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ISBN : 2072675286
Éditeur : Gallimard (03/05/2018)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Il est difficile de résumer un roman de mille pages qui, sur fond d’un interminable procès, brasse des centaines de personnages, un panorama d’un Londres foisonnant, riche et misérable, et tout un système idéologique. L’histoire est en outre racontée par deux personnages différents, de manière très moderne. La structure démoniaque du procès « Jarndyce contre Jarndyce » sera conjurée, non par l’achèvement final et absurde du procès, mais par la bonté d’un homme, celu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  12 octobre 2018
Tout au long des 1 470 pages de ce roman, c'est une nouvelle fois toute la virtuosité du grand Charles Dickens qui s'exprime et se déploie à travers les destinées parfaitement maîtrisées de ses très nombreux personnages.
La qualité du travail de conteur, l'ingéniosité mise dans les rouages de la double narration aux multiples facettes, le grand souffle romanesque que Dickens sait, mieux que quiconque, distiller dans chacune de ses phrases, enfin son incomparable humour 'so british' aux accents cyniques, font de "Bleak-House" un monument littéraire.
On s'étonnera peut-être de trouver dans la liste des 110 livres préférés des Anglais pas moins de six romans de Dickens mais lorsqu'on plonge dans son oeuvre titanesque, on ne saurait plus s'étonner de rien. D'un roman à l'autre se retrouveront les thèmes qui lui sont chers mais il arrive si bien à les renouveler à travers les portraits typés de ces personnages - dont beaucoup sont inoubliables - qu'on ne se lasse jamais malgré la densité impressionnante de chaque roman.
Du rythme, de l'action, des rebondissements, du drame, de la tendresse, de l'amour... et un oeil peu conciliant et très critique sur la société qui était la sienne, ainsi que sur la nature humaine, sont les éléments avec lesquels Charles Dickens jongle avec une maestria inégalable.

Challenge BBC
Challenge PAVES 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge XIXème siècle 2018
Challenge PYRAMIDE
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AnGeeErsatz
  11 mai 2015
Je ne vous cache pas que la longueur du livre (un joli pavé de 1000 pages, tout de même) me faisait un peu peur. Au final, qu'ai-je pensé de ce roman? Et bien si mon avis reste très mitigé, cette lecture est tout de même une victoire personnelle.
Pourquoi une victoire personnelle? Tout simplement parce qu'il s'agit du premier roman de Charles Dickens que je parviens à finir. Et j'en profite pour me "justifier" un peu concernant cet auteur. J'ai pu remarquer très souvent que les gens ne comprennent pas la possibilité de ne pas aimer Dickens lorsqu'on est, comme moi, fan de littérature victorienne. Et bien pourtant, c'est possible. J'ai essayé de lire plusieurs romans de cet auteur, et à chaque fois le livre me tombe des mains, je m'ennuie et je n'arrive pas à aller au bout. Je n'accroche pas à son style, c'est comme ça. Aimer la littérature victorienne ne veut pas dire aimer TOUS les auteurs de l'époque, comme aimer la peinture ne veut pas dire aimer TOUS les peintres. Je n'en reconnais pas moins l'importance de Dickens pour son époque et pour la littérature mondiale, et ce n'est pas parce que son oeuvre ne me plait qu'elle est mauvaise.
Passons à présent au roman en lui-même. En ce qui concerne l'intrigue, je pense que c'est le point que j'ai préféré, même si j'ai quelques réserves. La narration se divise en deux: d'un côté nous avons les passages avec Esther, et de l'autre des passages par un narrateur à la troisième personne qui se focalise sur d'autres personnages et événements. Ma préférence va sans hésitation aux passages avec Esther: j'ai adoré découvrir son histoire que j'ai trouvée très intéressante. Il y a beaucoup d'événements, beaucoup de rebondissements, et je ne me suis pas ennuyée avec elle. Je me suis attachée à Esther et j'ai aimé la suivre à travers le roman. En revanche, j'ai trouvé les autres passages moins intéressants: j'ai eu du mal à accrocher avec cette autre narration, qui cassait un peu le rythme de l'histoire. Ces passages étaient parfois très longs, et je me suis souvent ennuyée. Une impression mitigée donc, mais avec tout de même une partie de l'intrigue qui me laisse un sentiment très positif!

