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ISBN : 2369145617
Éditeur : Libretto (03/01/2020)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Jane, du haut de ses vingt ans, observe le monde avec une lucidité à la fois légère et grave. Éprise d'un champion du monde de lutte dont les performances amoureuses sont inversement proportionnelles à ses performances sportives, elle ne le voit qu'entre deux compétitions. Pour oublier ses absences et sa solitude, elle accepte les avances supposées platoniques d'un vieux monsieur très riche, adorateur des jeunes filles, avec lequel elle va partir en voyage. Car Jane... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  20 février 2020
Mon deuxième roman après mon coup de coeur pour La mère morte de Blandine de Caunes.
Un livre très déroutant qui s'appuie sur la vie d'une jeune fille de vingt ans, Jane. Livrée à elle-même dans son petit appartement, une rente mensuelle versée par son père, elle vit dans l'oisiveté sans se tracasser de demain. le frigo est souvent vide mais quand Jane a envie de cerises juteuses en plein hiver, elle est prête à tout. Spontanée, insouciante, parfois inconsciente ou agaçante, Jane vit d'amour et d'eau fraîche auprès des allées et venues de son sportif Gilles. Un homme qui ne sait pas dire ses sentiments et encore moins je t'aime. Mais Jane en est folle. Cet amour la tient debout, l'oblige à se lever et se faire belle comme jamais.
Entre les pauses, il y a Bertin, un homme âgé (78 ans) qui raffole des midinettes telles que Jane. Riche, il lui offre la belle vie en échange de sa présence chaste.
Blandine de Caunes visite ici les lignes de la jeunesse, les rêves des gamines qui n'ont encore rien vécu, la nonchalance propre à cette jeunesse épargnée. Son style est juste et bien écrit, elle aurait pu se dispenser des scènes érotiques un peu trop crues à mon goût, d'autant plus désarçonnantes que ce roman est d'abord sorti dans les années 1970.
Tout ce petit monde est mis à nu, dans la soif des envies et des rêves qu'on peut toucher du bout des doigts à vingt ans.
Une histoire plaisante mais en demi teinte qui ne restera pas gravée dans ma mémoire au même titre que La mère morte.
#LInvolontaire #NetGalleyFrance
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viou1108
  19 février 2020
Paru pour la première fois en 1976, réédité en 2015, voici que ce court roman est publié une nouvelle fois pour cette rentrée d'hiver. 40 ans et quelque, donc, pour une histoire qui a un côté éternel.
Dans les années 70, Jane a 20 ans. Elle vit à Paris, sans trop se préoccuper d'argent (son père lui verse une petite rente chaque mois), et travaille parfois, quand elle veut se payer un extra, un bon gueuleton ou une jolie robe. Oisive, elle passe souvent la journée à traîner au lit, à ne rien faire. Mais ces derniers temps, elle pense beaucoup à Gilles, son amoureux. Lutteur professionnel, il est souvent absent, tournoyant aux quatre coins du monde. Mais quand il est de passage, il appelle Jane, et Jane accourt, éperdue d'amour. La voix de sa raison lui hurle pourtant qu'elle perd son temps avec cet homme, qui ne lui sacrifiera jamais sa carrière. Jane le sait bien, mais le coeur a ses raisons... Liline, l'ancienne nounou de Jane, arrive à la rescousse et lui propose de rencontrer Jacques Bertin, 78 ans, très riche, et qui apprécie beaucoup la compagnie des jeunes femmes, celle de Jane en particulier, qu'il emmène bientôt en voyage.
Une histoire avec un côté éternel, disais-je, parce qu'elle est celle de l'apprentissage, souvent douloureux, de l'amour et de la vie. Encore un peu enfant (une enfant sensuelle et lucide, certes), Jane veut tout, l'amour, la jeunesse, l'exultation du corps, les plaisirs de la vie, mais pas ses contraintes. Alors, en attendant Gilles, elle se repaît de l'argent de Bertin même si le corps de celui-ci, en décrépitude, la dégoûte.
