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Serge Demetrian (Traducteur)
ISBN : 2226149139
Éditeur : Albin Michel (26/12/2005)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 42 notes)
Résumé :

Le Mahâbhârata, qui est la grande épopée indienne, décrit le combat sans merci que se livrèrent les deux branches des Bharata, les Kaurava et les Pandava, pour le trône de la dynastie lunaire. Les seconds sont aidés par Krishna, incarnation de Vishnu, qui énoncera juste avant l'ultime bataille la Bhagavad Gîta, pierre angulaire de la spiritualité indienne. Dans cette Iliade indienne où les dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Optimisme
  12 février 2016
Mise à part ‘Les Misérables' de Victor Hugo ou ‘Résurrection' de Tolstoy, je n'avais jamais lu un livre qui capture avec autant de précision les dilemmes et les paradoxes humains, les puissants et insurmontables conflits entre le bon et le mauvais. Mahabharat a été écrit il y a très longtemps, c'est une preuve évidente que la nature du genre humain n'a pas changée, et qu'elle restera probablement la même jusqu'à ce que l'homme existe.
La partie la plus tourmentée est lorsque le guerrier Arjuna doit choisir entre deux causes qui sont bonnes toutes les deux : d'une part, il doit se battre pour sa terre, d'autre part, il veut éviter de faire du mal à ses cousins. Sous ce conflit insurmontable, qui se complique au fur et à mesure, il va souffrir d'une confusion très profonde, et finir par oublier son devoir. C'est finalement Krishna, qui va le remettre sur ses pieds grâce à une sévère réprimande.
J'ai pu immédiatement m'identifier à ce guerrier, car avec mon travail, je suis souvent prise entre des causes qui rentrent en conflit et qui sont aussi fortes et valides l'une que l'autre. Alors je suis totalement perdue, jusqu'à ce que quelqu'un me pince avec la logique.
J'ai beaucoup appris de ce livre, mais la vraie sagesse que je retiens de ce livre : nous sommes juste des moyens, et non la finalité. Lorsque je réfléchis à cette perspective, la vie semble moins lourde, et beaucoup plus expansive.
Un récit magnifique, avec des actions puissantes, sous haute tension, associées à une sagesse et une perspicacité époustouflantes.
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vincentf
  31 août 2012
Le monde des dieux et des héros indiens, les aventures guerrières d'une famille qui se déchire, les armes magiques, les prédictions qui se réalisent toujours, les naissances extraordinaires, tout ce fatras d'aventures palpitantes donne à ce livre religieux ce qui manque à la Bible et, encore plus, au Coran : de la vie. Bien sûr, on ne se pose jamais la question de la réalité de ce qu'on nous raconte. Il s'agit de légendes, de récits destinés à divertir, et à convaincre les hommes de faire le bien, comme le font les Pandava, ces rois injustement privés de leur royaume par la jalousie d'un cousin maléfique et de ses nonante-neuf frères. L'éternelle lutte du bien et du mal n'est pas la carricature qui défile sur les écrans aujourd'hui. Ceux qui se battent sont tous des héros, quel que soit leur camp. Tous trichent aussi un peu, sauf les plus grands, qui retournent à Vishnu, la divinité première, dont ils sont, à l'instar de Krishna, les manifestations terrestres. le système est, avouons-le, bien compliqué, mais il permet aux aventures sacrées de mettre en haleine le lecteur moderne et étranger, qui se plonge dans ce vieux bouquin comme dans un roman.
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Funrider
  04 mai 2018
Difficile de faire une critique différente pour le Ramayana et pour le Mahabharata, dont j'ai lu l'édition de Serge Demetrian, qui permet au profane que je suis en histoire hindoue d'entrer dans cette culture/religion pour la comprendre de l'intérieur. Voici néanmoins quelques éléments spécifiques au Mahabharata, en complément de ma critique du Ramayana.
Dans ce tome l'histoire tourne autour de l'aversion extraordinaire que porte Duryodana (ainé des Kaurava) pour ses cousins, les 5 frères Pandava. La jalousie, qui atteint rapidement tout le clan des Kaurava (sauf leurs parents : le roi Dhritarashtra et sa femme), est née du fait que les Pandava accomplissent des exploits et sont vertueux à tout point de vue, pourtant sans s'en glorifier.
