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EAN : 9782354085001
332 pages
Mnémos (19/08/2016)
3.82/5   51 notes
Résumé :
Ils sont les héritiers des clans nordiques. Ils rêvent d'unifier et de pacifier leurs terres. Cet espoir se transformera-t-il en cauchemar ? Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet d'unir les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse. Après le succès de La Geste du Sixième Royaume qui a remporté en 2012 le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 51 notes

Alfaric
  26 octobre 2016
"Le Chant des épines" est le tome 1 du cycle d'Adrien Tomas intitulé "Le Royaume rêvé". Celui-ci se déroule dans le passé de son premier roman, "La Geste du sixième royaume", quelques générations après la révolte des hommes contre les elfes, et ce dernier veut nous raconter la geste de l'héroïne Ithaen dont les exploits y étaient contés ça et là…

Les Épines, c'est dans un royaume désuni et septentrional les champions d'une nouvelle génération éduquée au sein du Clan Svelsen (qui ambitionne d'unifier les Marches du Gel après sa guerre fratricide contre le Clan Asrelden)… L'auteur ne se cache aucunement de reprendre un questionnement archétypal de la fantasy classique, à savoir celui de la bonne gouvernance (un sujet éternel, et d'une brûlante actualité au vu de la médiocrité crasse des 650000 élus que compte la France, mais ce n'est pas bien mieux ailleurs hein…). Parmi la galaxie de POVs chère à l'auteur, on retrouve donc la reine adolescente Ithaen du Clan Svelsen, Ysémir le guerrier du Clan Asrelden, Merisia l'apothicaire du Clan Orcsen et Solheim le nécromancien blanc du Clan Tyrn… Toutefois la part belle est faite au POV de Vermine, la sauvageonne rousse aux yeux verts qui possède à la fois un fort quotient intellectuel et d'étranges pouvoirs magiques appelés Ténèbre qui la dépasse largement (possession ou schizophrénie, c'est selon votre interprétation ^^)…
Ce tome d'introduction est bien moins touffu que "La Geste du sixième royaume", pour la simple raison qu'on crapahute dans les 4 coins d'un royaume dont on suit le destin alors que dans le roman original on crapahutait dans les 4 coins d'un continent dont on suivant le destin. Mais chassez le naturel il revient au galop : derrière le worldbuilding et le magicbuilding rôlistiques des familles, on retrouve les vibes d'Howard, Tolkien, Moorcock, donc Gemmell. On aurait pu se dire qu'avec un groupe de héros adolescents en devenir, des prophéties cryptiques, une menace millénaire, un empire totalitaire on serait bel et bien dans la fantasy plus classique du tu meurs... Sauf que l'auteur dézingue tout ça d'entrée de jeu !

C'est presque dommage finalement de retrouver la formule Brandon Sanderson avec une avalanche de twists dans les dernières pages, voire les toutes dernières pages (genre on apprend quasiment dans le même temps qui est le maître espion des Marche du Gel, qu'il est un agent double, et qu'il est un agent triple) et le cliché du plan qui se déroule sans accro pour les grands méchants pas encore entrés en lice du « c'est maintenant que le choses sérieuses commencent ». On se demandera donc quelles places auront dans la suite du cycle Ogwan l'apprenti banni du génie nain à la fois Léonard de Vinci et Albert Einstein, Grimnur le jeune bandit en surpoids au grand coeur, le Projet n°68 alias l'Ange de Fer, Ooldor le Chroniqueur à la peau dorée, la Locuste alias le Gandalf grimdark, ou bien l'être maudit qu'il nourrit du sang des traîtres et qui en fait s'avère être SPOILER… (et pas du spoiler de base hein, non un putain de gros spoiler de la mort qui tue ! ^^)
Par contre je l'écris noir sur blanc, je ne supporte plus la jurisprudence GOT qui fait perdre 1 étoile à ce tome 1


Les Editions Mnémos ont bien bossé pour nous livrer un chouette livre-objet : devant un tel travail, c'est presque honteux de passer au numérique… Mention spéciale à la magnifique illustration de couverture signée du talentueux Alain Brion, qui correspond parfaitement à une scène clé du roman (à savoir le combat d'Ithaen et Vermine contre une Mandragore, une abomination elfe)