Amoral et plein de contradictions, le personnage de Jane oscille entre déprime et exaltation, égoïsme et dépendance affective, cruauté et fragilité. Une complexité qui ne me l'a pas rendue très sympathique. Mais l'écriture est belle, très classique tout en vous surprenant soudain par sa crudité. Jeunesse, vieillesse, candeur, clairvoyance, quand passe-t-on de l'une à l'autre ?
En partenariat avec les Editions Libretto via Netgalley.
#LInvolontaire #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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jmb33320
  16 janvier 2020
« Alors comme beaucoup de gens de son âge, elle essaie de prolonger cet état intermédiaire où rien n'est dit, rien n'est joué, et où le passé ne pèse pas encore de tout son poids, vous empêchant d'être autre chose que ce que deux ou trois décisions, fruit le plus souvent du hasard, vous forcent à paraître aux yeux des autres. »
Jane a vingt ans. On est au milieu des années 1970, à Paris. Elle vivote avec une petite pension mensuelle que son père lui envoie, à peine suffisante pour payer le loyer et le chauffage. Elle n'est pas étudiante et ne travaille que pour financer quelques lubies passagères, ce que l'époque permettait. Elle est encore dans cette antichambre de l'âge adulte, pendant lequel on peut se croire à l'abri du destin commun. Elle pense avoir tout le temps du monde, peut passer des journées au lit, plus ou moins endormie.
Son amoureux, Gilles, un lutteur professionnel, est absent la plupart du temps. Elle est éprise de lui mais supporte mal d'être aussi dépendante d'un homme pareil. Par l'entremise de son ancienne nounou, Liline, elle fera la rencontre de Jacques Bertin un presque octogénaire aisé et amateur de jeunes filles. Décidée à mener la grande vie à ses dépens, sans lui céder, elle lui fait croire qu'il l'intéresse alors qu'elle ne ressent que du dégoût pour lui.
Ce qui m'a le plus surpris dans ce roman sec et direct, c'est l'absence de moraline ! Le ton est désenchanté mais parfois très cru. Jane n'est pas quel qu'un de sympathique, mais le roman n'en souffre pas car le lecteur se demande constamment où tout cela va mener. En cela il est le reflet d'un temps plus aventureux et, à bien des égards, beaucoup moins consensuel que le nôtre.
Pourtant son héroïne ne restera pas figée dans cette adolescence prolongée :
« Et ce goût amer dans la bouche de Jane marquait la fin d'une ère, celle de l'insouciance. Plus tard elle appellerait cela le début de la maturité » peut-on lire presque à la fin…
Je remercie les éditions libretto et NetGalley pour m'avoir permis de découvrir ce roman, réédition tout à fait justifiée au vu de ses grandes qualités littéraires.
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Spy_ke
  14 février 2020
Le roman de Blandine de Caunes, "L'Involontaire" nous conte la vision de Jane, vingt ans, qui se pose des questions sur sa jeunesse et surtout sur le temps qui passe. Elle va aimer follement et rencontrer un vieil homme avec qui elle va établir un contrat tacite.
J'ai découvert ce livre de Blandine de Caunes après celui de sa mère Benoîte Groult ''Les vaisseaux du coeur'' que j'ai DÉVORÉ tant elle relate parfaitement le désir amoureux au fil du temps, malgré les différences des protagonistes - voir ma critique si ça vous intéresse :). le livre de Groult étant l'un de mes livres préférés aujourd'hui.
C'est ainsi que j'ai découvert le travail de sa fille, Blandine de Caunes, et de son ouvrage. Je n'ai pas été déçu tant le regard que porte l'auteure sur la jeunesse et la vieillesse nous parle à tous.tes, et que les questions qu'elles incombent ont aussi été les nôtres, et le sont surement encore.
