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EAN : 9782809810240
240 pages
Éditeur : L'Archipel (05/12/2012)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Un des projets majeurs de Jean-Luc Delarue était de publier ces Carnets secrets. L'enfant prodige de la télé y dévoile ses blessures d'enfance, ses relations chaotiques avec sa famille. Il y raconte son arrestation pour possession de cocaïne, évoquant sans fard l'enfer de la drogue et de l'alcool, la cour des faux amis, mais aussi sa paternité et sa patiente reconstruction auprès d'Anissa, sa femme. Un témoignage exceptionnel, interrompu quelques semaines avant sa m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
  02 mars 2015
A toi le golden Boy, toi qui avez rappé d'un petit air salace sur le mot globe lors d'une soirée pour aguicher Yamina d'un humour que certains jugerons graveleux .
A toi qui dérape lors d'un embarquement décidemment raté après une mauvaise soirée familial
Mais à toi aussi qui a souffert par cette même famille, de ta propre mère, qui ne sera pas ton idéal féminin , au contraire de ta chère grand-mère tant aimé.
Toi qui ne sera jamais lésé par la télé mais dont beaucoup jugerons ton succès trop facile,
Puéril ces gens là, aisé et aidé par les médias de te poignarder ' planche à billets' ils volèrent bien sûr chèrement ces photos de ta détresse,voulurent ta peau à tout prix , eux qui ne comprennent pas ton moral sans préavis de ton mal non-dit.
Tous cela d'ailleurs ne t'on jamais compris: ta vie, tes excès , ta timidité ..
Car oui , Delarue, bien loin de son anagramme de dealer était avant tout un homme sensible, se cachant derrière un personnage haut et fort , mais qui à l'intérieur sentait déjà la mort par l'abus de substances non désirées par le corps .
Persona non grata, digérer et gérer tout cela,, ça commence à faire un peu beaucoup pour un estomac ..
Et oui mon gars, du refus d'être enfoui sous des masse d' alcool ,puis dissolu en cachets pour mieux tenir debout , ton organisme en dessous , souvent contraint, toujours contrit ,ne pardonne pas et mène son propre combat, ,un peu comme toi, tu vois .

Voilà donc la funeste ironie du sort pour un Cancer natif du 24 juin , qui au terme de la maladie qui l'étiole se prend un vilain crabe au triste nom astrologique qui s'étend alors pour lui tendre les bras jusqu'à l'issue fatal .
Verdict: le berceau du péritoine à chu et périt lui aussi par l'historique de trop de remontrance ..
Carnets secrets,, il le restera à titre posthume comme la preuve de ta volonté de transmission à ton fils d'un symbole , mais qui ne rend au final, à mon avis aucune obole.
Pas de bol. (sans jeu de mot sur le désagrément oesophagien )
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ArlieRose
  16 septembre 2019
J'aime les autobiographies de nos contemporains. J'ai souvent regardé l'émission de Jean-Luc Delarue, "Ça se discute" et j'ai suivi avec tristesse tout ce qui a été dit sur lui dans les dernières années de sa vie.
Pourquoi faut-il que les médias donnent un aperçu partiel et partial des gens en vue, qui ont aussi une vie personnelle et droit à une vie privée ?
J'ai apprécié cette lecture, y compris la préface de sa femme Anissa.
Très intéressant et émouvant.
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abfabetcie
  09 février 2015
Le moins que l'on puisse dire c'est que JL Delarue avait une belle plume, dommage que ces écrits soient posthumes. Ces carnets secrets sont à son image, beaux, pleins d'humour, lucides et sans concession. Il ne règle pas de comptes ici mais rend compte de sa vie et de ses états d'âme. J'ai été très touchée par la sérénité qui se dégage de dernières pages, rédigées peu de temps avant sa mort. A lire si on aimait l'homme qu'était JL Delarue.
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jg69
  03 mars 2015
Cette autobiographie posthume de Jean-Luc Delarue a pour but, selon les dires de J.C. Delarue, de raconter son histoire à son fils Jean.
C'est le récit de son enfance, de sa descente dans l'enfer de la drogue, de son cancer. Il analyse ses relations familiales et professionnelles.
Il n'épargne personne : ses parents, en particulier sa mère, son ex compagne mère de son fils.
C'est touchant car il se révèle sensible mais aussi très tourmenté, parfois au bord du désespoir.
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Miguel33
  12 janvier 2013
Le livre couvre sa vie, de petit garçon jusqu'à l'âge de 48 ans.
Ce sont des fragments de ses pensées, de ses sentiments, et de ses réactions qu'il a couchés sur des carnets et dont certains passages sont repris dans le livre.
Il y a une certaine structure, on va de la naissance à la mort, mais c'est un peu fouillis à l'intérieur des chapitres, l'auteur revenant régulièrement sur des sujets lui tenant à coeur, comme les relations avec sa mère, son ex-femme et ses amis.
Jean-Luc Delarue a un regard critique sur sa vie, enfant et adolescent, puis adulte qui laisse transparaître un manque d'amour familial. Mais il est aussi critique vis-à-vis de lui-même, de la manière dont il a laissé sa vie dériver, entre alcool et drogue et de sa propension à ne pas reconnaître ses véritables amis.
[...]
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Lien : http://www.aupresdeslivres.f..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
lolitajamesdawsonlolitajamesdawson   15 mai 2020
On m'appelait le boss. Je me prenais pour un roi. Mais je sentais que le costume était trop grand pour moi. Toujours cette timidité maladive...