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boudicca
  19 août 2016
Après une petite incursion dans le western fantastique avec « Notre-Dame des loups », Adrien Tomas revient cette année à l'univers du sixième royaume qu'il met en scène pour la troisième fois. Que les lecteurs n'ayant pas encore eu l'occasion de découvrir « La Geste du Sixième royaume » ou « La maison des mages » se rassurent : l'action se passe ici longtemps avant les faits relatés dans les deux romans sus-cités et se limite géographiquement à une petite portion seulement du continent. Direction donc les marches du Gel, territoire réparti entre différents clans entre lesquels règnent depuis des années un fragile équilibre garanti par la présence au sein de la maison la plus puissante d'otages composés des principaux héritiers des autres clans nordiques. L'histoire de la région, son fonctionnement politique et ses spécificités sont rapidement mais clairement évoquées par l'auteur qui favorise dès le départ la compréhension des enjeux par le lecteur qui voit ainsi son immersion grandement facilitée. La présence d'illustrations est également un plus appréciable puisque l'ouvrage est orné d'une très belle carte signée Joël Querci ainsi que de reproductions des blasons des quatre principaux clans, fruit du travail de Goulven Quentel. Malgré la qualité de sa présentation, l'univers reste dans son ensemble plutôt classique puisqu'on y retrouve les traditionnels elfes, nains et magiciens (même si certains bénéficient d'un traitement qui sort légèrement de l'ordinaire).
Le second bémol concerne la narration puisqu'on retrouve dans le premier tiers du roman un procédé qui m'avait déjà un peu gêné dans « La maison des mages », à savoir des changements de point de vue trop rapides (parfois à peine une page) mais surtout mettant systématiquement en scène de nouveaux personnages. L'auteur rectifie fort heureusement le coche assez vite et parvient dès lors à véritablement embarquer le lecteur qui se prend agréablement au jeu, quant bien même certains rebondissements se révèlent un peu trop prévisibles. Il faut dire que la réussite du roman tient en grande partie à ses personnages qui, en dépit de leur nombre, s'avèrent tous convaincants, qu'il s'agisse des héritiers des différentes maisons ou encore des conseillers gravitant dans l'entourage de la fragile souveraine de Sveld. Les personnages féminins occupent notamment une place de choix (ce qui n'est pas si fréquent) et bénéficient même d'un traitement un peu plus travaillé que leurs homologues masculins, à commencer par les deux très attachantes Vermine et Merisia. On ne peut d'ailleurs s'empêcher d'être frustré de la brièveté du roman dont le final nous laisse un peu trop sur notre faim : quel sort attend les fidèles Épines de la reine maintenant que les choses sérieuses sont enfin censées commencer ?
Pari réussi pour Adrien Tomas qui nous propose avec ce « Royaume rêvé » une nouvelle incursion dans son univers de prédilection qui s'étoffe un peu plus à chaque roman. Malgré quelques légers bémols on passe un agréable moment et c'est avec regret que l'on quitte si vite tous ces personnages attachants et ambigus qui constituent certainement la plus grande force du roman.
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Lutin82
  19 novembre 2016
Adrien Thomas nous propose une fantasy parfumée d'influences diverses. Nous retrouvons nos fondamentaux avec une contrée d'aspect médiéval; l'armement, les moyens de transport, les coutumes étayent les contours d'un récit lové dans un cadre familier. le classicisme est poussé jusqu'à la composition d'une équipe, un groupe construit pour affronter les périls de ce dangereux et incertain royaume : les Épines (dont le nombre fluctue au gré des pages). Non, je vous rassure, nous ne sommes pas dans une redite du Seigneur des Anneaux, malgré la présence des nains, qui empruntent tous les stéréotypes au carcan établi depuis. Nous avons également des elfes qui tiennent un rôle fondateur mais très en retrait. Mais tout cela est attendu : nous sommes dans une Geste.
