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EAN : 9782354323288
1816 pages
Éditeur : Sully (10/12/2019)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
La montagne et l’eau de ce Présent sont la Parole des anciens éveillés qui se réalise comme présence… Antérieurs à l’éon de Vacuité, leurs souffles ininterrompus constituent la pleine activité quotidienne de ce Présent. Antérieur au tout paraître du monde phénoménal, le Soi transparaît en se dépouillant et se réalise comme présence. La multitude des vertus acquises de la montagne est si haute, si vaste que, montée sur les nuages, la vertu de la Voie pénètre toujours... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
LivresBouddhistesZuiHo
  02 janvier 2020
UNE PREMIERE MONDIALE, UN EVENEMENT LITTERAIRE MAJEUR POUR LE ZEN FRANCOPHONE
« L'Eveillé dit : Si l'on se rase le crâne et porte le kesa, on est sous la protection de la multitude des éveillés. Si une personne quitte la maison pour devenir nonne ou moine, elle reçoit offrande de la part des divinités et des humains. » La vertu acquise du kesa, §62, page 1437.
N'ayant pu me permettre de m'offrir les 8 grands formats du Shôbôgenzô traduit du japonais par Yoko Orimo, publiés par les éditions Sully de 2005 à 2016, j'ai longtemps rêvé une édition « bible » de ceux-ci. Je ne pensais pas que cela deviendrait réalité, vraiment. Mais impossible n'est pas français ! Merci à Yoko Orimo, mais surtout aux éditions Sully au vu du travail titanesque entrepris par les éditeurs, pour avoir concrétisé ce rêve que je suis sûr, bien d'autres lecteurs faisaient. C'est un tour de force inimaginable, jamais entrepris par quiconque jusqu'ici.
Cependant, en dessert avant l'heure, j'ai eu le plaisir de lire et de vous faire partager l'Introduction générale : l'autre et premier ouvrage, l'autre pavé indispensable de Yoko Orimo et qui d'ailleurs ne se retrouve pas ajouté à cette « bible » (bilingue : une première mondiale !) : Yoko ORIMOle Shôbôgenzô de maître Dôgen : La vraie Loi, Trésor de l'Oeil : Un guide de lecture…. Si vous souhaitez posséder les clés de compréhension, notamment universitaires, des 92 fascicules de cette traduction du Shôbôgenzô, il vous faudra impérativement lire cet ouvrage vraiment merveilleux en préalable (il est lui préfacé par Pierre Hadot !). Cet ouvrage contient également une biographie de Dôgen et une histoire du Shôbôgenzô.
Enfin, rien ne vous oblige à lire ce « Manuel d'exégèse » préalable : vous pouvez aussi vous confronter au texte « littéral et non littéraire », et « de grande rigueur philologique » du Shôbôgenzô traduit par Yoko Orimo. Vous avez droit dans cette « édition bible » à des notes, mais réduites « au minimum ». Pour avoir une vision savante du texte, reportez-vous donc à l'Introduction générale.
