AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2020042592
Éditeur : Seuil (25/03/2003)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 48 notes)
Résumé :
L'analyse critique de la société industrielle doit beaucoup à Ivan Illich. Il est l'un des premiers à avoir dénoncé le productivisme, le culte de la croissance, l'apologie de la consommation et toutes les formes d'aliénation nées du mode de production capitaliste. La Convivialité montre comment l'organisation de la société tend à produire des consommateurs passifs, qui ont délégué aux institu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Hermite
  19 août 2013
Les visions d'illitch sont originales et souvent enrichissantes. La notion de « seuil », généralisé à tout les domaines de la vie courante, est extrêmement pertinente et apporte un complément aux dires des autres « auteurs radicaux » de la modernité occidentale.
!!! ATTENTION DANGER !!! : en personnes responsables, on saura mettre prudemment de côté de nombreuses idées absolument intolérables (des opinions bien suspectes que je n'ai pas besoin de citer ici). Il semble que l'on se réfère à cet auteur bien trop légerement.
Commenter  J’apprécie          40
RiffMacKaulaye
  30 janvier 2019
Une réflexion sur ce que pourrait être une société conviviale c'est à dire libérée de la production industrielle et des impératifs de croissance.
Commenter  J’apprécie          10
bassasa
  21 mars 2013
C'est bon
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
moklosmoklos   26 septembre 2007
Si nous voulons pouvoir dire quelque chose du monde futur, dessiner les contours théoriques d’une société à venir qui ne soit pas hyper-industrielle, il nous faut reconnaître l’existence d’échelles et de limites naturelles. L’équilibre de la vie se déploie dans plusieurs dimensions ; fragile et complexe, il ne transgresse pas certaines bornes. Il y a certains seuils à ne pas franchir. Il nous faut reconnaître que l’esclavage humain n’a pas été aboli par la machine, mais en a reçu figure nouvelle. Car, passé un certain seuil, l’outil, de serviteur, devient despote. Passé un certain seuil, la société devient une école, un hôpital, une prison. Alors commence le grand enfermement. (…) J’appelle société conviviale une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité, et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
lanardlanard   11 mai 2015
Dans le temps présent [1973], les critères institutionnels de l'action humaine sont à l'opposé des nôtres, y compris dans les sociétés marxistes où la classe des travailleurs se croit au pouvoir. Le planificateur socialiste rivalise avec le chantre de la libre entreprise, pour démontrer que ses principes assurent à une société le maximum de productivité. La politique économique socialiste se définit bien souvent par le souci d'accroître la productivité industrielle de tout pays socialiste. Le monopole de l'interprétation industrielle du marxisme sert de barrage et de moyen de chantage contre toute forme de marxisme hétérodoxe. Reste à savoir si la Chine, après la mort du président Mao Tsé-toung [1976], abandonnera elle aussi la convivialité productive pour se tourner vers la productivité standardisée. L'interprétation exclusivement industrielle du socialisme permet aux communistes et aux capitalistes de parler le même langage, de mesurer de semblable façon le degrè de développement atteint par une société. Une société où la plupart des gens dépendent, quant aux biens et aux services qu'ils reçoivent, des qualités d'imagination, d'amour et d'habileté de chacun, est de la sorte considérée comme sous-développée. En retour, une société où la vie quotidienne n'est plus qu'une suite de commandes sur le catalogue du grand magasin universel est tenue pour avancée. Et le révolutionnaire n'est plus qu'un entraîneur sportif: champion du Tiers Monde ou porte parole des minorités sous-consommatrices, il endigue la frustration des masses à qui il révèle leur retard; il canalise la violence populaire et la transforme en énergie de rattrapage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
moklosmoklos   26 septembre 2007
L’homme qui trouve sa joie et son équilibre dans l’emploi de l’outil convivial, je l’appelle austère. Il connaît ce que l’espagnol nomme la convivencialidad, il vit dans ce que l’allemand décrit comme Mitmenschlichkeit. Car l’austérité n’a pas vertu l’isolation ou la clôture sur soi. Pour Aristote comme pour Thomas d’Aquin, elle est ce qui fonde l’amitié. En traitant du jeu ordonné et créateur, Thomas définit l’austérité comme une vertu qui n’exclut pas tous les plaisirs, mais seulement ceux qui dégradent la relation personnelle. L’austérité fait partie d’une vertu plus fragile qui la dépasse et qui l’englobe : c’est la joie, l’eutrapelia, l’amitié.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
lanardlanard   12 mai 2015
L'homme moderne a du mal à penser le développement et la modernisation en termes d'abaissement plutôt que d'accroissement de la consommation d'énergie. Pour lui, une technique avancée rime avec une profonde intervention des processus physiques, mentaux et sociaux. Si nous voulons appréhender l'outillage avec justesse, il nous faut quitter l'illusion qu'un haut degré de culture implique une consommation d'énergie aussi élevée que possible. Dans les anciennes civilisations, les ressources en énergie étaient très équitablement réparties. Chaque être humain, par sa constitution biologique, disposait de toute l'énergie potentielle nécessaire sa vie durant pour transformer consciemment le milieu physique, selon sa volonté, puisque la source en était son propre corps à la leur condition d'être maintenu en bonne santé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
lanardlanard   12 mai 2015
A la fin du Moyen Âge, le vieux rêve alchimique de fabriquer un homoncule en laboratoire prit, peu à peu, la forme de la création de robots qui travaillent pour l'homme et de l'éducation de l'homme à travailler à leur côté. Cette nouvelle attitude envers l'activité productrice est reflétée par l'introduction d'un mot nouveau. Tripaliare signifiait torturer sur le tripalium, mentionné au VIe siècle comme étant un pal formé de trois épieux, supplice ayant remplacé dans le monde chrétien celui de la croix. Au XIIe siècle, le mot travail en français, trabajo en espagnol, désignait une épreuve douloureuse. Il faut attendre le XVIe siècle pour que "travail" puisse être employé en lieu et place d'ouvrage ou de labeur. A l’œuvre (poièsis) de l'homme artiste et libre, au labeur (ponèros) de l'homme contraint par autrui ou par la nature, s'ajoute alors le travail au rythme de la machine. Puis le mot "travailleur" glisse de sens vers "laboureur" et "ouvrier": à la fin du XIXe siècle, les trois termes se distinguent à peine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Ivan Illich (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ivan Illich
Ivan Illich - Un certain regard. Ivan Illich, mythologie occidentale et critique du "capitalisme des biens non tangibles". Entretien en français avec Jean Marie Domenach dans la série "Un certain regard" - 19/03/1972.
>Economie>Production>Développement et croissance économiques (64)
autres livres classés : sociétéVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
399 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre