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ISBN : 2709639548
Éditeur : J.-C. Lattès (10/10/2012)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Au cœur de l’Afrique subsaharienne des XVe et XVIe siècles, Tombouctou est une cité florissante qui attire enseignants et étudiants, protégés par l’empereur du Songhaï. C’est là que se partage et se propage le savoir. L’enseignement et le livre prospèrent et tous les métiers en profitent : copistes, libraires, répétiteurs, relieurs, traducteurs, enlumineurs… On vient d’Égypte, d’Andalousie, du Maroc ou de l’empire du Ghana pour suivre des cours à l’université de San... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
IreneAdler
  16 novembre 2012
Cet ouvrage met à mal un très gros préjugé sur l'Afrique sub-saharienne (auquel je croyais aussi, je l'avoue) : cette région a produit pendant longtemps une masse impressionnante de manuscrits. Ceux-ci sont écrit avec l'alphabet arabe, concernent le Coran et les hadith, la grammaire, la médecine, la magie...La plupart de ces manuscrits sont de et à Tombouctou, ce qui permet de dire que la ville malienne fut un grand centre culturel et marchand pendant le Moyen Age, ce qui est corroboré par deux chroniques de l'Empire songhaï. Mais cet héritage, pour toutes sortes de raison, fut nié et caché. Au point que même les habitants de cette région pensaient être une civilisation de l'oral exclusivement.
Djian et surtout les chercheurs africains qu'il s'est attaché veulent rendre sa mémoire à ce pays, à cette ville, actuellement troublés. Il s'agit de recueillir, cataloguer, restaurer et numériser ce qui peut l'être et surtout étudier cette masse immense d'écrits. Quasiment tous les habitants en possèdent. Ces manuscrits rendent compte d'un système politique qui n'a rien à envier aux nôtres, une maturité intellectuelle que nous ne soupçonnions pas (certains passages du Prince de Machiavel sont très proches d'un manuel de bonne gouvernance découvert dans la ville) ; les médecins opéraient de la cataracte... Bref, pendant des siècles explorateurs et missionnaires, aveuglés par leurs croyances et préjugés, sont passés à côté de cette richesse. Les invasions et la colonisation à fait le reste pour l'oubli.
Un beau livre, avec beaucoup de contributeurs avides d'étudier et de faire connaître ce pan de l'histoire africaine. Illustré avec des photographies de certains manuscrits et d'une bibliothèque familiale.
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AdrianV
  06 avril 2016
Un beau livre sur de beaux livres.
Les photographies des manuscrits sont nombreuses et de grande qualité, la plupart en pleine page. La dimension matérielle de ces objets de savoirs en est presque palpable au-delà du papier glacé.
Le lecteur est bien accompagné dans sa découverte d'une culture injustement méconnue, à travers de courts chapitres aérés qui dépeignent avec simplicité toute la richesse d'une ville-carrefour des cultures. Morceaux choisis et articles de spécialistes offrent des développements bienvenus: il est rassurant de constater que l'histoire des savants de Tombouctou se prolonge au sein d'institutions contemporaines.
Une belle manière de réaffirmer par l'exemple que l'Afrique a bien une histoire, et que les esprits ne manquent pas pour continuer à le faire savoir.
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sylvie2
  07 avril 2013
Voyage dans l'histoire écrite de l'Afrique. Dijan nous plonge au sein de manuscrits centenaires. Un fois qu'on y a plongé, qu'on a découvert un petit bout de leur richesse, on a envie de mieux les découvrir.
Ce livre a pour but d'éveiller la curiosité du lecteur grâce à de superbes photos et de très beaux textes. Libre au lecteur après de continuer le voyage.
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psambou
  10 mai 2014
Voici un documentaire riche en illustrations et en contributions d'historiens qui présente et étudie les manuscrits de Tombouctou. La richesse des contenus de ces manuscrits est du plus grand intérêt, que ce soit dans le domaine du droit, de l'exercice du pouvoir, de la gestion du foncier, de la médecine, de l'enseignement, le lecteur apprend que dès le 12ème siècle, la transmission des savoirs en Afrique subsaharienne, dans l'Empire songhaï, n'était pas le seul fait de la tradition orale.
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LudwigduBouillon
  09 février 2018
J.M. Djian doit faire partie de ces gens que l'on aimerait rencontrer.
M'intéressant aux informations démenties de la destruction des manuscrits de Tombouctou par les djihadistes et le sauvetage préventif par quelques passionnés courageux (un article du Figaro leur rendait hommage)je suis tombé sur un article de ce journaliste et un entretien radiophonique d'un enthousiasme communicatif.
Les enjeux entre oralité et écrit, l'importance culturel des documents, leur contenu très en avance sur leur temps, le problème de leur traduction, le pillage des documents au cours du temps(par le Maroc et El Mansour en particuliers) en font un feuilleton digne des grandes énigmes et aventures.
Une superbe icomographie
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critiques presse (3)
Lhumanite   10 décembre 2012
Que disent ces manuscrits faits indifféremment de folios séparés et non reliés par une couverture cartonnée en cuir ? On y trouve des savoirs dont certains, on le présume, pourraient déplaire aux islamistes qui font régner la terreur dans la ville.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeFigaro   16 novembre 2012
Le résultat donne un superbe aperçu de ce qui a existé, et heureusement existe encore.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs   15 octobre 2012
Au total, le résultat de ce travail collectif, qui atomise tant de préjugés racistes, qui balaie tant d'idées fausses sur l'Afrique, notamment celle, malheureusement accréditée par nombre d'Africains eux-mêmes, qui voudrait qu'elle fût d'abord et avant tout une civilisation de l'oralité, est proprement bouleversant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
IreneAdlerIreneAdler   16 novembre 2012
D'abord, comprenons bien ce qui a retardé la reconnaissance de cette culture du désert. Pour une grande part, la colonisation en est la cause. Le viol de l'Afrique centrale par les puissances coloniales, quelles qu'elles fussent, l'a plongée dans un état de choc, de perte de mémoire. L'écrit est par nature fragile. Sa principale Némésis n'est pas l'humidité, las carias, ni l'oubli, mais la violence des hommes.
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IreneAdlerIreneAdler   16 novembre 2012
Au 14ème et au 15ème siècle, l'Empire songhaï a été cet espace culturel enchanté, à l'abri des convoitises extérieures pour la simple raison que personne ne croyait vraiment à sa richesse.
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nounasafieddinenounasafieddine   28 novembre 2013
" Les voyageurs confiaient la garde de leurs objets à une esclave appelée "Tombouctou", mot qui dans a langue du pays, signifie " la vieille" et c'est d'elle que ce lieu béni a pris son nom. "
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sylvie2sylvie2   07 avril 2013
Cet imaginaire prend racine dans une spiritualité commune basée sur le soufisme dont le savant mystique Ahmed Baba fut à Tombouctou la glorieuse incarnation.
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Videos de Jean-Michel Djian (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Michel Djian

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Payot - Marque Page - Jean-Michel Djian - Les manuscrits de Tombouctou
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