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ISBN : 233000575X
Éditeur : Actes Sud (11/04/2012)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Inspiré d'une histoire vraie, celle des frères Homer et Langley Collyer, les célèbres ermites new-yorkais décédés en 1947, un roman qui narre à travers deux personnages délirants l'épopée du matérialisme américain, mais aussi de la solitude américaine. Un insolite portrait de la condition humaine entre romantisme et psychose.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
alberthenri
  29 octobre 2015
Voici un roman comme je les aime, original dans son propos comme dans sa forme.
Le propos : L'histoire vraie (ou à peine romancée) de deux frères new-yorkais,
qui après la mort de leurs parents, victimes de la grippe espagnole, vont vivre seuls, de plus en plus seuls au fil des années, pendant que les personnes qui les entourent meurent, ou les quittent.
Ils finissent cloitrés dans une maison, encombrée d'un incroyable bric -a- brac.
La forme: c'est Homer, le pianiste aveugle de la fratrie, qui est le narrateur, Langley, gazé à la guerre est le principal protagoniste du récit de son frère. Pas de chapitres, juste des paragraphes de quelques pages, pour un récit fluide et linéaire.
L'auteur, semble avoir une véritable tendresse pour ses personnages, et l'on ressent vite une grande empathie pour eux.
D'ailleurs, à ce titre, la dernière phrase du livre est poignante.
Ce n'est donc pas un roman très gai, mais il reste un très bon moment de lecture.
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Shan_Ze
  27 novembre 2017
Homer et Langley Collyer vivent ensemble dans la maison laissée par leurs défunts parents. C'est Homer, le narrateur de leur histoire. Il est aveugle, Langley est revenu de guerre après avoir été gazé. Tout se passe dans leur maison, dans la cinquième Avenue, ils y accumuleront énormément de choses, il s'y passera beaucoup d'évènements...
La vie des deux frères Collyer est raconté avec beaucoup d'à-propos par E.L. Doctorow, un peu d'humour de temps en temps pour montrer l'excentricité de ces frères qui n'hésitent pas à accumuler ce qu'ils aiment, de la voiture au piano en passant par la machine à écrire et les journaux. le passage des différentes personnes qui ont fait un passage chez eux, mafiosi italiens, domestiques japonais racontent les différents moments de l'Histoire avec beaucoup d'originalité. Les coups de sang de Langley sont jubilatoires… Juste un peu étonné que le récit semble se poursuivre après longtemps après la seconde guerre mondiale (une évocation de mai 68 avec les hippies ?) mais aucune date n'est avancée dans le récit si je ne me trompe, on ne se repère qu'avec les événements historiques. Enfin, il est bien indiqué que Homer et Langley est inspiré de la vie des frères Collyer, l'auteur a dû prendre quelques libertés. Mis à part ce point, j'ai beaucoup apprécié cette biographie plein de dynamisme. Un auteur à relire.
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Annette55
  16 novembre 2014
Cet ouvrage raconte l'histoire de deux frères, reclus dans leur maison de la cinquième avenue, depuis la mort de leurs parents en1918, aussi cultivés qu'excentriques.....
Ce roman s'appuie sur un fait divers révélé en 1947: les corps des deux frères Colley sont découverts dans leur maison de Harlem oú ils ont vécu toute leur vie, elle contient des débris divers , une Ford T, 14 pianos....et des monceaux de vieux journaux...
L'auteur transpose cette extraordinaire histoire mais il fait traverser tout le siécle à nos deux héros qui vont devenir des témoins éclairés.
Ces aristocrates considèrent le monde à la fois d'une façon naîve et émerveillée... Cette histoire palpitante, trés bien écrite, méticuleuse est un portrait splendide à double vue: le narrateur devenu aveugle ..puis sourd progressivement dont les perceptions sont décuplées par son handicap donnent à ce récit une puissance sensorielle rare ....
Comment se rendre compte de sa vie?
Comment assumer sa dépendance et les problémes récurrents liés à son handicap?
Puis L'aîné, Langley,, au second plan, gazé pendant la premiére guerre mondiale, dont les élucubrations tragi- comiques instillent un climat d'angoisse étouffant, sa folie loufoque est prétexte à des situations amusantes qui
rythment le récit.
Leur maison accueille des bonnes hongroises, des gangsters italiens,des musiciens de jazz,des hippies, des domestiques japonais,....différentes communautés s'installent dans leurs meubles puis disparaissent....
Tapis derrière leurs portes closes, ils sont recroquevillés dans leur cocon, coupés de l'extérieur, Langley est friand d'objets en tout genre, pianos ,grille pain, phonographes, une Ford T installée dans leur salle à manger,..... il classe et archive méthodiquement toute la presse quotidienne....la maison devient un vrai capharnaüm.. Un bric à brac sans nom.....
