Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s'était transformée en livres. " Ainsi s'exprime le narrateur, né sous X, bibliothécaire de profession, qui voit sa vie bouleversée par la lettre d'un notaire. Il y apprend que sa mère biologique, dont il ignore absolument tout, vient de mourir et lui laisse un héritage singulier : 1 144 livres. Que penser de ce geste ? Faut-il accepter l'héritage de quelqu'un qui vous a abandonné ? Qui était la femme cachée derriè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
3,34

sur 73 notes

fanfanouche24
  20 janvier 2018
Pris connaissance de ce roman très récent, en parcourant la dernière sélection de " Masse Critique", ce mercredi 17 janvier 2018 !
Je me suis précipitée pour en faire l'acquisition: des thèmes qui m'ont aussitôt interpellée, avec le double sujet des origines, de la filiation, et d'une éloge inconditionnelle de la lecture, des livres , rempart contre toutes les adversités et toutes les douleurs !!
Le héros, bibliothécaire, né sous X... reçoit la lettre d'un notaire, lui apprenant que sa mère biologique lui a laissé, par testament, un millier de livres, le reste de sa bibliothèque allant à une association, celle D'A. Follereau (contre la lèpre) ?!!!....
Héritage aussi émotionnant que déconcertant... d'abord rempli de réticences, notre narrateur se décidera, sous l'impulsion d'une curiosité irrépressible , d'ouvrir ces fatidiques 38 cartons" de livres, trop intrigué... par leur contenu, et ce que ce legs de livres pourrait lui apprendre de cette femme inconnue, à qui il doit la Vie !!?
Un petit trésor de pudeur... où tout est suggéré avec délicatesse et simplicité !
Un ouvrage qui pourrait paraître anodin, que je trouve bien précieux... pour les amoureux des livres et tous les "orphelins de leurs origines" !!! tout cela écrit avec élégance, et sans le moindre pathos. Une belle émotion pour tous les lecteurs très attentifs !!
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AudreyT
  07 février 2018
****
Orphelin, abandonné à la naissance, le narrateur n'a jamais connu sa mère, elle a accouché sous X. Il ne l'a jamais cherché, il n'a jamais éprouvé le besoin de la rencontrer. Il a été élevé par des parents adoptifs aimants et qui l'ont entouré de tout ce dont il avait besoin. Et c'est au milieu des livres qu'il vit désormais. Devenu bibliothécaire, il voue une véritable passion pour la lecture. Quand un jour il reçoit une lettre d'un notaire, il apprend que sa mère biologique lui a légué à sa mort 1144 livres. Que va-t-il en faire ?
Jean Berthier nous offre ici un premier roman doux et tendre. Avec des mots pesés et étudiés, il parle avec passion et justesse des livres, de la lecture, de ce monde à part... Il évoque également des sentiments très forts pour une mère, un abandon, une origine qu'on ne recherche pas, ou qu'on rejette inconsciemment pour ne pas être déçu ou blessé...
Merci à NetGalley et aux éditions Robert Laffont pour le partage de ce roman.
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LiliGalipette
  01 février 2018
Né sous X, le narrateur a été adopté par les très aimants Henri et Mariette. Devenu adulte, mari et père, il n'a jamais cherché à retrouver ses parents. C'est donc avec étonnement que ce bibliothécaire passionné de livres hérite de la bibliothèque de sa mère biologique. « Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s'était transformée en livres. Plus rien ne subsistait d'elle que ces innombrables pages serrées les unes contre les autres. C'était son faire-part de décès. » (p. 75) Face aux 38 cartons qui contiennent les 1144 livres de cette inconnue, l'homme s'interroge. Faut-il garder ces livres ou s'en défaire ? Comment accepter ce don fait par une mère ignorée, qui n'est même pas une mère et ne le sera jamais ? Retrouvé par cette génitrice désormais pour toujours inaccessible, l'enfant devenu homme ne veut pourtant pas remonter ses origines et se retrouve bien encombré de cette génitrice qui ne lui manquait pas. Cependant, les cartons se vident peu à peu, sans donner de réponses, sans dessiner les contours de cette femme. « Desser le portrait d'un lecteur d'après ses livres, [...], est une entreprise par bonheur vouée à l'échec. » (p. 89) Pourtant, l'homme cherche des traces, des indices, jusqu'à décider de ne prendre ces livres que pour ce qu'ils sont.
Superbe déclaration d'amour aux livres qui nous fascinent et nous façonnent, ce roman célèbre la littérature et le lien invisible qu'il crée entre des inconnus. le de Jean Berthier est puissant, très beau et il se déploie amplement, emportant le lecteur dans une balade suave au fil des livres. Je retiens les très doux mots qu'il a pour décrire la beauté de la relation mère-fils, surtout quand elle est choisie par la première et embrassée par le second. Et qu'elle est étrange et particulière, la poésie des indications d'éditeur que personne ne lit dans les premières et les dernières pages des livres : nombre de tirages, achevé d'imprimé, dépôt légal... Ce sont presque des incantations mystiques, tellement précieuses et lourdes de sens pour les amoureux des livres et des belles éditions.
