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ISBN : 2070197727
Éditeur : Gallimard (25/08/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 174 notes)
Résumé :
À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
andman
04 août 2016
La lecture d’un roman dans son intégralité ne m’a jamais paru aussi express qu’en compagnie de “Monsieur Origami”. Un grand merci aux Éditions Gallimard pour cette demi-heure d’évasion non dénuée d’intérêt !
Ce livre d'une brièveté singulière aurait pu se passer de quatrième de couverture, la quasi totalité de l'intrigue y est dévoilée.
Le style de Jean-Marc Ceci, auteur italo-belge, est épuré à l'extrême et en parfaite adéquation avec la zénitude de ce conte ayant pour cadre la Toscane et comme personnage principal un japonais entre deux âges qui médite sur l'origine de toute chose.
Si l'originalité de l'ouvrage est manifeste, son rapport qualité/prix l'est nettement moins. A titre de comparaison, la plume de John Steinbeck est cinquante fois meilleur marché.
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Tandarica
19 août 2016
ありがとう Arigatō Gallimard
Je conserve mes thés verts dans des boîtes washi et je prête parfois main-forte, bien plus souvent qu'une oreille attentive à ma fille pour ses origamis. le choix de ce premier roman s'annonce donc sous les meilleurs auspices pour moi.
Un livre qui de surcroît se lit vite et facilement, 158 pages organisées en 4 chapitres. Court mais passionnant, même s'il m'a fallu une seconde lecture pour choisir entre quatre ou cinq étoiles. "D'un dépouillement extrême", ce texte l'est en effet mais tout comme on parvient à ressentir dans une gorgée de Ryokucha Midori l'iode de la mer, il recèle de nombreuses richesses et constitue un superbe voyage au Japon. Pour "vous qui dépliez la vie pour la comprendre" (p. 149), pour la mémoire de Kobayashi Issa, pour appréhender l'honneur japonais et ses nombreux évaporés, pour saluer le travail de l'Unesco, pour vous qui croyez que “tout, dans la vie, n'est [...] que prétexte“, pour savourer le silence, pour vous autres convaincus que "toute beauté a sa part d'ombre", pour célébrer aussi les valeurs des 45 autres candidatures non retenues en 2014 par le comité de l'Unesco, pour ceux qui aiment le soleil de la Toscane, ce livre est pour vous.
La saveur poétique de "Monsieur Origami" est subtilement accentuée par la présence (sobre calligraphie discrète) des kanji, ces caractères sino-japonais, en haut de chaque page et qui reprennent le titre du chapitre. Je remarque particulièrement le dernier IMA, qui évoque le toit et le jardin zen à la fois.
Le washi est le papier de la paix et de l'harmonie (page 19) et, comme toute "histoire de papier", elle se rapporte aussi à la guerre. Sur ce point je n'en dirai pas plus…Haïku, origami, position zazen, transmission de savoir et quête.
C'est tout cela qu'est le livre de Jean Marc CECI.
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Piatka
14 octobre 2016
« Il est vain de chercher à comprendre d'où nous venons et où nous allons. »
Pourquoi mettre cette citation en exergue ? Parce que finalement elle symbolise très bien la quête de ce récit : le doute, le détachement, la quête de perfection malgré l'absurdité de la vie vouée à la mort.
C'est typiquement un livre dont j'ai envie de dire : je l'ai aimé et pas aimé.
Une première lecture m'a laissée insatisfaite, frustrée : l'attente était déçue. Trop épuré, trop concis, sans l'effet poétique qui éventuellement compense, flatte l'esprit ; la référence implicite du titre au Japon, aux haïkus m'avaient fait probablement espérer plus de douceur, de poésie. le texte me paraissait voué à disparaitre rapidement de ma mémoire.
Puis, intriguée, j'ai décidé de le reprendre, par touches. J'ai renoncé à comprendre où va ce texte, pourquoi. J'ai surtout ralenti ma lecture de cette suite de courts chapitres ; admis qu'il ne menait peut-être nulle part, mais que sous une apparence de simplicité et d'épure parfois excessive, des réflexions ciselées et précises suscitaient intérêt et curiosité, bien au-delà des techniques de pliage de l'origami, instructives au demeurant.
Une sorte de haïku géant, de la taille d'un conte.
« À quoi sert-il d'avoir si être nous manque ? »
« Combien de temps met un homme pour se remettre d'un chagrin de non-amour ? »
« Toute beauté a sa part d'ombre. »
Un recueil à méditer lentement donc, une philosophie de vie bien plus qu'une philosophie de l'origami.
Un peu court pour un roman, un peu long pour un haïku : intéressant et déconcertant à la fois.
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joedi
18 février 2017
Kurokigu, surnommé Monsieur Origami, ce qu'il n'apprécie guère, a quitté sa terre natale, le Japon, après avoir aperçu une jeune femme dont tout ce qu'il sait est qu'elle est italienne. Kurokigu a vingt ans, il a fait ses adieux à son père et gagne l'Italie avec l'espoir qu'un jour il trouvera sa belle inconnue. Il se fixe en Toscane dans une propriété abandonnée où il cultive des kõzo, ce sont des mûriers à papier utilisés pour la fabrication du washi, le papier le plus beau du monde, qui lui sert à confectionner ses origami. Les années passent, Kurokigu vit en ermite jusqu'à l'arrivée de Casparo, un jeune qui rêve de fabriquer la montre la plus compliquée du monde.
L'écriture épurée et poétique de Jean-Marc Ceci est étonnante, avec les caractères kanji qui titrent chaque chapitre je m'attendais à une lecture de haïkus mais c'est une histoire qu'il m'a contée.
Challenge Petits plaisirs 2017 – 158 pages
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palamede
06 août 2016
Quand Maître Kurogiko a quitté son pays à la recherche d'une Italienne aperçue au Japon, il avait vingt ans. Depuis le vieil homme cultive des kozo (muriers), fabrique du washi (papier), crée des origami. En Toscane, il les plie, les déplie et médite sur l'origine de toutes choses.
Un jour, le chemin d'un dessinateur de montres croise celui de Monsieur Origami, ainsi nommé par les gens d'ici. « Casparo et Maître Kurogiko se taisent souvent ensemble. Ils discutent souvent ensemble. ». Une rencontre essentielle où les questions et les réponses élaborées renouvellent la pensée des deux hommes.
J'ai beaucoup aimé ce premier roman. Difficilement classable, il a un charme indéniable qui ne tient pas seulement à sa poésie. Il explique, fait réfléchir, il a un sens et donne du sens. A lire et à méditer.
Un grand merci à Babelio et aux Editions Gallimard
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Les critiques presse (4)
LaLibreBelgique16 novembre 2016
Un conte philosophique du Belge Jean-Marc Ceci, dans la tradition zen.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama12 octobre 2016
Monsieur Origami est une belle respiration poétique qui s'appuie sur cette devise : « A quoi sert-il d'avoir si être nous manque. » A lire en posture de zazen.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro12 septembre 2016
Comme Soie, d'Alessandro Baricco, paru il y a vingt ans, c'est une merveille d'histoire qui s'étire entre l'Italie et le Japon.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs23 août 2016
Un temps qui semble s'être arrêté, énigmatique et paisible, dans ce premier roman cérémonieux, avare en mots et généreux en idéogrammes, où rien n'est asséné, où tout est suggéré.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
PasoaPasoa15 août 2017
Je quitte tout pour la rejoindre, où qu'elle soit.
Je n'ai aucune chance de la retrouver. Je le sais.
Depuis quelques années déjà, quelque chose me pousse à partir, à quitter mon village, à quitter mon pays peut-être. S'il le faut. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas vers quoi. Cette femme m'apporte un prétexte à défaut d'une raison. Ou plutôt, comme si le brouillard de mes pensées était au contraire le prétexte qui camoufle la simplicité de la vie. La vie est simple. Je rencontre une panthère noire et moi, je la suis.

