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EAN : 9782298045277
Éditeur : France loisirs (01/11/2011)
4.1/5   78 notes
Résumé :
Russie, 1915. Un acte de bravoure a fait passer en un instant le jeune Gueorgui de simple moujik à garde du corps du tsarévitch, le jeune Alexeï. Il quitte alors son petit village de Kachine et la rudesse du monde paysan pour les fastes du palais d’Hiver à Saint-Pétersbourg.

Désormais, son destin est lié à celui, tragique, des Romanov. C’est un nouveau monde qui s’ouvre à lui, côtoyant quotidiennement la famille du tsar et, surtout, la belle Anastasi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Lipette
  30 juillet 2017
Pour moi, l'histoire des Romanov a toujours signifié un destin tragique et une quête perpétuelle de réponses. Depuis des années je suis fascinée par cette famille qui a perdu la vie de manière si cruelle et sur qui on a rejeté toutes les fautes... Alors quand j'ai découvert ce livre qui mêlait histoire et roman, je n'ai pas hésité une seule seconde à me plonger dedans.
Et je dois dire que les premières pages ont donné immédiatement le ton du reste du roman... Rien qu'en les lisant j'avais déjà le coeur opprimé, meurtri et des larmes me montaient aux yeux, ça promettait pour la suite...
En effet, le titre est assez évocateur de ce qui se passe dès les premiers chapitres et j'ai malgré moi tout de suite deviné de qui on parlait, ce qui je dois l'avouer est un peu dommage ; j'aurais préféré découvrir la vérité beaucoup plus tard mais comme dit précédemment, le titre nous met sur la bonne voie immédiatement.
En lisant chapitre après chapitre, j'ai été un peu déboussolée par ces différents sauts dans le temps mais cela ne m'a pas empêchée d'aimer découvrir la Russie des Romanov, la vie au palais et dans les campagnes durant la guerre... ni de suivre les aventures de ce petit fermier devenu un homme assez important pour la famille royale... Effectivement, le fait de se retrouver d'abord en 1981, longtemps après la fin de la Première Guerre Mondiale, pour nous décrire les affres de la vie avec certains détails du passé puis de retourner encore plus loin dans ce même passé sans nous en dire plus sur ces détails mais en en rajoutant d'autres est assez déroutant je trouve: j'ai souvent dû faire marcher ma mémoire pour me souvenir d'un indice en corroborant un autre... Même si j'ai beaucoup apprécié que tout ce qui se passait en Russie soit dans l'ordre chronologique des choses alors que le reste semblait être le contraire et se rapprocher de plus en plus de la période russe 14-18.
Les personnages m'ont, pour certains, beaucoup interpellée : je déteste toujours autant Raspoutine et ses soi-disant pouvoirs obscurs qui lui ont permis d'être bien vu dans l'entourage de la tsarine Alexandra; je n'apprécie toujours pas cette dernière pour s'être laissée embobiner comme une jeune femme libidineuse par cet homme obscur; j'ai de la peine pour le petit Alexeï, tsarévitch en devenir mais trop fragile pour mettre le nez dehors et se dégourdir les jambes; les soeurs aînées d'Anastasia m'ont paru toutes plus insouciantes les unes que les autres, se fichant royalement des autres et se préoccupant que de leurs petits plaisirs et leur confort royal (sauf peut-être Marie...); Anastasia est celle qui m'a le plus touchée car même si elle adore sa famille elle ne désire pas vivre dans tout le luxe que lui confère sa position, lorsqu'elle sent que les choses vont bientôt changer elle prend peur, se pose plein de questions sur son avenir... ; le tsar est également un personnage que j'ai aimé découvrir et que j'ai appris à apprécier : malgré la guerre il ne veut que le bonheur de sa famille et de son peuple, même si ses décisions n'ont pas toujours été les plus perspicaces (comme déléguer son pouvoir à la tsarine lorsqu'il était à la tête de l'armée !). D'un bel homme fringant, plein de vie il est devenu un vieux monsieur croulant sous le poids des responsabilités, de la peur et de ses échecs... Je me suis surprise à souffrir en même temps que lui quand il a signé son abdication, la fin d'une dynastie vieille de plus de deux cents ans se terminait avec lui...