Un roman original, drôle et émouvant, pétri d'humanité oú la loufoquerie le dispute à l'humour et à la cocasserie,chez ces deux personnages qui assument leur vocation d'ermites.....
Le narrateur nous montre avec grand talent,leur glissement social inexorable....vers la marginalité et l'isolement dans une Amérique où le matérialisme féroce se joint à une solitude et une indifférence extrême!
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KATE92
  20 mars 2016
Histoire véridique de :
« Homer Lusk Collyer (né le 6 novembre 1881 et mort le 21 mars 1947) et Langley Collyer (né le 3 octobre 1885 et mort le 9 mars 1947), sont deux frères américains qui devinrent célèbres en raison de leur nature snob, de la saleté de leur maison et de leur syndrome d'accumulation compulsive (syllogomanie) qui causa en définitive leur perte » (dixit).
Ce livre m'a été conseillé par une amie. J'ai adoré : je vous le conseille vivement.
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Torellion
  29 décembre 2016
Homer, pianiste virtuose aveugle, et son frère Langley vivent sur la cinquième avenue dans un magnifique hôtel particulier. Peu à peu, déçus par leurs contemporains, ils vont se replier dans leur monde et finalement s'isoler pour vivre en ermites.
Une histoire poignante, touchante, cruelle aussi, qui vous renvoie à vos doutes, votre place dans le monde, à votre conscience de choses et l'importance qu'on leur donne. Homer, par sa cécité, est le plus à même de nous faire voir le monde. Son handicap n'en est pas un, comme souvent, mais au contraire lui permet de mieux voir, de ressentir la profondeur de la vie. C'est lui le véritable philosophe du duo.
E.L Doctorow grâce à un style plein de finesse et d'humour teintée d'ironie, nous raconte une fable merveilleuse, tragi-comique qui ne laisse pas insensible. C'est une oeuvre brillante et très bien écrite, à mettre entre toutes les mains.
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critiques presse (2)
Liberation   23 avril 2012
Sous la plume de Doctorow, les saynètes de la vie quotidienne, portées par une écriture très visuelle, prennent corps et se fondent en narration soutenue, grouillante de vitalité.
Lire la critique sur le site : Liberation
Telerama   18 avril 2012
Ramassé, méticuleux, palpitant, ce roman est un splendide portrait à double focale.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   17 février 2017
Et puis il y avait ce sentiment que l'on éprouve quand on se rend au cimetière en remorquant un corps dans un cercueil: une impatience envers le mort, un désir d'être de retour
à la maison où on pourra retrouver l'illusion que la condition permanente, ce n'est pas la mort mais la vie. (p.79)
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Annette55Annette55   16 novembre 2014
Mes souvenirs pâlissent à mesure que je fais encore et encore appel à eux.ils deviennent de plus en plus fantômatiques. Je ne crains rien tant que de les perdre complétement et de n'avoir plus pour y vivre que le désert illimité de mon esprit. Si je pouvais devenir fou, si mon propre vouloir pouvait provoquer cela,peut - être ne saurais- je pas combien je vais mal, combien est affreuse cette conscience qui est irrémédiablement consciente d'elle même.
Avec seulement le contact de la main de mon frère pour savoir que je ne suis pas seul.
Il y a eu un grand fracas, la maison entière a tremblé.Oú est Langley? Oú est mon frère ?......
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Shan_ZeShan_Ze   31 octobre 2017
Les morceaux classiques ont des rythmes multiples. (Homer)
Il y a de l'art aussi dans les paroles, dit Langley. Les paroles sont presque plus intéressantes que la musique. Elles réduisent les émotions humaines à l'essentiel. Et elles touchent à des choses profondes.
Commenter  J’apprécie          180
Alice_Alice_   11 décembre 2016
Nous étions d'humeur sombre. Avec en tête l'image de Siobhan et le souvenir de mes trajets vers le cimetière de Woodlawn pour enterrer mes parents, je ne pouvais penser qu'à la facilité avec laquelle on meurt. Et puis il y avait ce sentiment que l'on éprouve quand on se rend au cimetière en remorquant un corps dans un cercueil : une impatience envers le mort, un désir d'être de retour à la maison où on pourra retrouver l'illusion que la condition permanente, ce n'est pas la mort, mais la vie.
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   27 septembre 2015
Un jeune homme aveugle, beau et de bonne famille était donc particulièrement appréciable dans la mesure où il ne pouvait pas, même en secret, se mal conduire. Sa vulnérabilité exerçait un grand attrait sur une femme elle-même entraînée depuis sa naissance à être vulnérable. Elle en retirait l'impression d'être forte, d'être au pouvoir, ma cécité pouvait susciter en elle un sentiment de pitié, elle pouvait faire beaucoup de choses. Une jeune femme pouvait s'exprimer, se laisser aller à ses émotions refoulées comme elle n'aurait pu le faire sans risque avec un type normal. (p. 12)
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Vidéo de E. L.  Doctorow
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