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EAN : 9782841119615
Editions Nil (20/09/2018)
3/5   9 notes
Résumé :
À vingt-cinq ans, Rebecca Dorey-Stein en a assez de cumuler les petits boulots et les histoires d'amour désastreuses. Elle prend alors sa première décision d'adulte et répond à une annonce pour un vrai job à Washington. Quand elle apprend qu'il s'agit d'un poste à la Maison-Blanche, dans l'équipe de sténos d'Obama, c'est l'euphorie... et l'angoisse !
Pendant cinq années folles, de 2012 à 2017, elle devient l'ombre du président, enregistreur et micro à la main... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Cigale17
  23 août 2018
Rebecca Dorey-Stein (la Beck du livre) a été professeur d'anglais aux États-Unis et en Corée du Sud avant de se retrouver un peu par hasard engagée pour travailler à la Maison Blanche… Elle y restera mille huit cent vingt-cinq jours : pendant une partie de la première mandature de Barak Obama et la totalité de la seconde. Dans un coin du bureau ovale veut relater cette expérience.
Avant même d'entrer dans le vif du sujet, on devine le travail qu'exerce la narratrice grâce aux « Recommandations à l'usage des futures sténos » qui précèdent le prologue. le travail de « sténo » de Beck consiste à enregistrer les allocutions du président, et parfois de quelques autres personnages importants, certaines réunions, des communiqués, etc., puis à les retranscrire pour la presse et pour les archives. L'avant-propos (ou ce qui en tient lieu) et une citation de Hunter S. Thompson en exergue annoncent la couleur : la forme adoptée par l'auteure pour raconter à la première personne son expérience s'avère résolument subjective et les faits ont été remaniés, condensés, modifiés au besoin. Il sera d'ailleurs question de ce journalisme « gonzo » dans le texte. La division du récit en cinq actes suggère une tragédie…
C'est cependant un ton humoristique qui est adopté dès le titre et qui perdure durant toute la narration. Dans un langage très familier, Beck décrit un milieu particulier, celui du personnel qui fait tourner la machine et qui côtoie de près ou de loin les grands de la politique. Elle n'aime pas le cirque washingtonien, dit-elle souvent, mais elle est vite prise dans le tourbillon et finit par se comporter comme les gens qu'elle jugeait sévèrement au début, tout en tentant de garder ses distances et d'exercer ponctuellement une forme de rébellion, par exemple, en portant une veste ou des chaussures de couleur vive quand tout le reste du personnel est vêtu de sombre...
Elle rencontre Sam (beau, athlétique, intelligent, séduisant, etc.) avec lequel elle vit une histoire d'amour sérieuse, mais qui semble épisodique tant ils sont occupés l'un et l'autre. Elle tombe aussi amoureuse de Jason qui, lui, travaille à la Maison Blanche, à un poste important, dans l'entourage immédiat d'Obama. Il est beau, athlétique, intelligent, très séduisant, etc., et déjà fiancé. Mais surtout, c'est le pire manipulateur qui soit, doublé d'un remarquable égoïste. Elle a une aventure torride, compliquée et humiliante avec cet homme plus âgé et situé bien loin au-dessus d'elle dans la hiérarchie.
Beck aura la chance d'aller dans une soixantaine de pays toujours dans la suite de POTUS (President Of United States), mais si on excepte les visites à Pétra, à Stonehenge et à La Havane, elle borne souvent ses explications à l'installation de son magnétophone, la prise de photos et de selfies avec ses potes-collègues, et les cuites dans les bars avec ses collègues-potes.
À mon avis, c'est là que le bât blesse : les tribulations amoureuses de Beck entre Sam et Jason, les jalousies entre collègues tant masculins que féminins, les innombrables cuites et les nombreuses crises de larmes prennent une trop grande place dans ce récit comme l'auteure elle-même l'avoue : « […] je regarde la pile de carnets que j'ai noircis depuis que j'ai commencé ce boulot et je me rends compte que ma propre vie ne figure que dans la marge. Sam et Jason occupent tout l'espace. » Bref, les amours de la narratrice prennent le pas sur la partie vraiment intéressante de sa vie pour la lectrice que je suis : son boulot. Je voudrais souligner aussi que les références assez nombreuses qu'elle distille çà et là sur son propre talent m'ont agacée ; elle remet quelques textes à des connaissances et à des gens occupant des postes stratégiques dans l'édition ou la politique, et tous ces gens s'extasient : elle écrit tellement bien !
Malgré ces (gros) bémols, les passages où elle développe, trop brièvement, ce qui se passe hors de sa vie privée se révèlent très intéressants, par exemple la routine à bord d'Air Force 1, le plantage catastrophique du lancement du site HealthCare.gov., les « vacances » des Obama à Martha's Vineyard, la deuxième investiture du Président, ses réactions après l'abominable décapitation de James Foley ou lors du massacre de San Bernardino, ou encore immédiatement après l'échec des démocrates et l'élection de Trump comme nouveau POTUS.
Le dernier acte relève bien de la tragédie…
Pour le Grand Prix des lectrices de Elle : merci pour tous ces livres !
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metteholl
  30 septembre 2020
En 2012, Rébécca Dorey Stein est engagée pour être sténographe à la Maison Blanche dans l'administration Obama. L'auteure est admirative de Barack Obama mais n'est pas une politique. Son travail va consister à enregistrer ses discours officiels, ses réunions politiques, ses points de presse, à voyager avec lui et son staff afin d'assister aux rencontres internationales avec des leaders mondiaux, et à participer à sa campagne de réélection. Nous étions dans les coulisses du pouvoir Obama, chef d'état du pays le plus puissant au monde. Mais j'ai été très déçue … c'est en fait « Bridget Jones à la Maison Blanche ». Les mémoires de cette jeune femme sont en fait essentiellement ses états d'âme (et dieu sait s'ils sont nombreux !) amoureux et les ragots de bureau genre qui couche avec qui, comment s'habiller, comment se faire des amis … Certes l'auteure n'est pas une politique mais les événements majeurs de cette présidence sont juste évoqués, l'auteure ne nous en rapporte que les anecdotes. J'ai donc trouvé ce livre immature, bavard et sans grand intérêt.
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PopcornandGibberish
  09 octobre 2018
C'est avec ce genre de roman que je me rends compte de l'importance de la blogosphère. Si je n'avais pas vu que ma copine Lucie d'Abracadabooks attendait ce roman avec grande impatience, je serai tout bonnement passée à côté. Incroyable hein ! J'espère donc vous passer le relais pour qu'à votre tour vous fassiez la connaissance de Beck.
Quand le roman commence, Beck fait plusieurs boulots à la fois, elle ne s'épanouit pas plus que ça dans sa vie à Washington post-université. Je me suis beaucoup retrouvée en elle car ce sont des questionnements qui me sont arrivés après mes études et que plein de gens autour de moi vivent. Puis un matin, Beck va répondre à une petite annonce de sténographe et sa vie va basculer.
J'ai beaucoup apprécié suivre les aventures de Beck à la Maison Blanche. Il faut savoir qu'il s'agit de moments réels de Rebecca Dorey-Stein même si elle a changé les noms et apporté quelques modifications. Et je trouve que l'équilibre entre vérité et roman est très bien mené. C'est vraiment la rencontre de la chick-lit dans les coulisses de la politique. Et quand je dis chick-lit, je comprends que cela puisse faire peur, mais dans la construction du roman c'est ça : nous avons une jeune femme qui débarque dans le milieu des requins qu'est la politique et elle va devoir faire sa place dans ce monde impitoyable. Ça fait énormément pensé au roman le diable s'habille en Prada sauf qu'il faut remplacer le contexte. Ce n'est d'ailleurs pas très étonnant que ce soit Lauren Weisberger qui signe la préface. Pourtant, malgré les joutes verbales très drôles (et autres situations cocasses), l'auteure nous narre son histoire de manière très sérieuse et avec de vraies questionnements. On est loin d'un roman vide de sens.
Good Morning, Mr President est un roman que j'ai dévoré en quelques jours. Je me suis même couchée très tard pour pouvoir le terminer. Il n'y a pas de véritable suspens, mais j'étais tellement dedans que je n'arrivais plus à m'arrêter de le lire. J'ai également énormément apprécié découvrir le monde politique aux Etats-Unis encore plus sous l'ère Obama (oui je l'aime très fort ce Monsieur). C'est un roman de cette rentrée littéraire que je conseille vivement.
Lien : https://popcornandgibberish...
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Nikoz
  10 mars 2019
Décevant... très naïf et auto centré. A l'image de la présidence?
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   07 septembre 2019
Je l’aime. C’est l’homme avec lequel je veux me marier et fonder une famille. C’est l’homme qui me fait veiller pour aller à des concerts, qui m’oblige à sortir de ma zone de confort en me tenant par la main, en me protégeant. Il est mon meilleur ami. C’est l’homme qui rit quand je lève les yeux au ciel, qui me rappelle de toujours voir le meilleur chez les gens, d’accorder le bénéfice du doute à tout le monde.
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rkhettaouirkhettaoui   07 septembre 2019
Pour l’instant, je sens leurs yeux posés sur moi et j’ai bien l’impression que leur regard n’est pas gentil-gentil, alors je m’attache à sourire avec la même résolution que le poisson qui cherche à sortir du champ de vision d’un requin.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2019
Avant de raccrocher, il me rappelle que rien n’est permanent, que c’est une occasion en or non seulement d’être témoin de l’Histoire en marche mais aussi de prendre des notes pour coucher mon expérience sur le papier.
— Puisque tu ne peux pas parler, écoute. Et franchement, qu’est-ce qui pourrait t’arriver de pire ?
C’est la question fétiche de mon père chaque fois que je suis angoissée. Il a raison. Je l’embrasse et glisse mon téléphone dans ma poche. Je me sens mieux. Je respire bien fort et entre dans la première boutique qui se présente.
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rkhettaouirkhettaoui   07 septembre 2019
Vous vous souvenez de cette mère qui avait soulevé une voiture pour sauver son fils coincé dessous parce qu’elle était boostée à l’adrénaline ? En voyant Sam pleurer à chaudes larmes, j’ai l’impression de pouvoir soulever une colonne de Hummer. Il me demande pardon, reconnaît les faits, je les ai sous les yeux. Il m’explique qu’il a mis un point final à cette histoire la semaine précédente et c’est la raison pour laquelle Wendy m’a contactée. Il a cessé de répondre à ses e-mails, à ses coups de fil, d’où son appel en pleine nuit qui m’a réveillée.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2019
La chose étrange est que personne n’a cure de ce que vous faites. Les gens ne posent pas la question par curiosité, pour savoir à quoi vous passez vos journées ou ce qui vous passionne. En revanche, ce qui importe à toute créature washingtonienne, c’est de savoir si vous êtes quelqu’un d’important ou si vous avez des relations, du pouvoir et de l’argent. Des atouts qui peuvent fournir un fameux coup de pouce à une carrière.
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Videos de Rebecca Dorey-Stein (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rebecca Dorey-Stein
« C?est Bridget Jones à la Maison-Blanche. » The New York Times.
Dans les coulisses de la présidence d?Obama, une jeune assistante à l?humour décapant apprend les rouages de la politique, tombe amoureuse, et trouve sa voie : l?écriture.
En 2012, Rebecca Dorey-Stein répond à une petite annonce pour un job à Washington. Quand elle apprend que c?est pour travailler à la Maison Blanche, dans l?équipe de transcripteurs d?Obama, c?est l?euphorie !
Pendant cinq ans, de 2012 à 2017, elle accompagne le Président partout où il va, enregistreur et micro à la main. Elle se lie d?amitié avec les équipes de campagne, des jeunes hommes et jeunes femmes qui, comme elle, font le choix de laisser leur vie derrière eux pour monter à bord de l?Air Force One au service du Président le plus séduisant depuis Kennedy. Entre deux points presse à la Maison Blanche et un voyage au bout du monde, Beck apprend les ficelles du protocole, se frotte à la concurrence entre les services, fête son anniversaire avec le président, et tombe amoureuse de celui qu?il ne fallait pas approcher?
Un univers fascinant, des intrigues à tous les étages, beaucoup de joie et quelques désillusions : ce récit trépidant et drôle se lit comme un roman.
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