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ISBN : 2226246843
Éditeur : Albin Michel (10/05/2013)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Bangalore, la cosmopolite Silicon Valley indienne, s'apprête à célébrer la première nuit du Ramadan. Le quartier musulman de Shivaji Nagar brille de mille feux lorsqu'un jeune prostitué est attaqué et brulé vif dans une ruelle sordide... Confiée à l'inspecteur Borei Gowda, quinquagénaire désabusé, l'affaire ne fait que commencer. Un nouveau meurtre similaire est bientôt perpétré, et les témoins évoquent la présence sur les lieux d'une créature d'une grande beauté. U... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  11 janvier 2017
J'ai fait escale en Inde en ce début 2017 avec Anita Nair, que je lisais pour la première fois. Si les débuts du roman m'ont paru difficile, je suis au final conquise par cette lecture.
Nous voici à Bangalore, où Borei Gowda, un flic super attachant que l'on apprend à connaître au fil des pages, enquête sur le meurtre d'un jeune homme. On découvre une ville / un pays qui se déchire entre tradition et modernité, entre croyance et réalité, où la prostitution, le crime côtoie la ville moderne de Bangalore que l'on surnomme Silicon Valley indienne. Bref rien que pour le dépaysement, ce roman policier vaut le détour.
Ensuite comme je vous le disais plus haut, j'ai trouvé le personnage de Borei Gowda très intéressante. Si au début j'étais sceptique a son sujet : c'est un flic ronchon, assez lent, avec quelques kilos en trop... Très vite pourtant, on apprend à le connaître, à découvrir son histoire et a le trouver attendrissant. Dommage qu'il ne soit pas possible de le retrouver dans une autre enquête car j'aurais beaucoup aimé, continuer a apprendre à le connaître.
Comme dans tout bon roman policier, évidement le suspense est au rendez-vous et l'auteure nous (ou uniquement moi, mauvaise détective) emmène sur de fausses pistes et bien sur la fin est surprenante. Pendant tout le roman, j'ai suspecté quelqu'un qui bien sur n'était pas le coupable.
J'ai passé un très bon moment, et je ne devrais pas tarder a sortir d'autres romans de l'auteur de ma PAL.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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indira95
  04 avril 2016
Il m'est parfois difficile de suivre les challenges de lecture proposés par mes camarades bloggeurs. Mais quand Sandrine a soumis celui de lire un roman d'Anita Naïr, j'ai accepté : l'idée de lire un livre écrit par une femme indienne m'a inspirée et parmi son oeuvre j'ai choisi L'inconnue de Bangalore. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n'ai jamais lu de romans policiers indiens et il faut un début à tout non ? Me voilà donc embarquée à Bangalore, la Silicon Valley indienne. On y trouve des grands groupes tels qu'IBM par exemple et tant d'autres. Bangalore oscille, comme beaucoup de villes du continent asiatique, entre traditions et modernisme. Mégalopole de 8 millions d'âmes, c'est une ville assez surprenante car les eunuques côtoient sereinement une population conservatrice à tendance macho. Et oui, l'eunuque existe encore en Inde : ils représentent une des nombreuses castes qui font la spécificité de la société indienne. Soit. Attention, la majorité sont mal considérés et vivent tant bien que mal de prostitution, tout comme les travestis. Ce qui est marrant est qu'ils sont autant décriés qu'ils sont désirés et messieurs les sages maris n'hésitent pas à arpenter le bitume la bave aux lèvres à la recherche de quelques frissons d'interdit. Pas de bol pour eux, ils tombent parfois sur un gros hic et se font trucider par une belle inconnue qui vit de ses charmes.
C'est dans ce contexte « détendu » qu'intervient notre héros du jour, l'inspecteur Borei Gowda. Pas vraiment en forme notre flic : sa femme et lui vivent quasiment séparés et c'est donc seul que Borei tient la maisonnée. du genre bougon mal embouché en permanence, il a heureusement pour lui d‘être doué dans son travail : rusé et perspicace, droit et honnête (ce qui n'est apparemment pas la norme dans la police indienne). On lui confie donc l'affaire qui concerne des hommes retrouvés égorgés et dont l'arme du crime semble être un fil parsemé de bris de verre (pas courant vous en conviendrez). le lien entre ces quelques meurtres devient rapidement évident : les victimes ont toutes eu des rapports sexuels avant de mourir. La logique faisant son oeuvre, Gowda penche pour un sérial killer qui a un sérieux problème à régler avec les hommes et le sexe en général. Les lecteurs que nous sommes sont d'ailleurs dès les premières lignes, informés de l'identité du tueur. du moins sait-on qu'il s'agit d'un travesti, non d'un eunuque, qui aime séduire et faire chavirer le coeur des hommes mais que le moment venu, leur nature concupiscente dégoûte notre sensible tueur qui les zigouille sans autre forme de procès ! Bienvenue à Bangalore et ses bas fonds au coeur d'une immense traque dont on ne sait qui ressortira vainqueur.
Et bah c'est pas mal ma foi. Bon ce n'est pas le roman policier du siècle mais on serait vachards de ne pas lui reconnaître des qualités indéniables. Premier bon point (et pas des moindres), Anita Naïr nous offre un bel aperçu de tout ce que la société indienne a de contradictoire : du sexe à foison mais moralement condamné, une communauté homosexuelle rabrouée, une élite vivant à l'occidentale qui côtoie une majorité encore engluée dans un conservatisme de façade. Deuxième bon point, l'enquête en elle-même : fallait oser publier un roman sur ce sujet délicat. C'est un roman rythmé qui prend le temps de poser le décor et de nous faire faire connaissance avec tous les protagonistes à qui Anita Naïr donne la parole. Nous assistons à une enquête à 360° qui ménage bien son suspense. le personnage de Borei Gowda et celui de son acolyte, le dévoué (et un peu empoté) Sandosh, donnent lieu à quelques répliques savoureuses entre maître et élève.
L'inconnue de Bangalore est un honnête roman policier, plus exotique que nos classiques romans d'Elizabeth Georges ou scandinaves. Pas une pépite mais ça se lit bien. Idéal pour vos vacances.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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bilodoh
  13 septembre 2015
Dépaysement et meurtres en série dans une intrigue qui se trame dans le sud de l'Inde.

