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ISBN : 2221203216
Éditeur : Robert Laffont (04/01/2018)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 34 notes)
Résumé :
" Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s'était transformée en livres. " Ainsi s'exprime le narrateur, né sous X, bibliothécaire de profession, qui voit sa vie bouleversée par la lettre d'un notaire. Il y apprend que sa mère biologique, dont il ignore absolument tout, vient de mourir et lui laisse un héritage singulier : 1 144 livres. Que penser de ce geste ? Faut-il accepter l'héritage de quelqu'un qui vous a abandonné ? Qui était la femme cachée derriè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  20 janvier 2018
Pris connaissance de ce roman très récent, en parcourant la dernière sélection de " Masse Critique", ce mercredi 17 janvier 2018 !
Je me suis précipitée pour en faire l'acquisition: des thèmes qui m'ont aussitôt interpellée, avec le double sujet des origines, de la filiation, et d'une éloge inconditionnelle de la lecture, des livres , rempart contre toutes les adversités et toutes les douleurs !!
Le héros, bibliothécaire, né sous X... reçoit la lettre d'un notaire, lui apprenant que sa mère biologique lui a laissé, par testament, un millier de livres, le reste de sa bibliothèque allant à une association, celle D'A. Follereau (contre la lèpre) ?!!!....
Héritage aussi émotionnant que déconcertant... d'abord rempli de réticences, notre narrateur se décidera, sous l'impulsion d'une curiosité irrépressible , d'ouvrir ces fatidiques 38 cartons" de livres, trop intrigué... par leur contenu, et ce que ce legs de livres pourrait lui apprendre de cette femme inconnue, à qui il doit la Vie !!?
Un petit trésor de pudeur... où tout est suggéré avec délicatesse et simplicité !
Un ouvrage qui pourrait paraître anodin, que je trouve bien précieux... pour les amoureux des livres et tous les "orphelins de leurs origines" !!! tout cela écrit avec élégance, et sans le moindre pathos. Une belle émotion pour tous les lecteurs très attentifs !!
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AudreyT
  07 février 2018
****
Orphelin, abandonné à la naissance, le narrateur n'a jamais connu sa mère, elle a accouché sous X. Il ne l'a jamais cherché, il n'a jamais éprouvé le besoin de la rencontrer. Il a été élevé par des parents adoptifs aimants et qui l'ont entouré de tout ce dont il avait besoin. Et c'est au milieu des livres qu'il vit désormais. Devenu bibliothécaire, il voue une véritable passion pour la lecture. Quand un jour il reçoit une lettre d'un notaire, il apprend que sa mère biologique lui a légué à sa mort 1144 livres. Que va-t-il en faire ?
Jean Berthier nous offre ici un premier roman doux et tendre. Avec des mots pesés et étudiés, il parle avec passion et justesse des livres, de la lecture, de ce monde à part... Il évoque également des sentiments très forts pour une mère, un abandon, une origine qu'on ne recherche pas, ou qu'on rejette inconsciemment pour ne pas être déçu ou blessé...
Merci à NetGalley et aux éditions Robert Laffont pour le partage de ce roman.
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LiliGalipette
  01 février 2018
Né sous X, le narrateur a été adopté par les très aimants Henri et Mariette. Devenu adulte, mari et père, il n'a jamais cherché à retrouver ses parents. C'est donc avec étonnement que ce bibliothécaire passionné de livres hérite de la bibliothèque de sa mère biologique. « Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s'était transformée en livres. Plus rien ne subsistait d'elle que ces innombrables pages serrées les unes contre les autres. C'était son faire-part de décès. » (p. 75) Face aux 38 cartons qui contiennent les 1144 livres de cette inconnue, l'homme s'interroge. Faut-il garder ces livres ou s'en défaire ? Comment accepter ce don fait par une mère ignorée, qui n'est même pas une mère et ne le sera jamais ? Retrouvé par cette génitrice désormais pour toujours inaccessible, l'enfant devenu homme ne veut pourtant pas remonter ses origines et se retrouve bien encombré de cette génitrice qui ne lui manquait pas. Cependant, les cartons se vident peu à peu, sans donner de réponses, sans dessiner les contours de cette femme. « Desser le portrait d'un lecteur d'après ses livres, [...], est une entreprise par bonheur vouée à l'échec. » (p. 89) Pourtant, l'homme cherche des traces, des indices, jusqu'à décider de ne prendre ces livres que pour ce qu'ils sont.