La présence d'un ange de métal, et son cocon métallique fera immanquablement penser à un univers steampunk. Il a été construit par un génie nain, incompris de son peuple obtus, composé d'infatigables travailleurs. A cela s'ajoute un vampire qui ne demande qu'à voir le jour… Un bestiaire digne des films d'horreur agrémente notre voyage dans les Marches du Gel, et pour finir les silhouettes invisibles des chroniqueurs font le lien avec Fringe.
Un peu submergé par toutes ces nuances ? Effectivement, ce foisonnement proche de la saturation en début du roman, associé à une narration non linéaire a de quoi perturber. Ce fouillis originel est surprenant; malgré mes quelques difficultés à pister la direction prise par Adrien Thomas, j'ai été charmée et je me suis beaucoup amusée lors de ma lecture. En effet, ces parfums divers ne saturent pas notre imaginaire mais corsent cette geste plutôt qu'ils ne l'engloutissent.
Fantasy curieuse et sous influence de produits galopants.
De la même manière, l'auteur reprend les différents codes de la fantasy classique pour mieux les modeler (pas les tordre, ce n'est pas de la dark fantasy). Ainsi, nous n'avons pas sous les yeux une quête visant à détruire un artefact maléfique, la libération d'une contrée sous le joug d'un tyran du style Fils des Brumes de Sanderson, la quête initiatique d'une jeune paysan vierge… de toute expérience de la vie (L'épée de Vérité de Goodking), ou bien la lutte éternelle du bien contre le mal (Arthur). le Royaume rêvé est tout cela à la fois.
Un groupe d'adolescent composé d'une reine, de princes et de princesses otages ainsi que de Vermine sont éduqués et formés pour faire face à l'adversité potentielle, avérée ou future. Dans l'immédiat, ils affrontent des créatures hideuses et mortelles. A terme, leur but se résume à unifier les Marches pour fonder le Royaume Rêvé.
Les péripéties amènent leur lot d'émotion et de suspens, tandis que la trame prend forme. le mystère est savamment entretenu grâce à des personnages nuancés, et des intrigues parallèles. Pour tout dire, il est difficile de s'ennuyer, l'intérêt de renforce page après page.
Les personnages participent à maintenir l'attention, avec en tête la jeune Vermine et La Locuste, messager, pisteur, chasseur de tête de la jeune Reine.
Pour la première, il ne s'agit pas d'une insulte, c'est le nom qu'elle souhaite porter en raison des réactions qu'il procure – je vous laisse imaginer. Cette jeune fille d'une douzaine d'années a grandi seule dans la forêt une grande partie de sa vie. Malgré ce régime isolé socialement, elle est vive, particulièrement affûtée et intelligente. Il faut dire que Ténèbres son mystérieux compagnon veillait et veille sur elle d'un yeux de propriétaire (le reste serait spoiler).
La Locuste est si retors et habile qu'il en devient captivant; sans aucun doute, l'homme de main de la Reine vaut le détour. de son côté, sa Majesté Ithaen nous réserve quelques surprises bien senties et ressenties. Les autres adolescents partagent les traits de caractère de leur âge entre fulgurances chevaleresques et réactions stupides. La présence de ces jeunes gens engendre des scènes gnan-gnan, ou dégoulinante de mièvrerie. Même certains dialogues manquent cruellement d'intérêt…
« »Pourquoi tu n'avoues pas tout simplement que cela te gêne qu'Ithaen soit dans l'autre équipe, avec Solheim et Vermine ? »
Le jeune prince sursauta:
« Je ne vois pas du tout de quoi tu parles! »
-Tu veux que je lui demande de te prendre avec elle la prochaine fois (…) ?
-Cesse donc de raconter n'importe quoi!
