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Jean-Michel Beuriot (Illustrateur)
EAN : 9782203388963
88 pages
Éditeur : Casterman (22/09/1997)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 100 notes)
Résumé :

1932. L'Allemagne traversait une crise sans précédent. Mon père, comme de nombreux compatriotes, voyait en Hitler le seul homme capable de la redresser. Je désapprouvais en silence... C'est à cette époque que Katarina vint habiter en face de chez nous. Je découvris des sentiments inconnus jusqu'alors... Les choses auraient pu être plus simples, s'il n'y avait eu ma timidité et, surtout, l'arrivée des nazis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Erik_
  29 août 2020
Avis portant sur la série:
Amours fragiles retrace l'histoire sentimentale d'un jeune homme timide dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres avec la montée du nazisme et de ses insidieuses privations progressives des libertés.
J'ai beaucoup aimé le premier tome dont l'action se passe en 1933 au moment même de l'accession d'Hitler à la chancellerie. le propos politique est d'ailleurs fort bien amené. Il y a des scènes traitées avec une grande finesse et objectivité bien que située dans une période parmi les plus sombres de l'histoire contemporaine. Cependant, j'ai eu un peu de mal à reconnaître certains personnages d'une case à l'autre car ils se ressemblent étrangement.
Le second tome nous emmène à Paris en 1939 peu avant l'entrée en guerre. On fait la connaissance de nouveaux personnages qui se sont exilés d'Allemagne. On se dit également que notre héros reste un éternel étudiant alors que 5 ans ont passé depuis. Il faut reconnaître que ce tome est un cran en-dessous du premier qui nous avait tant séduits.
Le troisième tome confirme tout le bien que je pense de cette série indispensable ! le trait graphique va en s'améliorant. La puissance émotionnelle du récit également ! Il y a un véritable nouveau souffle sur cette série. le parti pris des auteurs est celui de se concentrer non plus sur notre héros Martin et son amoureuse Katarina mais sur un personnage secondaire du second tome avec un retour en Allemagne alors que la guerre fait rage. Il s'agit surtout de montrer la résistance des allemands à l'intérieur face à ce régime dictatorial.
Le quatrième tome voit l'action se situer dans la France occupée qui va suivre la même politique d'oppression vis à vis des populations d'origine juive. J'aurais juste un gros bémol pour indiquer que je n'aime pas que dans une bulle de dialogue, il y ait des mots qui soit trancher à la ligne d'après comme coupé en deux (ex: vend-re). Ce n'est pas très beau esthétiquement. J'ai même été choqué par le procédé digne d'amateurisme car il y a franchement de quoi mieux faire. Par ailleurs, ce tome se situe chronologiquement avant les faits se produisant dans le volume précédent. On a de quoi se perdre un peu d'autant que dès le premier volume, il y avait des sauts en avant dans l'histoire.
Le cinquième tome traite entièrement de la résistance en France durant l'année 1943. On voit mal ce que Katarina, une allemande d'origine vient faire là d'autant qu'elle a été introduite par un homme qu'elle n'aimait pas. Ce n'est pas très crédible. L'action paraît confuse à de nombreux moments d'autant que certains personnages ont des noms de code. Bref, on s'y perd véritablement. La saga perd un peu de sa fraîcheur pour coller totalement à L Histoire. On aurait aimé suivre les aventures plus personnelles de notre couple vedette.
Le sixième tome sera sans doute celui de la maturité pour notre héros Martin Mahner qui découvre les exactions commises par la Wehrmacht en Russie. L'armée rouge progresse dans sa reconquête des terres ukréniennes et les nazis reculent. On est en 1943 c'est à dire au tournant de la Seconde Guerre Mondiale. Bref, il y a une prise de conscience et l'on sent que le passage à l'acte c'est à dire dans la résistence n'est pas loin. Par contre, les amours sont oubliés car c'est la guerre. J'aime toujours autant cette saga dont chaque épisode est particulièrement soigné.
Maintenant, cette romance des amours un peu réfréné entre Martin et Katarina pourra faire fuir les lecteurs qui exigent un peu plus de passion. le titre est pourtant évocateur : ces amours là sont fragiles ! On suit cette série plutôt pour la fresque historique et son côté chronique sociale.