Il y avait au fond de moi un tout petit garçon que j'ai transformé en ogre à coups de grands vins, de vodka et de drogues. On m'appelait le boss et j'étais le roi des cons.

Je suis accro aux somnifères et autres calmants depuis un moment très précis, un moment qui a changé ma vie à jamais : la mort de ma grand-mère. Elle est en moi en permanence, j'ai parfois l'impression qu'elle est devenue ma force intérieur. Je ressens, dans les moments de grande détresse, une présence qui tente de me protéger de moi-même. C'est un sentiment diffus et pourtant intense. Elle m'a prodigué un amour inconditionnel.

Me croit-on tellement heureux qu'on ne puisse supporter que je sois intimement, profondément malheureux ? Me fait-on payer ce que certains imaginent être une ingratitude ? L'argent et la reconnaissance publique ne rendent pas heureux ; je le sais, je le vis.

J'ai consommé, puis arrêté de consommer, pour de nouveau consommer et arrêter encore. Et cela depuis des années.

C'est l'alcool qui m'a emmené à la cocaïne. Avec l'alcool, on ne tient plus debout. Et quand vous êtes alcoolique, le seul moyen de tenir debout, c'est de prendre des stupéfiants. C'est une logique insupportable, irrecevable, et pourtant c'est ainsi que j'ai vécu, depuis plusieurs décennies.

La cocaïne taisait mes douleurs, mon ventre me faisait hurler. La cocaïne taisait et masquait mon cancer qui s'épanouissait. Tranquillement, à l'ombre des lignes blanches. J'ai souvent franchi ces lignes. Je le paie, là aussi, au prix fort : je lutte chaque jour pour rester en vie.

Jamais je n'ai offert ou vendu de la drogue. J'ai toujours été un solitaire, et cette merde, je la connais trop pour oser l'offrir comme un présent.

J'ai gagné beaucoup d'argent, et voilà que j'en faisais gagner beaucoup aussi à tout ce petit système. Beaucoup d'argent avec des mensonges, beaucoup d'argent avec des exagérations, beaucoup d'argent sur du vent. L'argent perverti beaucoup de personnes.

C'est juste, j'ai connu l'enfer. Non pas à cause de mon arrestation, qui a probablement été ma place de salut, mais à cause de la maladie psychologique, physiologique et physique dont je souffrais.

Quand je pense que des gens me voient comme un privilégié menant une vie de star ! Alors que mon existence n'est rien d'autre qu'un pacte avec le diable.

La radiographie montrait un larynx surinfecté. C'était dramatique. Je ne prenais plus aucun plaisir à la vie. Zéro joie, rien. Je souffrais et c'est tout.

J'ai découvert qu'une autre vie était possible, moi qui n'avais jamais imaginé mon existence sans drogue ni alcool.

Je dois apprendre à ne pas me laisser animer par des conflits qui ne sont pas les miens.

Je vois la cinquantaine arriver et je me dis que je commence tout juste à me comprendre. J'ai envie de faire connaissance avec moi et d'être doux avec ce corps que j'ai tant ignoré.

Ce qu'il y a de plus visible, depuis mon rétablissement et ma découverte spirituelle, c'est l'action, passer véritablement à l'acte, cesser de procrastiner. Avant, je me débattais pour ne rien faire. J'étais le virtuose de l'annulation. Ma vie s'articulait autour de mon besoin d'alcool.

Consommer de l'alcool : tel était le centre de ma vie. Ça me prenait tous mes désirs, tout mon temps, tous mes rêves. Je marmonnais des rêves que je n'accomplissais jamais.

Mon soucis, c'est de vivre. Mon souci, c'est de ne pas mourir. J'apprends à écouter en silence. Je suis le spectateur que je n'ai pas su être avant.

En 2011, la capitulation sera déférée, la reconstruction engagée. Heureux des petits plaisirs, je sortirai des chimères de l'argent et de la puissance. J'apprendrai enfin l'humilité et l'amour.

Si mon intervention pouvait sauver un élève parmi tous ceux que je vais rencontrer, cela suffirait à donner tout son sens à cette action.

J'ai expliqué aux jeunes quel adolescent j'avais été. Un garçon paumé, hyper-timide, qui avait l'impression d'être un figurant. Je n'avais pas l'impression que la vie était vraie, je croyais que je jouais dans un film dans lequel je n'avais pas le droit à la parole.

Ce que j'ai tenu à dire à ces élèves, c'est qu'au départ la drogue c'est peu de produit pour beaucoup d'évasion et qu'à la fin c'est beaucoup de produit pour juste ne pas se sentir mal. Personne ne peut dire dire que tester une drogue, même une seule fois, est sans risque. Cela dépend de la personne. Nous sommes tous inégaux devant le risque de dépendance.