Gueorgui est un garçon de la Russie campagnarde et même s'il n'a aucune reconnaissance de la part de son père, il espère bien pouvoir lui plaire un jour prochain. Mais c'est sans compter sur sa bravoure (ou son idiotie) puisqu'en sauvant un membre de la grande famille des Romanov, le voilà direct envoyé à Saint-Pétersbourg pour protéger le tsarévitch... Moi qui pensais que rien ne pourrait corrompre ce jeune homme, quelle idéaliste je suis ! Sa soeur lui demande de l'aide, que fait-il ? Il lui ment et la renvoie dans sa famille sans aucune gène ni pitié pour elle ! Tout ça pour quoi, parce que le palais royal était son territoire à lui et qu'il ne voulait pas que sa soeur vienne y empiéter ! Son instinct lui dit de ne pas faire confiance ni écouter un seul des mots que dit Raspoutine, au lieu de ça lorsqu'ils se retrouvent seuls tous les deux il boit littéralement ses paroles et irait même jusqu'à lui faire un câlin ! Quel crétin sans blague ! Il est tellement innocent que tout ce qu'il ressent se voit sur son visage ; quand il a appris que le tsar avait été arrêté il n'a pas pu contenir sa colère et s'est retrouvé avec des ennuis sur les bras puisque beaucoup de ses anciens camarades étaient ravis de cette capture pendant que lui fulminait et jurait son allégeance au tsar, la personne qui l'avait sauvé de sa vie miséreuse : il doit donc s'enfuir dans la forêt pour rejoindre Saint-Pétersbourg avant de se faire attraper par les gardes... Heureusement qu'il est plus discret quant à ses sentiments et sa relation avec la grande-Duchesse Anastasia sinon on aurait vraiment craint le pire ! Des fois je me dis, au fil de ses histoires et de ce que je lis, qu'il aurait peut-être mieux valu qu'il reste dans sa campagne et ne connaisse jamais le faste du luxe... Je pense qu'au regard de tout ce qu'il a vécu, en particulier la dure réalité de ce que représente la guerre : ses souffrances, ses peines, ses incertitudes... ont fait de lui l'homme qu'il est devenu en fuyant son pays : un homme fidèle (autant à son amour Zoïa qu'à la famille Romanov et en particulier le tsar et le tsarévitch), passionné (il aime les livres et apprendre en les lisant)... mais avant tout il reste un fier russe !
Après avoir terminé ce livre, je peux dire qu'il m'a beaucoup marquée dans sa véracité et parfois sa dureté de ton mais à quoi pouvais-je m'attendre d'autre lorsqu'il est question des Romanov et de la Russie de 1914-1918 me direz-vous ? Je conseille donc absolument ce livre si vous voulez apprendre des choses sur cette illustre famille tout en voyageant dans les coeurs de deux adolescents, adultes puis vieillards amoureux comme au premier jour...
Pour que jamais une telle horreur ne se reproduise...
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SuzyBess
  17 décembre 2015
Avant de commencer ce roman, il faut connaître une petite partie de l'Histoire Russe: celle de la famille Romanov, qui aboutie à l'un des plus grands mystères du XXe siècle et qui est le point central du récit. Walt Disney en a fait un très beau dessin-animé, John Boyne nous livre ici sa version du mythe. Ceci dit, je dois vous avertir que connaître cette Histoire vous spoilera automatiquement.
Ne m'Appelle Plus Anastasia est un roman qui m'a passionnée. Il est raconté de manière très touchante, puisque le narrateur, Gueorgui Daniilovitch Yachmenev, bibliothécaire à la retraite, est un vieil homme fou amoureux, au chevet de Zoïa, sa femme mourante, nous racontant petit à petit ses souvenirs, en alternant avec le présent qui recule de plus en plus dans le passé à mesure que l'on avance dans le livre (on passe, par exemple, de 1981 à 1979, puis 1970, 1953, ...). C'est une construction étonnante qui marche bien !
