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Marie-Odile Masek (Traducteur)
ISBN : 2070300587
Éditeur : Gallimard (03/03/2005)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 537 notes)
Résumé :
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Le commanditaire est riche, il rêve de grandes scènes de chasse et de batailles. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean Le Noble dont il s'éprend. Elle deviendra l'inspirat... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
KATE92
17 septembre 2012

J'ai été « emportée » par l'histoire de ces tapisseries mondialement connues.
Rien d'étonnant, pas de grands rebondissements... Mais quel plaisir de découvrir les personnages, les métiers, les us et coutumes de cette époque !
Il faut lire ce livre et ensuite aller au musée Cluny de PARIS pour découvrir ces fameuses tapisseries.
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TheWind
20 septembre 2016
Les tapisseries de la Dame à la Licorne m'ont toujours enchantée et lire un roman reposant essentiellement sur elles n'a fait que raviver mon envie d'aller les admirer au musée national du Moyen-âge.
Tracy Chevalier a bien sûr inventé toute cette histoire car on ne sait évidemment pas dans quelles conditions ces tapisseries furent commandées et par qui précisément elles furent réalisées.
C'est en 1842 que le conservateur du musée de Cluny reconnait les armes apparaissant sur ces tentures. Elles appartiennent à la famille le Viste, importante famille de juristes établie à Lyon. Reste à savoir quel membre de la famille le Viste est à l'origine de cette commande..Jusqu'à présent, il semblerait que ce soit Jean IV le Viste président de la Cour des Aides sous Charles VIII, mais d'autres pistes plus récentes tendent à croire qu'il s'agirait plutôt d'un membre de la branche cadette des le Viste, Antoine II.
Le mystère reste entier...
Tracy Chevalier, elle, a opté pour Jean le Viste et imaginé de toutes pièces l'histoire du peintre Nicolas des Innocents, miniaturiste à la cour de Charles VIII, choisi par Jean le Viste pour réaliser une série de tapisseries destinées à orner sa grande salle de réception.
On pourrait regretter que l'auteure se soit amusée impunément avec la réalité historique mais après tout qu'importe...Ces tentures aux millefleurs sont dignes de mille et une histoires et celle que nous narre Tracy Chevalier n'a pas à rougir de ses invraisemblances.
Elle reflète parfaitement l'atmosphère envoûtante qui se dégage de ces magnifiques tapisseries et évoque également la condition féminine au Moyen âge. le héros, Nicolas des Innocents, est certes un homme mais il n'en reste pas moins que c'est bien la femme qui se trouve au coeur de ce roman, tout comme dans la tapisserie.
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cmpf
12 septembre 2016

Je m'aperçois que dans les romans de Tracy Chevalier il y a souvent la découverte d'une activité plus ou moins artistique (la peinture du 17eme siècle hollandais, le quiltage, ici la tapisserie) ou scientifique (les fossiles). C'est une des choses qui me plaît avec la qualité des personnages.
L'auteur s'est inspirée des tapisseries de la dame à la licorne pour recréer les conditions de leur création. le commanditaire, le peintre ainsi que les lissiers ont existé, autour de cette trame historique, elle a inventé des personnages et une histoire qui se lit avec plaisir. Cependant j'aurais aimé un peu moins de mésaventures amoureuses et un peu plus de techniques de tissage. Je n'arrive pas à vraiment me représenter le travail des lissiers.
Ce qui qui n'empêche pas l'histoire d'être toutefois prenante, en particulier avec le sort d'Aliénor, la fille aveugle de naissance du maître tisseur. Parce que son utilité est considérée comme discutable, elle ne reçoit pas de demandes en mariage et est donc destinée à épouser un rustre qui de plus par son métier de teinturier empeste l'urine. Heureusement elle n'est pas assez effacée et obéissante pour ne pas trouver une porte de sortie. Les demoiselles de ce roman ne sont d'ailleurs pas de jeunes oies arrivant au mariage sans rien connaître de ce qui les attend. Est-ce conforme à la réalité du temps ?
Quelques défauts cependant à mes yeux. Les premières lignes essaient de reproduire le style de l'époque d'une façon compréhensible : “ le messager m'ordonna de me présenter sur-le-champ. Car tel est Jean le Viste, de chacun il attend immédiate obédience. Ainsi en fut-il. Je suivis le messager, ne m'arrêtant que le temps de nettoyer mes pinceaux : les commandes de Jean le Viste peuvent assurer pain cuit pendant des semaines. Seul le roi dit non à Jean le Viste et roi ne suis, tant s'en faut.”
Mais très vite cela s'interrompt. Est-ce dû à l'auteur ou à la traductrice ? Par ailleurs il s'agit d'un roman choral et je n'ai pas vraiment senti de différences dans la façon de s'exprimer de chacun, seulement des différences de préoccupations.
Toutefois si les travaux des artisans de cette fin de Moyen ge (je suppose que tout n'a pas changé du jour au lendemain avec l'entrée dans ce qu'on a appelé plus tard la Renaissance ) vous intéressent n'hésitez pas à ouvrir ce livre, d'autant qu'il se lit en une journée.
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Neneve
07 mars 2017
J'ai enfin lu mon premier Tracy Chevalier… c'est qu'il y avait un moment que j'avais envie de me plonger dans son univers, au vue de toutes les critiques fort élogieuses que j'ai lu sur ce site. Et j'en suis très heureuse. Elle a une plume remarquable ! J'ai adoré me plonger dans ce Moyen-Âge imaginée par cette auteure américaine, je dirai même que j'ai l'ai trouvé fascinant.
Bien que ce roman soit construit sur une oeuvre d'art existante, Chevalier met en lumière le faire que tout ce qui l'entoure est né de son imaginaire. Mais ce bouquin respire le travail soigné de documentation, le respect des faits et la transposition exacte des conditions de l'époque… avec quelques libertés, bien-sûr ! Notamment sur le fait de parler français à Bruxelles, alors qu'il est plus probable que la langue utilisée à l'époque soit le flamand. Mais soit, le roman est si bien écrit qu'il m'a fait voyagé, qu'il m'a amené dans ce Paris médiéval. Je voyais les chemins de terre et de pierre, j'imaginais tous ces gens fascinés par les tours de Notre-Dame la belle, j'entendais les cloches des églises et cette partie sur les jardins d'Aliénor… je pouvais sentir toutes les essences de ses herbes et de ces fleurs.
Bien que l'élément central soit la réalisation colossale des tapisseries que sont La Dame à la Licorne, j'ai apprécié lire sur les conditions de vie de l'époque, sur les us et les moeurs de cette période… J'ai vraiment adoré les personnages féminins du bouquin, un peu en marge de ce qu'on pouvait croire sur la condition de la femme de l'époque. Dans ce livre, on a droit à une multitude de personnages féminins forts, au caractère bien trempé. Un très bon bouquin, qui se lit très rapidement… et qui attise la curiosité ! Lors d'un prochain passage à Paris, c'est certain que j'irai faire un tour au Musée de Cluny, où les tapisseries sont exposées !!
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kitou94170
11 avril 2017
« La dame à la Licorne » est le second roman de Tracy CHEVALIER que je lie après « La jeune fille à la perle ».
Cette fois-ci, l'auteur nous transporte au Moyen-âge à travers l'histoire de ces fameuses tapisseries mondialement connues et que l'on peut admirer au musée Cluny de PARIS.
La particularité de ces tapisseries est que nous ne savons pas à ce jour par qui elles ont été réalisées. La seule chose à peu près connue est l'origine de la commande, grâce aux armoiries peintes dessus et qui appartiennent à un magistrat de haut rang d'origine lyonnaise issu de « la famille le Viste ».
Partant de là, la romancière s'est plut à imaginer les conditions de leur création.
Le noble Jean le Viste désire orner les murs de sa grande salle de réception de grandes tapisseries. Pour cela, il va faire appel à Nicolas des Innocents, un peintre miniaturiste renommé à la cour du roi de France Charles VIII, pour réaliser celles-ci. Autour d'une trame historique et romanesque, nous allons suivre le parcours du peintre, entre Paris et Bruxelles. La passion que Nicolas des Innocents entretient avec les femmes va nous entrainer dans le dédale des relations hommes/femmes, nous faire connaitre les métiers (notamment les lissiers, les tapissiers…), les us et coutumes du Moyen-âge.
