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EAN : 9782072675287
1472 pages
Éditeur : Gallimard (03/05/2018)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Bleak House is a novel by Charles Dickens, published in 20 monthly installments between March 1852 and September 1853. It is held to be one of Dickens's finest novels, containing one of the most vast, complex and engaging arrays of minor characters and sub-plots in his entire canon.

At the novel's core is long-running litigation in England's Court of Chancery, Jarndyce v Jarndyce, which has far-reaching consequences for all involved. The litigation, w... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  12 octobre 2018
Tout au long des 1 470 pages de ce roman, c'est une nouvelle fois toute la virtuosité du grand Charles Dickens qui s'exprime et se déploie à travers les destinées parfaitement maîtrisées de ses très nombreux personnages.
La qualité du travail de conteur, l'ingéniosité mise dans les rouages de la double narration aux multiples facettes, le grand souffle romanesque que Dickens sait, mieux que quiconque, distiller dans chacune de ses phrases, enfin son incomparable humour 'so british' aux accents cyniques, font de "Bleak-House" un monument littéraire.
On s'étonnera peut-être de trouver dans la liste des 110 livres préférés des Anglais pas moins de six romans de Dickens mais lorsqu'on plonge dans son oeuvre titanesque, on ne saurait plus s'étonner de rien. D'un roman à l'autre se retrouveront les thèmes qui lui sont chers mais il arrive si bien à les renouveler à travers les portraits typés de ces personnages - dont beaucoup sont inoubliables - qu'on ne se lasse jamais malgré la densité impressionnante de chaque roman.
Du rythme, de l'action, des rebondissements, du drame, de la tendresse, de l'amour... et un oeil peu conciliant et très critique sur la société qui était la sienne, ainsi que sur la nature humaine, sont les éléments avec lesquels Charles Dickens jongle avec une maestria inégalable.

Challenge BBC
Challenge PAVES 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge XIXème siècle 2018
Challenge PYRAMIDE
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Commenter  J’apprécie          506
EleanorTilney
  14 octobre 2019
A chaque nouvelle lecture d'un roman de Charles Dickens, celui-ci devient mon préféré.
Bleak House est un roman en double narration : l'héroïne principale, Esther Summerson, et un narrateur anonyme nous racontent tour à tour l'histoire entremêlée des derniers protagonistes d'un procès débuté plusieurs décennies auparavant.
Pour profiter pleinement de ma lecture, j'ai bien aimé lire en préalable la trame de l'histoire et imprimer une liste de personnages en guise de marque-pages. Les notes de cette édition sont également précieuses et éclairantes. Et un dictionnaire à portée de main pour apprendre quelques mots nouveaux (même si vous lisez en français).

Nous avons donc :
- Une justice injuste, fainéante, absurde et inefficace.
- Londres : brumeux, effrayant, pauvre, sale et attachant.
- Beaucoup de personnages avec beaucoup de malheur, mystères, secrets, dévoilés au compte-goutte au fil du roman.
- de bons sentiments, de l'espoir, de la solidarité, de la loyauté, du don de soi, des histoires d'amour.
- Des interrogations intelligentes et incisives en dépit de leur apparence naïve (un peu à la Luna Lovegood)

Charles Dickens met en questions les codes et fonctionnements de la société anglaise qui l'entoure alors : les castes et statuts sociaux, la religion, la place de la femme, le mariage, l'éducation des enfants.
Notre monde a changé depuis 1852, mais les mouvements qui animent ce roman sont toujours les nôtres :
S'endetter, sortir de la pauvreté, trouver un travail, affronter la maladie, grimper l'échelle sociale, être coincer dans un procès interminable, tomber amoureux, gérer son foyer, vouloir le mieux pour ses enfants, se battre contre les inégalités, vivre les deuils, trouver un sens à sa vie.

J'aime sa belle plume, incisive et poétique à la fois : il parvient à insuffler poésie et tendresse dans le drame social.
J'aime que tout finit bien pour les Gentils.
J'aime le foisonnement qu'a permis l'écriture en épisodes. Comme le format série par rapport au film, elle permet plus de personnages, plus de lieux, de descriptions, de détails qui rendent chaque anecdote attachante.
L'écriture en épisodes fait aussi que chaque chapitre apporte son suspens particulier, et nous permet d'avaler 1300 pages comme on en lirait 300.
Enthousiasmée par ma lecture, je me préparai un petit challenge personnel : tout Dickens en Anglais. Pour me préparer, je me lançai dans sa biographie, et là, douche froide. La vie de l'homme ne paraît pas à la hauteur de la vision du monde qu'il défend dans son oeuvre.
Je sursois donc en reprenant le premier roman de Jane Austen….
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jmb33320
  10 août 2018
J'ai découvert ce roman magistral de Dickens avec cette lecture. En effet ll ne me semble pas avoir vu d'adaptation pour la télévision ou le cinéma de ce vaste roman-feuilleton (dans le bon sens du terme). Sa publication originale s'est étendue sur un an et demi, en livraisons mensuelles, de mars 1852 à septembre 1853. Si la multitude de ses personnages peut aujourd'hui rebuter un peu, même un lecteur bien intentionné, il ne faut pas oublier que celui de 1852 attendait impatiemment le fascicule du mois suivant et relisait (probablement) ceux déjà publiés. La construction du roman est originale : des chapitres racontés du point de vue d'un narrateur omniscient, ironique envers les pouvoirs juridiques et politiques, alternent avec ceux de l'héroïne du roman, Esther Summerson. Car il s'agit là d'un roman autour d'un interminable procès en Chancellerie, qui dure depuis des décades. Esther est concernée par ce procès, qui porte le nom de son tuteur, Jarndyce, mais ne découvrira toute l'étendue de son implication, liée à ses origines, qu'à la fin du roman. J'ai beaucoup aimé me perdre dans les dédales de ces récits imbriqués les uns dans les autres, accompagné par des personnages tellement marquants (agaçants parfois) comme Dickens savait les caractériser.
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JunoR
  05 mai 2019
[Roman audio, lu par André Rannou pour le site litteratureaudio.com]
Armez-vous de courage pour aborder ce long - très long - roman. Tout au long de ces pages, j'ai trouvé que ce monument de littérature est tout de même teinté d'un certain mercantilisme, propre à cette époque où les auteurs étaient payés au chapitre. Comme quoi, les séries télévisées contemporaines n'ont rien inventé...
Néanmoins, pour la défense du livre et à l'inverse de ces séries à rallonge, on sent que l'auteur savait où il voulait en venir dès le début. Il prend juste à dessin un chemin artificiellement très (trop?) long pour en arriver à son point d'arrivée, histoire de faire profiter le lecteur des personnage et de la plume, mais également afin de gagner sa croûte.
J'ai apprécié le style qui est sobre et très axé sur la narration. Aussi, malgré cette longueur, on a tout le temps l'impression que l'histoire avance, ce qui est un bon point. Néanmoins, j'ai regretté l'absence d'un véritable acte littéraire, d'un peu d'envol de l'écriture, qu'on peut trouver par exemple dans "Les Misérables", roman du même style et de la même époque mais dont le ton n'est absolument pas le même.
À mon goût, trop peu de personnages évoluent au cours de l'histoire, changent d'avis, d'allégeance, ou même d'attitude. Cela donne lieux à des enjeux moins riches, c'est dommage. de même pour le lecteur qui a peu l'occasion de changer d'avis à propos des personnages ou des faits, en dehors des rebondissements principaux de l'histoire. Dommage.
Par contre, j'ai beaucoup apprécié cette prise de position engagée et ferme de l'auteur, au travers de son histoire et de ses personnages, à propos de l'état de la justice et de la charité à cette époque. Là où V. Hugo aurait parlé en son nom propre, aurait péroré comme un brillant politicien peut le faire, C. Dickens a su faire passer son message avec davantage de subtilité et d'ironie. Encore un bon point.
Enfin, la lecture par André Rannou est sobre, efficace et d'excellente qualité technique. Je ne crois pas que j'aurais eu le courage de me lancer dans un roman d'une telle longueur sans un excellent lecteur tel que celui-ci.
Bref, si mon avis est plutôt mitigé du point de vue littéraire, j'ai passé un très bon (et très long) moment à la lecture de ce grand monument de littérature que je vous recommande.
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cecilit
  26 juillet 2018
Entre policier et comédie humaine, ce roman de presque 1 400 pages (en version poche) est si riche et foisonnant que je me suis perdue et essoufflée par moments, essentiellement du fait des très nombreux personnages et des non moins longues digressions chères à son auteur. Cela m'a un peu lassėe par moments et j'ai failli abandonner à plusieurs reprises. Cependant, la plume de Dickens m'a retenue tant son style est unique. Meme si Bleak House n'est pas l'oeuvre de Dickens que j'ai préférée jusqu'à maintenant, je suis finalement contente de l'avoir lue jusqu'au bout ; si vous souhaitez découvrir cet auteur, tournez-vous plutôt vers David Copperfield ou de grandes espérances.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   02 octobre 2018
Le grand-père et la grand-mère Smallweed, chargés d’années, sont, pour le moment, assis de chaque côté de la cheminée, dans un grand fauteuil recouvert en crin, et filent des heures d’or et de soie au fond d’un petit parloir sombre, situé à plus d’un pied au-dessous du niveau de la rue ; pièce froide et maussade, ayant pour tout ornement la serge grossière dont la table est couverte, et un plateau, simple feuille de tôle, offrant dans sa nudité, dans ses angles, dans tout son aspect décoratif, une assez bonne allégorie de l’esprit du vieux Smallweed. Sur le fourneau sont deux trépieds destinés à poser les pots et les chaudrons que le grand-père a pour fonction habituelle de surveiller ; de la cheminée se projette une espèce de potence qui sert de tournebroche et dont la direction est également confiée à M. Smallweed lorsque, par aventure, on fait un rôti dans la famille. Sous le fauteuil du vieillard, et gardé par les jambes en fuseau de ce vénérable grand-père, est un tiroir qui contient, dit-on, des richesses fabuleuses ; à côté de M. Smallweed est un coussin dont il est toujours pourvu, afin d’avoir quelque chose à jeter à la tête de sa femme toutes les fois qu’elle parle d’argent, car c’est un sujet sur lequel M. Smallweed est extrêmement chatouilleux.
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Gwen21Gwen21   26 septembre 2018
Il y a aussi milord Boodle, qui connaît les affaires, qui jouit dans son parti d’une immense réputation, et qui, en causant avec sir Leicester, lui dit gravement qu’il ne sait vraiment pas où ce siècle veut en venir. Un débat n’est plus ce qu’était jadis un débat ; la chambre n’est plus ce qu’elle a toujours été ; un cabinet même ne se forme plus aujourd’hui comme on le formait autrefois. Supposez que le ministère actuel vienne à être renversé, la couronne ne pourrait choisir, pour la formation du nouveau cabinet, qu’entre lord Coodle et sir Thomas Doodle ; et, comme il est probable que le duc de Foodle refuserait d’entrer dans une combinaison où l’on admettrait Goodle, par suite de la rupture qui a eu lieu après l’affaire Hoodle, il faudrait donner le ministère de l’intérieur à Joodle, qui prendrait en même temps la direction de la chambre des communes ; les finances à Koodle, les colonies à Loodle, les affaires étrangères à Moodle ; et que feriez-vous de Noodle ? vous ne pourriez pas lui offrir la présidence du conseil, qui est réservée à Poodle ; ni lui donner les eaux et forêts, qui sont à peine dignes de Quoodle. Il en résulte que le pays marche à sa ruine, et qu’il est perdu parce qu’il n’a pas où placer Noodle, ce qui est parfaitement démontré au patriotisme de sir Leicester.