-Oh, mais je commence à peine », gloussa malicieusement l'archère. »
L'impression qui s'en dégage est une fois encore assez paradoxale : le lecteur découvre des scènes coquines et même des viols, tandis qu'il fréquente des personnages relativement immatures et des passages du même acabit. Certains pages flirtent franchement avec le Young Adult, sensation renforcée par l'évolution impressionnante de facilité de Vermine.
Hormis ce petit bémol sur le positionnement, j'ai été très agréablement surprise par cette geste d'Adrien Thomas. L'auteur modèle les codes de la fantasy pour nous offrir un roman frais et entraînant. Ténèbres enveloppe le lecteur de son aura protectrice, sombre et mystérieuse, mais je ne suis pas certaine que cela suffira à nous rassurer pour la suite de leurs aventures.
Une belle entrée en matière.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Meygisan
  12 septembre 2020
Je ne connaissais Adrien Tomas que par le seul roman de lui que j'ai lu jusqu'ici Notre Dame des Loups, un genre de western fantastique que javais bien apprécié.
Ce premier tome du Chant des épines m'a également conforté dans l'idée que l'auteur a une plume solide et une imagination fertile suffisante pour nous livrer là un univers complexe, présentant pas mal d'originalité, et intéressant.
La fabrication de son univers va croissante au fil des pages, l'auteur le développant par le biais notamment du système de magie, incarnée par différents types de personnages. Cette construction laissé présager des bases solides sur lesquelles Adrien Tomas développe son histoire, portée par des personnages hauts en couleur, mais quelque peu stéréotypés.
Un important panel de personnages, tous plus ou moins étoffés, permettent de construire un récit prenant.
J'ai été tout de même gêné par la multitude de personnages et par la brièveté des chapitres qui passent de l'un à l'autre. On finit par identifier chaque protagoniste, ainsi que la place qu'il occupe dans cette gigantesque toile, mais il faudra pour cela plusieurs chapitres. L'on pourrait craindre ainsi un rythme lent mais il n'en est rien. Adrien Tomas réussit à raconter l'essentiel de son histoire en la ponctuant de revirements réguliers ( un peu à la manière de Brandon Sanderson), tout en bouleversant un peu les codes du genre. On vit donc quelques situations inattendues et rafraîchissantes, qui permettent d'engloutir ce bouquin en deux temps trois mouvements.
Je reprocherai également à l'auteur de placer certains de ses personnages ( des adolescentes pour ne pas les citer) dans des situations moralement délicates ou discutables, qui me fait me poser des questions...
En conclusion, c'est là un bon premier tome d'introduction qui ne se contente pas d'une simple présentation, mais qui avance déjà pas mal dans l'intrigue, et qui sait garder son lectorat jusqu'au bout...
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Allisonline
  21 septembre 2016
Après avoir découvert Adrien Tomas grâce à l'excellent Notre-Dame des Loups, j'avais hâte de découvrir sa plume au service de mon genre favori. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai été conquise. J'ai tellement été passionnée que j'en ai même raté mon arrêt de métro, vous voyez le genre. Aussi, ne pas avoir lu les deux autres romans de l'auteur se déroulant dans le même univers n'est pas un problème. C'était mon cas et je n'en ressors qu'avec l'envie de les lire au plus vite (ce qui peut en effet être un problème, mais je les ai déjà, donc tout va bien)
J'ai bien du mal à me lancer dans cette chronique. Après réflexion, je me dis que, quand même, il était dense ce petit roman ! En quelques 300 pages, Adrien Tomas arrive à présenter de façon concise mais efficace tout un royaume, ses coutumes, les clans qui le compose et son Histoire, mais aussi et surtout ses personnages, tous plus intéressants les uns que les autres. Il y aurait tant à dire, mais pour avoir eu le plaisir de découvrir le roman sans même en avoir lu la quatrième de couverture, je ne ferai que survoler l'histoire :
Une centaine d'années avant le début du roman, les hommes se sont rebellés contre les elfes, dont ils étaient les esclaves. Aujourd'hui, différents clans se partagent les Marches du Gel, mais l'un d'eux garde la mainmise sur les autres en retenant en otage les fils et filles de leurs ennemis. Ce sont donc ces princes et princesses otages, qui sont plus des pupilles qui suivent des cours et un entrainement intensifs, que nous suivons avec plaisir dans ce premier tome. le chant des Épines, c'est le leur.
