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Gabrielle Rolin (Traducteur)
EAN : 9782253053491
152 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (14/05/1990)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.95/5 (sur 209 notes)
Résumé :
Couples déglingués, vitelloni trompant leur ennui, pères et fils en quête d'une impossible réconciliation...
dans l'univers déchiqueté de l'Amérique moderne, Raymond Carber prélève les échantillons d'une humanité à la dérive. Dix-sept nouvelles consacrées à la même idée fixe : celle de la poursuite d'un bonheur qui cesserait de se dérober, et, effaçant les blessures de la vie, ferait accéder à une innocence enfin retrouvée.
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  07 août 2019
... Redites-moi des choses tendres (...) 🎶
Mais la tendresse, bordel, suffit-elle au bonheur ?!
Et d'abord, "qu'est-ce qu'on connaît vraiment de l'amour ?"
Ce recueil de nouvelles, ce sont 17 histoires d'amour et de désamour, à bout de souffle : de folie pure ou ordinaire, de désespérance, de trahison, d'ennui, de destruction, de quête éperdue... Bref, criantes de passions humaines.
Raymond Carver sonde nos corps et nos âmes, scrute nos sentiments, il en extrait autant de lumière que de noirceur, de mensonge que de vérité.
Une plume à la fois épurée et percutante, qui raconte la banalité de nos existences, la contradiction de nos sentiments, nous laissant libres d'imaginer la chute de ces short* stories, nous laissant face à nous-mêmes, horrifiés, révoltés, subjugués, démunis.
Indubitablement intemporel. Me suis véritablement délectée !!
---------------------------------------------
* En parlant de short, je ne peux pas faire l'impasse sur Robert Altman ; ça a fait tilt à la page 59, en me disant que j'avais déjà vu cette scène quelque part... En effet, je ne savais pas alors que le réalisateur s'était inspiré en particulier de l'oeuvre de Carver (cf : Le bain ; Toute cette eau si près de la maison) pour les mettre magistralement en scène en 1993, dans son film "Short Cuts" (vu à 20 ans et adoré !).
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le_Bison
  05 juin 2012
Les histoires de Raymond Carver commencent souvent de cette manière : une table, une bouteille, un couple. Et des discussions, des réflexions devrais-je dire, sur l'amour, sur le couple, sur les relations humaines de cette Amérique. Je ne recherche pas l'action dans ses nouvelles – bien au contraire – puisqu'il ne s'y passe strictement rien dans cette Amérique profonde et moderne. Alors pourquoi les lire ?
Un homme, une femme et au milieu une bouteille. Un couple s'étiole petit à petit comme un cerisier en fleurs subissant les soubresauts d'une fine et légère brise maritime. Un couple se déglingue avec comme excuse ces bouteilles vides qui s'affichent ostensiblement sur la peau de bête du salon ou sur le comptoir d'une cuisine en formica.
Les histoires de Raymond Carver parlent de l'homme, cet être méprisable et américain qui s'ennuie dans sa banlieue amorphe. Une vie monotone, sans surprise, au volant d'une Ford break beige, le goût du bourbon dans la bouche, et une mignonne qui passe en vélo sur une route serpentée. C'est tellement tentant, l'espace d'une heure, d'oublier toutes les règles que l'on s'est fixé et de redevenir l'homme, le chasseur, le Cro-Magnon, la bête qui sommeille en nous. Après tout, la raison d'une règle est bien de la transgresser.
Je le disais précédemment ; dans les histoires de Raymond Carver, il ne s'y passe pratiquement rien. Juste quelques faits d'une banalité extrême. Mais ma vie n'est-elle pas composée de cette même banalité ? Alors, oui, je me reconnais dans ces couples de Raymond Carver, oui je m'y identifie. Ils sont en quête de quelque chose d'indéfinissable, une sorte d'amour suprême pour rompre leur monotonie, divertir leur ennui. Ils sont à la poursuite d'un bonheur qui cesserait de filer juste devant eux.
Raymond Carver a su m'attendrir. Il ne m'en faut certes pas beaucoup, une bouteille et je suis déjà sous le charme. le charme d'une écriture fine et posée, sans fioriture ni excès. Elle décrit des sentiments humains, ni beaux ni laids, ni bons ni mauvais, juste des sentiments, sans jugement sans complaisance, juste des sentiments.
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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araucaria
  18 décembre 2016
Un auteur que je découvrais avec ce recueil de 17 nouvelles qui devaient traiter de l'Amour... En fait l'auteur évoque l'amour au sens large du terme, parfois même le désamour ou l'absence d'amour. Des nouvelles assez courtes dans l'ensemble. L'écriture ne dégage aucune chaleur. le style est direct, froid. Les situations sont le plus souvent gênantes. Raymond Carver dépeint une certaine Amérique, il y a des relents un peu sordides. Un livre qui ne remonte pas vraiment le moral, et donne de l'Homme une pâle image, celle de personnes qui se battent ou survivent dans un monde le plus souvent hostile... Beaucoup de paumés et de pauvres types, qui sont passés à côté de leur vie, à côté du bonheur, à côté de l'AMOUR. Chaque nouvelle a une fin un peu abrupte, "en queue de poisson".
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JIEMDE
  19 mai 2019
Bien difficile pour moi de dégager une réaction tranchée à l'issue de la lecture de Parlez-moi d'amour, recueil de 17 nouvelles de Raymond Carver traduit par Gabrielle Rollin.
Car en bon lecteur français que je suis, je ne suis a priori pas fan de nouvelles, bien que mes progressions en culture littéraire américaine me fassent – très doucement - évoluer.
Mais j'ai particulièrement apprécié ici l'écriture de Carver et cette incroyable capacité à poser un décor, une atmosphère et une histoire dans une épure de mots, que seuls les grands peuvent oser.
Dans ses dix-sept instantanés de vie (où il ne se passe souvent pas grand-chose), Carver explore le sentiment amoureux à 360° : l'amour absolu, l'amour habitude, la passion, l'amour qui s'en va, l'amour violent, l'amour filial, l'amour injuste, l'amour soupçon, l'amour amitié… le tout dans un contexte où l'alcool et la désillusion qui l'accompagne ne sont jamais bien loin.
C'est bien entendu l'ensemble qui fait sens, mais ces nouvelles restent inégales… Ce qui ne fait qu'aiguiser mon intérêt de poursuivre la découverte de l'oeuvre de Carver !
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Allantvers
  28 octobre 2018
Trois auteurs de nouvelles trônent dans mon panthéon : Stefan Zweig, Guy de Maupassant et Raymond Carver.
Aussi est-ce un bonheur de retrouver ce dernier autour d'une série de tranches de vie, toutes parfaites dans ce recueil, et qui toutes savent planter en quelques pages tout un univers, l'évocation d'une vie et d'autres encore évoquées en perspective de celle-ci, et donner à ressentir quelques petits tableaux d'Amérique tous plus criants de réalité et d'humanité les uns que les autres.
Couples qui se soutiennent dans l'adversité, qui se déchirent et se séparent, parents dont la vie bascule, amants esseulés et vieillissants évoquant leurs souvenir : on parle beaucoup d'amour dans "Parlez-moi d'amour", et de la plus belle manière, toute en subtilité et maturité.
Un auteur à connaître absolument!
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critiques presse (1)
Telerama   27 février 2013
Après la publication en 1981 de Parlez-moi d'amour, publication modifiée, et arrangée par l'éditeur, une autre version parait en 2009 sous le nom de Débutants: version originale fidèle au manuscrit initial. La publication parallèle des deux textes est passionnante. Deux versions d'un chef-d'œuvre - deux chefs-d'œuvre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   04 décembre 2016
Bill Jamison avait toujours été le meilleur ami de Jerry Roberts et vice versa. Ils avaient grandi ensemble dans un quartier du Sud, près des terrains de foire, étudié à la même école préparatoire, au même lycée, puis au même institut technique Eisenhower, où ils suivaient, dans la mesure du possible, les mêmes cours. Ils échangeaient leurs chemises, leurs pulls et leurs pantalons à pinces. Ils sortaient avec les mêmes filles et parfois se les repassaient, prenant ce qui se présentait sans se compliquer la vie.