Passons ensuite aux personnages, et là aussi je suis un peu partagée, même si je tends vers le positif. Mon principal problème, c'est qu'il y a trop, mais alors vraiment trop de personnages. En mille pages, on ne cesse d'en rencontrer et franchement je n'ai pas arrêtée de me perdre. C'est compliqué de se rappeler qui est qui! En revanche (et ça c'est une première pour moi avec Dickens) j'ai énormément apprécié l'héroïne, Esther, que ce soit pour son histoire, sa personnalité, ou les relations qu'elle partage avec les autres personnages. J'ai aussi aimé Richard et Ada, et le personnage de Woodcourt. D'autres personnages sont assez intéressants pour ce qu'ils représentent, comme l'inspecteur Bucket ou la famille Jellyby.
Un mot sur l'auteur et son style, à présent. J'ai trouvé ce roman un peu plus accessible, selon moi, que d'autres romans de Dickens. C'est une impression personnelle, évidemment, mais j'ai plus accroché à sa façon d'écrire ici. J'ai aimé sa narration à la première personne, et le portrait qu'il fait des différents personnages. Sa critique du système judiciaire est en particulier très intéressante. Il a parfois un petit ton humoristique que j'ai beaucoup aimé. Par contre, encore une fois, j'ai trouvé que les passages en dehors de la narration d'Esther étaient un peu en décalage par rapport au reste, j'ai beaucoup moins apprécié ceux-ci, et j'ai parfois sauté des pages...
Au final, Bleak House est un roman que je suis contente d'avoir lu, même si ma lecture reste plus mitigée qu'autre chose. Si vous aimez Dickens et que vous ne l'avez pas encore lu, je pense qu'il vous plaira. Par contre, si vous voulez découvrir l'auteur, tournez vous peut-être vers des ouvrages un peu plus petits, car les mille pages sont assez impressionnantes, et peuvent décourager pour une première lecture.
Lien : http://livroscope.blogspot.f..
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jmb33320
  10 août 2018
J'ai découvert ce roman magistral de Dickens avec cette lecture. En effet ll ne me semble pas avoir vu d'adaptation pour la télévision ou le cinéma de ce vaste roman-feuilleton (dans le bon sens du terme). Sa publication originale s'est étendue sur un an et demi, en livraisons mensuelles, de mars 1852 à septembre 1853. Si la multitude de ses personnages peut aujourd'hui rebuter un peu, même un lecteur bien intentionné, il ne faut pas oublier que celui de 1852 attendait impatiemment le fascicule du mois suivant et relisait (probablement) ceux déjà publiés. La construction du roman est originale : des chapitres racontés du point de vue d'un narrateur omniscient, ironique envers les pouvoirs juridiques et politiques, alternent avec ceux de l'héroïne du roman, Esther Summerson. Car il s'agit là d'un roman autour d'un interminable procès en Chancellerie, qui dure depuis des décades. Esther est concernée par ce procès, qui porte le nom de son tuteur, Jarndyce, mais ne découvrira toute l'étendue de son implication, liée à ses origines, qu'à la fin du roman. J'ai beaucoup aimé me perdre dans les dédales de ces récits imbriqués les uns dans les autres, accompagné par des personnages tellement marquants (agaçants parfois) comme Dickens savait les caractériser.