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prune42
  10 octobre 2018
Bibliothécaire, le narrateur de ce livre reçoit un jour un courrier d'un notaire l'informant que sa mère naturelle, qui l'a abandonné à la naissance, lui a légué 38 cartons de livres à sa mort, soit 1144 livres. Très étonné, il commence par refuser cet étrange héritage mais impossible, il faut qu'il en prenne possession avant de le refuser. Il se rend en province chez Maître Noblecourt qui a disposé les cartons de livres dans une chambre d'hôtel. le narrateur ne veut pas y toucher, persuadé que cela ne lui apprendra rien sur l'identité de sa mère puis il cède à la tentation et ouvre les cartons. Il découvre une bibliographie variée, composée d'éditions rares parfois mais très peu d'indices personnels sur sa génitrice. Que faire de cet étrange héritage ?
J'ai découvert la première fois ce roman sur une Masse Critique et j'ai trouvé l'idée de départ intéressante et originale. Effectivement, recevoir un tel héritage n'est pas quelque chose de courant et a un aspect énigmatique, ceci a alimenté ma curiosité.
J'ai été malheureusement un peu déçue par le style du roman en lui-même qui n'est pas simple mais assez alambiqué et recherché, j'avais parfois l'impression de lire un livre écrit un siècle auparavant en raison de son style.
Ce roman de 150 pages se lit vite, c'est suffisant car on n'évolue guère dans l'histoire et on risquerait de tourner en rond avec plus de pages.
J'ai trouvé l'abondance de détails donnés sur les livres découverts par le narrateur (maisons d'édition, années de parution, couvertures) assez inutile et donc ne présentant pas beaucoup d'intérêt. J'aurais préféré à la place de ces détails une présentation rapide du livre en une phrase ou deux qui nous aurait vraiment fait partager l'amour des livres par son auteur.
J'ai l'impression d'être passée un peu à côté de ce livre sur les livres, je le regrette car ç'aurait pu être une belle découverte mais pour moi, le style y est pour beaucoup.
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verobenjiorphee
  09 novembre 2019
le récit de sa vie commença 97 jours après la naissance de l'auteur. Soit le jour où il entra dans sa famille d'adoption. L'auteur ne s'était jamais intéressé à savoir qui étaient ses parents biologiques, jusqu'au jour où il reçut une lettre d'un notaire. Cette lettre lui annonçait le décès de sa mère biologique, qui lui léguait un certain nombre de livres. Quel héritage surprenant venant d'une mère dont il ne connaissait rien ? Il réalisa qu'il allait, certainement, connaître le nom de cette mère innommable.
Jean appela le notaire pour lui dire qu'il refusait l'héritage, mais celui-ci devait exécuter le testament de la défunte. Acceptant le rendez-vous du notaire, il apprit que cette femme, dont il ne connaissait rien, lui léguait une partie de ses livres, l'autre partie était pour une association d'utilité publique. Ne voulant pas de ceux-ci chez lui, et dans sa propre vie, le notaire lui proposa de louer une chambre d'hôtel, afin de les entreposer.
Jean était lui-même bibliothécaire et adorait les livres. Et c'était encore vers les livres que la vie l'emmenait. Quelle coïncidence !!! L'entretien avec le notaire fut très bref et il n'osa demander des renseignements sur cette mère biologique qui se manifestait après son décès. le notaire lui proposa de voir ces livres. L'association viendrait les chercher quelques jours après, sauf s'il désirait changer d'avis.
Une fois seul et complètement dubitatif devant cette situation, il se rendit compte qu'il n'avait uniquement que deux indices sur cette femme : des livres et cette fondation. Désormais, sa naissance sous X n'était plus vraiment secrète. Mais, il en était sûr, il ne voulait absolument pas que sa vie change. Il s'était passé de cette femme. Cela devait continuer.
Malgré lui, la curiosité l'attira vers cette chambre où 38 cartons de livres l'attendaient. Au début, il n'en fit aucun cas, puis n'arrivant pas à dormir il sortit un livre d'un carton. Quelle ironie du destin que cet héritage de livres ? Mais qui était cette femme ? Il essayait vainement de comprendre. Celle-ci savait-elle sa profession ? Savait-elle où il était, avec qui, le connaissait-il ? Et pourquoi cette mystérieuse femme l'avait-il abandonné ? Ces cartons contenaient-ils une lettre d'elle ou un objet personnel ? Il décida d'étudier chaque livre et se mit à fureter scrupuleusement dans les cartons. Il y avait des livres qu'il connaissait, des séries, la bible en 7 volumes reliés cuir. Des livres sur la psychologie, sur la nature, des romans étrangers… Il entrait, ainsi, dans la bibliothèque d'une autre, traversant un pays, dont il connaissait la langue, mais dont l'étrangeté grandissait à mesure qu'il y pénétrait.
