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Roger Caillois (Autre)René L. F. Durand (Autre)
ISBN : 2070296660
Éditeur : Gallimard (25/11/1977)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 334 notes)
Résumé :
« L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.
Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de sy... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
JacobBenayoune
  15 mars 2015
Il est toujours un plaisir pour moi de lire Borges. J'ai lu avec délectation chacune des nouvelles composant ce recueil.
Borges, toujours fidèle à son style et à sa magie, transporte son lecteur dans des lieux extraordinaires à la découverte de choses et d'histoires fabuleuses. Il le mène avec sa ruse borgésienne multipliant les références et les noms. Il ne raconte pas, Borges construit des labyrinthes.
De la nouvelle métaphysique (si l'on veut) à la nouvelle policière, au conte philosophique mais aussi mythologique, on se perd pour se retrouver, comme disait Claude Mauriac, plus intelligent.
Pour Borges, qui a toujours beaucoup lu, tout est imprégné de littérature universelle. Chaque acte s'explique par la littérature et trouve un écho en elle, chaque être a un double littéraire ou mythologique. Dans les nouvelles de Borges rien n'est écrit au hasard, chaque phrase a son importance dans la construction. Assoiffé de savoir et de découverte, Borges poursuit sa recherche de l'absolu, de l'ultime, du tout qui réunit toutes les connaissances de l'univers, tous les lieux, tous les objets, de la phrase qui résume tout le mystère de l'existence. Pour lui ; le monde est un vrai labyrinthe insondable, qui garde ses secrets, et tout homme représente tous les hommes dans un jeu de symétries.
L'une des nouvelles, "La Demeure d'Astérion" m'a rappelé curieusement un chapitre d'"Eloge de la marâtre" de Vargas Llosa où le narrateur est un monstre qui est la "Tête I" peinte par Francis Bacon. Les deux personnages sont des monstres inspirés de tableaux et de la mythologie, sont naïfs, sympathiques et pathétiques.
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book-en-stock
  02 avril 2017
«Toute destinée, pour longue et compliquée qu'elle soit, comprend en réalité «un seul moment»: celui où l'homme sait à jamais qui il est.» p. 51
Une lecture exigeante que ce recueil de nouvelles souvent qualifiées de contes métaphysiques. Pour ma part, j'ai surtout vu un jeu de piste formidable au milieu d'une multitude de références littéraires et religieuses. Nombreuses citations et allusions entre lesquelles l'auteur tisse des liens.
L'auteur s'interroge sur ce qu'est la vie, ce qu'est l'homme, comment se connaître soi-même. Il nous peint des destins singuliers où sonne la vengeance parfois, où règne la mort souvent.
Les lieux, d'une façon générale, semblent oniriques. C'est un paysage fascinant, enchanteur, facilitant la méditation et les pensées métaphysiques. Les villes semblent vides, même si très ouvragées, et restent minérales et dépeuplées.
J'ai beaucoup aimé certaines nouvelles, d'autres me sont restées hermétiques. C'est un auteur que l'on n'aborde pas aisément, simplement. Je pense qu'il faut y revenir, approfondir peu à peu et creuser les innombrables références données.
Mais un auteur à lire, c'est certain!
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meyeleb
  10 mai 2012
Voici une lecture dont il faut mériter le plaisir. Je veux dire par là qu'elle n'est pas des plus simples, qu'elle requiert parfois quelque support culturel philosophique ou théologique. Ces nouvelles, en tout cas, permettent d'entrer dans l'univers littéraire de Borgès. Ainsi nous retrouvons-nous comme Ariane dans un dédale dont il nous faut trouver l'issue. Dédale de mots, de référérences mythologiques et de légendes sud-américaines. La nouvelle dont je me souviens après 20 ans, et qui remplit parfois encore mes songes tant elle m'a frappée, c'est "L'écriture du Dieu". Tzicacan est emprisonné depuis des années à côté d'une cage où se tient un jaguar. Il voue tout son temps à la recherche du symbole que Dieu a choisi pour divulguer la formule magique qui sauvera les hommes de la fin des temps. Il comprend alors que ce symbole se trouve dans les taches du pelage des jaguars. Nous oscillons entre le rêve et la réalité, la conscience de soi et la perte de l'identité. C'est un texte à la fois simple et puissant, qui ouvre de multiples perspectives de réflexion, à l'instar de ces autres nouvelles "La demeure d'Astérion", "l'Aleph" ou encore "L'immortel". Cette lecture nous enrichit, véritablement!
