AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782746755949
480 pages
Éditeur : Autrement (30/09/2020)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Un soir de vernissage, Polly Solo-Miller rencontre Lincoln Bennett, un peintre à moitié ermite dont elle tombe instantanément amoureuse. Malheureusement, Polly est mariée, aime toujours son mari, bichonne ses deux bambins comme personne, et, surtout, descend d’une famille où ces choses-là ne se conçoivent pas.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
mollymon
  26 avril 2015
Ce roman raconte une histoire bien banale: celle d'un adultère. Polly, la femme infidèle mise en scène par Laurie Colwin est la fille des Solo-Miller, une vielle et très riche famille juive new-yorkaise.
Polly a tout ce qu'une femme peut désirer: un mari qu'elle aime, des enfants faciles, un emploi passionnant, un amant qui l'aime et une famille très présente.
Le rôle de Polly dans la tribu est clairement de perpétuer les traditions familiales selon les règles qui lui ont été inculquées. Ces règles sont simples et se résument en un seul mot: l'excellence, Polly se doit d'être parfaite en toutes circonstances, se montrer accommodante, serviable, compréhensive, toujours de bonne humeur et jamais fatiguée.
Elle trouve dans sa relation extra conjugale un équilibre que ne peut pas lui offrir son mari trop occupé par ses obligations professionnelles. Mais alors pourquoi son euphorie tourne-t-elle soudain à la culpabilité, la tristesse et au désespoir ?
C'est la frustration engendrée par sa liaison qui la force à découvrir quelques vérités sur sa famille, sa vie, et elle-même. Elle va comprendre que pour les siens elle a fini par devenir transparente. A trop se préoccuper du bonheur familial, plus personne ne se préoccupe d'elle. Polly réalise que sa valeur personnelle peut s'étendre au-delà de ce que sa famille attend d'elle.
L'auteur décortique longuement les états d'âmes de la jeune femme coincée entre son rôle d'épouse parfaite, celui auquel elle est destinée depuis son plus jeune âge, et son désir d'affirmer son indépendance
Le bonheur familial n'est pas un roman à l'eau de rose, ici pas de baisers passionnés, de scènes d'amour torrides. L'amateur de romances risque d'être déçu. Pas beaucoup d'action non plus mis à part les repas qui tiennent une grande importance car ils réunissent les membres de la famille.
Tout ce qui fait le sel de ce récit est la découverte des moeurs du clan Solo-Miller convaincu de sa supériorité: une mère snob, un père hautain, des frères excentriques. La richesse de ces caractères , la rigueur de leurs valeurs rappellent les romans britanniques du 19e siècle.
Une lecture agréable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
torpedo
  26 septembre 2017
Polly est LA femme idéale. Jugez plutôt : Fille parfaite issue d'une célèbre famille, Epouse parfaite d'un avocat, Mère parfaite de deux adorables enfants, Collègue parfaite. Polly est tout à la fois indispensable et transparente.
Mais sous ce vernis, Polly cache un terrible secret : elle a un amant. Elle, qui n'a jamais imaginé déroger aux principes inculqués par sa très bonne éducation, est soudainement rongée par la culpabilité.
"Elle s'était débrouillée pour se retrouver prise entre son fidèle époux, qui l'aimait en général, et un ermite qui l'aimait pour elle-même. (...) Elle ne voyait pas comment cesser d'aimer Lincoln, et elle ne se voyait pas s'enfuir un jour avec lui. Elle s'était donc condamnée à une vie de conflit et de douleur."
L'histoire de ce roman de 275 pages se résume à la vie de cette femme et à sa lente transformation. de page en page, on peut sentir que la façade se fissure, que le doute s'immisce en elle. Il y a des redites, comme la vie de Polly qui jour après jour veut rester la femme parfaite en étant aussi elle-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
florigny
  12 avril 2021
Une épouse presque parfaite n'est pas un roman trépidant. L'action, au sens de rebondissements, mouvements, est quasi inexistante. Pourtant de l'agitation il y en a, dans le cerveau de Polly, où toute l'intrigue se déroule sous la forme d'une tempête sous un crâne. Au fil des chapitres, la vie de Polly est décrite méticuleusement. Mais s'agissant de la vie d'une femme entièrement dévouée à son mari, à ses enfants, à l'entretien de sa maison, aux courses, à l'élaboration de ses menus, aux réceptions imposées par son statut social, et accessoirement à son boulot, certains esprits rétrogrades pourraient penser qu'elle est vide et inintéressante, et qu'il n'y a vraiment pas là matière à faire toute une histoire.

Pourtant, Polly est une héroïne qui se révèle progressivement, attachante, humaine, sincère et lucide dans tous les questionnements qui l'assaillent. le hasard d'une rencontre avec Lincoln, qui devient son amant, fait voler en éclats toutes ses certitudes. L'intensité de cette rencontre lui fait découvrir qu'une autre Polly, la vraie, sommeille sous la bien-pensance, le qu'en-dira-t-on, les apparences, le formatage imposé par sa famille et ses hypocrites convenances qui ont fait d'elle une femme, épouse et mère parfaite. Chez elle, dans son foyer, elle n'est pas davantage regardée qu'une chaise ou un meuble, chez son amant, elle trouve l'échange, elle vit, elle découvre ce qu'elle est et n'a jamais pu exprimer.

Ecartelée entre son devoir et son désir, elle se perd, elle souffre, fait des aller-retours mentaux constants entre l'amour des siens et l'attirance pour son amoureux. Sous l'effet de la passion, le masque est tombé pour dévoiler la personne mécontente, revêche et pas très aimable que les principes inculqués par la force l'ont empêchée d'être. Elle comprend tardivement que si elle arrêtait de cuisiner les plats préférés de son mari et de ses enfants, d'écouter patiemment leurs plaintes, personne n'aurait plus besoin d'elle. Un très beau portrait de femme, sensible et juste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
flambotte
  20 février 2017
Je ne sais pas s'il faut avoir connu les aléas du mariage pour être touché par ce roman ou bien s'il faut avoir connu une période troublante durant laquelle il est primordial de se remettre en question, ou les deux. Mais moi, cette histoire m'a ravie et rassurée à la fois : j'en sors déculpabilisée de ne pas être une épouse parfaite, comme si je venais d'avoir une conversation confidentielle avec ma meilleure amie.
Commenter  J’apprécie          120
claraetlesmots
  03 novembre 2012
Polly est mariée à un avocat, mère deux enfants et mène une vie aisée. Sa famille les Solo-Miller a toujours attendu d'elle qu'elle soit parfaite. Désormais confinée dans un rôle d'épouse-mère modèle, elle a une liaison avec un peintre. Voilà de quoi créer un tsunami dans sa vie.
Polly a été élevée selon certains principes d'une famille conservatrice respectée de tous. Un père ancien avocat, deux frères dont l'un devenu avocat, une mère ayant passé sa vie à l'éducation de ses enfants et aux oeuvres de charité. "Son but était d'être bonne et généreuse, comme sa mère le lui avait souvent rappelé". Et Polly mène une existence dédiée aux autres membres de sa famille : prévoir et anticiper pour que son foyer soit agréable à son mari, élever ses enfants, un travail à mi-temps dont tout monde s'en fiche et être disponible pour sa mère qui en profite. Car le clan des Solo-Miller se voit une fois par semaine minimum. Elle est heureuse, aime son mari Henry même si elle semble être transparente aux yeux des autres. Polly ne pensait jamais avoir une liaison, l'acte d'adultère étant réservée à d'autres femmes mais pas à elle. Sa liaison passionnelle lui donne le sentiments d'exister, d'être quelqu'un d'autre. Tiraillée entre son foyer stable et son amant, Polly se remet en question.
Laurie Colwin use d'un humour à froid pour épingler toute une classe sociale et ses sacro-saints principes. Si les questionnements de Polly, ses états d'âme sont très bien rendus et analysés avec finesse, j'ai trouvé que les redondances étaient nombreuses et que le récit s'empêtrait. Et malheur, je suis restée sur ma faim. Une écriture agréable mais au final ce livre sera très vite oublié...
Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
florignyflorigny   12 avril 2021
Pourquoi avoir une femme si on ne lui demandait jamais comment elle allait ? Le genre de mariage que connaissait Polly était construit sur la famille : fonder une famille, maintenir sa cohésion, organiser des événements, ménager des occasions, des circonstances, des fêtes autour de la famille. Il s'agissait de loyauté, d'unité, et de force. Il s'agissait de l'économie domestique d'une famille. Est-ce que quelqu'un l'aimait pour elle-même seulement ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
florignyflorigny   12 avril 2021
Polly savait écouter. Elle pouvait mettre en valeur les timides et apaiser les arrogants et les hostiles. En outre, elle était toujours heureuse d'apporter un dessert succulent. Elle n'avait jamais causé de problème à personne. Sa famille l'adorait, mais personne ne trouvait nécessaire d'accorder de l'attention à une femme aussi solide, honnête, gaie et gentille qu'elle.
Commenter  J’apprécie          00
florignyflorigny   12 avril 2021
Tout ce en quoi elle avait cru était-il faux ? Que sa vie avec Henry était essentiellement parfaite, qu'elle n'avait aucune raison de se plaindre, qu'elle pouvait accepter ses absences puisqu'elle chérissait tant sa présence, que sa distraction fréquente était compensée par sa concentration ?
Commenter  J’apprécie          00
florignyflorigny   12 avril 2021
Les gens qui faisaient les courses le dimanche étaient des gens qui avaient laissé la situation leur échapper, qui ne faisaient pas attention aux détails, qui se laissaient dériver.
Commenter  J’apprécie          00
florignyflorigny   12 avril 2021
Si on laissait apparaître la moindre fêlure à la surface des choses, un organisme unicellulaire pouvait s'introduire dessous et commencer à grandir, imperceptiblement.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Laurie Colwin (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurie Colwin
Pascale Frey a aimé Apeirogon de McCann (Belfond) et aussi "Une épouse presque parfaite" de Laurie Colwin (Autrement)
autres livres classés : adultèreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
1183 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre