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EAN : 9782843045684
322 pages
Éditeur : Zulma (06/10/2011)
3.85/5   31 notes
Résumé :
« Vous avez un quart d’heure de trajet en métro ? Trouvez-vous une place assise et partez avec Blas de Roblès à Aigues-Mortes, dans la résidence d’hiver du roi de France pour une magistrale partie d’échecs entre Saint Louis et le prince des Bédouins.
Vous n’avez que quatre minutes à attendre votre tour chez le dentiste ? C’est suffisant pour entrer dans la peau du jeune marin qui hait tellement le capitaine du port et désire si fort sa mort que celle-ci va se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  13 février 2021
La mémoire de riz est une nouvelle appartenant au recueil éponyme de ce conteur hors pair qu'est Jean-Marie Blas de Roblès. Il prend un personnage historique, David d'Ashby, un frère dominicain anglais ayant vécu au XIIIe siècle et lui fait raconter une aventure extraordinaire : lors de son séjour aux Indes, il a comme professeur Maître Shang, qui devient un ami. Lorsque le vieux sage est incarcéré pour trahison, il lui donne ce qu'il a de plus précieux : un sac contenant des grains de riz… Mais ne contient-il réellement que cela ?
J'ai été captivée par cette lecture ! Quel talent ! Pendant l'espace d'un instant, j'étais dans une contrée lointaine, dans un espace-temps qui l'est plus encore, en train de fouiller dans ce sac avec le narrateur ! Voilà ce que j'aime dans les nouvelles : en quelques pages, on vient me mettre une claque. Chapeau bas !

Lien : https://promenadesculturelle..
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cmpf
  23 juin 2017

Toujours à Étonnants voyageurs, j'ai découvert Jean-Marie Blas de Roblès. Oui, je sais il est connu depuis longtemps, mais pas par moi. J'avais bien noté le titre si beau Là où les tigres sont chez, eux, mais sans aller plus loin. Mais pourquoi personne ne m'a-t-il mis un de ses livres dans les mains en m'assurant “Lis, tu vas aimer.” ?
J'ai donc commencé par un recueil de nouvelles. 26, très diverses, très bien écrites, avec l'impression d'une large culture derrière les mots.
Diverses par les pays, nous voyageons en Europe mais aussi en Afrique du Nord. Par le temps, si la plupart sont contemporaines, il y a une incursion au XIIIe siècle, et dans un temps mythique. Elles sont parfois cruelles, parfois douces.
J'ai souvent eu l'impression que Blas de Roblès égrenait des souvenirs, d'autant qu'il évoque plusieurs fois un ami.
Chaque nouvelle nous plonge dès les premiers mots dans le monde qu'il crée pour nous. Mais ce qui m'a le plus enchantée, c'est la langue. Jugez vous-même “Oblalie, sa vieille gouvernante, un cep de vigne portant le deuil et nouée par les rhumatismes, vint surveiller la broche et repartit sans mot dire vers la cuisine.” Ou ”Un mistral d'automne, éparpillant les fruits velus des platanes, cinglait l'espace de ses grains d'or insidieux, couvrait le pavé d'une toison instable qui s'envolait en soyeuses nuées à chaque recrudescence du vent.” “Un cep de vigne portant le deuil”, on la voit, sèche, tordue. “ses grains d'or insidieux” quand on se rappelle comment au printemps on peut être envahis par certaines productions des arbres.
Donc une excellente découverte.
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PetiteBalabolka
  23 février 2015
Conditions idéales pour apprécier "La Mémoire de riz" : vieux fauteuil, feu dans l'âtre, ambiance feutrée (en version hivernale ce qui, à mon sens, lui sied davantage). Que l'on ne se méprenne pas, cette recherche de quiétude n'est pas là pour amener le lecteur vers une douce torpeur (toutes ses facultés seront largement sollicitées) mais elle correspond à l'ambiance de contes que nous donne à savourer Jean-Marie Blas de Roblès au travers de ces nouvelles. Savourer, en effet, chaque histoire m'a donné la sensation de déguster une part de gâteau au chocolat fort nourrissant (pour autant, le propos n'est ni doucereux ni sucré...). Richesse incontestable de la langue d'abord, phrases ciselées, érudition maitrisée, vocabulaire recherché (des mots presque oubliés que l'on découvre ou redécouvre avec plaisir) ; fertilité de l'imaginaire convoqué qui nous éloigne sans conteste d'un quotidien contemporain pour nous plonger dans un merveilleux (pas toujours joyeux) à temporalité universelle. Qu'elles soient contées, entre autres, par une antiquaire tactile, un joueur d'échecs passionné ou un perroquet désabusé, ces 22 nouvelles jouent sur plusieurs gammes : les illusions et les hallucinations apportent la part de fantastique et de mystère (impossible à chaque fois de deviner la chute), le descriptif n'est pas en reste, soutenu par un vocabulaire des plus précis, les préoccupations des personnages interrogent de grandes questions universelles voire philosophiques, les lieux nous transportent d'un continent à l'autre, la temporalité est volontairement brouillée.
Je ne les ai pas toutes appréciées de manière égale (ou pour être honnête, je ne les ai pas forcément toutes comprises comme il se doit...), j'ai trouvé que certaines nouvelles étaient trop sombres mais l'ensemble est, comment dire, relevé, foisonnant, subtil. Mentions spéciales pour la nouvelle éponyme du recueil, une vraie petite merveille et pour la dernière, "L'Oncle Félix", nouvelle lumineuse, résolument positive malgré l'adversité (le prénom n'est pas choisi par hasard).
J'aurais dû démarrer ma découverte de Jean-Marie Blas de Roblès avec cet ouvrage (c'est son premier, écrit en 1982). J'aurais ainsi mieux pris mon élan pour apprécier "L'Île du Point Némo". Ceci dit, son monumental "Là où les tigres sont chez eux" trône dans ma PAL...