Je conçois ce roman en deux voire trois parties. L'une abordant la question de la jeunesse et de l'amour inconditionnel porté à un autre, la deuxième autour de l'expérience de vie avec ce vieil homme, et enfin une troisième partie où Jane est plus lucide, et davantage mature, en portant un regard sur la vieillesse et sur la beauté de la vie - qui reste assez court. Cependant, je trouve que la première relation qu'entretient Jane me laisse dubitatif tant, à mon avis, elle est importante, car elle est un tremplin pour la suite et une expérience due à son âge, mais elle prend trop de place dans l'histoire. Toutefois, des élans d'écriture parsemés dans le texte sont d'une telle beauté que la lecture en parait délicieuse.
Concernant la forme du roman, l'auteure prend le parti d'ajouter des morceaux de textes avant chaque chapitre, écrits par d'autres, et qui nous aiguillent sur le chapitre à venir, en nous faisant aussi réfléchir. Je trouve que c'est une très bonne chose afin de nous faire découvrir des citations, mais aussi des auteurs et des livres peut-être méconnus. Enfin, à noter que la réédition de ce livre est magnifique avec une première de couverture aussi troublante qu'attirante tant elle parait réelle et décrit parfaitement le dessein du roman.
Un livre à relire, tant l'auteure intègre des ressentis propre à son personnage et sa vision de la réalité, qui reste subtilement énoncée, où chaque mot à sa place et fait naître des phrases magnifiques.
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Boulibooks
  13 février 2015
J'ai reçu L'Involontaire des éditions Phébus dans le cadre de la dernière masse critique.
Jolie couverture, format atypique, résumé séduisant… et pourtant je n'ai pas succombé.
L'Involontaire ou l'éducation sentimentale de Jane, jeune femme de 20 ans, avide de de vivre, d'aimer et d'être aimée.
Jane aime Gilles mais Gilles est souvent absent alors Jane se console avec Jacques.
Jane est tout à tour vive et déprimée, sensible et égoïste, boulimique et narcissique. C'est un personnage tout en contradiction, capable du pire comme du meilleur.
L'écriture est crue mais néanmoins très actuelle.
J'ai lu ce roman en 2 jours … je ne dirai pas que je ne l'ai pas aimé toutefois je l'aurai vite oublié.
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critiques presse (2)
Lexpress   27 janvier 2015
Cette histoire si moderne a été publiée une première fois en... 1976. Sorti des limbes par son ami et éditeur chez Phébus, Daniel Arsand, L'Involontaire se révèle l'un des plus délicieusement irrévérencieux romans de cette rentrée.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   21 janvier 2015
L'Involontaire, roman intimiste et cru, amoral et lucide, plus secrètement hanté par les thèmes du temps, du vieillissement et de la mort. Paru il y a près de quarante ans, aujourd'hui ré­édité, L'Involontaire n'a rien perdu de sa perspicacité, de sa hardiesse – intact et atemporel comme sont les contes.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Alice_Alice_   19 décembre 2017
Jane pensa qu'elle détestait la vieillesse, ce vivant portrait de la mort. Pourtant s'il est injuste de vieillir, il est satisfaisant de penser qu'on n'est jamais mieux trahi, ou servi, que par soi-même. Car c'est à vingt ans qu'on porte un masque: celui de la jeunesse, qui fait tout passer.
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LadybirdyLadybirdy   20 février 2020
La vie ne se laisse pas si facilement oublier ; elle est là, à vous talonner, du matin au soir. 
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Spy_keSpy_ke   14 février 2020
Elle ferma les yeux et caressa doucement son visage en écoutant la musique qui montait de la rue ; la musique quotidienne de la vie. Soudain un volettement léger la fit tressaillir ; c'était un oiseau. Jane le regarda comme si elle n'en avait jamais vu. Il se détachait, fragile, sur un ciel d'un bleu inqualifiable tellement il était bleu. Plus bas, dans la rue, des enfants riaient en se courant après ; un chien traversait, deux dames discutaient. Tout cela était la banalité même, mais Jane avait l'impression de vivre un instant miraculeux, un de ces instants qui par leur sensualité font illusion avec l'amour. Elle avait envie de rendre des actions de grâce à Dieu sait qui pour toutes ces merveilles. A quoi se rattacher d'autre, quand un homme à côté de vous est en train de mourir, sinon à la sensation intense, viscérale, de la vie ? Car si rien n'avait de sens et si la mort était scandaleuse, la vie malgré tout valait la peine d'être vécue.
