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Jacques Thiériot (Traducteur)
EAN : 9782070341344
224 pages
Éditeur : Gallimard (16/11/2006)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 38 notes)
Résumé :
" Je me suis retrouvé à Budapest à cause d'une escale imprévue, alors que je volais d'Istanbul à Francfort, où j'avais une correspondance pour Rio. La compagnie a offert aux passagers une nuitée dans un hôtel de l'aéroport et ne nous informerait que le lendemain matin que le problème technique qui avait provoqué cette escale en fait avait été une alerte anonyme à la bombe. Cependant, regardant distraitement à la télé le journal de minuit, j'avais déjà été intrigué e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Junie
  06 juin 2014
Un essai en forme de roman sur la mystification romanesque.
Celui qui écrit est un menteur, il présente son récit comme étant la vérité, mais il nous trompe, et devient lui-même le dupe de son propre récit.
Une évocation très forte de la création littéraire, des fantasmes qui hantent les écrivains, des multiples identités qui les habitent, de leur capacité à concevoir une sorte de réalité augmentée par l'imagination.
Pour moi, ce livre prend place à côté de Neige, il se situe dans une ville imaginaire, le héros vit une histoire hors du temps, peu importe que ce soit en Turquie ou en Hongrie.
Le héros est un poète, blessé par l'exil, la dureté du climat, un amour foudroyant.
Il doit faire un choix, il doit décider qui il deviendra, quelle femme, quel enfant seront siens. Et lui, quel homme sera t-il?
Budapest, Mittel-Europa, un retour aux sources pour ce Brésilien aux yeux bleus, baigné par les eaux tropicales?
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Mijouet
  21 septembre 2012
Un des chiens de Mijouet s'appelait John. C'était un labrador qu'il avait ramené tout petit à la maison. Les filles étaient ravies de cet espèce de gros rat blanc aux yeux de bébé otarie....
A l'heure de donner un nom à ce labrador, Mijouet propose (impose?) JOHN. Dans son esprit labyrintesque ça allait de soit: d'abord un chien c'est un cabot. John cabot est le nom anglicisé de Giovanni Caboto, navigateur vénitien du 15ème siècle qui explora le Canada pour le compte de Henri VII d'Angleterre . Pour ces raisons évidentes, (le labrador faisant partie du Canada)... le nom de John Cabot fut donné à cet adorable chiot.
Qui grandit (évidemment)! Un chien pas comme les autres. Avant tout il ne se prenait pas pour un chien: il regardait les autres jouer à la baballe d'un air...; en revanche c'était un fin gourmet, tout de même un peu voleur de pain, mais surtout un philosophe particulièrement attentif à la conversation.
Bref rien d'un chien!
Un jour, un ami hongrois d'origine, apporte un livre à Mijouet en lui disant:" toi qui traines dans tous les coins du Brésil, lis le, ça va te plaire".
Un titre: Budapest
Mijouet regarde son ami un peu interloqué, qui ajoute:" Si, si, tu verras"
Et là, ce fut un régal de lecture. Mijouet fut inaccessible un jour et demi durant; le premier soir, sur le canapé, John regardait d'un air attentif Mijouet plongé dans son livre...
Le lendemain, Mijouet découvrit son livre dévoré au sens propre du terme.
Sur le fauteuil, John le regardait l'air de dire :"j'ai dévoré Budapest plus vite que toi, na.na.na...na!
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A_fleur_de_mots
  20 janvier 2019
Chico Buarque! T'ai-je dit que le son de ta voix grave fredonnant “Essa Moca Ta Differente”, “O que será” ou encore “O Malandro” me transporte dans la chaleur torride de ton Rio natal, aux doux sons mélodieux de cette langue portugaise chaleureuse , que ton accent carioca, bien qu'ayant appris cette langue aux sons lyriques de Saõ Paulo, ensorcelle et envoûte? Que le Brésil aura toujours pour moi le son délicat de ta voix ennivrante?
Mais je digresse, car le Chico Buarque écrivain est tout aussi ensorcellant que le chanteur. Et qu'il est question de découverte d'une nouvelle langue, de ses sonorités, des associations inconscientes faites par l'apprenti mais aussi de l'exil, de l'adaptation à un nouveau pays, sa culture et ses valeurs au travers de son vocabulaire et de ses sons.
Ici le hongrois, le portugais pour moi quand je lu ce livre, il y a bien longtemps, quand j'essayais de m'adapter tant bien que mal à mon nouveau pays de l'époque, le Brésil.
Rio, Budapest, la distance ne fut jamais si courte que dans l' épopée humaine qu'est la migration (volontaire ou non) et l'adaptation à un nouveau pays que l'on a la joie et le bonheur d'appeler “maison”, une langue que l'on a le bonheur de faire sienne.
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petitours
  24 mai 2018
Je me demande si Lost in translation de Sofia Coppola n'est pas simplement une adaptation de ce roman. J'ai beaucoup apprécié les deux quoi qu'il en soit.