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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clairejeanne
  08 novembre 2020
Prix de la nouvelle de l'Académie française (1982)
Il n'est pas que - très bon - romancier, J.M. Blas de Roblès, c'est aussi un excellent conteur ! Quelle belle découverte pour qui aime par dessus tout qu'on lui raconte des histoires, que cette série de nouvelles, toutes plus extraordinaires les unes que les autres !
L'écriture est très belle, simple et précise, chaque terme, chaque phrase, sonne juste ; le style est poétique et la rédaction évocatrice de lieux et de sentiments : l'auteur nous entraîne dans une farandole de mots remarquables et exquis, de noms de personnages, de ville et d'endroits qui font rêver... ou qui inquiètent : la Bretagne et ses tempêtes, un magasin parisien d'animaux empaillés ou une grotte sous-marine dans laquelle se niche un monstre luisant et noir tigré de bandes jaunes...
Bien sûr, la nouvelle qui donne son titre au livre est une petite merveille, étonnante, avec un suspens fantastique et une chute magistrale ; ce qu'a découvert le narrateur : " une suite de caractères chinois constituant un texte équivalent à une page pleine d'un de nos livres les plus épais" sur un seul grain de riz !
Mais les autres, toutes les autres, sont très réussies, aucune n'est à mettre de côté. Chaque lecteur.trice aura ses préférées certainement... Celle de Saint-Louis et de l'échiquier est vraiment remarquable, ainsi que celle du Reliquaire de Santorin et celle qui raconte l'histoire de l'amour éternel entre Callirohé et Acheloüs, pour ne citer que celles-là.
Un certain nombre de ces tout petits romans montrent l'intérêt très fort, et peut-être la crainte, qu'éprouve l'auteur pour les hallucinations, la perte de contrôle, le "tout n'est qu'illusion", les revenants et autres "folies"... Méfions-nous aussi de l'ivresse qui nous emmène sur des chemins qu'il vaudrait mieux éviter.
Pour qu'une nouvelle soit réussie, il faut donc que l'histoire, le début, le développement et la fin tiennent en peu de mots et il est impératif que la chute soit parfaite. Et notre auteur a ce don-là : traiter la fin, la dernière phrase, juste de quelques termes pour en quelque sorte, nous claquer la porte au nez... Tout à fait jubilatoire !
Premières phrases de la première nouvelle, L'illusionniste : " Voyez-vous, cher ami, la vie elle-même n'est qu'un artifice, une triviale manipulation de la réalité par un esprit toujours en quête de lui-même. Et j'insiste sur le mot, manipulation, à savoir quelque chose d'aussi éloigné du songe qu'une sculpture peut l'être du bloc informe dont elle est issue. Ou, si vous préférez, ce que nous appelons "notre destinée" se déroule selon le scénario que nous avons un jour tracé d'elle, consciemment ou non, ce canevas de l'être sur lequel viennent se broder les fils imprévisibles de l'existence humaine."
Lien : https://www.les2bouquineuses..
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BrunoA
  25 mai 2017
Suite de nouvelles de Jean-Marie Blas de Roblès, ce livre nous offre une atmosphère comparable à l'île du point Nemo, mais dans le style bien particulier des nouvelles.
Certaines ont un caractère fantastique, d'autres incitent davantage à la réflexion, d'autres encore sont des concentrés d'aventures, à mi-chemin entre Jules Verne et Tintin.
Lecture plaisante, mais qui m'a néanmoins laissé parfois un goût d'inachevé tant il a été difficile d'entrer dans certaines des intrigues et de s'y tenir.
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critiques presse (1)
LesEchos   28 décembre 2011
Les histoires ne sont belles que parce que l'homme est cruel, qu'il fait de la vie un jeu mortel... dont l'écrivain illusionniste se repaît. Jean-Marie Blas de Roblès junior en fait parfois un peu trop pour donner du relief à ses spectres. Mais ses histoires extraordinaires forment une troublante fantaisie littéraire, qu'on redécouvre avec plaisir et frissons.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
PiatkaPiatka   22 août 2014
Voyez-vous, cher ami, la vie elle-même n'est qu'un artifice, une triviale manipulation de la réalité par un esprit toujours en quête de lui-même.
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Videos de Jean-Marie Blas de Roblès (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Blas de Roblès
Jean-Marie Blas de Roblès - Ce qu'ici-bas nous sommes
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