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Gwen21Gwen21   04 octobre 2018
Au premier rang [des parents pauvres d'aristocrates] se trouve Volumnia Dedlock, (jeune demoiselle de soixante ans), doublement bien née ; car elle a l’honneur, par sa mère, d’être l’un des parents pauvres d’une autre grande famille. Comme elle a déployé très jeune un fort joli talent pour les découpures en papier, qu’elle chantait l’espagnol en s’accompagnant de la guitare, et proposait des énigmes et des charades françaises dans les châteaux, elle a passé vingt ans de sa vie, entre vingt et quarante, d’une manière assez agréable. Commençant alors à dater et à ne plus obtenir le moindre succès avec ses chants et sa guitare, elle se retira dans la petite ville de Bath, où depuis cette époque elle vit maigrement d’une petite rente que lui fait sir Leicester, et d’où elle surgit de temps à autre pour apparaître dans les manoirs de ses cousins. À Bath, elle a un cercle de connaissances fort étendu, composé de vieux gentlemen effrayants, aux jambes grêles enfermées dans de larges pantalons de nankin, et occupe une haute position dans cette morne cité ; mais l’indiscret emploi du rouge, qu’elle pousse jusqu’à la profusion, et un collier de perles suranné qui ressemble à un chapelet d’œufs de petits oiseaux, fait ailleurs redouter sa présence.
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Gwen21Gwen21   24 septembre 2018
Sur la frontière orientale de Chancery-Lane, ou, pour parler d’une manière plus précise, dans Cook’s-Court, Cursitor-Street, M. Snagsby exerce la profession de papetier du palais et vend, dans cet endroit ténébreux, têtes de lettres et formules judiciaires ; parchemin et papier de tout format, brun, blanc, gris et brouillard ; billets et timbres de toutes les valeurs ; plumes de bureau, plumes de fer ; encre noire et de couleur ; gomme élastique, pierre ponce, épingles et crayons ; pains et cire à cacheter ; fil rouge et signets verts ; almanachs, portefeuilles et agendas ; boîtes à ficelle, registres, règles, encriers de verre et de plomb, canifs, ciseaux, grattoirs et mille autres articles trop longs à détailler ; commerce qu’il fait depuis l’époque où, ayant fini son apprentissage, il devint l’associé de son patron et substitua l’inscription Peffer et Snagsby à celle de Peffer seul, consacrée par le temps et devenue illisible ; car la fumée, qui est le lierre de Londres, s’était tellement attachée au nom et à la demeure du vieux papetier, qu’elle en avait fait disparaître l’enseigne.
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Gwen21Gwen21   20 septembre 2018
- Il vaudrait bien mieux que vous n’eussiez pas de jour de naissance, me dit-elle, et que vous ne fussiez pas née.
Je fondis en larmes, et à travers mes sanglots :
- Chère marraine, m’écriai-je, dites-le-moi, je vous en prie, est-ce que c’est ce jour-là que maman est morte ?
- Non, répondit-elle, et ne me questionnez pas.
- Oh ! je vous en conjure, parlez-moi d’elle au contraire ; que lui ai-je fait pour qu’elle m’ait abandonnée ? quand est-ce que je l’ai perdue ? pourquoi ne suis-je pas comme tous les autres enfants, et pourquoi est-ce ma faute ?… Oh ! non, non, chère marraine, ne vous en allez pas, je vous en supplie, répondez-moi.
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Vidéo de Charles Dickens
Bande annonce du film The Mystery of Edwin Drood (BBC 2012), adaptation du roman de Charles Dickens
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