Le policier-enquêteur, on pourrait le qualifier de classique : un homme désabusé, fin de quarantaine, qui boit trop et qui n'est plus sûr d'aimer sa femme, un rebelle qui n'a jamais eu de promotion faute de se plier aux magouilles de ses supérieurs. (Il pourrait être issu d'un polar nordique...)

Le décor est exotique, avec des gens qui parlent le « kannada ». Rien à voir avec le pays d'Amérique du Nord, il s'agit d'une langue du sud de l'Inde qui ressemble à ceci « ಎಲ್ಲಾ ಮಾನವರೂ ಸ್ವತಂತ್ರರಾಗಿಯೇ ಜನಿಸಿದ್ದಾರೆ ». Une langue rare ? Pas tout à fait, car sur Wikipédia on dit qu'elle compte quand même 45 millions de locuteurs !

On y mange toute sorte de choses qui ont l'air délicieuses*, mais quand quand on se contente du fumet du papier imprimé, c'est bien difficile d'en juger…

Il y a aussi des fêtes religieuses, traditions qui nous semblent étranges. On parle ici des hijras, des communautés d'eunuques, de transsexuels ou de travestis qui peuvent aussi bien être des prostituées, en marge de la société qu'investis d'un pouvoir sacré mystérieux.

Un polar bien mené qui, en prime, élargit notre vision du monde.

