AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

G. Jean-Aubry (Traducteur)
ISBN : 2070405508
Éditeur : Gallimard (10/11/1998)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Le dernier roman de Conrad, l'auteur de Typhon et de Lord Jim.

Sous la Révolution, tandis que les marines de guerre française et anglaise s'affrontent devant Toulon, Jean Peyrol, un vieil écumeur des océans, qui maintenant aspire au repos, s'installe dans un village de la presqu'île de Giens, près de Hyères.

Et pourtant, il va reprendre la mer, pour une mission sans retour.

Source : Folio
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
NMTB
  18 décembre 2014
En 1793, Peyrol, un flibustier de l'océan Indien, décide de prendre sa retraite dans le pays de son enfance sur la presqu'ile de Giens. Il s'installe dans une ferme où habitent un féroce républicain prénommé Scevola, ainsi qu'une vieille femme et sa nièce, Catherine et Arlette, dont la famille royaliste a été massacrée par les sans-culottes. Une très étrange et complexe association que celle de ces quatre personnages, isolés et haïs des autres villageois.
Mais ce n'est que l'introduction, car toute l'action se passe quelques années plus tard, sous Napoléon, alors que l'amiral Nelson dirige le blocus de Toulon. Un certain lieutenant Réal surgit et vient bousculer la vie de la ferme et de ses occupants qui avaient réussi à entretenir pendant les dix années précédentes une sorte de paix ou de calme apparent. A l'intrigue militaire se mêlent les drames personnels de chacun.
Un roman sans prétention mais à la réalisation impeccable : Les personnages principaux sont biens caractérisés, Conrad multiplie les pistes de narration, expliquent peu à peu les différentes histoires, avec quelques passages qui rappellent les romans d'aventure. Un excellent travail. Par ailleurs, Conrad porte sur la Terreur un regard d'Anglais, c'est-à-dire intransigeant mais pas non plus buté ou partial. S'il ne trouve pas d'excuse à « ces passions désordonnées et ces erreurs bruyantes de la Révolution », il s'intéresse autant aux coupables qu'aux victimes. Arlette, la fille de la ferme dont les parents ont été assassinés, est en ce sens un personnage merveilleux. Au début, Conrad la décrit comme un fantôme, une personne presque immatérielle, égarée dans un monde qu'elle ne voit plus. « Elle porte la mort dans les plis de sa jupe et elle a les pieds dans le sang. Elle n'est pas faite pour un homme », juge sa vieille tante implacable qui n'est pas non plus sans drame personnel. Et c'est captivant de suivre l'évolution de tous les personnages de ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
Petit-Nuage
  13 décembre 2013
Le frère de la côte est le dernier roman de Conrad. le 4ème de couverture résume assez mal le livre: "Un vieil écumeur des océans qui aspire au repos et pourtant va reprendre la mer". Il s'agit plutôt de la "retraite" d'un ancien corsaire de retour sur sa terre natale, la Provence et qui est sollicité pour lutter contre les marines anglaises. Pendant tout le livre il retape une vieille tartane se demandant s'il aura le courage de reprendre la mer.
La construction de ce livre est assez étrange. Il n'y a pas vraiment d'action et les personnages, tous présents dès le début, nous sont présentés au fur et à mesure du déroulement des événements. On découvre ainsi progressivement leurs pensées, leurs sentiments, leurs comportements ainsi que leurs implications dans cette période lourde de conséquences : Sous la Révolution française, sur la côte provençale en face de l'île de Porquerolles, la marine s'affronte contre les anglais dans la rade de Toulon. le personnage principal, Peyrol, exprime la dignité du corsaire au passé chargé. Autour de lui s'affrontent les caractères et les idées d'une période trouble qui lui ait étrangère puisque la vie de marin du héros l'a laissé à distance du tumulte. Vers qui se tourner alors, comment s'impliquer, pourquoi s'engager ? Tels sont les questions qui vont surgir dans l'esprit de Peyrol. Un livre difficile d'accès, très bien écrit mais qui souffre d'une traduction approximative et confuse (référence à celle de 1976).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MarcoKerma
  20 septembre 2017
Un livre sans défauts et que je trouve étonnamment moderne ( 1923) dans sa construction qui, vers la fin, n'est pas chronologique (un même moment est repris en se centrant sur un nouveau personnage). le récit est intéressant : j'ai eu envie de connaître la suite sans cesse. Des personnages forts et bien campés - dont le principal, que j'ai imaginé sous les traits de Jean Gabin dernière époque et qui a été interprété par Antony Quinn dans le film de 67 (pas mal non plus ! ). C'est un récit assez étrange par les personnages mystérieux et tourmentés qu'il présente et une manière originale et évocatrice, réaliste, d'évoquer le climat pendant la révolution française (la Terreur puis le Consulat). Dans l'édition de poche (Folio) de 1976, la préface du traducteur est intéressante et modeste. Pour visualiser les lieux du récit j'ai recherché sur google earth et ai trouvé les lieux de l'action qui existent encore (escampobariou ou quelque chose comme ça) sur lesquels se trouvent les ruines d'une bâtisse qui pourrait être celle du roman. Jack London avait semble-til du respect pour Conrad et, si vous allez jusqu'au bout du livre, vous verrez qu'il y a une certaine similitude avec Martin Eden...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Philippe67