Ne parlant et ne lisant pas le japonais je ne me permettrais pas de dire quoi que ce soit sur la valeur de la traduction de Yoko Orimo. D'ailleurs, pour couper le sifflet à tout contradicteur qui « connaîtrait mieux le japonais et le français que Yoko Orimo », le Shôbôgenzô en japonais est tout entier reproduit(elle est en regard de la traduction française, qui se trouve sur la page de droite) dans cette édition solide comme le roc (la version, reliée, est splendide). Ainsi chacun pourra s'amuser pour traduire à sa façon le Shôbôgenzô…
de plus Yoko Orimo nous parle de sa traduction :
« Dans l'univers littéraire fondamentalement réflexif du Shôbôgenzô réputé pour sa complexité philosophique hors du commun, la philologie et la métaphysique ne font qu'un comme le « corps » et le « coeur ». Il en va de même pour l'articulation dynamique entre l'écriture scripturaire et la pratique de zazen « la méditation assise ». C'est pourquoi, pour préserver la vie de l'écriture habitée par cette dynamique réflexive du « corps » (l' « image » graphique-signifiant) et du « coeur » (le sens-signifié), pas un seul caractère, pas un seul mot ne peut être négligé; ils doivent être traduits au sens propre dans toute leur matérialité. »
Plus loin dans sa Préface elle dit : « Pour que voie le jour ce « Shôbôgenzô, Traduction intégrale », il m'a fallu trente années de labeur. Mes travaux de publication ont été poursuivis hors du cadre universitaire; j'ai travaillé pour mon salut par pure nécessité intérieure dont j'ignore l'origine. »
Pierre Crépon nous introduit lui, à ce monument littéraire : « le Shôbôgenzô » est une oeuvre littéraire, religieuse et philosophique hors du commun. Il est l'expression unique du génie à la fois de son auteur, de l'enseignement bouddhique et de la culture japonaise. Considéré comme le coeur de la tradition du bouddhisme zen Sôtô, au côté de la pratique de la méditation assise, il outrepasse tout cadre géographique et temporel; sa résonance est universelle. » Mais encore : « La qualité de la traduction réside dans cette grande rigueur philologique, mais pas seulement. Yoko Orimo possède une connaissance approfondie de la philosophie dôgenienne avec laquelle elle est en sympathie. Japonaise d'origine, elle saisit les subtilités de la langue japonaise et de la culture bouddhique [lire son extraordinaire livre qui développe cet aspect : Yoko ORIMO – Comme la lune au milieu de l'eau : Art et spiritualité du Japon]. Française d'adoption, elle fait preuve d'une grande maîtrise de la langue française et de la pensée occidentale. Ainsi, la traduction ici proposée – tous les textes ont été entièrement révisés pour cette édition – nous permet d'entrer dans l'univers de « La vraie Loi, Trésor de l'Oeil ».
« En outre, les choix de traduction sont indiqués clairement, ce qui est essentiel, soit en notes, soit dans le glossaire. Celui-ci est plus qu'un glossaire mais un véritable dictionnaire des termes dôgeniens et des notions bouddhiques. Les notes indiquent les sources, précisent le contexte, et donnent des éclairages culturels. Une chronologie de la réalisation des textes, une liste et un index des personnages, une liste des sources complètent l'appareil critique.
« L'édition en un seul volume, suivant l'ordre de compilation original, permet des renvois, des recoupements, un cheminement que l'édition en plusieurs tomes ne permettait pas. »
Enfin, Pierre Crépon termine avec honnêteté et franchise envers le lecteur : « le Shôbôgenzô est une oeuvre difficile d'accès, mais nous pouvons témoigner que sa fréquentation ouvre de nombreuses portes; Lire le Shôbôgenzô de maître Dôgen est une pratique d'éveil. »
Avec toutes ces précautions prises, on entre plus ou moins doucement dans cet univers mental du grand lettré japonais du treizième siècle, le « Platon ou Aristote du Japon ». le travail de mise en page et de mise en forme est fabuleux. le texte a été habilement manié de telle sorte qu'il éclaire le contenu.
Tout pratiquant du zen doit lire cet ouvrage, et son exégèse précitée (indispensable. Les deux ne font qu'un).
Ce Shôbôgenzô, c'est un événement littéraire et savant, incroyable, et définitif en quelque sorte. Merci infiniment à Yoko Orimo et aux éditions Sully. Bravo !!! C'est un livre qu'on ne finira pas de lire et de méditer. Ne ratez pas le train, les japonais sont toujours à l'heure ! Ne passez donc pas à côté de cette superbe édition ! Quelle chance avons-nous !
Gasshô !
Je vous souhaite une délicieuse lecture !