*(Les termes sont précisés dans un lexique en fin de volume, je déteste avoir à y référer, j'aurais vraiment préféré des notes de bas de page…)
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yv1
  12 juin 2013
Petites précisions géographiques avant d'entamer mon billet : Bangalore est une ville du sud de l'Inde, d'environ 8.5 millions d'habitants, capitale de l'État du Karnataka, considérée comme la Silicon Valley indienne (source : Wikipédia et l'éditeur).
Revenons maintenant au roman d'Anita Nair qui m'a fort agréablement surpris. J'avoue, à ma grande honte (ouh, ouh, ouh), avoir une idée dépassée de l'Inde, des habitants réservés, un rien compassés, des us et coutumes très ancrés. Il me faut dire également que ce n'est pas un pays pour lequel j'ai un intérêt particulier et que je ne suis jamais allé chercher d'information sur la vie moderne indienne. Tous mes préjugés volent en éclat et c'est tant mieux. Ce polar met en scène à la fois des coutumes et des scènes ou des moeurs beaucoup plus modernes : il y est beaucoup question de sexualité, de trans-sexualité, des rapports qu'entretiennent entre eux les gens d'une grande ville, de la corruption, des accointances entre politiques et chefs de la police, de prostitué(e)s, de sans-papiers, de faux-monnayeurs, d'eunuques et de travestis. L'auteure réussit le tour de force de donner beaucoup de modernisme tout en gardant les traditions de son pays très présentes. Son personnage principal Borei Gowda n'est pas un mec éminemment sympathique, ni antipathique d'ailleurs, il est mal embouché, bourru, néanmoins, il a des côtés touchants et attachants, mais s'emporte très vite, ne supporte pas beaucoup les autres. Il a des raisons pour être comme cela, c'est un excellent flic, doté d'un sixième sens, mais qui se heurte à la hiérarchie souvent plus occupée à s'occuper d'elle-même que des meurtres commis dans les rues, fussent-ils perpétrés par un tueur en série
D'aucuns pourront dire qu'il n'y a là rien de nouveau. Certes, je ne crois pas qu'Anita Nair veuille révolutionner le roman policier, mais elle y ajoute un contexte géographique, politique assez différent de ce que je peux lire habituellement. Ça suffit pour me plaire, surtout si dès lors qu'on tente de comprendre qui peut être le ou la coupable, on patauge un peu, A. Nair nous embrouillant avec des termes indiens tels "Anna" (=frère aîné), "Akka" (=soeur aînée)", certes expliqués en un bienvenu glossaire de fin de volume, mais qui, s'ils peuvent désigner une personne particulière -celle que l'on pense être un coupable parfait- sont aussi des termes génériques qui peuvent s'adresser à plusieurs personnes -donc d'autant plus de suspects.
Voilà donc pour ce polar indien qui devrait plaire à un grand nombre de lecteurs, peut-être pas aux plus exigeants des amateurs de romans policiers qui en verront les ficelles, sauf s'ils se laissent prendre par l'ambiance mi-moderne mi-traditionnelle qu'a su créer Anita Nair.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/
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traversay
  23 juillet 2013
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Quel autre pays pourrait se prêter mieux à un polar contrasté, flamboyant, social et chamarré que l'Inde ? On n'attendait certes pas le nom d'Anita Nair aux commandes d'un ouvrage de genre mais qu'importe les préjugés, on ne demandait qu'à être séduit, emporté, choqué s'il le fallait. Alors oui, c'est un roman plus qu'intéressant mais qui donne parfois l'impression d'avoir le QI entre deux chaises. L'enquête policière d'un côté, la plongée dans un monde souterrain (transsexuels, travestis et eunuques) de l'autre. On passe de l'un à l'autre sans transition mais pas toujours sans peine. Un manque d'huile dans les rouages du récit ? Peut-être ! L'inspecteur Gowda, homme imparfait s'il en est, semble prendre ses traits physiques et de caractère chez bon nombre de ses confrères littéraires : d'Adamsberg à Maigret, en passant par Bosch ou Wallander. A vrai dire, ce n'est pas tellement gênant et l'on se laisse assez benoîtement emporter dans des descriptions plus vraies que nature avec un style dont la violence et la crudité étonnent parfois, tout du moins pour ceux qui pensent que l'Inde est (seulement) le pays de la douceur et de la sérénité. L'aspect réaliste du livre, l'explication de la complexité des strates sociales sont d'un intérêt indéniable et, de ce point de vue là, Anita Nair ne rate pas sa cible.
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Les critiques presse (2)
LesEchos   12 juin 2013
Que connaît-on de Bangalore, à part ses informaticiens et ses campus high-tech ? Le dernier roman d’Anita Nair fait apparaître une autre facette de la métropole indienne, vivante, chamarrée et dangereuse.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeFigaro   04 juin 2013
Les polars indiens publiés sous nos latitudes sont trop rares pour que l'on se prive de cette palpitante énigme noircie au khôl et habilement ficelée par Anita Nair. Exotique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   01 janvier 2017
Nu, encore mouillé, il regagna sa chambre sur la pointe des pieds et se regarda dans le grand miroir. Il passa les doigts sur son torse nu, tirant distraitement sur ses poils grisonnants. Il n'aimait pas beaucoup ce qu'il voyait, le ventre tombant, les poils pubiens poivre et sel, le pénis flasque qui semblait se satisfaire le plus souvent de son état, au grand soulagement de Mamtha. Jusqu'à la texture de sa peau qui avait changé.
Au cinéma, les policiers de son age, quand ils étaient de bons flics, avaient l'air distingué. L'embonpoint et la lenteur d'esprit étaient le lot des nuls. Les yeux plissés, il s’évaluait. En fait, il n'avait l'air ni d'un bon ni d'un nul. D'un raté, tout au plus.
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bilodohbilodoh   13 septembre 2015
Le frère de Santos, qui se piquait d'être sociologue, appelait ce procédé la « péroraison qui tue », qu’il tenait pour le trait le plus typique des Indiens, incapables d’adresser un compliment à quelqu’un sans l’assortir d’une critique cinglante. Défaut congénital, affirmait-il, très répandu parmi leurs compatriotes. (p.99)
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missmolko1missmolko1   03 janvier 2017
Gowda fit oui de la tête. Le sourire de reconnaissance d'Urmila lui retourna les boyaux. Qu'est-ce que je suis en train de faire ? Ma carrière est au point mort, ma femme est une étrangère, mon fils se drogue sans doute et voilà que je retombe amoureux. Est-ce que j'ai vraiment besoin de ça dans ma vie en ce moment ?
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bilodohbilodoh   11 septembre 2015
La corruption, avait-il découvert, est comme le ver dans la mangue. Elle attendait à l’intérieur sans se faire remarquer, dévorant avidement la substance de votre âme, les sucs de votre vie.
(Albin Michel, p. 156)
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missmolko1missmolko1   20 janvier 2017
Comme il était facile de se faire aimer, pour peu qu'on soit capable d'exprimer soi-même de l'amour ! L'erreur qu'il avait commise, c'était peut-être d'avoir gardé si longtemps ses sentiments enfermés à double tour.
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