  23 mars 2012
J'ai lu il y a très longtemps mais je me souviens d'un très bon livre (comme toujours avec Conrad) prenant avec de l'aventure, de la passion, des personnages riches avec de l'épaisseur.
Je regrette vraiment qu'il n'y ait plus d'auteur comme Conrad de nos jours... ou bien je ne les connais pas.
Commenter  J’apprécie          60
Cassilis
  08 octobre 2014
Le dernier Conrad. Roman historique se passant sous la Révolution et l'Empire dans le sud de la France. Encore un coup de maître, même si traditionnellement on pense le contraire. Un peu plus optimiste que ses autres oeuvres, ça mérite d'être souligné...
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BehematBehemat   20 mars 2016
Ce n'est qu'une fois parvenu au terre-plein qui s'étendait devant la maison que Peyrol prit le temps de s'arrêter et de reprendre contact avec le monde extérieur.
Pendant qu'il était resté enfermé avec son prisonnier, le ciel s'était couvert d'une légère couche de nuages, par un de ces brusques changements du temps qui ne sont pas rares en Méditerranée. Cette vapeur grise, en mouvement très haut, tout contre le disque du soleil, semblait élargir l'espace derrière son voile et ajouter à l'étendue d'un monde dépourvu d'ombres, non plus un monde étincelant et dur, mais dont tous les contours de ses masses et la ligne d'horizon s'adoucissaient , comme prêts à se dissoudre dans l'immensité de l'infini.
Indifférente et familière aux yeux de Peyrol, palpable et vague tout ensemble, l'étendue de la mer changeante avait pâli sous le pâle soleil par une réaction mystérieuse et émotive.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
NMTBNMTB   18 décembre 2014
« Le vin, les trottoirs, les armes et les figures, tout était rouge. J’étais toute éclaboussée de taches rouges. Il me fallut courir avec eux toute la journée et il me semblait tout le temps que je tombais, que je tombais. Les maisons se penchaient sur moi. Le soleil par moments s’éteignait. Et tout à coup, je m’entendis hurler exactement comme les autres. Comprenez-vous cela, monsieur l’abbé
? Exactement les mêmes mots ! »
Les yeux du prêtre, du fond de leurs orbites, glissèrent vers elle, puis reprirent leur distante fixité. Pris entre son fatalisme et sa foi, il n’était pas très éloigné de penser que Satan s’était emparé de cette humanité rebelle, pour mettre à nu les cœurs de pierre et les âmes homicides des révolutionnaires.
« J’ai un peu entendu parler de cela », murmura-t-il furtivement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
moraviamoravia   24 mars 2013
Entré à la pointe du jour dans l'avant-port de Toulon, aprés avoir échangé de bruyants saluts avec un des canots de ronde de la flotte qui lui montra où prendre son mouillage, le maître-canonnier Peyrol jeta l'ancre du bâtiment, usé par la mer et délabré, dont il avait la charge, entre l'arsenal et la ville, en vue du quai principal.
Commenter  J’apprécie          10
NMTBNMTB   18 décembre 2014
La vieille femme secoua doucement sa nièce. « Les rêves ne signifient rien, dit-elle, tu es éveillée maintenant… » Et, à vrai dire, Catherine pensait qu’il n’y a pas de rêves aussi affreux que les réalités qui prennent possession de vous pendant les longues heures de veille.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Joseph Conrad (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Conrad
Les aventures de Jim et sa rencontre avec Marlow forment un des romans les plus profonds de la littérature. Ce roman d’aventure est surtout un roman psychologique qui nous donne l’occasion de réfléchir sur l’existence, le courage, la lâcheté et sur la difficulté de rester lucide. Conrad, le pessimiste, nous montre, à travers le personnage de Jim, toute la difficulté d’être un idéaliste.
ABONNEZ-VOUS et écoutez le podcast sur: Apple: https://apple.co/2B76l5Z Ausha: http://bit.ly/2XRoheq Spotify: http://bit.ly/Spoticus
***** ABONNEZ-VOUS et laissez vos commentaires sur: Facebook: https://www.facebook.com/HEthicus/ Twitter: https://twitter.com/HomoEthicus N’hésitez pas à partager et merci d’avance pour vos encouragement!!
+ Lire la suite
autres livres classés : grande-bretagneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le miroir de la mer

Quel est ce personnage qui fuira toute sa vie la honte d'avoir quitté un navire menaçant de sombrer

Lord Jim
Demian
Coeur de pirate
Kurt Wallander

10 questions
38 lecteurs ont répondu
Thème : Joseph ConradCréer un quiz sur ce livre