Superbe déclaration d'amour aux livres qui nous fascinent et nous façonnent, ce roman célèbre la littérature et le lien invisible qu'il crée entre des inconnus. le de Jean Berthier est puissant, très beau et il se déploie amplement, emportant le lecteur dans une balade suave au fil des livres. Je retiens les très doux mots qu'il a pour décrire la beauté de la relation mère-fils, surtout quand elle est choisie par la première et embrassée par le second. Et qu'elle est étrange et particulière, la poésie des indications d'éditeur que personne ne lit dans les premières et les dernières pages des livres : nombre de tirages, achevé d'imprimé, dépôt légal... Ce sont presque des incantations mystiques, tellement précieuses et lourdes de sens pour les amoureux des livres et des belles éditions.
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coquinnette1974
  25 janvier 2018
1144 livres de Jean Berthier est un roman découvert dans la liste de la dernière masse critique sur Babelio, et obtenu grâce à net galley et Robert Laffont. Je n'ai pas hésité une seconde à le demander et je suis chanceuse, je l'ai reçu, et du coup je l'ai lu d'une traite :)
1144 livres est un roman très court.
Le narrateur a été adopté et il n'a jamais souhaité connaitre sa génitrice. Quand celle-ci meurt, elle lui lègue... 1144 livres !
Notre narrateur est déstabilisé, surpris, surtout en apprenant qu'il ne connaîtra pas son identité. Sa génitrice ayant légué les livres sous couvert d'anonymat.
Notre narrateur va se poser pas mal de questions, penser à cet héritage, à son passé...
1144 livres est un court roman, intéressant
L'écriture m'a plu, j'ai aimé toutes les réflexions de l'auteur sur l'adoption, l'héritage, nos origines...
Il y a beaucoup d'émotion, c'est un très joli livre mais c'est presque trop court.
Il me manque un petit truc pour faire Waouh quel joli roman, j'ai adoré.
Toutefois, je ne regrette pas du tout ma lecture, et je mets quatre étoiles.
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Leraut
  01 février 2018
Jean Berthier écrit en maître. Ouvrir 1144 livres, c'est pénétrer dans une citadelle qui n'a de limites que l'horizon que l'on s'impose. Ce n'est pas un roman, ni un récit, c'est un livre rare, aux enluminures invisibles que le lecteur devine d'or. Ce chef d'oeuvre puisque c'est de cela qu'il s'agit est plus que magnifique, il est bouleversant de noblesse verbale. On lit du transcendantal, de l'intime. Sans pathos, avec cette délivrance qui couronne les purs. Cette histoire plausible est un hymne à la rédemption. le narrateur reçoit une lettre, pas n'importe laquelle. Une lettre qui va bousculer sa vie, ouvrir la voie au fond de lui-même. Comment décrire l'histoire sans mettre des taches d'encre partout ? Dénaturer cette écriture solaire, en posant à plat le mot mère, abandon, bibliothèque, don. Ne rien dire de ce qui va se passer. La force est dans le silence des mots, si existentiels. Jean Berthier est doué. Il vit le mot, le sens, la profondeur des sentiments. Cet hymne aux mères, qui sont trois, aux livres, est le mystère de la profondeur du puits qui se cache dans le désert livresque. Tout est sublime. C'est un premier roman dites –vous ? Mais il est né depuis la nuit des temps. Sa maturité est telle qu'elle en foudroie le lecteur. « Nul n'entre dans une bibliothèque s'il n'a pas été saisi d'effroi ; nul n'y demeure s'il n'a laissé au-dehors les illusions du monde ; mais nul n'en sort car elle émet plus de lumière que les ténèbres extérieures. » « Ces prés, ces fleurs, je les ai foulés aussi, j'ignorais seulement qu'il y avait une bibliothèque au bas de la pente et que, l'âge venant, j'allais m'y précipiter. Que serais-je devenu si, au lieu de me léguer les livres d'une vie, cette mère m'avait laissé, petit bonhomme, marchant à ses côtés. » le lecteur saisit à pleines brassées ce vestige. Il ouvre les cartons un à un, cherche les signes du passé, en filigrane dans chaque découverte. Il devient l'ombre du narrateur, de cette mère, fantôme égaré. Cette histoire est puissante, magistrale, digne, sincère et pure. Elle contient toutes les semences pour renaître à la vie. Publié par Les Editions Robert Laffont, collection Les passe-murailles, ce livre inoubliable contient à lui seul 1144 livres. A lire d'urgence.