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cecilit
  26 juillet 2018
Entre policier et comédie humaine, ce roman de presque 1 400 pages (en version poche) est si riche et foisonnant que je me suis perdue et essoufflée par moments, essentiellement du fait des très nombreux personnages et des non moins longues digressions chères à son auteur. Cela m'a un peu lassėe par moments et j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. Cependant, la plume de Dickens m'a retenue tant son style est unique. Meme si Bleak House n'est pas l'oeuvre de Dickens que j'ai préférée jusqu'à maintenant, je suis finalement contente de l'avoir lue jusqu'au bout ; si vous souhaitez découvrir cet auteur, tournez-vous plutôt vers David Copperfield ou de grandes espérances.
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Kingsbere
  15 septembre 2013
C'est un roman d'une complexité et d'un aboutissement impressionnants. Peut-être LE roman le plus abouti de Dickens; en tout cas, souvent nommé comme le préféré des Anglais.
Ce foisonnement de personnages, cette double, triple, quadruple intrigue sont là pour rappeler l'affaire judiciaire, point central de l'histoire. Ce roman est une allégorie de la justice que nous sert Dickens et j'aurais dû m'en méfier. J'ai voulu le lire en anglais (mais oui ! J'ai un assez bon niveau pour m'attaquer à ce pavé, voyons !) Eh bien, ma fierté en a pris un coup.
J'ai essayé de tout comprendre, de relire au besoin...je l'ai fini ! J'ai trouvé l'histoire incroyable : le génie de Dickens à son zénith ! Mais ce fut long et cette lecture laborieuse a complètement gâché mon image du roman.
Je me donne un défi : le relire quand j'aurai le niveau !! ahah ! Je l'aurai un jour, je l'aurai !!
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   02 octobre 2018
Le grand-père et la grand-mère Smallweed, chargés d’années, sont, pour le moment, assis de chaque côté de la cheminée, dans un grand fauteuil recouvert en crin, et filent des heures d’or et de soie au fond d’un petit parloir sombre, situé à plus d’un pied au-dessous du niveau de la rue ; pièce froide et maussade, ayant pour tout ornement la serge grossière dont la table est couverte, et un plateau, simple feuille de tôle, offrant dans sa nudité, dans ses angles, dans tout son aspect décoratif, une assez bonne allégorie de l’esprit du vieux Smallweed. Sur le fourneau sont deux trépieds destinés à poser les pots et les chaudrons que le grand-père a pour fonction habituelle de surveiller ; de la cheminée se projette une espèce de potence qui sert de tournebroche et dont la direction est également confiée à M. Smallweed lorsque, par aventure, on fait un rôti dans la famille. Sous le fauteuil du vieillard, et gardé par les jambes en fuseau de ce vénérable grand-père, est un tiroir qui contient, dit-on, des richesses fabuleuses ; à côté de M. Smallweed est un coussin dont il est toujours pourvu, afin d’avoir quelque chose à jeter à la tête de sa femme toutes les fois qu’elle parle d’argent, car c’est un sujet sur lequel M. Smallweed est extrêmement chatouilleux.
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Gwen21Gwen21   26 septembre 2018
Il y a aussi milord Boodle, qui connaît les affaires, qui jouit dans son parti d’une immense réputation, et qui, en causant avec sir Leicester, lui dit gravement qu’il ne sait vraiment pas où ce siècle veut en venir. Un débat n’est plus ce qu’était jadis un débat ; la chambre n’est plus ce qu’elle a toujours été ; un cabinet même ne se forme plus aujourd’hui comme on le formait autrefois. Supposez que le ministère actuel vienne à être renversé, la couronne ne pourrait choisir, pour la formation du nouveau cabinet, qu’entre lord Coodle et sir Thomas Doodle ; et, comme il est probable que le duc de Foodle refuserait d’entrer dans une combinaison où l’on admettrait Goodle, par suite de la rupture qui a eu lieu après l’affaire Hoodle, il faudrait donner le ministère de l’intérieur à Joodle, qui prendrait en même temps la direction de la chambre des communes ; les finances à Koodle, les colonies à Loodle, les affaires étrangères à Moodle ; et que feriez-vous de Noodle ? vous ne pourriez pas lui offrir la présidence du conseil, qui est réservée à Poodle ; ni lui donner les eaux et forêts, qui sont à peine dignes de Quoodle. Il en résulte que le pays marche à sa ruine, et qu’il est perdu parce qu’il n’a pas où placer Noodle, ce qui est parfaitement démontré au patriotisme de sir Leicester.
