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ISBN : B0000DL98V
Éditeur : Hachette (30/11/-1)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Vermeer
  24 septembre 2017
La gloire, le succès sont souvent éphémères : Paul Bourget en est l'exemple parfait. Mentor de toute une génération au début du XXème siècle, la postérité n'a guère retenu son oeuvre et cela se comprend à la lecture de ce roman à thèse bien écrit mais particulièrement ennuyeux. Ouvrage intéressant tout de même car il permet de se replonger dans la mentalité d'une partie de la France de 1900. Aujourd'hui, certains oublient que la France n'est pas née en 1789, qu'elle a été une monarchie et qu'elle a des racines chrétiennes. Paul Bourget lui voudrait nier la Révolution, "ses faux dogmes", "sa manie égalitaire". Tout son roman est écrit pour démontrer (je cite) "l'infériorité morale de la république face au christianisme", ce qui le rend aujourd'hui (mais aussi à l'époque) caricatural. Les bons, ceux qui sont dans le Vrai sont les personnages catholiques et conservateurs. Les autres, à l'image de Joseph Monneron, professeur athée, anticlérical et républicain sont au mieux naïfs et dans l'erreur ( la conscience seule ne peut rendre un homme bon, il lui faut une éducation religieuse pour Bourget), au pire des faussaires, des escrocs, des manipulateurs. La famille de Joseph Monneron qui a connu une ascension sociale trop rapide qui l'a coupée de ses racines paysannes (en cause l'Ecole de la République !) part à vau l'eau. Le brave homme croit en l'Homme, en sa conscience, en la bonté, à la libre pensée, s'intéresse aux questions sociales, aux idéaux de 1789 quand son ancien camarade d'école Victor Ferrand est dans le Vrai, élevant sa fille la pure Brigitte dans la Tradition, la religion catholique. Un des fils de Joseph Monneron, Jean tombe amoureux de cette jeune fille mais son père ne peut la "donner" qu'à un catholique pratiquant sincère.
A noter qu'on ne peut pour Bourget être et catholique et républicain (des personnages du roman sont là pour le démontrer).
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EricBEricB   17 octobre 2015
(...) il continuait à subir un invincible attrait pour ce qu'il faut bien appeler, si contradictoires que paraissent ces termes quand on a une fois compris la pauvreté des théories politiques propagées sous cette magique étiquette, la poésie de la Révolution. Cette poésie existe pourtant, elle explique seule comment tant de frémissantes sensibilités, et si généreuses, s'y sont laissé, s'y laissent encore séduire. Elle réside dans un état lyrique de la pensée, qui n'admet pas que des idées puissent avoir tort devant des faits, et dans un état héroïque de la volonté, qui s'élance hors du pacte social, pour essayer de réaliser, à tout prix, cet accord de l'idée et du fait.
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EricBEricB   17 octobre 2015
Pourquoi vous êtes-vous tant attaché à moi, quand vous êtes entré dans ma classe ? Parce que les idées que je vous représentais, si contraires aux vôtres, réveillaient en vous des traces secrètes. Vous êtes un Français, c'est-à-dire l'héritier d'une longue lignée d'hommes et de femmes qui, pendant des siècles, ont été des catholiques. Vous vous mouvez, vous respirez dans une société imprégnée de mœurs catholiques. La langue que vous parlez, dans laquelle vous pensez, est catholique, puisqu'elle est romaine. Le catholicisme est en vous, malgré vous, dans ce que les psychologues d'aujourd'hui appelleraient votre inconscient. Vous ne pouvez pas être en accord avec le plus intime de vous-même, si vous n'êtes pas catholique. Cet accord, vous l'avez passionnément désiré depuis que vous pensez, à votre insu, comme un liquide désire son niveau et oscille jusqu'à ce qu'il l'ait trouvé.
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EricBEricB   17 octobre 2015
Vous pensez que vous ne croyez pas, parce que vous ne vous trouvez pas, vis-à-vis des vérités religieuses, dans une attitude mentale pareille à celle que vous avez vis-à-vis des vérités physiques et chimiques, par exemple. Mais, moi non plus, je ne l'ai pas. Les dogmes de l'Eglise dont je suis le plus persuadé : le Péché Originel, l'Incarnation, la Résurrection, la Présence Réelle, n'ont pas pour moi la même vérité d'évidence que la loi de composition de l'eau. Qu'est-ce que cela prouve ? Que l'objet de la vérité religieuse n'est pas l'objet de la vérité scientifique, simplement, et que les facultés employées ne sont pas les mêmes... L'erreur des rationalistes, je vous l'ai dit souvent autrefois, consiste à vouloir réduire un des types de certitude à l'autre.
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EricBEricB   17 octobre 2015
Des âmes critiques et ardentes ne se gouvernent point par des formules aussi vaines, aussi vides que cette morale de la "solidarité humaine", dont le professeur anticlérical avait plein la bouche. Il croyait remplacer par ces deux mots la tradition vivante d'ordre et d'amour, incarnée dans l'Eglise ! Il ne s'apercevait pas que cette expression de la dépendance relative des êtres à l'endroit les uns des autres a deux significations : l'une bienfaisante, c'était la seule qu'il voulût voir. Mais toutes les férocités de la lutte pour la vie ne sont-elles pas aussi justifiées par cette formule ? Le lion est solidaire de sa proie, puisqu'il ne peut pas vivre sans elle. Seulement sa solidarité consiste à la tuer et à la dévorer.
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EricBEricB   17 octobre 2015
Dans cette véritable fièvre de la conscience qu'est une grande tentation, le doute sur soi-même est le premier stade de l'envahissement. Avoir peur de commettre une faute, c'est déjà reconnaître qu'elle n'est pas impossible. L'homme absolument probe ne craint pas d'être entraîné à voler. Entre lui et l'acte il y a l'infranchissable.
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