L'authenticité du propos fait que le lecteur est totalement submergé dans cette période de l'histoire qu'il peut ainsi mieux comprendre sans l'avoir vécu. C'est quand même extraordinaire qu'une bd puisse arriver à ce résultat. Il faut dire que l'auteur mène un travail de longue haleine et qu'il se passe quelquefois 5 ans entre deux tomes.
La chronique historique se double d'un regard sociologique et psychologique d'une très belle maturité. Amours fragiles est d'un rare raffinement que certains amateurs d'histoire apprécieront autant que moi.
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DamienR
  27 février 2012
La découverte de l'amour dans le cadre de la préparation de la Seconde Guerre Mondiale, en Allemagne. Un jeune homme timide, une jeune femme désinvolte, des amis tantôt ouvertement nazis, tantôt anti-fascistes, et tout leur cortège de déboires. Ce scénario assez classique au premier abord s'avère très bien construit, et même surprenant par certains côtés. Les personnages en premier lieu : ils ne sont absolument pas stéréotypés (il me semble, je n'ai pas vécu dans le contexte) ni caricaturaux, ce qui peut arriver dans ce genre d'histoire. L'histoire est elle-même très bien équilibrée avec la peinture d'une époque délicate : il y a une très bonne harmonie entre L Histoire cadre et décor et l'histoire d'amour racontée ici. On n'est pas dans le sentimentalisme, ni dans le documentaire, mais cette histoire d'amour rencontre des embûches et se nourrit de la grande Histoire.
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boreale
  26 octobre 2019
En passant à la médiathèque j'aperçois cette série dont les 5 premiers tomes sont tous là "en même temps" (ce qui n'est pas souvent le cas dans les médiathèques ... ), je me dis "quelle aubaine, ça me permettra de lire les trucs sans avoir besoin de patienter ...empruntons donc ça... c'est peut-être un peu comme la super série TV Un village français... on verra ..."
BREF trêve-de-blabla-certes-venons-en-aux-faiiiiiits" : oui.
Eh bien ... c'est long , c'est lent ... aucun personnage de m'attire vraiment pour le moment (Martin, le personnage principal, qui ne se lance jamais, Katarina qui n'est pas attachante pour deux sous tant elle semble indifférente à tout , etc ... ). Les dessins sont bien mais ne m'emballent pas plus que ça non plus ... Après reste le côté culturel de la chose qui est intéressant: voir comment peu à peu un pays va sombrer dans l'horreur, les réactions des uns et des autres...
Hum quand je vois que cette BD a de bonnes critiques notées en quatrième de couverture, a reçu un Bedelys d'or de montreal, un prix du jury à Angoulême en 2002 ... je ne sais pas ce qui cloche chez moi (j'ai vraiment des goûts bizarres ...).
Je vais toutefois me lancer dans les autres tomes , puisque je les ai sous la main :-) Autant ça va finir par me happer ... qui sait :-)))
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Vermeer
  26 mai 2018
Martin, un jeune homme timide, délicat est un lycéen allemand en 1932. Il assiste à la montée du nazisme, aux prises de position de ses proches : famille, amis, professeurs face à Hitler. La République de Weimar en crise vit ses derniers mois. Martin n'ose déclarer son amour à Katarina sa voisine qui est Juive, ce qui complique encore la situation. Toute cette jeunesse dorée et insouciante s'apprête à être broyée par la dictature hitlérienne.
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UneVieDesLivres
  30 octobre 2017
Je me suis immédiatement attachée à Martin, touchée par sa sensibilité et sa timidité. Il n'ose pas vraiment imposer sa vision des choses à son père et à ses amis. Incompris de tous, il est un peu désemparé. Son père, sous ses airs détestables, cache quelques subtilités intéressantes. Je ne lui fais pas trop confiance, mais il a su me surprendre dans ce premier tome. Il y a bien sûr Katarina, nouvelle voisine de Martin. Elle est juive, aime lire et danser. Une jeune femme certainement attachante mais que l'on voit trop peu dans ce premier tome.