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Pirouette0001
  07 octobre 2017
Premier livre de cet immense auteur qu'est Borges que je lis ! Et contrairement à ce que je pensais, c'est parfaitement lisible !
Il faut dire que j'ai choisi un recueil de nouvelles, même si ce n'est pas mon genre de prédilection et que le quatrième de couverture annonçait que le style était moins roide qu'à l'accoutumée. Il y avait même cette fois des personnages, fussent-ils anonymes.
Quelle belle écriture, malgré la traduction ! Cela coule et se lit sans problème quant à la forme.
Je ne suis pas l'éditeur quand il indique que la plupart des nouvelles sont empreintes de fantastique. Je dirais plutôt de rêverie ou de fantasmagorie.
Sur le fond, cette lecture suppose une érudition qui n'est pas mienne et j'ai souvent dû aller sur Wikipedia pour apprendre qui était Cybèle ou l'une ou l'autre référence principalement à l'antiquité. Ce n'est pas gênant en soi, mais c'est sans doute là la raison de ma cote un tout petit peu inférieure, mais très légèrement, à cinq étoiles.
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CraboBonn
  26 novembre 2012
L'Aleph est un recueil de nouvelles ecrites dans les annees 40-50 (?). Plutot que nouvelles, je devrais parler de contes fantastiques voire metaphysiques. On y retrouve des thematiques deja presentes dans d'autres recits, comme les variations sur le theme de l'infini, du temps, des labyrinthes. Chaque conte est tisse avec style, erudition (ou pseudo erudition, on ne sait jamais ce qui est vrai de ce qui est invente) et doigte. On ne sait jamais ou le chemin des mots nous mene mais on arrive souvent a bon port. le port qui donne sur la mer avec au loin la ligne d'horizon. Apres le point final, on reste la, le regard visse sur cette ligne qui separe l'ecume salee des idees et le ciel du mystere.
On pourrait poser des critiques a ces nouvelles, comme l'utilisation recurente du sceau de l'authenticite pour donner force au fantastique, la surabondances de references erudites (je ne suis pas tres erudi et j'en rate donc beaucoup !), le style parfois un peu hautain, … mais ces critiques n'ont pas annules mon plaisir de lecture. Je sais que j'y reviendrai. Je sais aussi que je ne conseillerais pas ces nouvelles les yeux fermes. Je vois milles raisons de ne pas rentrer dedans … mais chez moi, la magie a trop souvent opere. de nombreuses fois j'ai ferme ce livre, et je regardais autrement. Mon esprit etait autre, mon regard sur les choses etait eveille … un peu comme si ce livre etait l'Aleph, ce point de l'Univers ou on voit tout l'Univers de tous les points de vue …
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
laborolaboro   01 décembre 2017
Je vis...les restes atroces de ce qui délicieusement avait été Beatriz Viterbo, la circulation de mon sang obscur, l'engrenage de l'amour et la transformation de la mort, je vis l'Aleph, sous tous les angles, je vis l'Aleph sur la terre, et sur la terre de nouveau l'Aleph et sur l'Aleph la terre, je vis mon visage et mes viscères, je vis ton visage , j'eus le vertige et je pleurai, car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural, dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé: l'inconcevable univers.
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laborolaboro   01 décembre 2017
Il crut percevoir obscurément que le passé est la substance dont le temps est fait; c’est pourquoi celui-ci se transforme aussitôt en passé.
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laborolaboro   01 décembre 2017
Toute destiné , pour longue et compliquée qu'elle soit, comprend en réalité un seul moment: celui où l'homme sait à jamais qui il est.
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laborolaboro   01 décembre 2017
Personne n'est quelqu'un, un seul homme immortel est tous les hommes.
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laborolaboro   01 décembre 2017
Dieu peut faire en sorte que ne soit pas ce qui a déjà été.
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Videos de Jorge Luis Borges (27) Voir plusAjouter une vidéo
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