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ISBN : 2917718005
Éditeur : Griffe d'Encre (05/06/2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Certaines propositions ne se refusent pas. Même lorsque vous êtes une très vieille eco-warrioracariâtre et à l’agonie, même si l’offre va à l’encontre de tous les idéaux que vous avez défendus pendant des années : le transfert de votre esprit dans un nouveau corps. Mais ce n’est pas n’importe quel corps qui attend Ann Kelvin, c’est celui d’un grand cachalot, un des derniers de son espèce.

Le monde du silence, version science-fiction. Avec cette très é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  28 avril 2016
Cette courte novella SF est un cri du coeur qui espère être entendu par-dessus la houle des océans terrestres...
Certains critiques l'avaient perçu et ont attribué à ce récit plusieurs prix littéraires, dont le Grand prix de l'imaginaire (2009), le Julia Verlanger (2008) et le Rosny aîné (2009).
Lady Anna Kelvin, ancienne professeure de biologie marine et activiste écologique, est maintenant une vieille dame en fin de vie, rongée par un cancer... quand Marc Senac (ex-étudiant d'Anna et un peu plus que ça) vient la trouver pour lui proposer de transposer sa mémoire dans un imposant corps de cachalot... afin qu'Anna puisse observer encore les fonds marins et servir la science une dernière fois.
Mais le véritable but de cette "transmnèse" est bien tout autre...
On suit l'histoire de cette expérience scientifique, raconté par Marc (qui s'ouvre aussi sur ses souvenirs d'Anna avec son caractère trempé et sa forte personnalité) en alternance avec l'itinéraire d'Anna/Cachalot découvrant ses nouvelles émotions palpitantes dans ce monde aquatique...scandaleusement exploité par l'homme.
C'est ainsi que Jeanne A. Debats nous permet une submersion, aussi réaliste et engagée (par ses considérations environnementales), que poétique (avec la visite du "continent cétacé") dans un texte remarquable à la narration fluide, accélérant le rythme avant l'épilogue à l'arrière-goût saumâtre...
Je ne savais pas que la peau de certains cétacés peut être à ce point sensible et comme Anna, au contact de son compagnon sous-marin, je frissonne encore... de révolte comme de plaisir, après cette lecture aussi enrageante qu'émerveillée.
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Billygirl
  25 mars 2018
Ce n'est pas tant la forme que le fond qui est intéressant dans cette nouvelle. le sujet porte principalement sur l'extinction des grands cétacés et cela n'est pas de la science-fiction, c'est malheureusement d'actualité tout comme pour de nombreuses autres espèces marines, terrestres ou autres.
Dans un futur sans doute pas très éloigné où les humains on la possibilité de rallonger leur vie en incorporant des corps de substitution, un scientifique propose à une vieille amie en fin de vie d'intégrer le corps d'un grand cachalot dans le but de faire cesser la surpêche des grands mammifères marins en danger d'extinction. Ann Kelvin, riche anglaise et militante activiste écologique, prend possession du corps de l'immense baleine et prend le large...
La façon trouver pour mettre fin à la pêche intensive est drastique et se rapproche fortement de celle de la teinture indélébile des cornes pour essayer de sauver les rhinocéros. Je dis oui et merci aux fondations privées (celles qui sont efficaces). C'est terrible, qu'attendent donc les gouvernements pour faire de la sauvegarde écologique une priorité absolue et oublier le profit des plus riches au dépend de tout autre chose.
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Srafina
  23 novembre 2015
Dans un futur relativement lointain, une célébrité de la biologie marine, Ann Kelvin est à l'article de la mort. Son assistant lui propose de pratiquer un transfert de mnèse avec un grand cachalot mâle. Elle accepte. La greffe réussit et Anne se retrouve à voguer dans les profondeurs de l'Atlantique dans la peau de ce grand cétacé. Jusqu'au jour où elle rencontre un calmar géant ainsi que des marins qui jettent produits toxiques et fûts de déchets radio-actifs dans les grands fonds. Tout ce monde ne lui veut pas que du bien...
Un très court roman ou une longue nouvelle (71 pages). Il convient parfaitement pour cette histoire poétique et écologique en forme d'hymne entonné pour la protection de la nature.
Pour l'auteure, l'avenir est comme le présent en pire. Car à quoi sert-il de revivre dans la peau d'une baleine, d'un orque ou d'un dauphin si c'est pour subir encore et toujours la folie des hommes qui ne respectent rien. Un texte bien écrit, agréable à lire, mais qui nous ne présente malheureusement que des lendemains qui déchantent.
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Xian_Moriarty
  24 mars 2017
Une novella bien sympathique.
Dans ce court texte, nous découvrons une vieille dame mourante qui accepte que son « âme » soit transférée dans un cachalot pour accomplir ce pour quoi elle s'est battue toute sa vie : la sauvegarde des cétacés.
Mêlant de manière assez sympa protection de la nature – et des baleines —, science-fiction et presque « polar », j'ai beaucoup aimé ce récit narré de deux-points de vus : la vieille dame plus qu'acariâtre (mon dieu, comment personne ne l'a jamais tué avant lol) et son ex-amant/collaborateur, patron et responsable de l'expérience. Les deux points de vue sont bien menés.
L'autrice marque clairement son engagement. On peut la saluer pour cela.
J'avoue ne pas trop savoir quoi dire pour ne pas trop évoquer la fin. Mais j'ai passé un moment de lecture très agréable.
À découvrir.
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sylvie
  17 décembre 2009
J'ai lu ce livre sans trop de mal, mais autant le dire tout de suite, je n'ai pas vraiment été emballée.
La couverture est superbe et illustre bien le caractère onirique de certains passages de cette novella.
Beaucoup d'ingrédients étaient là pour me plaire :
La relation homme/animal : une vieille dame va accepter de tenter une transmnèse ( transport de son âme dans un nouveau corps) et pouvoir vivre quelques années de plus dans le corps d'un cachalot mâle alors qu'elle est condamnée à mourir d'un cancer... Un sacré voyage quand même, avant de disparaître définitivement...
La mer et le rêve : grâce à cette intrusion de l'âme humaine dans le corps d'un mammifère marin, nous suivons les sensations étranges et merveilleuses de cette vieille âme savante qui s'initie aux moeurs des fonds marins et aux mouvements de ce nouveau corps qu'elle apprend à maîtriser, mais plus fort encore, nous découvrons avec elle le paradis des cétacés qui n'est autre qu'un fabuleux continent...
Des personnages attachants : Les deux héros sont cyniques et plutôt désabusés, mais agissent malgré tout pour servir la cause du respect de vivant...
Malgré tous ces atouts et attraits, la magie n'a pas fonctionné.
Cette fable écolo bien léchée, qui n'oublie pas l'humour pour ne rien gâcher n'est pas arrivée à me transporter...
C'est peut-être à cause de son côté Thriller...
Pourtant, dans la même veine, j'avais adoré Animal'Z d'Enki Bilal... Et il n'a usé que de quelques images, et d'un texte moins dense...
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CoeurdecheneCoeurdechene   19 janvier 2009
Elle avait choisi le corps d'un très grand mâle.

