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EAN : 9782344033449
136 pages
Éditeur : Glénat (28/08/2020)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 353 notes)
Résumé :
Des destins de femmes sacrifiées sur l’autel du progrès.

New Jersey, 1918. Edna Bolz entre comme ouvrière à l’United State Radium Corporation, une usine qui fournit l’armée en montres. Aux côtés de Katherine, Mollie, Albina, Quinta et les autres, elle va apprendre le métier qui consiste à peindre des cadrans à l’aide de la peinture Undark (une substance luminescente très précieuse et très chère) à un rythme constant. Mais bien que la charge de travail... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  11 mars 2021
Un scandale industriel enfin mis en lumière
*
Vous connaissez maintenant mon intérêt pour les destins méconnus de ces personnes qui ont marqué L Histoire, notamment les figures féminines.
Alors, avec quel enthousiasme j'ai entamé ce bel album graphique (je reparlerais plus tard de l'objet-livre).
*
Tout d'abord, c'est le 1er roman graphique d'une nouvelle collection chez Glénat, appelée "Karma", (la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera).
Et c'est ce qui fait toute son originalité.
"Des destins uniques qui ont eu une portée collective." Voilà une ligne éditoriale qui me happe déjà par sa singularité.
*
De quoi parle Radium Girls? le terrible destin d'un groupe de jeunes femmes américaines sacrifiées sur l'autel du progrès technique.
Dans les années 20, dans le New Jersey, une usine de montres emploie des ouvrières peignant des cadrans et utilisant une substance toxique, le Radium.
Innocentes, naïves, elles travaillent à une cadence soutenue, touchant la peinture avec leurs doigts et mouillant leurs pinceaux, ce qui vous imaginez bien, est très délétère. A l'aune de notre savoir contemporain, aujourd'hui, ce serait une hérésie de travailler avec ce genre de matériau hautement toxique. Mais dans les années Folles, aucun fait scientifique n'a été discuté (du moins dans la version officielle).
*
Malgré une prise en main un peu difficile au début car peu habituée à des esquisses de visages pointus des personnages, j'ai complètement adhéré à l'ambiance générale du dessin.
Le trait est expressif, on sent ce mouvement joyeux et vif jusque dans le dessin sobre. Les croquis aux crayons de couleur sont pratiquement monochromes (le vert et le violet/mauve, ce côté frais et girly qui marque l'ambiance et fait le contrepoint avec le thème dramatique de l'histoire).
Certaines pages sont muettes de texte et appuient la forte teneur de cette souffrance (maladie, cancer) des protagonistes. Malgré la sobriété de l'ensemble, quelques détails sont quand même à souligner : on sent que l'auteure s'est très bien documentée notamment pour les objets du quotidien inhérents à l'époque.
D'un papier épais où le pigment de la couleur est bien marqué, la peinture phosphorescente sur les visages sur la couverture est un clin d'oeil au radium luminescent: l'éditeur a soigné l'objet-livre.
*
L'histoire tragique, presque oubliée de tous, m'a serré le coeur. Ce fait historique médical,qui est tout de même un scandale de santé publique et dont j'ai comparé avec le saturnisme (ingestion de plomb encore décrié aujourd'hui).
Ces jeunes femmes insouciantes appelées Ghost girls, avec un destin tragique n'ont pas pû faire le poids avec les géants de l'industrie, en témoignent les nombreux procès.
Je vous avoue que j'ai franchement été remuée par ce récit.
Oui, il faut mettre en lumière toutes ces vies oubliées. D'ailleurs, à la suite de ce scandale, la loi américaine protège dorénavant les ouvriers.
*
Ce roman graphique trône désormais dans la bibliothèque de ma fille aînée (à qui j'ai fortement recommandé cette lecture). Je gage qu'elle va le prêter à ses amies.
*
PS: petit bonus en fin d'ouvrage avec de la documentation sur ce combat de longue haleine.
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Wyoming
  06 février 2021
Cette bande dessinée met en avant les destinées malheureuses de jeunes femmes travaillant en usine aux Etats-Unis, en 1920, sur la fabrication de cadrans de montres en utilisant une peinture phosphorescente à base de radium.
Elles sont tour à tour malades, meurent, les survivantes condamnées tentant un combat pour faire reconnaître cette maladie professionnelle qu'elles ont contractée et qui les tuent peu à peu.