Il nous plonge donc dans son enfance, son adolescence, jusqu'à ce jour où tout a changé pour lui. Jusqu'à ce jour où il a sauvé la vie du grand-duc Nicolas Nicolaïevitch, commandant des armées russes, cousin du tsar Nicolas II à qui il va être recommandé. En effet, va lui être incombé la tâche de protéger le tsarévitch (fils du tsar, pour les non-avertis) Alexeï Romanov, cet enfant précieux pour la Russie et terriblement fragile.
On découvre Gueorgui jeune homme, tombant amoureux de la mauvaise personne - l'une des filles du tsar - et rencontrant de nombreux personnages: la famille Romanov, évidemment, qu'il côtoie quotidiennement, puisque son métier est de surveiller à chaque instant le fils du tsar; des princes, des duchesses, mais aussi de plus sombres personnes telles que Raspoutine (décrit d'une telle manière que j'en ai eu des frissons).
On est confronté aux préjugés de la guerre, on voit des manières de vivre radicalement opposée, et on prend parti pour les Uns ou les Autres. On découvre une patrie et ses spécificités...
J'ai aimé la manière qu'à John Boyne de décrire au fil des péripéties une histoire d'amour profonde, pure, puissante, sans que l'on puisse vraiment qualifier ce livre de "romance". Je le répète, c'est extrêmement touchant de décrire ce vieil homme au travers de chaque étapes de sa vie.
Grâce aux détails apportés aux paysages et à l'atmosphère globale, je me suis sentie Russe, et ça a été un voyage magnifique.
Ce roman est passionnant, les personnages sont intéressants, et l'histoire est sublime mais Ô combien triste, environnée de beauté et de mélancolie.
C'était une très belle découverte.
Lien : http://letoucherdespages.blo..
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ZeroJanvier79
  06 août 2019
J'ai l'impression de le dire à chaque fois que je rédige une chronique sur l'un de ses romans, mais John Boyne est un écrivain que j'aime beaucoup. Chaque livre me fait redécouvrir son grand talent de romancier, au sens strict du terme : sa capacité à écrire des romans, à les construire pièce par pièce comme un puzzle, à inventer et faire vivre des personnages qui semblent vivants, et qui sont mémorables.
C'est donc avec beaucoup d'espoir que j'ai commencé récemment The House of Special Purpose, un roman qui n'est pas son dernier, mais au contraire l'un de ses premiers, paru en 2009. Son résumé me laissait avec de belles promesses.
John Boyne propose de nous emmener dans les dernières années de la Russie tsariste, à la veille de la Révolution bolchevique. Pour cela, il nous présente Georgy, un adolescent fils de paysan, qui se retrouve emporté par l'Histoire de son pays après avoir sauvé la vie d'un membre de la famille impériale de passage dans son village. Nous sommes en 1915 et Georgy va quitter sa campagne natale pour être accueilli à Saint-Petersbourg, la capitale de l'Empire russe, où il va devenir le garde du corps et le compagnon d'Alexei, l'héritier du tsar Nicolas II.
Le récit se poursuit jusqu'en 1918, après l'abdication du tsar et l'exécution de la famille impériale sous les ordres du nouveau gouvernement bolchévique. La trouvaille de John Boyne, c'est que le roman ne se limite pas à ce récit-là. En parallèle, il nous raconte la vie de Georgy et son épouse Zoya, exilés russes à Londres, au début des années 1980, puis il remonte dans le temps jusqu'en 1918, où les deux récits se rejoignent.
Il n'y a pas réellement de suspense dans ce double récit : nous connaissons d'avance la destinée de la dynastie Romanov, et l'identité de Zoya n'est pas vraiment une surprise, surtout quand on connait le titre donné à l'une des traductions françaises de ce roman. Mais ce manque de surprise n'est pas un défaut, au contraire : on assiste à un enchainement rondement mené, un roman habilement construit par son auteur, on profite de cette plongée dans l'Histoire, et on apprécie le résultat, passionnant du début à la fin.
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AnitaMillot
  28 mars 2020
En 1981, à plus de quatre-vingt-deux ans, Gueorgui Yashmenev se remémore son enfance dans sa Russie natale. Il y a plus de soixante années qu'il n'a pas revu un seul membre de sa famille d'origine. La Russie, Gueorgui Yashmenev l'a quittée en 1918, avec sa compagne Zoïa, pour se rendre en France où il l'épousa. Ils se sont finalement installés définitivement en Angleterre en 1923, où Gueorgui fut employé à la bibliothèque du British Museum, jusqu'à sa reraite. Depuis, il est devenue un lecteur assidu de ladite bibliothèque.