À son âge, elle ne tenait pas à assumer les conséquences du rut dans la peau d'une femelle dont le partenaire atteindrait les quarante tonnes en moyenne. En milieu aquatique, qui plus est, alors qu'elle n'avait déjà guère d'expérience à l'air libre. Et le peu qu'elle avait n'était pas vraiment concluant, c'était le moins qu'on puisse dire.

Le docteur Ann Kelvin chassa ses vains regrets par son évent. Un geyser d'air et d'eau d'une demi-douzaine de mètres emporta les rêves rapiécés et le romantisme suri qui avaient survécu à quatre-vingts années parmi les hommes. L'animateur du Marineland assis en tailleur sur le rebord d'émail bleu en fut trempé jusque dans ses sandales. En cette fin mai, c'était une douche assez fraîche, mais il rit et agita sa casquette avec enthousiasme tandis que les premières vannes s'ouvraient.

La nageoire caudale du grand cachalot battit avec douceur les vagues qui arrivaient dans la piscine. Devant lui, les écluses s'emplissaient une à une, et l'odeur des eaux du large lui parvenait de plus en plus forte, de plus en plus attirante. La peau épaisse et blanche, qui l'avait fait appeler évidemment Moby Dick pendant la première partie du séjour – jusqu'à ce que le responsable du projet s'avise des résonances sinistres et péjoratives de ce surnom –, frissonna lentement, une petite vague de rides qui parcourut dix-huit mètres de la queue puissante à l'énorme tête en forme de rostre. Ann ouvrit la gueule et laissa le goût des créatures marines et des carburants dégazés emplir la vaste ouverture ceinte de dents impressionnantes.

Oh, Seigneur, rien que pour cela, ce goût de sel et d'algues explosant dans sa bouche en étincelles minuscules et brûlantes de vie, rien que pour cela, vraiment, elle avait eu raison de dire oui !
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BillygirlBillygirl   25 mars 2018
Au XIXe siècle, les populations de grands cétacés se comptaient en centaines de milliers d'individus.
En 2005, 71 000 cachalots, 50 000 rorquals communs, 11 000 grands rorquals bleus, 5 000 baleines à bosses, 3 000 baleines franches croisaient encore dans nos eaux. Certaines sous-espèces ne comptaient déjà plus que quelques centaines d'individus, ce qui ne constitue pas un réservoir génétique suffisant et viable.
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MurielTMurielT   18 mai 2015
La longue nuit australe lui plut. Elle restait des heures en surface, couchée sur le côté, à contempler le ciel piqueté d'étoiles plus brillantes que nulle part ailleurs en Europe. Elle rêvait, l’œil perdu dans les branches de la Croix du Sud pour y distinguer les fulgurances de la boite à Bijoux,un amas ouvert dont le nom l'avait toujours séduite. Ce qui était assez ironique, elle l'admettait, au regard de son mépris terrestre pour ces ornements qu'elle jugeait inutiles.
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sylviesylvie   17 décembre 2009
Elle avait choisi le corps d'un très grand mâle. A son âge, elle ne tenait pas à assumer les conséquences du rut dans la peau d'une femelle dont le partenaire atteindrait les quarante tonnes en moyenne.
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laurannslauranns   07 avril 2017
Après tout, je ne lui demandais rien de moins que d'accepter de mourir prématurément.
Pour réaliser une mnèse, il faut que le cerveau du mnésique soit toujours vivant. Le transfert doit donc être initié ante mortem et le timing est implacable, car on détruit la masse cérébrale au fur et à mesure de l'opération.
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