Tous ces cousins sont pourtant issus de la lignée de Bharata, mais malgré la sagesse et la vertu dont font preuve les Pandava, cette situation conduit à une guerre entre les Kaurava et les Pandava. Leurs alliés communs, y compris parmi leurs proches, devront faire un choix dans ce conflit, forcés par la nécessité de participer à cette guerre.
Menés par Arjuna, l'un des frères Pandava, et aidés par Krishna, incarnation de l'être suprême Vishnu, les Pandava gagnent cette guerre qui aura éliminé une grande partie des membres de la famille.
On rapproche souvent l'oeuvre d'Homère (l'Illiade et l'Odyssée) de ces 2 oeuvres. En effet le Ramayana oppose les hommes et les démons dans une quête des hommes pour récupérer la femme de Rama, tout comme l'Illiade qui met en scène une guerre liée à l'enlèvement de Hélène, la femme d'Agamemnon. le Mahabharata est le récit d'une grande guerre entre 2 clans d'hommes, tout comme l'Illiade qui oppose Troyens et Grecs. Dans les 4 épopées, les héros (parfois des demi-dieux, enfants de dieux et de mortels), sont aidés par les dieux, durant la guerre. Ces épopées sont à l'origine des mythes fondateurs de la culture latine d'un côté et indienne de l'autre.
Mais le rapprochement s'arrête là. Tout comme dans le Ramayana, il est question dans le Mahabharata de la recherche de la vertu, de la sagesse dénuée de toute passion. Il s'agit de libérer son âme de toute pulsion comme la vengeance (alors que c'est au coeur de l'oeuvre d'Homère) pour que l'âme puisse réintégrer le Vishnu (symbole du Brahman ≈ l'Absolu) et arrêter son cycle de réincarnation sur terre (il n'en ait pas du tout question dans les oeuvres d'Homère).
La morale du Mahabharata est profondément ancrée dans l'hindouisme et le bouddhisme. Les plus vertueux rejoindront les dieux, dans les cieux, voire atteindront l'Absolu, quand les âmes des moins vertueux se retrouveront à errer en enfer et/ou être réincarnées à l'infini sur terre. Cette sentence est illustrée à la fin du récit, on pourrait même parler d'épilogue, quand Yudisthira (l'ainé des 5 frères Pandava et le plus sage) se retrouve à monter aux cieux, et à rendre une petite visite aux âmes errantes dans les enfers (ce passage m'a d'ailleurs rappelé « La divine comédie » de Dante Alighieri).
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Kio971
  27 août 2018
Le Mahâbhârata est la grande épopée de la littérature indienne, l'autre monument de la littérature indienne classique au côté du Râmâyana. Rédigé au Vè siècle avant notre ère, le Mahâbhârata est supposé relater des événements beaucoup plus anciens, qui se seraient déroulés il y a maintenant plus de 2500 ans.
le Mahâbhârata raconte la lutte pour le trône entre deux clans, les Kaurava et les Pandava. Tout comme dans l'Iliade, les dieux - mais également les démons - prennent partie dans ce combat. Soutenant les cinq frères Pandava, Krishna - incarnation de Vishnou - est ainsi le cocher du char du héros Arjuna.
Cette édition du Mahâbhârata conté selon la tradition orale (tout comme le Râmâyana dans la même collection) permet d'aborder ce monument de la littérature indienne dans une langue simple, où la dynamique du récit ne se perd pas dans des lourdeurs littéraires. Il est également parcouru d'illustrations dues à la plume d'un dessinateur indien, ce qui nous aide à visualiser les représentations des personnages.
Enfin, il faut noter que c'est du Mahâbhârata qu'est tirée la Bhagavad Gîta, le texte majeur de la spiritualité hindoue.
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Danieljean
  03 mai 2016
Remarquable ouvrage de vulgarisation de cette fameuse épopée indienne dense et fourmillante de légendes et d'enseignements, écrite dans une langue à la fois pure et alerte, qui se lit comme un roman d'aventure fantastique passionnant.