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Gwen21Gwen21   04 octobre 2018
Au premier rang [des parents pauvres d'aristocrates] se trouve Volumnia Dedlock, (jeune demoiselle de soixante ans), doublement bien née ; car elle a l’honneur, par sa mère, d’être l’un des parents pauvres d’une autre grande famille. Comme elle a déployé très jeune un fort joli talent pour les découpures en papier, qu’elle chantait l’espagnol en s’accompagnant de la guitare, et proposait des énigmes et des charades françaises dans les châteaux, elle a passé vingt ans de sa vie, entre vingt et quarante, d’une manière assez agréable. Commençant alors à dater et à ne plus obtenir le moindre succès avec ses chants et sa guitare, elle se retira dans la petite ville de Bath, où depuis cette époque elle vit maigrement d’une petite rente que lui fait sir Leicester, et d’où elle surgit de temps à autre pour apparaître dans les manoirs de ses cousins. À Bath, elle a un cercle de connaissances fort étendu, composé de vieux gentlemen effrayants, aux jambes grêles enfermées dans de larges pantalons de nankin, et occupe une haute position dans cette morne cité ; mais l’indiscret emploi du rouge, qu’elle pousse jusqu’à la profusion, et un collier de perles suranné qui ressemble à un chapelet d’œufs de petits oiseaux, fait ailleurs redouter sa présence.
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Gwen21Gwen21   24 septembre 2018
Sur la frontière orientale de Chancery-Lane, ou, pour parler d’une manière plus précise, dans Cook’s-Court, Cursitor-Street, M. Snagsby exerce la profession de papetier du palais et vend, dans cet endroit ténébreux, têtes de lettres et formules judiciaires ; parchemin et papier de tout format, brun, blanc, gris et brouillard ; billets et timbres de toutes les valeurs ; plumes de bureau, plumes de fer ; encre noire et de couleur ; gomme élastique, pierre ponce, épingles et crayons ; pains et cire à cacheter ; fil rouge et signets verts ; almanachs, portefeuilles et agendas ; boîtes à ficelle, registres, règles, encriers de verre et de plomb, canifs, ciseaux, grattoirs et mille autres articles trop longs à détailler ; commerce qu’il fait depuis l’époque où, ayant fini son apprentissage, il devint l’associé de son patron et substitua l’inscription Peffer et Snagsby à celle de Peffer seul, consacrée par le temps et devenue illisible ; car la fumée, qui est le lierre de Londres, s’était tellement attachée au nom et à la demeure du vieux papetier, qu’elle en avait fait disparaître l’enseigne.
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Gwen21Gwen21   20 septembre 2018
- Il vaudrait bien mieux que vous n’eussiez pas de jour de naissance, me dit-elle, et que vous ne fussiez pas née.
Je fondis en larmes, et à travers mes sanglots :
- Chère marraine, m’écriai-je, dites-le-moi, je vous en prie, est-ce que c’est ce jour-là que maman est morte ?
- Non, répondit-elle, et ne me questionnez pas.
- Oh ! je vous en conjure, parlez-moi d’elle au contraire ; que lui ai-je fait pour qu’elle m’ait abandonnée ? quand est-ce que je l’ai perdue ? pourquoi ne suis-je pas comme tous les autres enfants, et pourquoi est-ce ma faute ?… Oh ! non, non, chère marraine, ne vous en allez pas, je vous en supplie, répondez-moi.
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Videos de Charles Dickens (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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