J'ai beaucoup aimé le style narratif utilisé par Tracy CHEVALIER en faisant intervenir, chacun leur tour, les différents protagonistes de l'histoire. Ce livre est un bon roman historique qui se lit avec plaisir. L'auteur nous fait découvrir avec justesse la société de la fin du XVème siècle dans ce Paris médiéval et surtout nous donne très envie d'aller contempler ces tapisseries au musée Cluny.
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria24 juillet 2012
La tapisserie est un art très différent de la peinture, repris-je. Les artistes qui n'ont jamais travaillé à des tapisseries ne sauraient le comprendre. Ils s'imaginent que tout peur être agrandi et tissé tel qu'il l'ont peint. Mais le regard que l'on porte sur une tapisserie est différent de celui que l'on porte sur un tableau. Un tableau est, en général, de plus petite dimension de sorte que vous voyez l'ensemble du premier coup d'oeil. Vous ne vous tenez pas tout près, mais à deux ou trois pas, comme si vous conversiez avec un prêtre ou un confesseur. En revanche, vous pouvez être aussi proche d'une tapisserie que vous le seriez d'un ami. Vous n'en voyez qu'une partie et pas nécessairement la plus importante. Par conséquent, aucun motif ne doit prédominer, mais plutôt se fondre dans un ensemble agréable à regarder.
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ssstellassstella03 septembre 2014
C'est là un grand jour pour le lissier qui voit avec émotion cette tapisserie à laquelle il a œuvré depuis si longtemps - huit mois en l’occurrence - enfin prête à être retirée du métier. Comme nous travaillons toujours à des bandes de tapisserie de la longueur de la main, qui sont ensuite enroulées sur une ensouple en bois, nous ne voyons jamais la tapisserie dans son ensemble avant qu'elle soit achevée. Il faut ajouter que nous travaillons sur le revers et ne voyons l'endroit qu'en glissant un miroir au-dessous pour vérifier le travail. Ce n'est qu'après avoir coupé les fils de chaîne et posé la tapisserie sur le sol que nous la voyons terminée. Nous contemplons alors en silence le résultat de notre labeur.
Vivre pareil instant est proche de la sensation que vous avez à manger des petits radis craquants et printaniers après avoir été condamné à des mois de vieux navets.
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candlemascandlemas01 mars 2017
Hier, j'ai tenté d'écouter la confession de ma mère à Saint-Germain-des-Prés, curieuse que j'étais de savoir si elle s'en voulait d'avoir été aussi exécrable avec moi. Je me suis cachée derrière un pilier proche du confessionnal, mais elle parlait si bas que j'ai dû me glisser tout près. La seule phrase que j'ai pu saisir était "Tel est mon seul désir", car un des prêtres m'a aperçue et m'a poursuivie. "Mon seul désir", ai-je murmuré. Mon seul désir. Cette phrase est un véritable enchantement ; je la répète à longueur de journées.
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joedijoedi20 janvier 2013
Ce n'est qu'après avoir coupé les fils de chaîne et posé la tapisserie sur le sol que nous la voyons teminée. Nous contemplons alors en silence le résultat de notre labeur.
Vivre pareil instant est proche de la sensation que vous avez à manger des petits radis craquants et printaniers après avoir été condamné à des mois de vieux navets.
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joedijoedi19 janvier 2013
Le convaincre avait été moins difficile que je l'aurais cru. J'avais misé juste : Jean Le Viste voudrait chez lui ce qu'il s'imaginait conforme au goût du jour. Telle est bien la noblesse qui ne repose pas sur des générations de sang bleu : elle imite plutôt qu'elle n'innove.
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Vidéo de Tracy Chevalier
Tracy Chevalier - À l'orée du verger .Tracy Chevalier vous présente son ouvrage "À l'orée du verger" aux éditions La Table Ronde. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/tracy-chevalier-oree-verger-9782710377634.html Notes de Musique : Apple Spell by My Bubba and Mi. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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