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EAN : 9782080667892
354 pages
Flammarion (23/06/1993)
3.47/5   85 notes
Résumé :
Oui, madame l'Inspectrice des Impôts, je me bats pour garder à mon quartier son caractère de village.
Quant à mon village, je lutte farouchement contre le maire qui orne tous les ronds-points de bouts de ferraille tordue appelés sculptures d'avant-garde. Impôts en tout genre, assurances diverses, vignette, redevance audiovisuelle... Trop, c'est trop ! Et ce trop augmente chaque année ! Sans compter les longues heures passées sur des montagnes de paperasse. Et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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« Arrêtez de me piquer mes sous ! » est un roman qui est sortit en 1993, peu avant les élections.
C'est une sorte de coup de gueule humoristique sur l'état, les impôts et le fait qu'on nous ponctionne toujours plus d'argent ; coup de gueule écrit sous forme de lettres.
Nicole de Buron en a ras le bol de payer toujours et encore plus d'impôts : taxes en tout genre, assurances, redevance audiovisuelle, vignette automobile, impôts les plus variés…
L'auteur va écrire des lettres au Maire de Paris, à Monsieur le chef du centre des impôts, à son inspectrice des impôts, au Ministre des finances, au Ministre des transports… et publier ses lettres dans ce livre.
Depuis, les choses ont changées car les hommes politiques dont elles parlent ne sont plus au pouvoir, et surtout... l'Euro est arrivé !
Du coup, même si tout n'est pas comme en 1993 ça reste d'actualité dans le fond car en 25 ans les choses n'ont pas changées tant que ça au niveau des taxes et impôts en tout genre !
J'ai aimé ce livre, mais il y a parfois des longueurs et de temps en temps c'est un peu brouillon. Quand l'auteur écrit à un homme politique (ou par exemple à son contrôleur des impôts) elle se perd parfois un peu dans ses pensées, dans ses anecdotes résultat il est par moment très difficile de la suivre ! Ce qui crée des passages un peu longs.
C'est pour ça que je mets trois étoiles et demie, j'aime toujours le ton de l'auteure, sa façon d'écrire mais ce livre commence à dater un peu, dommage.
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Ce livre est paru en 1992. Il m'avait bien fait rire à l'époque et je viens de le relire avec toujours le même plaisir car de l'entendre parler de ses démêlés avec l'inspectrice des impôts, et divers hauts fonctionnaires de l'Administration ainsi que de son Député, pour finir avec le Premier Ministre de la France - de l'époque, je m'aperçois que rien n'a changé ! Elle dit qu'elle est une citoyenne saisie d'un grand RAS-LE-BOL - et nous, alors ! C'est du pareil au même. A lire ou relire pour s'apercevoir qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Et on rit jaune.
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Je ne suis pas sûre d'adhérer à tout ce que dit cette spirituelle néocampagnarde, mais je dois reconnaître que beaucoup de ses récits sont frappés au coin du bon sens. Et elle me fait tellement rire! Un bon moment de lecture, sans prétention littéraire mais qui fait souvent mouche.
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nicole de buron à l'art de transformer les galères de la vie en histoire drole! dans se livre on constate que nous sommes tous logé à la meme enseigne! on paye; on paye et on paye! mais c'est tellement drole que la pillule passe mieux! a lire avant de payer une grosses facture!
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Découverte d'une autrice qui malheureusement nous a quitté, mais dont je vais essayer de lire les autres livres tellement sa plume m'a plu. C'est frais, drôle et dynamique. J'ai adoré son humour sarcastique et tous les élus en prennent pour leur grade. Au début je l'avais classée dans les riches qui se plaignent toujours de trop payer d'impôts malgré leurs moyens largement supérieurs au commun des contribuables, mais je me trompais. Les scandales et les aberrations qu'elle dénonce sont réels et pire, bien que le livre date de 1992, ils sont toujours d'actualité. Rien n'a changé !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Quant à Madame Claude, je n'ai jamais entendu dire qu'elle enfermait ses filles dans un bordel sous la menace, mais qu'elle aidait au contraire le Ministre des Affaires Etrangères à distraire les invités officiels de la France.
Et ces oublieux n'ont même pas réclamé pour elle la Légion d'honneur, comme pour Johnny Halliday ! Ingratitude, ton nom est Quai d'Orsay.
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Il n’existe pas non plus en France d’hommes politiques irresponsables qui prononcent des discours oiseux, dans un volapük plein de contre-vérités, de vœux pieux, de promesses jamais tenues (« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » - Charles Pasqua). A noter que certains propos peuvent avoir des accents populistes (« Je ne suis pas de ceux qui se mettent un bâton dans le cul pour être plus raide » - Michel Charasse) ou naïfs (« Les membres de la Haute Autorité n’ont pas été choisis parmi les hommes politiques mais parmi les honnêtes gens » - Louis Mermaz), ou même vacharde pour le copain (« Notre groupe n’a rien à dire dans ce débat. C’est pourquoi nous avons choisi comme orateur Balladur » - Philippe Seguin).
Il n’existe pas en France de ministres coupables. Au point de donner leur démission spontanément. En fait, remarque Alain Decaux dans son livre Le Tapis rouge : « Ils s’accrochent si fort à leurs sièges que, pour un peu, il faudrait une opération manu militari pour les en chasser. »

Tant pis ! Envoyez la troupe !
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AVIS AU LECTEUR
Le lecteur trouvera dans ce livre en forme de coups de gueule joyeux, écrit avant les élections de mars 1993, des références à des hommes politiques qui ne sont plus en place. Y compris ce pauvre Monsieur Bérégovoy. L'auteur étant, par nature, pessimiste ("l'humour est une façon polie de survivre"), n'est pas sûre que nos nouveaux maîtres fassent mieux que leurs prédécesseurs.
Au citoyen/lecteur de juger. Et de rire. "La gaieté change l'hiver en été", dit le proverbe.
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Qu'ils quittent Paris, ces radins, et laissent leurs F3 à des sociétés. Que notre magnifique capitale devienne un gigantesque ensemble de bureaux. Au moins, ça, ça rapporte à l'Etat.
Mais je résisterai, Madame l'Inspectrice, je résisterai.
S'il ne reste qu'une seule locataire dans ma rue, je serai celle-là.
Je lutte depuis quarante et un ans...
... contre la disparition des merceries, des marchands de couleurs, des petits tapissiers qui se déplaçaient pour me changer une simple tringle à rideau, des boulangers-pâtissiers qui faisaient leur pain et leurs gâteaux eux-mêmes. Tous remplacés par des banques, toujours des banques, encore des banques. Je n'ai désormais que cent mètres à parcourir pour aller retirer de l'argent que je n'ai pas, mais je dois cavaler un kilomètre pour acheter un bon baba au rhum.
Oui, Madame l'Inspectrice, je me bats pour garder à mon cher quartier son caractère de village.
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J'écoute pendant des heures la libraire-papetière me parler, inconsolable, de la mort de son petit basset écrasé par un coursier, dont tout le quartier a porté le deuil (du basset ; le coursier, lui, a failli être lynché). Dernière nouvelle dramatique : elle s'en va ! Il ne restera plus une seule des cinq librairies du quartier. Personne avec qui dire du mal de Marguerite Duras tout en achetant ses livres.
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