En 1981, Zoïa, l'amour de sa vie, est en train de s'éteindre doucement dans un hôpital londonien …
Tout a commencé en 1915, alors qu'il avait un peu plus de seize ans, quand il sauva la vie du Grand Duc, cousin du Tsar Nicolas II et qu'il devint - en récompense - le garde personnel du Tsarevitch Alexei (tout juste âgé de onze ans et frère d'Anastasia qui en avait quinze) dans la belle ville de Saint-Pétersbourg.
L'auteur nous emporte, au fil des chapitres de son intrigue, vers l'histoire un peu “re-visitée” de la Russie et de sa révolution, vers les joies et les tragédies qui ont jonchées le chemin de vie peu banal de Gueorgui et Zoïa. Et l'ombre de la Grande Duchesse Anastasia, fille préférée du Tsar Nicolas II, plane en permanence sur ce long récit …
Moi qui avais tant aimé les sagas russes de l'inoubliable Henri Troyat au cours de ma jeunesse, je ne pouvais passer à côté de cette histoire ! La lecture du roman de l'écrivain irlandais John Boyne fut donc un réel plaisir et une belle détente.
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LCDJ
  30 août 2012
Quand j'ai découvert ce livre chez Belgique Loisirs, je n'ai pas hésité une seconde. Fascinée par les Romanov, une histoire romancée sur eux ne pouvait que m'intéressée. Et ce fut le cas. J'ai aimé l'histoire d'amour impossible, j'ai aimé le Gueorgui adolescent et le Gueorgui adulte, sa personnalité, sa souffrance, son amour, ses espoirs... Attendrissante à souhait, cette histoire est écrite toute en finesse. Et plusieurs fois sur la fin, j'en avais les larmes aux yeux tant ce petit roman est rempli d'émotions. On vit avec le personnage principal qui est également le narrateur, on ressent ses peurs, sa colère et le poids de ses souvenirs. J'ai été complètement emportée par son récit, par la vie qu'il a vécu.

Concernant les personnages qui ont réellement existé, je dois avouer que j'ai vraiment aimé la manière dont la famille royale était présentée. Un tsar plein d'humanité, une tsarine élevée dans le luxe et dans la hauteur de sa condition, un Raspoutine envoûtant... Ils sont tels que je les avais imaginés et c'était vraiment intéressant de les découvrir dans leur intimité, dans leur quotidien.

Enfin, j'ai aimé l'originalité de la chronologie. On découvre d'abord un homme en 1981, un homme qui a déjà bien vécu, qui est sur le point de perdre sa femme et qui cache un lourd secret. Ensuite, on découvre ce même personnage adolescent, au moment où sa vie changea. Puis, on retrouve notre héros en 1979, cette fois. En fait, nous avons deux chronologies différentes : l'une remonte le temps, l'autre poursuit une chronologie normale. Au début, c'est un peu confus, surtout que les chapitres en eux-mêmes contiennent également des flashback et des anticipations. Mais les deux chronologies vont se rejoindre à un moment, le moment du dévoilement. Et c'est à cet instant, que tout prend sens puisque tout converge vers ce secret qui aura des répercussions sur la vie de Gueorgui et Zoïa.

Je ne vous en dis pas plus, mais je vous conseille vraiment ce roman plein d'intensité, plein d'émotions, écrit à merveille et qui nous touche en plein coeur !
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
LipetteLipette   30 juillet 2017
" Où irons-nous ? " me demanda Anastasia alors que nous lisions la liste des villes où nous pourrions prendre une correspondance. Rome, Madrid, Vienne, Genève, Copenhague, peut-être, où son grand-père était roi.
" Où tu voudras, Anastasia. Où tu te sentiras en sécurité. "
Elle désigna une ville et j'acquiesçai, car ce nom semblait romantique. " Paris, alors, annonçai-je.
- Gueorgui, dit-elle en me prenant par le bras. Juste une chose.
- Oui ?
- Mon nom. Il ne faut plus l'utiliser, ce serait trop risqué. Toi, tu ne seras pas recherché, personne n'était au courant pour toi et moi, à part Marie, et elle... "
Elle s'interrompit, le temps de retrouver son calme. " Désormais, tu ne peux plus m'appeler Anastasia.
- Bien sûr. Mais comment vais-je t'appeler, alors ? Je ne vois aucun meilleur nom que le tien. "
Elle baissa la tête et réfléchit. Quand elle se redressa, elle semblait être devenue une toute autre personne, une jeune femme se lançant dans une nouvelle vie dont elle ignorait tout.
" Appelle-moi Zoïa. Cela signifie la vie. "
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lesamislesamis   05 avril 2014
J'ai fait un rêve, Gueorgui. [...] En fait, c'était moins un rêve qu'un souvenir. Le jour où je suis devenu tsar. Mon père n'avait pas cinquante ans lorsqu'il est mort, le savais-tu?[...] Je pensais avoir bien des années devant moi. Certains disaient que je n'étais pas prêt. Mais ils se trompaient. Depuis toujours, je me préparais pour cet instant. C'est une chose étrange Gueorgui, de pouvoir accomplir sa destinée uniquement lorsque l'on perd son père. Et sa mort m'a accablé. [...] J'ai épousé Sunny une semaine après la mort de mon père. [...] Cela me semble maintenant appartenir à une tout autre époque. Quand nous sommes entrés dans Moscou pour le couronnement, la foule... Les gens étaient venus de toute la Russie. Ils nous aimaient, vois-tu. Cela ne me paraît pas si ancien, mais ça remonte pourtant à il y a plus de vingt ans.[...] Gueorgui, le général Rouszki sera ici dans quelques minutes. Tu sais pourquoi il vient me voir? [...] Il m'apporte des papiers à signer. Quand je les aurai signés, un grand changement se produira en Russie. Une chose que je n'aurai jamais crue possible. De mon vivant.
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lesamislesamis   05 avril 2014
Cette nuit là fut l'une des plus froides, de mémoire d'homme, et le fleuve resta gelé pendant près d'une semaine.
Quand la glace commença à fondre et que l'on découvrit le corps de Raspoutine, il avait les bras écartés, les mains serrées comme des griffes, les ongles blancs d'avoir gratté la glace. Il avait essayé de s'échapper. Il n'était pas encore mort quand nous l'avions jeté à l'eau. Il s'était débattu pendant un temps indéterminé. Le cyanure ne l'avait pas tué, ni les quatre balles du prince, ni la noyade. Tout cela avait échoué.
J'ignore à quoi il finit par succomber. Tout ce qui comptait, c'est qu'il n'était plus.
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cvd64cvd64   29 mars 2019
Voilà plus de soixante ans que je n’ai plus vu un seul membre de ma famille russe. Il est presque impossible de croire que j’ai vécu jusqu’à quatre-vingt-deux ans et que j’ai passé si peu de ce temps parmi eux. J’ai négligé mes devoirs envers eux, mais ce n’est pas ainsi que je le percevais alors.

Car je n’aurais pu modifi er le cours de ma destinée, pas plus que la couleur de mes yeux. Les circonstances m’ont entraîné d’un moment à un autre, et ainsi de moment en moment, comme pour tous les hommes, et j’en ai suivi le cours sans poser de question.
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sld09sld09   23 juillet 2017
Mon père et ma mère n’étaient pas très heureux en ménage.Il s’est passé des années depuis la dernière fois où j’ai dû subir leur compagnie, des dizaines d’années même, mais je pense à eux presque tous les jours, pendant quelques instants, pas plus. Comme un murmure de la mémoire, aussi léger que le souffle de Zoïa sur mon cou quand elle dort à côté de moi, la nuit. Aussi doux que ses lèvres sur ma joue quand elle m’embrasse pour commencer la journée. Je ne sais pas exactement quand ils sont morts. Je ne sais rien de leur décès, en dehors de la certitude naturelle qu’ils ne sont plus de ce monde. Mais je pense à eux. Je pense encore à eux.
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