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EAN : 9782350871394
215 pages
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (07/04/2011)
2.93/5   15 notes
Résumé :
Une ode grave et intimiste à l’Afghanistan.

Figure de la sagesse et de la culture persane, Hadji
Baba est un très vieil homme Afghan. Reclus dans sa villa à Kaboul, il passe les dernières années de sa vie à enseigner son précieux savoir au petit orphelin qu’il a recueilli, Djon Ali.

A sa mort, le jeune homme quitte le pays pour l’Occident, désireux de s’instruire davantage mais aussi dans l’espoir de trouver une vie plus facile.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  08 novembre 2011
Un bien paisible jardin que celui d'Hadji Baba, dont l'air lumineux embaume les roses d'antan et vibre de la musique des mots!
Mais je me suis perdue dans les haies touffues des 25 personnages, en un va-et-vient incessant au point de départ pour vérifier qui est qui.
Deux parties.
Kaboul 2001 au temps d'Hadji Akbar, dit Hadji Baba, riche vieillard, "au regard pétillant" empreint de sagesse, qui a recueilli Djon Ali "visage asiatique" et "yeux d'un bleu intense", orphelin suite à la destruction de son village bombardé.
Sept années passent. Hadji Baba vit dans le passé, "voyage dans sa bibliothèque" et transmet à son protégé son héritage culturel.
Retrouvailles avec ses trois enfants éparpillés de par le monde à la veille de sa mort.
Deuxième partie:Djon Ali, adopté, voyage lui même et l'action débute à Paris, alors qu'il expose, par ailleurs, ses photos.
Quelle "jolie fleur saura s'emparer de son coeur?"
Isabelle Delloye (auteur de Femmes d'Afghanistan en 2002), ancien professeur de français à Kaboul, se passionne pour l'Afghanistan (et ses problèmes) dont elle peut parler en connaissance de cause puisqu'elle y a vécu.
Beaucoup de citations et de réflexions empreintes de sagesse parsèment ce récit, notamment l'évocation des soufis et du célèbre poète Rumi.
Une approche simplifiée de la situation politique:les bombes des Mig sovétiques,les réfugiés,les communistes qui ont pris le droit de détruire le pays,la guerre fratricide après le départ des Soviétiques,les Talibans au pouvoir,le 11 septembre 2001 et l'implication des Etats Unis dans l'histoire afghane,Ben Laden,le pétrole convoité, la chute des Talibans, les terroristes,la reconstruction permanente de Kaboul... bref c'est tout un pan d'histoire qui sert de fond à cette histoire familiale et amicale.
Traditions, poésie,musique complètent le tableau, sans oublier les droits des femmes chers à l'auteur qui rappelle que les ongles vernis d'une femme, même voilée entièrement, sont passibles de fouet....pour son mari.Fichtre!
A lire!
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Thoxana
  01 mai 2011
Cet ouvrage s'apparente à un conte initiatique.
A travers les souvenirs d'un vieil homme, Hadji Baba, on découvre l'histoire de l'Afghanistan au XXe Siècle. le 11 septembre 2001 change la donne mais l'histoire de ce pays n'en fini pas de renouer avec la violence, l'intolérance, bien loin des aspirations des hommes et femmes de ce pays.
Nous suivons ensuite les pas du fils d'adoption d'Hadji Baba à travers le monde. Mais il semble que l'être humain revient toujours au final à ses racines...
L'ensemble de l'ouvrage est parsemé de réflexions sur la vie, d'une certaine philosophie propre à l'Asie Centrale. Quelques vers d'Omar Khayyâm illustrent agréablement le propos.
On sent que l'auteur aime ce pays et souhaite nous faire partager sa passion et sa vision des gens qui le peuplent. Un bel hommage à l'Afghanistan.
