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Florence Cestac (Autre)
EAN : 9782205084818
56 pages
Éditeur : Dargaud (29/01/2021)
3.98/5   68 notes
Résumé :
« Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! »
Ainsi commence avec fracas cette nouvelle bande dessinée de Florence Cestac. Avec sa faconde habituelle, elle y raconte son père, homme d'une époque (avant 68...), d'un milieu (la petite bourgeoisie de province), et leurs relations tumultueuses.
Entre une fille déjà artiste et rebelle à toute forme d'autorité, et un père colérique, pour qui dire « je t'aime » est un signe de faiblesse, la vie n'a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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HORUSFONCK
  15 août 2021
Il m'attendait au Repaire des Héros, ma caverne à bande dessinées favorite d'Angers, le dernier Cestac!
Sitôt rentré, sitôt lu!
Florence Cestac nous présente sa petite famille, dont ressort particulièrement la figure abrupte et rugueuse de son père: le Chef de famille dans l'acceptation du terme que l'on s'en fit pendant longtemps dans maints foyers. le pater auquel il faut obéir au doigt et à l'oeil.
Ce matérialisme forcené de l'après-guerre est fort bien narré par Florence Cestac, dans lequel doit s'inscrire une réussite privilégiant la sécurité!...
Que l'on comprend chez un couple qui perd tout et se retrouve dans une grotte suite à un bombardement!.. Comme si la guerre avait mis un terme aux délices d'un amour pur.
Ah, ce leitmotiv lancinant: Faire un bon mariage (pour la fille) et avoir une belle situation professionnelle (pour le garçon).
Mais, bien en creux, papa va rendre un fier service à sa fille: Lui donner l'envie et la force de faire ses choix elle-même et de réussir dans ce milieu où l'homme était roi: La bande dessinée... Une aventure à la mesure d'une graphiste exceptionnelle, et ce n'est pas Harry Mickson qui me contredira!
Alors, merci à vous, Florence, de m'avoir fait partager cette vie passionnante, éclairante et singulière dans son long déroulé.
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Ziliz
  04 février 2021
Prête à rejoindre la 'Manif pour tous', Flo ?
Pas le genre.
La connaissant (et vu l'allure du père sur la couverture), on se doute que sa 'famille formidable' ne fera vraiment pas rêver.
.
C'est la sienne qu'elle présente ici ; sa jeunesse avec une soeur aînée, un petit frère, une maman fée du logis (et priée de ne pas exercer d'autres talents ailleurs) - l'ensemble mené à la baguette par un père tyrannique. Pas foncièrement méchant, juste bas de plafond malgré sa 'culture', et persuadé qu'il doit décider de tout puisque c'est lui qui ramène l'argent du foyer - beaucoup d'argent.
.
Loin d'être aussi diplômé et bling-bling que celui de Florence Cestac, mon père était plus doux, plus à l'écoute (l'heureuse surprise en découvrant des paires d'échasses bricolées par ses soins en rentrant un samedi midi !). J'ai néanmoins reconnu quelques caractéristiques de ma jeunesse, qui fut celle de la plupart des familles des classes moyennes de la période dite des 'Trente Glorieuses' : le papa-roi qui ne participe guère à l'éducation et pas du tout aux activités ménagères, la maman qui assure la logistique et reste à la maison pour assurer le repos du guerrier, le silence à table...
Cet album, finalement pas si féroce qu'on pourrait s'y attendre, complète les autres tranches de vie en BD de Florence Cestac.
J'aime beaucoup cette auteur attachante, drôle, témoin & rapporteur d'autres temps/autres moeurs...
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Christophe_bj
  29 janvier 2021
Florence Cestac nous raconte sa jeunesse, en mettant l'accent sur le couple de ses parents, avec un père plus macho tu meurs et une mère dévouée corps et âme à sa famille. ● C'est le premier album de Florence Cestac que je lis et j'ai aimé tout à la fois la rondeur de son dessin, son humour, sa sensibilité, son humanité et la précision de son regard sur sa famille. le père et la mère sont deux personnages superbement décrits. le père pourrait servir de mètre étalon du machisme. On se régale.
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Josephine2
  28 février 2021
Cela va rappeler des souvenirs à plus d'une ou d'un ! Florence CESTAC décrit son enfance, auprès de son père colérique, méprisant pour sa famille, mais amusant en public.
Sa femme est là pour le servir, les enfants, c'est à sa femme de s'en occuper. Et elle n'a rien à dire ! Les enfants vont devoir grandir dans ce milieu et surtout se construire.
Elle s'en est bien sortie Florence CESTAC. Oh, je pense que des blessures ne sont pas tout à fait refermées, blessures prégnantes qu'elle portera toute sa vie, qu'heureusement le temps dilue, dilue, dilue… mais n'efface pas.
Il y a aussi la volonté de faire des études, et pas forcément celle que son père souhaite, qui s'en fiche, vu que c'est une fille. Elle se mariera et aura des enfants, comme sa mère avant elle. Et pas avec n'importe qui ! Hein ! Mais c'est sans compter sur la volonté de Florence qui se libérera des diktats de son père et ne suivra pas le chemin qu'il escomptait pour elle. Tout ça, en pleine période soixante-huitarde, où le féminisme prend racine.
Le coup de maître de Florence CESTAC, c'est que ce n'est pas glauque. Elle a réussi à dédramatiser son enfance, en en faisant une BD où l'humour est présente pour alléger le tout.
