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ISBN : 2264059540
Éditeur : 10-18 (18/04/2013)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 227 notes)
Résumé :
Orphelin, Titou est recueilli par son grand-père, solitaire et excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôts en premier lieu.
Malgré quelques divergences de caractère - Titou a la passion des clôtures, Pépé Jake les déteste - le duo fonctionne bien, et mieux encore du jour où déboule Canadèche, canard boulimique hautement sympathique, qui devient leur inséparable compagnon. Trésor de malice et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  24 décembre 2012
Vous avez entre les mains une petite merveille.
En 119 pages, Jim Dodge nous conte une histoire incroyable, farfelue, très drôle mais pleine de sensibilité et de chaleur humaine.
Pépé Jake, né au Kentucky en 1878, une vraie tête brûlée, chercheur d'or, fait 4 mariages, vit sa vie de joueur et de parieur invétéré, élevant au passage des chevaux puis des moutons. Il épouse une femme qui l'abandonne et dont elle aura un enfant, Gabrielle. A 61 ans, Jake rencontre un Indien agonisant qui lui donne la recette du Vieux Râle d'Agonie, une boisson qui titre 97% et qui rend Immortel ! Jusqu'à 76 ans, Jake sirote son alcool, vit de son potager, chasse, pêche et joue au poker. Un jour Jake reçoit une lettre de Gabrielle: il va être grand-père, l'enfant s'appelle Titou. Indolent, maboul, heureux de vivre et buveur hors pair, Jake atteint l'âge respectable de 80 ans. Cliff Hobson, le shérif, lui apprend que ses terres vont être vendues pour payer les impôts qu'il n'a jamais payés. Heureusement, il reçoit 500 000 dollars en héritage de la mort de Gabrielle. Il veut alors recueillir Titou pour l'élever et déconner avec lui (page 26): l'assistante sociale s'y oppose ! Jake se noie dans le jeu et finit par gagner 90 000 dollars en 3 mois. Il écrit au juge (quel personnage incroyable; page 29) et récupère Titou.
A partir de ce moment, Titou et Jake vont vivre ensemble. Tout les sépare : âge, centres d'intérêts, façon de fonctionner et de vivre, envies ... Titou adore planter des clôtures: il est aimable alors que Jake est mal embouché, c'est un colosse (2 m pour 120 kg) quand Jake est un gringalet d'1,60 m et de 45 kg, il est placide et serein quand Jake est farouche et belliqueux. Malgré ces différences de tempérament, il y a un accord du sang et un amour réciproque, l'un pour l'autre.
Un jour Fifi le Fichu, hippie égaré et accroc au LSD achète à Jake tout son stock et toute sa production future de tord-boyaux contre la modique somme de 300 000 dollars ! Alors la vie devient un vrai bonheur, enfin presque. Alors que Titou plante des clôtures belles et sonores (les guitares à Titou, page 44), un sanglier Cloué-Legroin fonce dedans et éventre son beagle Boss: c'est la guerre totale ... jusqu'à ce que dans un trou de pieu de clôture fraîchement arraché Titou découvre un poussin, qu'il sauvera et auquel il donnera le nom ravissant de Canadèche.
Féroce, affamée, pesant 10 kg, véritable aspirateur à plumes (page 60), dotée d'une démarche gracieuse et chaloupée, Canadèche est un Colvert femelle. Personnage à part entière, aimant aller au cinéma pour regarder des histoires d'amour, Canadèche devient une pisteuse à sanglier. Mais un jour Cloué-Legroin charge Titou et Canadèche: Titou veut la peau du sanglier mais Jake ne veut pas que le sanglier soit tué: il croit que Cloué-Legroin est la réincarnation de son vieux pote l'Indien, Johnny 7 Lunes, un chaman de surcroît, et puis Cloué-Legroin n'est pas si méchant: la preuve ? Une nuit, Jake est renversé et piétiné par Cloué-Legroin mais le sanglier l'épargne ! Jake apprend à voler à Canadèche "pour enrichir sa vie, développer ses relations et se trouver un mari". Jake essaie de lui apprendre à décoller mains c'est raté: il y gagne deux ou trois dents cassées !