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Stellabloggeuse
  09 octobre 2014
Le personnage principal de ce roman s'appelle Djon Ali (prononcez « John »). Ce jeune garçon Afghan a perdu ses parents lorsque les Soviétiques ont pris le contrôle du pays. Avec les rares survivants de sa famille, il a fui vers Kaboul et a été recueilli par un commerçant qui est avant tout un sage : Hadji Akbar, surnommé Hadji Baba. La première partie raconte par brides la vie d'Hadji Baba : sa réussite professionnelle, sa rencontre avec son épouse, ses enfants, les guerres qui ont émaillé sa vie. La seconde partie relate ensuite la vie de Djon Ali après la mort du vieil homme : il quitte l'Afghanistan et parcourt le monde.
C'est un roman qui a le mérite d'être original et de nous faire découvrir un pays qui ne nous est pas familier. En effet, dans la première partie du roman, on en découvre plus sur l'Afghanistan, ses sages, son patrimoine culturel immense, ses esprits brillants. C'est intéressant, mais malheureusement on a parfois l'impression d'un « cours » sur l'Afghanistan, les informations sont intégrées au récit de manière un peu trop artificielle.
La seconde partie qui relate le parcours de Djon Ali est d'une tout autre nature. le jeune homme fait plusieurs rencontres, il réussit dans un domaine artistiques, il perd un peu de son identité. le roman nous fait ainsi connaître la diaspora afghane et le sentiment de malaise, de culpabilité qui animent ces personnes, qui ont délaissé ce pays qui avait tant besoin d'eux. Néanmoins, là aussi j'ai quelques regrets. La réussite de Djon Ali semble un peu trop facile, elle manque de crédibilité. le récit va parfois trop vite, on parcourt parfois plusieurs années en quelques dizaines de pages. Enfin, les relations entre les personnages auraient pu être plus fouillées.
Ainsi, pour résumer, c'est un roman agréable à lire, qui contient de bonnes choses : il y a du potentiel, mais l'ensemble part parfois « dans tous les sens », cela manque un peu de cohérence. le tout aurait mérité d'être étoffé. Néanmoins, c'est un roman qui nous permet d'aborder une culture qui nous est étrangère, et qui recèle beaucoup de sagesse et de poésie. Un joli roman, qui aurait mérité un peu plus de profondeur.
Lien : http://romans-entre-deux-mon..
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jostein
  05 mai 2011
Je souhaitais lire le roman d'Isabelle Delloye parce qu'une de mes motivations de lecture est de découvrir d'autres cultures. L'auteur a été professeur à Kaboul et connaît donc bien l'Afghanistan et j'ai apprécié sa vision dans le roman. Elle retrace ici l'histoire depuis le régime des communistes puis la révolution et enfin le régime des talibans. Cette période est difficile avec sa cohorte d'interdictions et la destruction des Bouddhas (statues de Bamiyan).
" Enfin les barbares interdirent jusqu'au chant des oiseaux."
La première partie du livre est consacrée à Hadji Baba, un vieil afghan, père de quatre enfants mais qui a aussi recueilli Djon Ali, un jeune garçon orphelin. Il lui enseigne l'art de vivre grâce à l'épicurisme et la poésie d'Omar Khayyâm.
Dans la seconde partie, Djon Ali découvre l'Amérique et l'Europe. Il s'éloigne un peu des préceptes de son maître mais y revient en mémoire de Wajma. Elle, qui voulait sauver son pays va subir la violence des attentats terroristes.
Dans ce livre, les gens sont bons et altruistes, trop peut-être pour être réaliste. D'Hadji Baba à Fazia, l'algérienne qui aide les immigrés à Paris, en passant par Fatima, Eric ou Edith, tous semblent touchés par la grâce afghane. Même Florence, la journaliste carriériste est une adorable jeune fille. Trop de bonté et de douceur pour un contexte aussi difficile.
J'ai trouvé aussi beaucoup de coïncidences qui s'ajoutent tout au long du récit, comme la rencontre de Djon et Wajma dans l'avion, celle de Mina et Frédéric qui n'est autre que le premier amour de sa tante.
Le style littéraire m'a paru assez impersonnel et il n'a pas su m'émouvoir.