Peu de couleurs sont utilisées par Cyrielle Evrard pour suggérer cette atmosphère de douleur progressive au milieu de laquelle elle parvient à faire émaner une relative gaieté chez ces jeunes femmes qui auraient dû avoir la vie devant elles.
La qualité picturale des planches peut ne pas séduire, ces dernières transmettent néanmoins avec succès un message qui reste hélas d'actualité dans d'autres domaines industriels une centaine d'années plus tard.

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Bdotaku
  29 août 2020
« Radium Girls » de Cy (Cyrielle Evrard) inaugure la nouvelle collection de romans graphiques « Karma » aux éditions Glénat dirigée par Aurélien Ducoudray. On veut y mettre « en lumière des personnes, au départ des anonymes qui ont parfois été oubliées par l'Histoire et qui, au travers d'actes marquants et contestataires, ont fait changer la société dans ses fondements et ses acquis. Des destins uniques qui ont eu une portée collective ». A travers cette sombre histoire de jeunes filles lumineuses au coeur des années folles, Cy nous montre que les scandales sanitaires au nom du profit ne datent pas d'hier ….
1918. Une nouvelle ouvrière, Edna, intègre l'United State Radium Corporation, une usine de montres du New Jersey. Elle est ravie d'avoir été retenue car c'est un travail prestigieux et très rémunérateur. En effet, les ouvrières doivent faire preuve de minutie, de soin et de dextérité pour manipuler la peinture phosphorescente au radium « Undark » (qui vaut cent fois le prix de l'or) et l'utiliser pour peindre les chiffres sur les cadrans. Pour intégrer définitivement l'usine, la jeune femme devra, à l'issue de sa période d'essai, être capable de tenir la cadence de 250 pièces par jour. Elle est formée à la peinture des chiffres sur le cadran par l'une des ouvrières les plus chevronnée de l'atelier : Grace qui lui explique la technique « Lip, dip, paint » : affiner le pinceau avec ses lèvres, tremper dans la peinture et peindre le cadran. Elle lui présente également ses collègues et amies : Katherine et les trois soeurs Maggia : Mollie, Quinta et Albina. Les jeunes femmes vont rapidement prendre la nouvelle sous leur aile et l'intégrer dans leurs sorties dans les speakeasies, au cinéma ou à la mer. Entre elles, l'ambiance est bon enfant : avant les soirées, elles mettent leurs plus belles robes au travail et se peignent les ongles, les lèvres ou les dents car la peinture phosphorescente et les particules qui se déposent sur leurs vêtements les font littéralement briller de mille feux et rayonner sur la piste de danse. Elles s'amusent d'ailleurs du surnom dont on les a affublées : « les Ghost Girls ». Mais quand elles sont peu à peu victimes de maux inexplicables, leur insouciance et même leur amitié sont mises à mal…
Cyrielle Evrard a découvert ce scandale oublié en 2017 quand elle a un jour vu apparaître sur son fil d'actualité un entrefilet intitulé « Radium girls ». Elle a d'abord cru qu'il s'agissait d'un groupe musical féminin ! Outrée par ce qu'elle lisait, elle a voulu en savoir plus et, habitée par ce sujet, elle a finalement décidé (à l'instigation de Guy Delisle) d'en faire une BD. Elle s'est longuement documentée et cela se sent dans l'album : toutes les publicités que l'on voit apparaitre dans les journaux, sur les murs de la ville ou à la radio pour la laine, le maquillage ou le tonic au radium sont des publicités authentiques. Cet arrière-plan permet, en plus de la caution historique, de souligner combien le radium faisait partie du quotidien de l'époque et était considéré comme totalement anodin voire bénéfique !
Au départ, l'autrice avait prévu de dépeindre la vie de la « frondeuse » du groupe : Grace Fryer. Mais une simple biographie avec une narration linéaire n'aurait ni eu ni autant d'impact ni autant d'intérêt. En effet, ce qui nous touche dans ce roman graphique c'est la dynamique de groupe. Si toutes les femmes citées (y compris les seconds rôles Hazel et Marguerite) ont existé, si Mollie et Grace travaillaient bien dans le même atelier et se fréquentaient en dehors, elles n'étaient pas collègues avec les soeurs Maggia ni avec Edna. Toutes ne se sont rencontrées réellement qu'au moment du procès. Commencer avec l'arrivée d'une nouvelle recrue permet, à la manière de Zola, de présenter de façon vivante les protagonistes et un milieu inconnu au lecteur avec ses règles et ses us et coutumes. de plus, comme la moitié de l'album est consacrée à l'amitié des ouvrières et à leurs sorties, de nombreuses cases mettent en scène des gros plans sur leurs visages en champ contrechamp lors de discussions. Ils sont d'ailleurs laissés blancs pour bien refléter les émotions et sont très expressifs dans une sorte de rappel du cinéma muet et de l'expressionisme qui règne à l'époque. Surtout, ces gros plans en caméra subjective, nous donnent l'impression de faire partie du groupe. Nous nous attachons ainsi à chacune des filles à la personnalité fort bien définie et nous partageons leurs moments de complicité et leurs joies.
Le récit est, en effet, paradoxalement joyeux ainsi que l'indique la couverture aérée et colorée présentant des héroïnes lumineuses, pleines de vie, aux visages souriants. Deux teintes dominent : le vert de la jeunesse, du renouveau et de l'espoir et le rouge violacé de la vie et de la passion. Les dialogues, jusqu'au mot de la fin sont très drôles et les réparties fusent. On rit souvent. L'histoire se passe dans l'entre-deux guerres, au moment des années folles, et Cy transmet fort bien l'effervescence qui règne dans une superbe double page se déroulant dans un speakeasy où le cadrage décentré et en légère contre plongée met en valeur le mouvement de leur charleston endiablé. La bédéiste recrée pareillement le mouvement, lors de la sortie à la mer, à l'aide du tourbillon des vagues, du fond blanc et du vert dominant : on y ressent légèreté et dynamisme. Elle met enfin en scène l'une des avancées de l'époque : le droit de vote accordé aux femmes en 1920 de l'autre côté de l'Atlantique.
Les héroïnes principales, Mollie, Grace et Kate arborent toute trois une coupe à la garçonne des « flappers » de l'époque, symbole de leur volonté d'émancipation. Mais leur soif de liberté se heurte à l'immobilisme de la société : durant la sortie à la mer, on vient mesurer la longueur du maillot des baigneuses et Mollie est même menacée de contravention pour atteinte à la pudeur et incitation à la débauche car elle porte un maillot trop court ! Edna ne voit pas l'intérêt d'obtenir le droit de vote ; Quinta, la seule fille mariée du groupe, subit des violences conjugales et - ayant intégré la nécessité de se soumettre à son époux - elle trouve des circonstances atténuantes à son bourreau. Parfois les obstacles à l'émancipation sont donc internes et liés au poids des préjugés sociétaux. de nombreuses inégalités homme/femme sont ainsi soulignées dans ce roman graphique mais celle qui est la plus scandaleuse est résumée par la planche scindée en deux cases dans laquelle on voit « en montage parallèle » les conditions de travail des hommes et des femmes à l'atelier d'USRC. Elles portent de simples blouses tandis qu'ils sont dotés de tabliers de plomb, de masques et de lunettes de protection. Cette page muette est saisissante et résume parfaitement la différence dans le traitement des uns et des autres .
Peut-être pourrait-on également avancer que la scène hilarante au cinéma durant laquelle les amies sont conspuées parce qu'elles brillent comme des réverbères et gênent les spectateurs n'a pas simplement une valeur anecdotique. le film projeté est le « Frankenstein » de James Whale : un film qui renforce, certes, le côté historique de l'album puisqu'il s'agit d'un blockbuster de l'époque mais l'autrice aurait pu en choisir bien d‘autres ! Elle se livre, en outre, à un petit anachronisme puisqu'il sort en 1931 donc après la mort des héroïnes… Il semble donc qu'il revête une signification plus symbolique en devenant une métaphore de la société de l'époque : de la même façon que le docteur Frankenstein crée une créature qu'il ne va bientôt plus réussir à contrôler, l'industrie américaine par son usage immodéré du radium va générer une catastrophe.