ZUIHÔ
Lien : https://livresbouddhistes.co..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   02 janvier 2020
Le Shôbôgenzô » est une oeuvre littéraire, religieuse et philosophique hors du commun. Il est l’expression unique du génie à la fois de son auteur, de l’enseignement bouddhique et de la culture japonaise. Considéré comme le coeur de la tradition du bouddhisme zen Sôtô, au côté de la pratique de la méditation assise, il outrepasse tout cadre géographique et temporel; sa résonance est universelle. » Mais encore : « La qualité de la traduction réside dans cette grande rigueur philologique, mais pas seulement. Yoko Orimo possède une connaissance approfondie de la philosophie dôgenienne avec laquelle elle est en sympathie. Japonaise d’origine, elle saisit les subtilités de la langue japonaise et de la culture bouddhique. Française d’adoption, elle fait preuve d’une grande maîtrise de la langue française et de la pensée occidentale. Ainsi, la traduction ici proposée – tous les textes ont été entièrement révisés pour cette édition – nous permet d’entrer dans l’univers de « La vraie Loi, Trésor de l’Oeil ».

« En outre, les choix de traduction sont indiqués clairement, ce qui est essentiel, soit en notes, soit dans le glossaire. Celui-ci est plus qu’un glossaire mais un véritable dictionnaire des termes dôgeniens et des notions bouddhiques. Les notes indiquent les sources, précisent le contexte, et donnent des éclairages culturels. Une chronologie de la réalisation des textes, une liste et un index des personnages, une liste des sources complètent l’appareil critique.

« L’édition en un seul volume, suivant l’ordre de compilation original, permet des renvois, des recoupements, un cheminement que l’édition en plusieurs tomes ne permettait pas. »

« Le Shôbôgenzô est une oeuvre difficile d’accès, mais nous pouvons témoigner que sa fréquentation ouvre de nombreuses portes; Lire le Shôbôgenzô de maître Dôgen est une pratique d’éveil. »

Pierre Crépon
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LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   02 janvier 2020
« Dans l’univers littéraire fondamentalement réflexif du Shôbôgenzô réputé pour sa complexité philosophique hors du commun, la philologie et la métaphysique ne font qu’un comme le « corps » et le « coeur ». Il en va de même pour l’articulation dynamique entre l’écriture scripturaire et la pratique de zazen « la méditation assise ». C’est pourquoi, pour préserver la vie de l’écriture habitée par cette dynamique réflexive du « corps » (l’ « image » graphique-signifiant) et du « coeur » (le sens-signifié), pas un seul caractère, pas un seul mot ne peut être négligé; ils doivent être traduits au sens propre dans toute leur matérialité. »
Plus loin dans sa Préface elle dit : « Pour que voie le jour ce « Shôbôgenzô, Traduction intégrale », il m’a fallu trente années de labeur. Mes travaux de publication ont été poursuivis hors du cadre universitaire; j’ai travaillé pour mon salut par pure nécessité intérieure dont j’ignore l’origine. » Yoko Orimo
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LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   02 janvier 2020
La montagne et l’eau de ce Présent sont la Parole des anciens éveillés qui se réalise comme présence… Antérieurs à l’éon de Vacuité, leurs souffles ininterrompus constituent la pleine activité quotidienne de ce Présent. Antérieur au tout paraître du monde phénoménal, le Soi transparaît en se dépouillant et se réalise comme présence. La multitude des vertus acquises de la montagne est si haute, si vaste que, montée sur les nuages, la vertu de la Voie pénètre toujours et partout depuis la montagne. Le merveilleux acquis du bon vent transparaît toujours depuis la montagne en se dépouillant. (« Le sûtra de la montagne et de l’eau ».) Dôgen
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LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   02 janvier 2020
Tout passe, rien ne dure, tout est éphémère. Et pourtant, au milieu des ruines du temple de pierre et du grand édifice de béton, l’humble trace d’encre laissée sur une feuille de papier continue à respirer sa vie en silence, sans faire de bruit. Insondable mystère qu’une chose si fragile, sans arme ni défense, insignifiante pour ceux qui n’ont pas l’oeil, résiste de siècle en siècle à l’épreuve du temps et de l’histoire. Yoko Orimo
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LivresBouddhistesZuiHoLivresBouddhistesZuiHo   02 janvier 2020
« L’Eveillé dit : Si l’on se rase le crâne et porte le kesa, on est sous la protection de la multitude des éveillés. Si une personne quitte la maison pour devenir nonne ou moine, elle reçoit offrande de la part des divinités et des humains. » La vertu acquise du kesa, §62, page 1437.
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