Le Mahâbhârata est un récit extraordinaire. C'est bien entendu une des deux épopées fondatrices de l'hindouisme, mais c'est aussi, de façon plus générale, un récit passionnant et riche en enseignements (on peut le rapprocher à certains égards de l'Iliade). Nul besoin de s'intéresser à l'hindouisme pour apprécier sa lecture. Par contre, c'est une lecture essentielle à toute personne s'intéressant un minimum à l'hindouisme ! Serge Demetrian nous rend (enfin) le Mahâbhârata accessible et plaisant ! Comme dans sa version passionnante du Râmâyana, il écrit majoritairement en prose mais utilise aussi les vers pour respecter un minimum la forme originelle de l'oeuvre. Il fournit par ailleurs un glossaire détaillé, un arbre généalogique (extrêmement utile, surtout si on fait une pause entre deux chapitres !) et a fait illustrer certains passages
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   23 janvier 2017
Le jour de ma naissance, je commis ma première erreur, et c’est en suivant cette voie que j’ai depuis recherché la sagesse .
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Kio971Kio971   29 août 2018
Les Pândava revinrent donc dans la capitale de Dhritarâshtra. L'enthousiasme du peuple ne connut pas de bornes, car les fils de Pându étaient aimés de tous. On les avait crus disparus, maintenant ils revenaient sains et saufs, mariés par surcroît. Dhritarâshtra accorda aux Pândava une moitié du royaume, gardant pour lui l'autre moitié et la capitale, Hastinâpura.

Après avoir reçu leur part, les cinq frères vinrent s'installer sur leurs domaines. Il leur fallait désormais bâtir une nouvelle capitale. Avec l'aide de Krishna et de Blarâma venus les rejoindre, les fils de Pându invoquèrent Indra, le roi des dieux. Celui-ci ordonna à Vishvakarman, le Maître d'Oeuvre universel, d'élever une ville semblable aux cités célestes. Vishvakarman se mit au travail et en quelques mois apparut, comme par enchantement, une ville qui l'emportait en beauté sur toutes les autres ; on la nomma Indraprastha.
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Kio971Kio971   29 août 2018
Les Kaurava avaient assisté, sans trop se faire remarquer, au sacrifice royal. Les invités étaient maintenant partis ; seuls restaient Duryodhana et son oncle Shakuni, qui visitèrent de plus près le palais de Yudhishthira.

Se promenant dans la salle d'assemblée, Duryodhana découvrit un péristyle dallé de cristal ; sa transparence était telle qu'on aurait pu croire à un bassin rempli d'eau. Duryodhana releva son vêtement pour éviter qu'il fut mouillé ; s'apercevant de son erreur, il rougit de honte. A quelque distance de là, un réservoir d'eau limpide laissait apparaître, au fond, un pavage de fleurs en pierres précieuses : "un simple dallage", se dit Duryodhana, et il avança pour tomber tout vêtu dans l'eau. Yudhishthira lui prêta des vêtements secs, mais Bhîmasena, et les autres Pândava et Draupadî, qui épiaient Duryodhana, s'esclaffèrent. Leur cousin en conçu une amère rancune.
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Kio971Kio971   29 août 2018
L'effroyable serpent revient sur lui, mais Arjuna le coupe en six morceaux qui s'écroulent à terre dans un vacarme assourdissant. A ce moment, comme l'heure de la mort de Karna approche, le sol du champ de bataille commence à dévorer l'immense roue de son char ; l'excellent véhicule penche d'un côté. Karna se rappelle la malédiction du brahmane. il invoque alors le projectile de sa dernière ressource, mais en vain ; il a oublié la formule secrète. C'est la malédiction de Parashurâma.
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FunriderFunrider   08 mai 2018
[...] si tu me demandes, continue Krishna, où prendre appui, je te rappelle que les sens sont supérieurs au corps, que la pensée peut dominer les sens, que la raison régit la pensée et enfin que le Soi est plus haut que la raison. [...] anéantis donc toujours cet ennemi, le désir, si difficile à conquérir.
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