(Dites aux femmes qu'on va faire un tour)
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le_Bisonle_Bison   31 mai 2012
C’est tout de même drôle de boire. Quand j’y pense, c’est en buvant que nous avons pris toutes nos décisions. Même lorsque nous avons envisagé de moins boire, nous nous installions pour en discuter à la table de la cuisine, ou devant la table de pique-nique avec six bières ou une fiasque de whisky.
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araucariaaraucaria   02 décembre 2016
Un homme sans main vint frapper à ma porte pour me vendre une photographie de ma maison. A part les crochets chromés, c'était un homme comme tout le monde, âgé d'une cinquantaine d'années.
- Comment avez-vous perdu vos mains? lui demandai-je après qu'il m'eut confié le but de sa visite.
- Ca, c'est une autre histoire, me répondit-il. Vous voulez une photo ou non?
- Entrez, lui dis-je. Je viens de faire du café.
J'avais aussi préparé de la gelée mais je ne lui en parlai pas.
- Si possible, j'aimerais aller aux toilettes, me dit l'homme sans mains.
Moi, j'avais envie de voir comment il tenait une tasse de café. (...)
(Le chasseur d'images)
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mandarine43mandarine43   27 août 2011
[ Incipit ]

Pourquoi ne dansez-vous pas ?

Dans la cuisine, il se versa un autre verre et regarda le mobilier de la chambre à coucher qui se trouvait dans le jardin, devant la maison. Le matelas était nu et les draps aux rayures multicolores plies sur le chiffonnier, à côté des deux oreillers. À ce détail près, les choses avaient vraiment la même allure que dans la chambre - une table de chevet, une lampe pour lire de son côté à lui, un autre chevet, une autre lampe, de son côté à elle.
Son côté à lui, son côté à elle.
Il y réfléchissait tout en sirotant son whisky.
Le chiffonnier se dressait à un mètre du pied du lit. Ce matin, l'homme en avait vidé les tiroirs dont il avait rangé le contenu dans des cartons entassés au salon. Près du chiffonnier, on voyait un radiateur d'appoint. Au pied du lit, il y avait une chaise en osier avec un coussin de tapisserie. Toute la batterie de cuisine étalait son aluminium sur une partie de l'allée. Une nappe de mousseline jaune beaucoup trop grande, c'était un cadeau, recouvrait la table et en cachait les côtés. Sur la table s'alignaient une fougère en pot, une boîte contenant de l'argenterie et un tourne-disque - des cadeaux, eux aussi.
Une grande télévision était posée sur une table basse, à proximité d'un canapé, d'un fauteuil et d'un lampadaire. Il avait poussé le bureau contre la porte du garage. Il y avait quelques ustensiles sur le bureau, une horloge murale et deux gravures encadrées. On remarquait encore dans l'allée un carton de tasses, de verres et d'assiettes, chaque objet enveloppé dans du papier journal. Ce matin, l'homme avait vidé les armoires et, à l'exception des trois cartons du salon, tout se trouvait à l'extérieur. Il avait branché une rallonge et les appareils fonctionnaient comme s'ils étaient dans la maison.
De temps à autre, une voiture ralentissait et les passagers jetaient un coup d'oeil. Mais personne ne s'arrêtait.
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araucariaaraucaria   12 décembre 2016
Seule la voiture de Vera se trouvait là, aucune autre, et Burt s'en réjouit. Il remonta l'allée et s'arrêta juste à côté de la tarte qu'il avait laissé tomber la nuit dernière. Elle était toujours à sa place, sous son moule d'aluminium, auréolant le trottoir de crème aux potirons. C'était le lendemain de Noël.
(Si on en parlait sérieusement)
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Videos de Raymond Carver (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Carver
Raymond CARVER – Et vous trouvez ça drôle ? (Émission de radio, 2001) L’émission « Surpris par la Nuit », par Alain Veinstein, diffusée le mardi 3 juillet 2001 sur France Culture. Invités : Tanguy Viel, Marc Chenetier, Régis Geoffrey, François Bon et Olivier Cohen.
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