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critiques presse (1)
Actualitte   04 janvier 2018
C’est un voyage de plus en livre, confort idéal et langue audacieuse autant que svelte et légère. Un récit qui ouvre la rentrée de janvier avec grâce et bonheur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   18 janvier 2018
Entre les deux, je pourrais ouvrir le livre que j'avais emporté. Mais tandis que je m'apprêtais à le faire, le visage d'une jeune fille assise en face de moi me retint. Elle aussi lisait. IL s'exprimait d'elle cette force de retrait que les non-lecteurs n'apprécient pas toujours chez les lecteurs pour le privilège de liberté qu'ils y décèlent. (...) Avait-elle, comme moi à son âge, saisi qu'au-delà de toutes les séductions que la modernité exerçait sur nous , (...)il y avait une part de son âme et de l'âme du monde que seuls le livre et la littérature étaient à même d'éclairer ? (p. 33)
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nadejdanadejda   29 janvier 2018
Pourquoi souhaiter à l'enfant la consolation de la lecture sinon pour accompagner déjà quelque précoce malheur ? L'enfant parfaitement heureux ne lit pas. Il parle à ses semblables, recherche leur compagnie et comme chien ou chat, la caresse de la vie primitive. Plus un enfant est proche de la bête, plus proche il est du dieu. Divin génie de l'enfance qui se rit de la page et du signe. Avez-vous déjà vu un enfant dévaler une prairie sous le galop des fleurs ? Il fuit une bibliothèque. Laissons-lui le temps de passer de l'insouciance au malheur ou à. la terrible espérance d'être né. Nul n'entre dans une bibliothèque s'il n'a déjà été saisi d'effroi ; nul n'y demeure s'il n'a laissé au dehors les illusions du monde ; mais nul n'en sort car elle émet plus de lumière que les ténèbre extérieures.
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fanfanouche24fanfanouche24   19 janvier 2018
Les livres nous révèlent ce paradoxe que l'existence est une chose si grande qu'elle ne se suffit jamais à elle même (...)Comment faire mesure de la vie incommensurable ? La littérature s'y essaie. Aussi faut-il imaginer l'homme paradoxal par excellence qui ne peut combler sa curiosité de la vie qu'en s'en détournant. (p.151-152)
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fanfanouche24fanfanouche24   17 janvier 2018
Nous devrions lire pour nous quitter autant que pour nous retrouver. Dis-moi ce que tu lis et je ne te dirai rien de de que tu es ou crois être. - Connais-toi toi-même - : parole de sage. Le lecteur, lui, est d'une autre nature. -Déprends-toi de toi-même-, telle devrait être sa maxime. (p. 90)
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nadejdanadejda   30 janvier 2018
Demain, après-demain, et toute ma vie, je viendrais vers elle en ouvrant un de ses livres, non pour la chercher, car elle ne s'y trouverait pas, ni pour la deviner, car elle ne s'y révèlerait pas, mais pour partager les mêmes phrases, m'éveiller aux mêmes pensées, traverser les territoires où elle m'avait précédé. Ces livres qui l'avaient nourrie me nourriraient à leur tour et par eux nous serions reliés.
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