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Spy_keSpy_ke   14 février 2020
Comme si à vingt ans on ne pouvait pas supporter l'idée que la vieillesse ne soit pas forcément synonyme de sérénité. Ne parle-t-on pas toujours du détachement propre au grand âge, de la sagesse des vieillards que rien ne trouble et qu'aucun désire n'enflamme plus, soi disant...Ne dit-on pas, avec dans la voix une complaisance assez suspecte, qu'on retombe en enfance ? Expression significative qui vise à nous faire croire que la vieillesse est un délicieux moment d'irresponsabilité et de légèreté. Tout est bon pour se rassurer quant à son propre avenir...
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LadybirdyLadybirdy   19 février 2020
Il y a quelque chose d’immoral dans la solitude quand on a vingt ans. 
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Videos de Blandine de Caunes (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blandine de Caunes
L'interview : https://www.web-tv-culture.com/emission/blandine-de-caunes-la-mere-morte-51724.html
Si elle-même a publié un roman en 1976, « L'involontaire » qui ressort ces temps-ci chez Phébus, c'est avant tout en tant qu'attachée de presse dans l'édition que Blandine de Caunes s'est fait un nom, voire même un prénom. Quand ses propres parents s'appellent Benoîte Groult et Georges de Caunes, il faut assurer, ce n'est jamais facile de pousser à l'ombre des grands arbres.
Sur son père, souvent absent et peu attaché aux contingences familiales, elle reste discrète. S'agissant de son beau-père, en revanche, 3ème époux de sa mère, Paul Guimard, elle ne tarit pas d'éloges. Et là encore, grandir auprès de celui qui a écrit des romans mémorables comme « Les choses de la vie » ou « L'âge de pierre », voilà qui forge une personnalité.
C'est avec un ouvrage très personnel que Blandine de Caunes est aujourd'hui dans l'actualité. « La mère morte » paru chez Stock.
C'est effectivement sa mère que Blandine de Caunes met au coeur de son livre. Si on garde en mémoire Benoîte Groult, la battante, la féministe, l'intransigeante, l'écrivaine, elle qui a tant milité pour la féminisation des noms de professions, on sait moins ce que furent ses dernières années, elle qui vécut jusqu'à 96 ans.
Dans ce beau récit, bouleversant, profondément humain, sa fille Blandine nous raconte la vieillesse, la déchéance, la souffrance des proches quand Alzheimer s'empare de ceux qui ont tant été la vie.
Mais le récit prend encore une autre dimension quand Blandine de Caunes révèle le drame qui, dans le même temps, bouleversa son existence. Sa fille unique, Violette, trouve la mort sur une route ensoleillée, à l'âge de 36 ans. Ainsi donc, en 2016, année de ses 70 ans, Blandine de Caunes perd son enfant unique et sa propre mère. Elle écrit « Maman est un mot qui a disparu de ma vie. Je ne le dirai plus, je ne l'entendrai plus ».
Avec pudeur, sensibilité, sans voyeurisme ni sans pathos, avec une belle écriture qui emporte le lecteur, entre sourire et larmes, Blandine de Caunes se dévoile, nous raconte, sans rien cacher de ses doutes, de sa tristesse, de sa révolte. Mais son récit est aussi et surtout un formidable témoignage de vie, de joie, d'enthousiasme où l'amour et l'amitié tiennent un rôle essentiel. Dans ce récit au jour le jour, quand les épreuves s'accumulent, chaque petit bonheur prend un sens inattendu, chaque mot tendre devient un baume réparateur. Les lieux se révèlent être des havres de paix où les souvenirs heureux affluent et par un mot, une photo, un objet, les chers disparus s'invitent pour aider à porter le fardeau et continuer l'histoire familiale. Hommage à sa fille, hommage à sa mère, le livre de Blandine de Caunes est une pépite triste mais lumineuse dont la lecture est indispensable.
« La mère morte » de Blandine de Caunes est publié aux éditions Stock.
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