J'ai eu la chance de rencontrer l'amour avec un grand A, celui dont me parlait ma grand-mère.

Deux femmes ont compté pour moi : ma grand-mère et Anissa. L'une et l'autre ont toujours été là dans les coups durs.

J'avais été hospitalisé en urgence suite à des douleurs abdominales qui me poursuivaient depuis un an, mais qui était soudain devenue abominables.

Je l'ai dit aux journalistes, qu'il n'y aurait à la fin qu'un seul vainqueur : le cancer ou moi.

Au bout d'un certain temps, j'ai compris que je faisais partie des meubles ; quand je rencontrais les brancardiers, on se tapais dans la main. Ces signes de reconnaissance étaient très importants pour moi : je n'étais pas qu'un corps malade, je restais une personne,

Anissa, ma femme, mon amour. Elle si réservée en apparence, mais dont le coeur est si chaud. Sans elle, je me serais laissé mourir. Avec elle, j'ai envie de lutter. Car j'ai enfin goûté au bonheur, à ce bonheur qui m'avait été refusé. Je voulais maintenant le déguster, et même le dévorer. Je voulais vivre, vivre pour rendre heureuse celle qui m'a fait renaître.

Je veux récupérer mon corps d'avant. J'ai du mal à supporter ce que la chimio fait de lui.

Je ne peux pas remplir mon estomac, puisque mes intestins ne fonctionnent plus. Alors, comme je manque de protides, je retourne la nuit à l'hôpital pour y être nourri sous perfusion. C'est affreux, vu le gros gourmand que je suis : le cancer me prive d'un de mes plus grands plaisirs.

J'ai faim et je ne peux pas manger. Voilà un mois que je ne mange pas. J'attends la levée de cette occlusion. En vain. Je bois de l'eau fraîche, du thé, du Yop, du Coca, pour avoir un peu de goût dans la bouche. Aller aux toilettes et manger : c'est tout ce que je souhaite aujourd'hui.

L'annonce de la maladie est un choc. Mais ce que j'ai vécu le plus durement est d'assimiler la phrase que beaucoup d'entre nous, atteints d'un cancer, ont entendue : le pronostic vital est engagé. Ce qui signifie, en somme, que l'on va mourir. C'est inévitable, imparable, irrémédiable. Même si je n'ai pas eu besoin d'entendre cette sentence pour savoir que je suis mortel.

Je n'ai pas peur de la mort, j'ai une peur panique de ne plus vivre.

Ma vie, je veux ma vie, pas une fin de vie. Je ne veux pas que ça s'arrête, maintenant que je commence à comprendre comment il faut faire pour être heureux. Pas possible que ça soit la fin, maintenant que j'aime la vie, ma vie. Pas possible...
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Parfois j’avais de la peine à saisir le fil du récit : comment pouvait-on sortir vainqueur d’une bataille où l’on avait perdu huit mille soldats en l’espace de vingt heures ? Plus loin, le roi partait chasser le cerf. Comment pouvait-on se montrer aussi cruel ?
Ce conte de roi était pour moi un conte de fées. J’y rencontrai ceux qui devaient rester à jamais mes rock-stars : les peintres, vrais dieux de la Renaissance italienne – Raphaël, Titien, Michel-Ange, sans oublier, bien sûr, ce Léonard de Vinci qui était devenu comme un père pour François Ier et qui mourra dans ses bras en 1519, au manoir de Clos-Lucé, près d’Amboise, quatre ans après la bataille qui a donné son nom à la clinique où j’ai vu le jour.
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MeroMero   05 juin 2013
« Souviens-toi de te méfier » : telle est la devise que Stéphane Mallarmé, dit-on, avait fait graver à l’intérieur d’une bague. Méfions-nous en particulier des préjugés et des a priori qu’autrui nous inspire presque toujours. Restons en éveil.
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MeroMero   05 juin 2013
Maman, tu demandes de l’amour mutuel, le vrai, le réciproque. Alors, pourquoi ? Pourquoi frapper si fort, avec autant de méchanceté, de rage, de volonté de blesser, de détruire, si ce n’est pour ramasser des morceaux et des miettes ?
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rkhettaouirkhettaoui   19 mars 2017
Grand-mère avait une expression pour chaque moment de la vie. « Je suis raide comme un passe-lacet », disait-elle quand la fin de mois s’annonçait difficile. En sortant du restaurant où nous avions déjeuné en amoureux, elle me lançait : « Je suis ronde comme un petit pois ! » Cette expression, aussi : « Qu’est-ce que je voulais dire ? C’était pas la messe… », qui n’avait rien de surprenant aux yeux du « père Samuel » ! Ou encore : « Mer… credi ! comme disait ma grand-mère. » Ou bien : « Cinq cents francs, ça commence à avoir des dents. » Et : « Il est beau ton manteau : il parle tout seul. »
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Vidéo de Jean-Luc Delarue
Jean-Luc Delarue invité du 20h de France 2 pour sa nouvelle émission "Réunion de famille".
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