Il rechercha tel un enquêteur un indice, un mot écrit de sa main, un marque-page, un tampon pouvant lui donner une localisation. Rien. Sa mère avait disparu dans ses livres. Tout l'amour qu'elle ne lui avait pas donné était dans ceux-ci. Puis, il se rendit compte qu'il n'avait pas tenu sa promesse. Il avait été victime de sa curiosité, alors qu'il se l'était interdite. Pourquoi cette femme lui avait fait ce lège  de 1 144 livres ? Il se retrouva plus que jamais orphelin de sa mère.
Il décida, alors, de partir et de laisser derrière lui ces cartons de livres. de retour chez lui arrivera-t-il à oublier sa fameuse expédition ? Aurait-il sous-estimé ce don qui était le rêve d'une vie close de lecteur ? Ce lecteur qui était sa mère biologique dont il ne connaissait ni son visage, ni son nom, était rentrée dans sa vie, malgré lui.
Pourquoi lit-on ? Cela viendrait il de notre enfance ? Était un don venant d'un héritage transmissible de l'un des membres de sa famille ?
Telles étaient les questions que se posait l'auteur.
C'est un livre qui est dans la rubrique des romans, mais qui à mon avis, ressemble à une étude psychologie sur l'héritage physique et moral. C'est un livre très intéressant qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Il nous fait réfléchir sur la transmission des valeurs de la famille, quel qu'en soit l'héritage.
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critiques presse (1)
Actualitte   04 janvier 2018
C’est un voyage de plus en livre, confort idéal et langue audacieuse autant que svelte et légère. Un récit qui ouvre la rentrée de janvier avec grâce et bonheur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   18 janvier 2018
Entre les deux, je pourrais ouvrir le livre que j'avais emporté. Mais tandis que je m'apprêtais à le faire, le visage d'une jeune fille assise en face de moi me retint. Elle aussi lisait. IL s'exprimait d'elle cette force de retrait que les non-lecteurs n'apprécient pas toujours chez les lecteurs pour le privilège de liberté qu'ils y décèlent. (...) Avait-elle, comme moi à son âge, saisi qu'au-delà de toutes les séductions que la modernité exerçait sur nous , (...)il y avait une part de son âme et de l'âme du monde que seuls le livre et la littérature étaient à même d'éclairer ? (p. 33)
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nadejdanadejda   29 janvier 2018
Pourquoi souhaiter à l'enfant la consolation de la lecture sinon pour accompagner déjà quelque précoce malheur ? L'enfant parfaitement heureux ne lit pas. Il parle à ses semblables, recherche leur compagnie et comme chien ou chat, la caresse de la vie primitive. Plus un enfant est proche de la bête, plus proche il est du dieu. Divin génie de l'enfance qui se rit de la page et du signe. Avez-vous déjà vu un enfant dévaler une prairie sous le galop des fleurs ? Il fuit une bibliothèque. Laissons-lui le temps de passer de l'insouciance au malheur ou à. la terrible espérance d'être né. Nul n'entre dans une bibliothèque s'il n'a déjà été saisi d'effroi ; nul n'y demeure s'il n'a laissé au dehors les illusions du monde ; mais nul n'en sort car elle émet plus de lumière que les ténèbre extérieures.
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fanfanouche24fanfanouche24   19 janvier 2018
Les livres nous révèlent ce paradoxe que l'existence est une chose si grande qu'elle ne se suffit jamais à elle même (...)Comment faire mesure de la vie incommensurable ? La littérature s'y essaie. Aussi faut-il imaginer l'homme paradoxal par excellence qui ne peut combler sa curiosité de la vie qu'en s'en détournant. (p.151-152)
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fanfanouche24fanfanouche24   17 janvier 2018
Nous devrions lire pour nous quitter autant que pour nous retrouver. Dis-moi ce que tu lis et je ne te dirai rien de de que tu es ou crois être. - Connais-toi toi-même - : parole de sage. Le lecteur, lui, est d'une autre nature. -Déprends-toi de toi-même-, telle devrait être sa maxime. (p. 90)
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nadejdanadejda   30 janvier 2018
Demain, après-demain, et toute ma vie, je viendrais vers elle en ouvrant un de ses livres, non pour la chercher, car elle ne s'y trouverait pas, ni pour la deviner, car elle ne s'y révèlerait pas, mais pour partager les mêmes phrases, m'éveiller aux mêmes pensées, traverser les territoires où elle m'avait précédé. Ces livres qui l'avaient nourrie me nourriraient à leur tour et par eux nous serions reliés.
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