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Éditeur : (01/01/1900)
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
dbacquet
  02 mai 2014
« Je me mets ici à chanter
Au rythme de ma guitare,
Car l'homme que tourmente
Une peine extraordinaire,
Tel l'oiseau solitaire
En chantant se console. »
C'est ainsi que s'ouvre « Martin Fierro », le poème épique de José Hernandez, écrit dans le dernier tiers du 19ème siècle, fleuron de la poésie gauchesca, élevé en Argentine au rang de livre national, et que Borges, dans cet essai, commente et cite abondamment. Un poème au lyrisme puissant, à la fois triste et sauvage, loin de tout exotisme, comme peuvent nous le rappeler ces quelques vers qui évoquent les paysages de la Pampa, quand l'homme errant n'a plus pour toit que les étoiles :
« Il est triste, en pleine campagne,
De passer des nuits entières
A contempler dans leur course
Les étoiles que Dieu a faites,
Avec pour toute compagnie
La solitude et les bêtes. »
Martin Fierro comme d'autres gauchos, a été enrôlé de force, laissant sa femme et ses enfants, pour servir dans un fortin de la frontière, que menacent les incursions indiennes. Quand, trois ans plus tard, il voudra retrouver son foyer, après avoir déserté, sa femme vit avec un autre et ses enfants ont quitté leurs terres, lesquelles ne sont plus désormais que des ruines. Martin Fierro devient alors une sorte de banni, qui se bat dans les tavernes, et finit même par commettre quelques crimes. La police tente de l'arrêter, mais il réussit à fuir, avec un sergent qui, impressionné par son courage, avait finalement pris son parti. Ils vont au-delà de la frontière, dans le désert, ce sud qui n'avait pas été encore conquis, et où vivaient des indiens aux moeurs parfois brutales. Voulant secourir une femme captive, dont l'enfant venait d'être sauvagement assassiné, il tue l'un deux et fuit à nouveau, dans l'autre sens cette fois ci, et sans son ami, le sergent Cruz, qui était décédé :
« Agenouillé à son côté,
Je le recommandai à Jésus.
Ma vue s'obscurcit,
Je sombrai dans l'inconscience,
Je tombai comme foudroyé
Quand je vis que Cruz était mort. »
C'est en homme vieillissant, sans peur et sans volonté de nuire qu'il retrouvera « la terre où pousse l'ombou » et de terminer ainsi sur une note plus fière et compatissante que plaintive :
« Car les malheurs que j'ai narrés
Sont ceux de tous mes frères.
Ils conserveront fièrement
Dans leur coeur mon histoire ;
A jamais, mes compatriotes
Me garderont dans leur mémoire. »
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Vidéo de Jorge Luis Borges
Émission "Une Vie, une Œuvre", par Florence Marguier, diffusée le 3 juin 2001 sur France Culture. Invités : Christian Bourgois, Pierre Bourgeade, François Marie Banier, Hector Bianciotti et Jacques Taroni.
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