J'ai apprécié le parfum des fleurs, de la cardamome, la poésie des poètes persans, mais cela ne m'a ni envoûté, ni dépaysé.
Par contre, j'aime beaucoup la couverture du livre. le regard de ce vieil afghan a quelque chose de poignant, triste mais levé vers le ciel.
Lien : http://surlaroutedejostein.o..
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simae
  01 mai 2012
Le jardin d'Hadji Baba, c'est avant tout un regard plein d'amour et de poésie sur un pays, l'Afghanistan.
Les enfants d'Hadji Baba sont partis vivre à l'étranger pour trouver un avenir meilleur et essayer d'aider leur pays. En leur absence, il recueille un jeune Afghan qu'il va élever comme son fils, dont il sera même plus proche que son propre fils. Il lui apprend son pays et le monde à travers les livres.
Dans la deuxième partie, après la mort d'Hadji Baba, Djon Ali souhaite découvrir réellement le monde et confronter son éducation à la vie. Aider par les enfants d'Hadji Baba, il va parcourir le monde et devenir un photographe reconnu, mais déchiré entre ses racines et le monde occidental.
Au delà du regard porté sur l'Afghanistan, ce livre parle aussi des relations parents/enfants/petits-enfants, bouleversées par la guerre. C'est après la mort d'Hadji Baba que ses enfants vont le comprendre et le mieux en parler alors que sa petite-fille Mina était très proche de lui et des ses racines.
Le jardin d'Hadji Baba est une confrontation des regards de différentes générations sur un seul et même pays.
Une écriture simple et poétique pour une histoire lourde. Un vrai coup de coeur.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
josteinjostein   05 mai 2011
La religion ne transforme pas les hommes en criminels; ce sont les criminels qui utilisent la religion comme alibi de leur soif de pouvoir.
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Cath36Cath36   05 octobre 2011
Le spirituel, disait-il est un très vieil arbre que les torrents d'une ère de désolation ne peuvent arracher. Ses racines enfoncent l'esprit dans la matière. Son tronc appuie le conscient sur l'inconscient. Ses deux branches maîtresses sont la sagesse et l'amour. La profusion de sa ramure exalte les sciences et les arts, la connaissance et la poésie. Des fleurs exquises jaillissent de ses feuillages et des fruits parfumés mûrissent dans sa splendeur. Mais cet arbre-là est aujourd'hui bien menacé, car le Monstre attend de notre complicité abusée, de notre souffrance, de notre égarement que nous joignions nos mains à celles qui veulent déjà manier la hache des ténèbres
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brigittelascombebrigittelascombe   08 novembre 2011
Les dirigeants croient savoir quelle longueur de barbe plaît au Tout-Puissant! Figure-toi qu'à ce propos, Rumi a écrit, il y a plus de sept cents ans:"Si la noblesse de l'homme résidait dans les testicules ou la barbe,alors il vaudrait mieux la chercher chez les boucs... Prends le chemin de la fidélité et ne te soucie pas de tes poils! "
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josteinjostein   05 mai 2011
La plupart des malheurs de l'humanité viennent de l'intolérance et du non-respect de la différence.
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brigittelascombebrigittelascombe   08 novembre 2011
"Ce n'est pas avec des armes mais avec notre coeur que nous viendrons à bout de la barbarie", c'était le crédo de Fazia.
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Video de Isabelle Delloye (1) Voir plusAjouter une vidéo

Femmes d'Afghanistan
Témoignages sur l'Afghanistan d'aujourd'hui apportes par zarmina sharif et hassina youssof (Afghanes vivant à l'étranger), madame plante (qui a visite l'Afghanistan en touriste), madame CARBONNEL, présidente de l'A.F.R.A.N.(amitié franco Afghane)qui apporte une aide humanitaire a l'Afghanistan, Isabelle DELLOYE, professeur a Kaboul pendant cinq ans, auteur de"femmes d'Afghanistan", et Annie...
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