Contrairement à beaucoup d'autres livres, qui parlent de la période de la Guerre ou de l'après-Guerre, Amours fragiles débute en 1932, avant l'arrivée au pouvoir des Nazis. C'est une période que je connais très peu, et je trouve intéressant de voir l‘évolution des personnages au fil du temps. Entre ceux qui soutiennent Hitler à fond, ceux qui croient en lui mais ne comprennent pas le boycott des Juifs, ceux qui ne le soutiennent pas au début, mais changent d'avis et ceux qui sont contre lui, il y a de quoi faire ! On nous présente des opinions tout en nuances, pour un rendu très réaliste, loin des clichés.
Le visuel est agréable, mais certains personnages se ressemblent trop à mon goût. J'étais parfois un peu perdue, ne sachant plus qui était qui. J'ai fini par m'y faire. Parce que, pour moi, le plus important dans Amours fragiles, c'est de voir l'évolution de la pensée des gens. Individuellement, mais aussi collectivement. Ce premier tome n'est pas particulièrement riche en actions, excepté pour la fin ou l'horreur commence à montrer de plus en plus le bout de son nez. Et là, je ne parle pas que de la partie historique, mais aussi de certains personnages tout à fait mesquins.
Lien : https://uneviedeslivres.word..
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
mandrake17mandrake17   23 août 2017
- Tu fais des achats chez Rosenthal?
- Oui, pourquoi?
- Ils sont juifs... Les Rosenthal sont juifs...
- Et alors? Tous les juifs ne sont pas à mettre dans le même sac, Gustav. Les Rosenthal sont parfaitement intégrés à la société. Ils se sentent allemands avant tout. D'ailleurs, Frank Rosenthal a servi vaillamment notre pays pendant la guerre. Des gens comme eux n'ont rien à voir avec la juiverie internationale et le bolchevisme. Rien!... Et je suis convaincu qu'Hitler saura choisir, parmi les juifs, entre ceux qui veulent le bien de l'Allemagne et les indésirables...
- Hum... C'est ton opinion. Pour moi, un juif est un juif, point final. Ils ne valent pas mieux les uns que les autres...
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LadydedeLadydede   24 mars 2013
- Ça doit être Gustav.
Tu es seul ?
- Tu connais Greta : il en faut beaucoup pour la faire sortir de sa cuisine... Mais je ne me plains pas. Une ménagère de son acabit, ça n'existe plus ! ...
Sa femme Greta, en dépit de contours anatomiques bovins, multipliait les aventures extra-conjugales. Gustav était seul, en ville, à l'ignorer...
- C'est vrai que tu as épousé une femme peu commune. Heureux homme !
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   12 mars 2014
Des gens bien, dirait-on... Ils ont une automobile... Note , les apparences sont parfois trompeuses. Frau Hofner a en pension chez elle un jeune homme au sujet duquel elle ne tarissait pas d'éloges. Poli, serviable, propre sur lui. Le genre d'homme dont on dit "celui-là il est bien de sa personne". Eh bien, sais-tu ce qu'elle vient de découvrir? Le type est communiste !
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issablagaissablaga   12 juillet 2014
Allemagne, 1932

- Vois-tu, j'aime la liberté, moi. Je veux vivre comme je l'entends, pouvoir dire tout haut ce que je pense. Aimer qui bon me semble...
Nous vivons déjà dans une société affreusement conformiste. Avec les nazis au pouvoir, ce sera pire encore. Ces gens-là c'est la lèpre. Une mauvaise maladie dont il faut se débarrasser au plus vite.
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mandrake17mandrake17   23 août 2017
Comme de nombreux allemands, je vécus en aveugle les premières semaines du nouveau gouvernement. Les nazis partageaient le pouvoir avec la droite nationaliste traditionnelle. En principe, ils ne pouvaient rien décider seuls... En dépit de la multiplication des mesures de coercition à l'encontre de la gauche (surtout des communistes), la signification réelle de l'ombre nouveau n'apparaissait pas encore clairement...
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Jean-Michel Beuriot et Philippe Richelle en interview pour planetebd.com .
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