Ces exemples montrent le traitement très sobre choisi par la bédéiste : elle suggère et n'assène pas. La tragédie qui s'abat sur les jeunes femmes est perçue de façon plus horrible par le lecteur car elle a su susciter son empathie en lui faisant partager leur quotidien complice. de même, elle ne se complait dans la dépiction morbide des affections éprouvées par les ouvrières : contrairement à certaines photographies de l'époque qui montrent crument les sarcomes qui déforment les mâchoires ou les genoux des jeunes femmes, elle réalise, elle, des pleines pages muettes toutes en sobriété dans lesquelles des hachures striant la partie du corps affecté symbolisent les irradiations et la maladie. Enfin, elle ne se perd pas dans les méandres du procès qui dura très longtemps et manie l'ellipse. Elle utilise de petits détails signifiants : ainsi sur la console de l'entrée de l'appartement de Grace, on trouve les photos ornées d'un crêpe noir de ses deux frères morts à la guerre en Europe et de Mollie. Une équivalence se crée ainsi : les jeunes femmes ont, elle aussi, donné leur vie pour le progrès et la civilisation et doivent donc être reconnues et honorées.
« Radium girls », histoire poignante et pudique à la fois, était donc le titre idéal pour inaugurer la collection « Karma » chez Glénat. Il ne se contente pas de faire connaître l'histoire des « Radium girls » mais rend hommage à ces femmes sacrifiées sur l'autel du progrès technique dont le combat a mené à de nouvelles législations cruciales pour les ouvriers et à la naissance de l'OSHA l'agence fédérale de protection des travailleurs américains. Ce roman graphique redonne brillamment vie à « des femmes qui avaient disparu alors qu'elles ont fait bouger les lignes de l'Histoire ».
On se doit également de souligner que c'est un très bel objet soigné dans les moindres détails : le vernis sélectif de la couverture est remplacé par une peinture phosphorescente appliquée sur le visage des héroïnes et les cadrans des montres et recrée l'effet du radium, le papier choisi est épais et fait bien ressortir les pigments des crayons de couleur, enfin il est doté d'un cahier graphique et d'une passionnante interview menée de main de maître par Aurélien Ducoudray. Ce récit lumineux est l'un des titres phares de la rentrée !
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Yzou
  11 mai 2021
Tu sais ce que c'est toi le radium ? Pierre et Marie Curie, ça te parle ? A la toute fin du XIXe siècle, suite à la découverte des rayons X, Marie Curie décide d'étudier les sels d'uraniums qui émettent des rayons différents. Elle met en évidence le phénomène de radioactivité, se penche sur les minéraux qui en contiennent et est rejointe par son mari afin de réussir à isoler les composants les plus radioactifs. En 1898, ils annoncent la découverte du polonium et du radium et, en 1903, reçoivent le Prix Nobel de physique pour leurs travaux.
Les propriétés radioactives du radium ont alors rapidement été utilisées dans de nombreux domaines : médical (radiologie, radiothérapie...), paramédical (toute sorte de produits miraculeux non avérés) mais également pour ses propriétés fluorescentes dont l'industrie horlogère s'est vite saisie pour commercialiser des montres et horloges dont le cadran, visible dans le noir, a fait fureur.
Radium Girls nous entraine en 1918 dans une de ces usines où des femmes travaillent à la chaîne, peignant chacune en moyenne 250 cadrans par jour. La peinture au radium coûte cher et pour faciliter leur travail elles effilent sans cesse leur pinceau à la bouche avant de le tremper dans la peinture… C'est la technique du « lip, dip, paint » et celle-ci amuse beaucoup les ouvrières qui se retrouvent avec les mains et les dents phosphorescentes à la nuit tombée. A cette époque, les dirigeants des usines et les chimistes et techniciens qui y travaillent connaissent la dangerosité du produit mais personne ne les met en garde, les sacrifiant au nom du profit.
Dans un magnifique camaïeu de verts et de violets, Cy nous retrace cette terrible histoire des « Ghost Girls » et de leur combat. Elle nous offre un récit intimiste et touchant où de jeunes femmes insouciantes n'aspirent qu'à s'émanciper de leur condition et à profiter de la vie d'entre deux-guerres. A l'article de la mort elles ont eu le courage de se battre pour faire reconnaitre le préjudice subit et firent avancer les droits pour la sécurité des travailleurs.
Un véritable coup de coeur !
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Luria
  08 mai 2021
Quand je travaillais dans un labo, je faisais super gaffe, parce que on est pas à l'abri du geste bien pourri. Et alors poyr la radioactivité c'était mission impossible. La goutte de sueur dans le dos, l'esprit régulièrement tancé de ne pas rêvasser. Oh c'était pas le cas de tout le monde, je revois encore le responsable marcher en pestant que Truc avait encore bossé comme un porc, ça bipait du becquerel jusque dans les couloirs. Ah et les vieux chercheurs qui voyaient pas pourquoi changer leurs habitudes quand dans le temps ils bossaient clope au bec sur les paillasses.