J'ai été conquise par la facilité qu'a l'auteur d'être à la fois concis et très clair. C'est qu'il semble pressé de se recentrer sur ses personnages, et on le comprend. J'ai adoré découvrir et suivre chacun d'eux, en particulier ses personnages féminins si merveilleusement représentés. Mais tous sont extrêmement bien dépeints et très crédibles, et si je me suis déjà définitivement attachée à certains, j'attends avec impatience d'en savoir plus sur d'autres (non, je ne cible pas du tout La Locuste, mais non). Adrien Tomas a une façon bien à lui de raconter son histoire : on se trouve face à un roman choral, alternant chapitres courts et longs, en sachant parfois qui l'on suit, d'autres fois non. Personnellement, j'adore, et ayant l'habitude, je ne me suis pas sentie perdue une seule seconde.
Le Chant des Épines est surtout un roman prenant et très bien rythmé, qu'il est difficile de mettre de côté. Au final, c'est un premier tome plutôt introductif, qui nous présente l'univers dans lequel les personnages vont évoluer, le caractère et les allégeances de ces derniers, et la voie qu'ils vont suivre. C'est loin d'être péjoratif : j'aime qu'on prenne le temps de me dire où je vais passer les heures qui suivent, surtout quand c'est aussi bien fait. de plus, le tout est très bien dosé : on trouve les réponses à la plupart des questions que pose ce premier tome, mais beaucoup d'autres points restent mystérieux et donnent envie de lire la suite, sans que cela ne soit frustrant pour le lecteur. Bien joué !
Il ne me reste plus qu'à me jeter sur les deux autres romans de l'auteur se déroulant dans le même univers, mais bien après. Les deux bonnes briques devraient m'occuper quelques temps, histoire de me faire attendre avec moins d'impatience la suite épique que le final du Chant des Épines annonce. En attendant, n'oubliez pas d'aller poser des questions à Adrien Tomas, à l'honneur sur Book en Stock jusqu'à la fin du mois de septembre !
Lien : http://allison-line.blogspot..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   11 août 2016
Modelées dans les ronces et les ténèbres, sculptées à partir d'insectes et d'ombre, les abjections, ou mandragores, étaient des gardiens immortels imaginés par le désespoir des Elfes avides d'échapper aux massacres perpétrés par les Humains. Certaines s'étaient échappées des champs de bataille et avaient disparu au plus profond des forêts anciennes des marches du Gel, alimentant les craintes et les superstitions de paysans terrifiés qui brûlaient systématiquement tout arbre déformé, soupçonné d'être en réalité une mandragore en dormance.
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AlfaricAlfaric   22 octobre 2016
Lorsqu’une loi est trop vieille pour faire sens dans un monde moderne, elle devient obsolète. Il est du devoir du législateur de veiller à expurger ces règles, et s’il en est incapable, il est de celui du citoyen de les ignorer.
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AlfaricAlfaric   03 septembre 2018
Pour des cultures primitives, une technologie avancée peut effectivement être confondue avec de la magie.
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AlfaricAlfaric   24 octobre 2016
Être esclave signifie abandonner sa volonté et n’agir que pour accomplir celle d’un autre.
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MyrrhaMyrrha   20 novembre 2016
- As-tu seulement conscience de la signification de ton nom ?
- Oui, acquiesça la jeune fille sans se démonter. Vermine dégoûte. Vermine effraie. Vermine brusque l'instinct, pousse à reculer, à fuir, à ne pas toucher, à ne pas approcher.
- Et cela...
- Me plaît. Mon nom porte une empreinte qui prévient les autres de qui je suis, et de comment ils doivent réagir face à moi.
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