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ISBN : 2081222922
Éditeur : Flammarion (07/10/2009)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 40 notes)
Résumé :
L'auteur est hospitalisé. Le corps et l'esprit malmenés, il décide d'ouvrir les portes de son imaginaire. Il rencontre un mystérieux Grand Singe, remonte le cours de sa mémoire, revoit son enfance, sa mère, ses voyages en Afrique, le souvenir chaleureux des amis disparus comme le peintre et cinéaste Charles Matton ou Philippe Léotard...
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
carre
  27 septembre 2014
Putain Richard, là je dois l'avouer tu m'as scotché (je te tutoie, j ‘ai vaguement l'impression qu'on pourrait être frangin de coeur). Ton bouquin m'a fait passer par tout les degrés de l'émotion. Ca prend aux tripes, c'est d'une beauté à tomber, c'est une invitation aux voyages, aux rêves, une déclaration à cette satanée vie qui n'est pas toujours simple. Ton cri enfiévré m'a secoué, mis la larme à l'oeil, bouleversé. J'aurais aimé continué un bout de chemin avec toi. Bien heureux que l'Aéronef est raté l'arrêt. Emu que tu parles de Roland Blanche (nous avions discuté un soir après « L'Ouest, le vrai » que vous jouiez en tournée il y a une vingtaine d‘années). Un magnifique souvenir pour un de tes fans anonymes. Merci pour tout ça. Richard « Traine pas trop sous la pluie », continue à écrire s'il te plait.
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cicou45
  04 décembre 2012
Hospitalisé suite à une hépatite C, l'auteur nous livre ses souvenirs liés à sa période d'hospitalisation. Il se voit tour à tour accompagné de celui qu'il appelle Grand Singe, capitaine de navires et bien d'autres choses encore. Bref, Richard délire et pourtant il nous dit des choses tellement vraies. Peut-être n'est-on vraiment lucide que lorsque la fièvre nous ronge de l'intérieur. D'ailleurs, cette fièvre, il voudrait ne jamais s'en débarrasser et surtout continuer à écrire...
Il nous livre aussi des souvenirs liés à son enfance, à sa mère et à ce père qui a servi dans l'armée allemande. Il met son coeur à nu et avoue à sa mère, même si elle n'est plus là aujourd'hui pour le lire qu'il ne lui en veut pas d'avoir eu des amants pendant que son père était au front car il faut bien vivre et même au prix de vendre son corps.
Ce livre, dédié à sa femme, est une éloge de la vie, de l'écriture mais aussi de l'amour. J'ai eu un peu de mal à suivre l'auteur dans ses délire mais j'avoue que cela m'a impressionné qu'un si petit livre puisse dire autant de choses à la fois et surtout des vérités que l'on ne devrait jamais oublier ! A découvrir !
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marina53
  17 novembre 2012
A Marina,
Vive vos rêves, vos espoirs
Dédicace d'une écriture élancée, rapide, écorchée... à l'image de ce qu'il est et représente. Et cette écriture m'a réellement convaincue. Il a une façon de raconter les choses, de se raconter, tellement hors norme, incomparable et bouleversante.
Je suis tombée sous le charme de sa plume car en plus d'être un bon acteur, un merveilleux conteur, il est aussi un grand écrivain.
Des mots à fleur de peau, mélancoliques, percutants, chantants et tellement vivants...
Des phrases saccadées, poétiques, brèves, tumultueuses, qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes...
Un homme combatif, entrainant, ravagé par la vie, charismatique, humaniste et d'une force incroyable...
Un roman atypique, qu'on peut lire et relire...
Une invitation à un voyage que je suis prête à refaire avec ce "capitaine de tous les bateaux des mers du monde"...
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le_Bison
  26 juin 2012
Richard Bohringer, Richard coeur de lion en plein délire. Il pleut, il fait nuit, il arrive à l'hosto. La fièvre, l'Hépatite C. La lutte. Rester à bord, continuer à gouverner au-delà des flots, être le capitaine de tous les bateaux. Ou alors, rejoindre là-haut l'aéronef avec à son bord ses amis, Mano Solo, Philippe Léotard et Bernard Giraudeau – entre autres.
Richard délire de plus en plus. Son souvenir navigue de Paris à Bogota, du Benin à Cayenne. Son esprit est voyageur, un grand voyageur écumeur des flots. Il devient poète. Mais la fièvre n'y est pour rien. Poète, je l'ai déjà connu dans « C'est beau une ville la nuit ». Poète dans l'âme. Ce type-là, il m'émeut. Ses écrits, ils m'émeuvent. Même empreints de fièvre et de passion déraisonnée. de toute façon, par définition, la passion va à l'encontre de la raison. C'est pour cela qu'elle est intense, et qu'elle vous brule l'âme et le coeur.
« Traîne pas trop sous la pluie » est le genre de p'tit bouquin que j'ai envie de garder dans ma poche pour pouvoir le ressortir à n'importe quel instant de ma vie. Juste quand je ressens un besoin irrésistible de poésie, comme quand je me sers un grand verre de bourbons sans glace. Ce bouquin, je vais le trimballer, partout où mon âme me guidera, qu'elle soit dans la puanteur des chiottes, dans la puanteur d'un métro ou sous la puanteur d'un pont.