La vie continue jusqu'au jour où Titou rencontre Cloué-Legroin qui a agonisé, les pattes prises dans du fil de fer barbelé. Titou lui ouvre le ventre car il vient d'entendre des battements de coeur !? Je ne vous raconte pas la suite: nous plongeons dans le fantastique !
Ce roman fait la part belle au jeu, à la chance, à la patience, aux femmes, au silence, à l'effort individuel soutenu, au rejet de toute vie normée. Avec une intrigue délicatement brodée, voici l'initiation d'un garçon confié à un grand-père facétieux. L'histoire progresse par à-coups imprévisibles, l'argent circule avec caprice, la mort est tapie dans l'ombre. Avec une grande concision, Jim Dodge réalise ici un coup de génie, nous promenant au milieu d'anecdotes truculentes et de dialogues désarmants. Mais il y a aussi des réflexions tout à fait solides (voyez la page 116) ! Un petit précis de sagesse et de vie, avec une évidence : ce qui est improbable n'est jamais tout à fait impossible.
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DavidG75
  08 mai 2019
Qu'est-ce que vous feriez, vous, à soixante balais bien tapés, si vous viviez au fin fond du Kentucky, la ruée vers l'or au placard, trois mariages ratés et une quatrième donzelle qui vous quitte en embarquant votre seul et unique mouflet ?
Bon... C'est toujours possible de se gratouiller de temps en temps une petite partie de poker avec les voisins mais leur ranch est à une bonne journée de cheval...
Même pas un Vil Coyote ou un Bip Bip dans les parages pour faire la causette...
Juste la poussière et les boules de paille virevoltantes que déplace le vent, quelques crânes de chevaux et le silence pour seuls amis...
Ah ouais... Quand même quelques sangliers à chasser mais bon, pas de quoi casser trois pattes à un canard...
Alors une petite idée ?
Ben, Pépé Jack, lui, c'est pas compliqué... Il s'emmerde... Il s'emmeeeeerde comme c'est pas possible !!
Surtout depuis qu'un vieil indien lui a glissé dans la poche, avant de mourir, la recette de fabrication du Vieux Râle d'Agonie, un tord-boyaux de derrière les fagots, à ne pas mettre sous toutes les papilles mais qui procure l'immortalité à son heureux distilleur.
Imaginez... le Kentucky, vu comme ça, c'est déjà emmerdant mais avec l'éternité devant vous, vous imaginez même plus !
Alors quand l'assistante sociale du comté lui propose de lui confier la garde de son petit-fils Titou au décès de sa seule fille, Pépé Jack s'imagine déjà les journées de pêche à la truite avec lui, les parties de cartes, les matchs de base-ball, les picoles entre hommes... et bien sûr lui confier un jour les secrets de l'immortalité !
Ils ne se ressembleront pourtant pas ces deux-là...
Pépé Jack, il aime les parties de cartes tandis que Titou adore les échecs.
Titou, il ne sirote qu'une petite gorgée de Vieux Râle d'Agonie le soir, pour mieux tenir la bride à ses rêves tandis que Pépé Jack, lui, il boit comme une outre pour donner du fouet à ses rêveries.
Pépé Jack, il aime se réveiller à midi tandis que Titou se met au travail dès l'aube. Et du travail, ça ne manque pas au ranch, avec toutes ces clôtures à réparer et ce foutu Cloué-Legroin, une légende parmi les sangliers, son Moby Dick à lui !
Et pourtant ces deux-là vont s'aimer tendrement. Et lorsqu'il découvriront Canadèche, une petite femelle colvert, ce duo deviendra un trio improbable, drôle et émouvant.
Un petit roman qui vous donne le sourire et qui fait du bien entre deux lectures. Un petit roman pour les amateurs de Jack Daniels. Mais un petit roman beaucoup trop court, avec une fin qui arrive plus vite qu'il ne faut de temps à un indien pour dire « Ugh » ! Quel dommage ! Ce petit livre est un doux poème que j'aurais eu envie de voir se prolonger encore et encore...
Nicolas Richard, dans sa postface, l'exprime tellement bien que je le retranscris tel quel : « Comment un roman aussi foisonnant peut-il être si bref ? Si le distillat obtenu par Pépé Jack, le Vieux Râle d'Agonie, est effectivement à 97 % pur, alors le petit livre tout aussi spirituel que spiritueux, est à 97 % un coup de génie. Les 3 % qui restent pouvant, selon l'appréciation de chacun, relever du délire animalier, de l'apologie de la clôture, du manifeste anarchique, de l'éloge de la vieillesse, du traité d'échecs sous les séquoias, etc. »
Malgré cette fin qui m'a laissé sur la mienne, n'hésitez pas à vous plonger dans les vapeurs d'alcool de ce petit conte et à venir leur faire un p'tit coin-coin à ces trois-là !
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Hyelana
  28 septembre 2017
Quelle poésie ! Quelle joie de vivre se dégage de ce tout petit roman. C'est d'autant plus touchant que l'un des thèmes principaux de cette histoire est la mort.
Pépé Jake, un homme aventureux qui n'aura pas su resté marié à la même femme plus de 7 semaines, aura vécu sa vie au jour le jour. A l'aube de ses 80 ans, il recueille chez lui Titou, son petit fils, orphelin. Les deux hommes vont construire une relation très forte.
Un jour, leur vie va se retrouvée changée par l'arrivée d'un petit caneton, qu'ils appelleront Canadèche et qui se révèlera être une femelle colvert. Canadèche va très vite devenir un membre bien particulier au sein de cette singulière famille. Elle apporte la touche féminine qui manque aux deux autres protagonistes.
Ainsi, en une petite centaine de pages, Jim DODGE va nous raconter l'histoire incongrue mais ô combien touchante de cette petite famille. A travers des anecdotes et des tranches de vie, on s'attache à ces trois personnages, très bien dépeints. Ce qui touche d'autant plus, c'est la concision du récit, car il va droit au but, droit au coeur.
Ce récit est un petit bijou qu'il faut mettre entre toute les mains. Chacun aura son interprétation du récit et c'est également ça la magie du roman. Ce n'est pas un coup de coeur, tout simplement parce que le récit est trop court à mon goût, à peine ouvert, déjà fini. Même si le récit a une fin, je reste un peu frustrée.
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si-bemol
  10 novembre 2018
Jackson Santee - dit Jake - est un vieil excentrique de 80 ans, joueur invétéré et alcoolique qui vit en autarcie dans son ranch gagné aux cartes et subvient à ses quelques besoins en fabriquant un whisky aussi redoutable que de la dynamite, le "Vieux Râle d'Agonie". de son cinquième et dernier mariage, à 61 ans, il a eu une fille qu'il ne connaît pas, sa femme s'étant aussitôt enfuie avec le bébé.
Rien n'a donc préparé ce vieil ours mal léché, en délicatesse avec le fisc et toujours au bord de la ruine, à prendre en charge son petit-fils Titou, petit orphelin de 3 ans. Pourtant, le coup de foudre du vieil homme pour l'enfant est immédiat, et c'est le début d'une extraordinaire histoire d'amour et d'un conte merveilleux - renaissance pour le vieil homme, initiation à la vie pour l'enfant puis le jeune homme - plein de poésie, d'humour, de tendresse et de fantaisie, où l'on rencontre notamment un sanglier mythologique et un oiseau Canadèche aux singulières capacités, et où l'on découvre les secrets de l'immortalité...
Un roman très court (une centaine de pages) qui m'a emportée, et avec lequel je me suis régalée.
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dedanso
  27 août 2018
Quel drôle d'oiseau pour un drôle de livre ! Ce court récit n'a absolument rien de commun et l'on se rend compte tout de suite que L'Oiseau Canadèche nous amènera bien plus loin que l'on ne pouvait l'imaginer.
Dès l'ouverture du récit, le lecteur est happé par l'écriture de Jim Dodge qui a le don de mettre de la magie dans le quotidien, et même dans le sordide. Par ce petit roman, l'auteur américain ne fait rien moins qu'interroger les notions de liberté, la limite entre vie sauvage et vie dite "civilisée", le rejet de toute normalité, la capacité à être maître de sa vie sans porter attention à ce que la société attend de nous.
On s'attache rapidement aux personnages principaux que sont Titou et son grand-père, Pépé Jake. Plus différents ça ne doit pas exister : là où Titou est réservé, Pépé Jake a le verbe haut, si Titou est grand et baraqué, Pépé Jake est petit et frêle, Titou aime la sobriété et la mesure (sauf peut-être lorsqu'il est question de chasser le sanglier, et tout particulièrement Cloué-Legroin), Pépé Jake l'extravagance et l'alcool (en cause une recette d'immortalité à base de whisky).
N'oublions pas Canadèche, le colvert femelle au tempérament bien trempé, gourmande comme pas deux, qui sait vite se rendre indispensable auprès de Titou et Pépé Jake.
Tout juste puis-je regretter une fin trop rapidement venue (des dizaines d'autres pages auraient été bienvenues) et un peu trop confuse. Je pense qu'il ne sert d'ailleurs à rien de chercher une explication rationnelle à cette fin car, comme le dit Pépé Jake "les raisons des choses, disait-il, sont souvent rudement trompeuses".
Je me souviendrai donc de L'Oiseau Canadèche comme d'un récit beau, simple, magique, poétique et extravagant. Que du bonheur quoi !
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critiques presse (1)
Actualitte   05 février 2014
Loin d'un ouvrage immense, voilà une longue nouvelle rafraîchissante et profondément humaine peut être notamment du fait des étranges animaux dont ces pages nous font croiser le chemin.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
DavidG75DavidG75   08 mai 2019
Pépé Jack se mit dans une belle rogne, il éructa sa haine de toutes les drogues, menaça de foutre un bon coup de carabine dans le cul de ce vaurien merdeux et chevelu [...]. Mais comme c'était quasiment la seule fois que quelqu'un exprimait ouvertement son désir de goûter au Vieux Râle d'Agonie, il finit par se calmer.

Le chevelu, qui se faisait nommer Fifi le Fichu, réclama avec insistance la dose optimale ; Pépé Jack, se guidant sur sa propre tolérance, calcula le dosage à une chopine voire davantage.

Le chevelu, visiblement secoué dès la première gorgée, parvint à en avaler encore six ou sept à toute vitesse avant de s'effondrer sur la galerie, où il se mit à se tortiller de telle manière que Boss, le chien bâtard, toujours à l'affût d'une bonne occasion, était immédiatement accouru pour tenter de le monter, se collant à lui comme à une chienne en chaleur.

Cette tentative d'accouplement entraîna chez le chevelu une transformation mentale plutôt difficile à suivre ; toujours est-il que le pauvre bougre dut se prendre pour une espèce de raton laveur, ou d'écureuil, autant que Jake pût en juger, car il se précipita tout à coup vers le noyer de la cour, y grimpa d'un seul bond gigantesque et passa les trois heures suivantes perché sur les branches nues, tassé sur lui-même comme une buse malade.

Au cours de la première heure, il sanglota. La deuxième heure, il rit. La troisième heure, il demeura silencieux. Au début de la quatrième heure, il piqua du nez et tomba tout d'une masse comme un sac de patates. Il se cassa les deux bras.