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ValdeMontparnasse
  17 juillet 2018
Livre très bien écrit, ambiances bien transmises.
Je n'ai pas accroché, dommage. Peut-être parce que je l'ai lu en allant à Budapest, et que je m'attendais à en savoir plus sur le sujet.
Je le recommande néammoins, car intrigue intéressante.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
pamjijpamjij   15 décembre 2009
« J’ai renoncé à l’excursion, je suis remonté dans ma chambre, je me suis allongé sur le lit et j’ai ouvert le dépliant, une carte illustrée de la ville, avec des rues blanches sur fond beige, des jardins nuancés de vert et le Danube bleu. (…). Si je choisissais d’emprunter une transversale, j’étais à deux doigts du centre historique de Buda, un ensemble irrégulier de rues, frappé d’autres flèches, et de cercles de diverses couleurs, et de croix signalant les églises, et d’astérisques renvoyant à un index avec des explications, je voulais promener calmement mes yeux sur cet ensemble urbain. (…) cheminer ainsi sur une carte ne m’ennuyait pas, peut-être parce que j’ai toujours eu la vague sensation d’être moi aussi la carte d’une personne »
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MorgouilleMorgouille   25 août 2011
Mais deux personnes ne s’équilibrent pas longtemps côte à côte, chacune avec son silence ; un des silences finit par absorber l’autre, et alors je me suis tourné vers elle, qui semblait m’avoir oublié. J’ai continué de scruter son silence, à coup sûr plus profond que le mien, et d’une certaine façon plus silencieux. Nous sommes restés ainsi une autre demi-heure, elle refermée sur elle-même et moi immergé dans son silence, essayant de vite lire ses pensées avant qu’elles ne se changent en mots hongrois.
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MorgouilleMorgouille   25 août 2011
Les voix hongroises vibraient autour de moi, sans se douter qu’elles exposaient leurs secrets à un intrus. Et du fait d’ignorer les significations, je percevais les inflexions de la langue avec plus de netteté ; j’étais attentif à chaque réticence, chaque hésitation, à une phrase interrompue, à un mot coupé en deux comme un fruit dont j’aurais pu examiner l’intérieur.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   02 avril 2013
Un mot ? Faute de la moindre notion de l'aspect, de la structure, du corps même des mots, je n'avais aucun moyen de savoir où commençait et finissait chacun d'eux. Impossible de les détacher les uns des autres, c'eût été comme prétendre découper un fleuve au couteau. A mes oreilles, le hongrois aurait pu tout aussi bien être une langue d'une seule pièce, qui n'était pas constituée de mots et dont on n'avait la connaissance que dans son intégralité.
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art-bsurdeart-bsurde   13 octobre 2017
Par chance il me restait les rêves et en rêve j'étais toujours sur un pont du Danube, aux heures creuses de la nuit, à contempler les eaux couleur de plomb. Et mes pieds quittaient le sol et à plat ventre sur le parapet, je me balançais, euphorique parce que je savais que je pourrais, à tout moment, donner à mon histoire un dénouement que personne n'avait prévu. Je laissais couler le temps pour mieux jouir de cette toute-puissance, et le temps passant, le soleil se levait, les eaux verdissaient, et mes mouvements ne tardaient pas à s'étriquer de nouveau.
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Videos de Chico Buarque (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chico Buarque
Samuel Titan reçu par Artur Silva dans son émission Passage à niveau sur Radio Alfa pour parler de "Histoire d'un vaurien".
Histoire d?un vaurien est un des chefs-d?oeuvre de la littérature brésilienne. Écrit et publié en feuilletons dans un journal de Rio de Janeiro en 1852-1853, il est devenu un de ces ouvrages inspirateurs et sans lequel bien des écrivains et personnalités n?auraient pas été possibles ou connues : Machado de Assis, Lima Barreto, Carmen Miranda, Chico Buarque, etc. sont tous disciples de Manuel Antônio de Almeida. Leonardo, le protagoniste de ces Histoire d?un vaurien de Rio de Janeiro, n?a rien de commun avec les héros romantiques de son époque. Il serait né « d?un écrasement de pied et d?un pincement » lors d?un flirt en haute mer ; très tôt il choisi l?oisiveté comme seul mode de vie, créant ainsi le premier personnage si brésilien du malandro : sorte de héros mixte entre Oblomov et un malandrin, roi du hamac, de l?inconvenance, mal élevé, malgré lui? « L?enfant avait un penchant à l?effronterie, et l?indulgence de son parrain aidant, cela en fit un petit impertinent accompli. » On suit ainsi les frasques et péripéties de la vie de Leonardo dans le Rio du début du xixe siècle, résidence du roi, ville métissée, non sans rire et en nous attachant à ce personnage finalement faible, neutre et jouet des uns et des autres. Dans une telle ambiance, cette histoire avec le ton désinvolte du récit, la saveur piquante des conversations cueillies sur le vif et une foule de personnages robustes et vulgaires pataugeant joyeusement dans la plus tangible des réalités, peuvent sembler le produit d?un autre siècle, d?un autre monde.
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