La fièvre de Richard, elle est bénéfique, elle le maintient en vie. Je la bénis cette fièvre, juste pour qu'il me ressorte un tel bouquin, juste parce que j'aime sa vie, j'aime son Afrique, j'aime son courage et sa façon de vivre. Je t'aime, Richard, capitaine de tous les bateaux. Et franchement, à chaque fois que je te lis, même une page, je reste sur le cul, perclus par tant d'émotion. J'ai envie de citer toutes tes phrases, tellement qu'elles sont belles, tellement qu'elles me touchent. Mais faut que je laisse d'autres lecteurs s'approprier par eux-mêmes tes écrits, qu'ils se plongent dans ton univers pour naviguer sur ton vieux rafiot à chevaucher toutes les mers chaudes, des Caraïbes aux côtes africaines.
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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brigittelascombe
  17 août 2012
"Je suis arrivé devant l'hôpital posé à quai comme un cargo dans la nuit".
Voilà Richard Bohringer, suite à une hépatite C, catapulté dans "le cabaret de la dernière chance", celui où la fièvre, qui le brûle, le fait délirer pour tenter de l'extraire des bras tentateurs de la mort.
A côté du monde réel où "le bon docteur" "porte l'espérance dans les yeux" et la "belle infirmière" s'accroche "à la perfus qui tangue", son imaginaire d'acteur met en scène "Grand Singe" sa partie animale en cage ou cherche "Mendy son ange boxeur" car son combat "l'a laissé en mille morceaux".
Il essaye de reconstituer son propre puzzle à travers ses différentes appellations.
Ce récit autobiographique est émouvant car l'auteur se raccroche à tout (même au lecteur) pour retrouver Richard au coeur de Bohringer et rester en vie.Il s'évade à travers les voyages d'autrefois.Il passe de "l'enfant de la guerre" au "petit poète de Paris", à "Pique-Lune" ou "Crapotin", appelle ses "potes" de toujours parfois disparus, ses parents ou sa "mamie prolétaire" pour revivre ses souvenirs d'enfance.
J'aime son style haché, percutant, bouillonnant, contrasté qui mêle de belles images poétiques de "savane ocre et bleutée", d'Inde "à la lumière douce et miel" à du cru (une "bite" est une "bite"),du violent (l'infirmier méchant" vomit les mots), du nostalgique ("les regrets sont comme des fleurs qui rendent tristes les chevaux de corbillard") et même de l'anglais ("cut", "shooté"). Il écrit à l'instinct. Il écrit lui et c'est inimitable.
Ca roule, écorche,éructe,pleure,saoule...mais jamais n'ennuie.
Ca retourne un lecteur"un putain de chagrin d'homme" car c'est Richard qui se livre et se délivre de ses entraves à travers mots.
Traine pas trop sous la pluie... avec tes émotions en bandoulière. Peur, solitude,tristesse,souffrance,humour noir,chagrin,folie,tendresse,regrets,courage...On peut attraper la mort, tu sais!
J'ai écouté, subjuguée, dernièrement Richard Bohringer lire (ou plutôt jouer car il le savait par coeur et son personnage l'habitait) de sa voix rocailleuse un texte sur Mendy le boxeur et je me suis procurée ce livre (j'avais déjà adoré C'est beau, une ville, la nuit) car il nous donne ici sa vision de la vie menée comme un combat. Il faut rester sur le ring, malgré l'enfant sans enfance,la drogue, l'alcool, la maladie, face à la mort on est réduit en mille morceaux. Il faut avoir le courage de se reconstruire. Ecrire et relativiser. Bravo!
J'ai beaucoup aimé les superbes mots adressés (après coup) à sa mère et la dédicace pudique d'entrée de jeu "à ma femme", deux mots qui disent tout.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   25 septembre 2014
La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta sœur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.
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marina53marina53   15 novembre 2012
Traîne pas trop sous la pluie
C'est pas Bogota, c'est Paris
Il y avait du cygne blanc dans
cette fille-là
Et puis du cygne noir
Est-ce que tu m'aimes encore, le corps?
La peau a ses raisons
Le mystère a du frisson
Traîne pas trop sous la pluie
C'est pas Bogota, c'est Paris
Derrière les vitres des bars
enfumés
Des jeunes filles légères
lisent des livres graves
Au milieu des hommes
aux yeux cernés
La selle du vélo est chaude
Sous les fesses assassines
Traîne pas trop sous la pluie
C'est pas Bogota, c'est Paris.
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le_Bisonle_Bison   07 juin 2012
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J’en voulais pas de cette vie sans trace ! J’ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l’alcool. Elle ne voulait pas de moi.
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marina53marina53   15 février 2015
Je vous le dis aussi à vous cher lecteur, lectrice. Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas décrire le tourment.
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cicou45cicou45   04 décembre 2012
"Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. L terre tremble et engloutit par centaines des milliers d'humains. Alors il faut faire pousser des fleurs sur sa merde."
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