Sur le trajet de l'hôpital, il offrit d'acheter d'un coup tout le stock de grand-papa, ainsi que toute sa production future.
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ZebraZebra   24 décembre 2012
p 16 [...]
C'était la fin septembre; là où des colonnes de lumière perçaient le lourd écran des séquoias et tombaient droit sur la surface des eaux, il apercevait l'éclair luisant des saumons, qui remontaient le courant vers des zones de frai. Il longea la rivière, son cheval enfoui jusqu'au ventre dans les fougères dorées. Il poussa aussi loin qu'il put, puis il prit la direction du Gualala. Son domaine était tout au bout d'une longue vallée étroite dont les deux pentes étaient couvertes d'une épaisse toison de sapins et de séquoias. Il y avait là, dans l'ombre épaisse d'un noyer gigantesque, une vaste cabane de trois pièces, dont deux chambres à coucher; dans le calme du soir, il percevait la rumeur de l'océan à quinze kilomètres de distance. Il s'installa et se sentit chez lui. [...]
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DavidG75DavidG75   08 mai 2019
Le gérant [...] commit l’erreur de choisir le côté de la camionnette occupé par Pépé Jack.

Quand Pépé eut joué de la manivelle pour abaisser la vitre, le gérant [...] demanda :
- Que fait ce canard dans mon établissement ?
- Elle veut voir le film, dit aimablement Titou, devançant son grand-père qui commençait à écumer.
- Nous refusons absolument tout ce qui sort de l’ordinaire.

Jack explosa :
- Et ben, ça doit vous faire une petite vie bien merdeuse et salement étroite, non ? Alors voilà : il se trouve que vous avez ici un canard d’attaque, dressé pour le kung-fu et spécialement élevé pour nous par la société Tong. Nous la laisserions bien à la maison mais elle massacre tous les coyotes.
- C’est évidemment une plaisanterie de mon Pépé, monsieur, s’empressa d’ajouter Titou.
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dedansodedanso   23 août 2018
On discutait beaucoup, entre gens du lieu, pour savoir si Canadèche était vraiment une cane à sanglier au même titre que Boss avait été un chien à sanglier.
(...)
Convaincu qu'elle possédait un flair excellent - une opinion partagée par Pépé Jake -, [Titou] croyait que Canadèche était capable de suivre à la trace n'importe quel sanglier. Mais il n'y en avait qu'un seul qui l'intéressait véritablement, c'était Cloué-Legroin. Titou avait dans l'idée que les quelques sangliers qu'elle avait débusqués, s'ils n'étaient pas l'animal en personne, appartenaient à sa famille : des rejetons à lui dont le fumet devait être semblable. Évidemment, il ne pouvait pas le prouver - ce qui l'agaçait beaucoup. Jake lui disait que les preuves n'étaient pas nécessaires, que la plupart des choses parlaient d'elles-mêmes. Il l'avait mis en garde contre la tentation de tout comprendre : les raisons des choses, disait-il, sont souvent rudement trompeuses.
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Alice_Alice_   14 septembre 2014
On ferait mieux de d'y donner un nom, à cette mocheté, qu'on sache au moins de qui on parle, dans l'avenir.
Titou sourit:
-J'y ai déjà pensé. Je crois que j'en ai trouvé un de bon.
Il s'interrompit, ménageant ses effets.
- Trou-de-pieu, annonça-t-il.
- Disons que c'est pas mal, dit Grand-papa. Mais j'en ai un meilleur, moi, misère de misère! Canadèche!...
- Canadèche? répéta Titou, sans comprendre.
- Cane à dèche - tu piges? Canne à pêche: cane à dèche! Qu'est-ce que tu en dis? L'oiseau Canadèche!...
Pépé Jake souriait de toutes ses cinq dents.
- C'est un nom parfait dégueulasse, protesta Titou.
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Video de Jim Dodge (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Dodge
Elise Costa présente le livre Not fade away de Jim Dodge.
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