Je me rappelle aussi que certains produits qu'on trouve dans le commerce n'étaient jamais manipulés sans gants, blouse voire hotte et j'avais alors à la maison gants et blouse pour récurer tranquille.
Et puis on oublie.
On ouvre en habits du jour
On a pas acheté de boîte de gants depuis un bail.
Alors si on remonte loin.
Quand on fichait du radium partout. (je ne sais pas si comme moi, vous avez un peu cherché publicités et produits de l'époque, mais ça semblait le remède à tout, à la morosité, la belle mère, le retour de l'être aimé).
Ça m'étonne pas qu'on en soit arrivé aux radium girls.
Là où j'ai beaucoup aimé c'est de dresser l'histoire au niveau des genres. Les hommes bien protégés à l'étage , les femmes à s'ourler les lèvres de quibrilledanslenoir aux ateliers. Une scission qui existe encore aujourd'hui mais sur d'autres batailles.
J'ai également adoré ce trait doux, au crayon de couleur même pas fade. Un esthétisme épuré et mélancolique à la Hopper.
Et le fait que j'ai sursauté en voyant tous ces fantômes en rapportant le livre dans le salon. Des livres phosphorescents j'en ai peu mais j'adore autant ça que si j'avais 8 ans.
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critiques presse (5)
Bedeo   25 mars 2021
S'inspirant d'un fait historique, Cy signe un album saisissant et éblouissant qui continue de marquer l'esprit bien après sa lecture. Assurément une des pépites de 2020 !
Lire la critique sur le site : Bedeo
Telerama   16 septembre 2020
Avec ses délicats crayons de couleur, l’autrice Cy rend un bel hommage à ces Radium Girls.
Lire la critique sur le site : Telerama
BDGest   26 août 2020
Sur une mise en page simple en gaufrier, entrecoupée de pleines pages inspirées, les crayons de couleurs esquissent avec élégance et une certaine naïveté les acteurs dans cette ambiance des « années folles ». Belle initiative que cette mise en lumière d'un scandale humain comme il y en eût, et il y en aura encore, dans le sombre récit de l'humanité.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   26 août 2020
Radium Girls se démarque par le très beau travail de Cy aux crayons de couleur, dans une palette réduite où le vert luminescent répond à toutes les nuances de mauve. Le récit est rythmé par un découpage soigné, que l’illustratrice a émaillé de grandes planches, comme des hommages.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LigneClaire   21 août 2020
On est bluffé par la force, la beauté du trait, son réalisme, son émotion aussi qui mord sur les grandes formes du temps, l’art nouveau puis art déco. Un album en tout point remarquable.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
LilizLiliz   13 mai 2021
- Ah. On a un nouveau petit surnom, les filles.
- Et c'est quoi, cette fois-ci ?
- Les Radium Girls.
- Super. On dirait un nom de groupe de musique. Ça donne presque envie d'en faire partie, tiens.
Commenter  J’apprécie          50
BdotakuBdotaku   25 août 2020
Je hais le jour où j'ai lissé, pour la première fois, ce maudit pinceau. Je hais le goût de cette peinture qui me reste dans la bouche. Le radium nous tue, nous enferme dans des maisons qui ne seront bientôt plus à nous. Tu te rends compte, Grace ? le jour où on a peint notre premier cadran, le compte à rebours s'est lancé (p.108)
Commenter  J’apprécie          40
BdotakuBdotaku   25 août 2020
- Les "Radium Girls" (...)
- Ah, oui , donc c'est vraiment en train de devenir notre surnom. Dommage, j'aimais bien "Ghost Girls", mais vu l'état des filles, je comprends qu'il commence à mettre mal à l'aise les gens, hein. (p.92)
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BdotakuBdotaku   25 août 2020
- En plus de nous laisser nous tuer, ils nous traînent dans la boue. Mollie, la Syphilis ? Je les ai entendus les ragots sur les mœurs légères que Mollie n'a jamais eues. On va toutes finir comme elle. Le radium rongera notre carotide. Si on fait rien, on mourra noyées dans notre sang dans l'indifférence la plus totale.
- Et tu veux faire quoi championne ? On est condamnées.
-On va faire payer à USRC. Je vais trouver un avocat et ils vont payer (p.99)
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WyomingWyoming   06 février 2021
La honte est plus tenace que la mort.
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