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Bazart
  18 février 2021
Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! »
Ainsi commence cette nouvelle bande dessinée autobiographique de la géniale Florence Cestac, pour un lecteur surpris de voir ce genre de remarques sexistes d'un autre temps sous le plume de la moderne et féministe.Grand prix du festival d'Angoulème en 2000.
Avec sa verve habituelle, et ses personnages aux gros nez qui ne ressemble qu'à ce qu'elle fait, l'autrice publie un nouvel album autobiographique, qui s'attarde cette fois sur son enfance.
Elle y raconte son père, homme d'une époque (avant 68...), d'un milieu (la petite bourgeoisie de province), et leurs relations pour le moins tumultueuses.
Entre une fille déjà artiste et rebelle à toute forme d'autorité, et un père tyran domestique qui traitait sa femme et ses enfants comme des moins que rien, la vie ne s'est pas fait sans heurts et absence de complicité criante.
Car si en société, Jacques donne le change, il fait régner une ambiance détestable à la maison, privant sa progéniture de l'affection et de la confiance en soi requise.Sous l'humour des dialogues et la legereté du trait, on sent bien que Cestac a terriblement souffert de cette carence affective paternelle, et sa nouvelle BD , évidemment maitrisée de bout en bout, laisse cependant un goût amer en bouche.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (7)
Telerama   29 avril 2021
L'autrice de BD Florence Cestac poursuit sa thérapie dessinée. Et revient sur son enfance accablée par un père odieux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Telerama   27 avril 2021
La confondatrice des Éditions Futuropolis revient dans son dernier ouvrage, “Un papa, une maman”, sur son enfance accablée par un père abject, au sein d’une famille dite “traditionnelle”.
Lire la critique sur le site : Telerama
Telerama   15 février 2021
Un père phallocrate, une mère effacée, des enfants qui n’ont pas voix au chapitre : dans son très personnel dernier album, la dessinatrice raconte sa propre histoire. Sans pathos, mais pas sans humour.
Lire la critique sur le site : Telerama
ActuaBD   11 février 2021
Ponctuant son récit des différentes grandes étapes de sa vie -son entrée aux Beaux-Arts, la création de Futuropolis, son premier enfant, etc., elle livre un témoignage juste et touchant sur son enfance et un portrait presque naturaliste d’une famille « ordinaire » dans la France des années 1950-1960.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Culturebox   03 février 2021
Dans cet album, elle poursuit son travail autobiographique et tire le portrait, pas très élogieux, du père. “On ne raconte bien que ce qu’on connaît bien”, sourit l’auteure, reconnaissant que son père n’était pas très facile.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BDGest   02 février 2021
La résilience est à la mode, Une papa, une maman, une famille formidable (la mienne !) n’en manque pas ! Puis, on ne choisit pas ses parents et personne n’est immortel. Alors autant en profiter et ne pas oublier de dire" je t'aime" avant qu'il ne soit trop tard.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   02 février 2021
Une auto-analyse courageuse en BD qui, nous n’en doutons pas, donnera l’énergie nécessaire de se rebiffer à ceux qui se retrouvent piégés avec de tels tyrans domestiques : car il y en a encore 
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   01 février 2021
Le papa de Florence... La loi des cinq B : Bouffe, Bridge, Bateau, Baise et Bagnoles. Par bonheur je n'ai pas eu le même mais j'en ai croisé un paquet de cet acabit. C'étaient les champions des Trente Glorieuses. Montés jusqu'à leurs postes par l'échelle républicaine et à ce point contents d'y être que jamais redescendus. On était tellement ixe, gadzart ou normalien qu'on n'était plus que ça. Et qu'on en rêvait pour sa progéniture. Mais voilà, il vous naît une Florence. (...)

• Daniel Pennac, préface

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(ixe : polytechnicien - gadzart : issu de l'École nationale supérieure d'Arts et Métiers)
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ZilizZiliz   14 février 2021
« Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! »
Voilà le genre de sortie que pouvait faire mon père.
Et ma mère de piquer du nez dans son assiette.
Commenter  J’apprécie          70
Framboize12Framboize12   07 août 2021
Pas de livres chez mes parents juste des faux dos pour faire joli!
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NofSetNofSet   10 mars 2021
"Nous avons tous les trois pris une tête de circonstance à son enterrement, sans verser une larme.
Maman est partie dix ans plus tard, et là, nous avons beaucoup pleuré."
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NofSetNofSet   10 mars 2021
"-Florence !
-Oui ?
-Merci d'être venue
"Merci d'être venue"...les larmes ont sauté de mes yeux !
Il est décédé dans la nuit et maman s'est écroulée."
Commenter  J’apprécie          20

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Vidéo de Florence Cestac
Si les mots ont des oreilles, c'est pour nous entendre rire ! Découvrez vite cet album poétique et drôle, par Daniel Pennac et Florence Cestac. https://www.lerobert.com/autour-des-mots/francais/les-mots-ont-des-oreilles-9782321016762.html
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