Pourquoi ?

Parce que je l'ai rencontrée.


p. 112
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PasoaPasoa14 août 2017
Maître Kurogiku se tait. Plus longuement. Ferme les yeux. Puis parle :

- À quoi sert-il d'avoir si être nous manque.

p. 140
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le_Bisonle_Bison08 septembre 2016
Elle a de longs cheveux noirs, brillants, légèrement ondulés.
Ses yeux sont deux pupilles noires. Deux billes brillantes. Deux hématites.
Elle se dresse sur des escarpins hauts et fins – noirs – laissant apercevoir ses orteils vernis de noir. Les talons forment le galbe de ses mollets. La peau est soyeuse et brillante.
Le bord de sa robe noire flotte au vent.
Altière mais pas fière. Immobile – de cette immobilité que seul le mot « silencieux » peut qualifier. Une immobilité silencieuse.
Je tombe sous le charme. Le temps s’arrête.
+ Lire la suite
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dancingbravedancingbrave10 août 2016
L’homme ne comprend pas le temps. L’homme a inventé sa mesure. Il a enroulé le temps autour d’un cadran, puis il l’a plié.
- Plié ?
- Plié. L’homme a plié la ligne du temps. En secondes. En minutes. En heures. En jours. En semaines. En mois. En années. En siècles. En millénaires. En ères. En éternité. L’homme sait ce que sont la seconde et le millénaire. Une griffe dans le temps. Un pli sur la ligne du temps. Mais le temps, le temps lui-même, la ligne qui ne contient pas de pli, qui n’a ni début ni fin ni mesure ni épaisseur, cela l’homme ne le comprend pas.
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka26 septembre 2016
Les règles de l'origami dont simples.
Comme souvent, la simplicité de ses règles rend l'exercice de l'art plus compliqué.
Toutes les règles sont contenues dans le mot lui-même : origami. Oru : "plier", Kami : "papier"
Ni plus ni moins.
Dans l'art de l'origami, on plie du papier.
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