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Arthur Conan Doyle (Autre)Louis Labat (Traducteur)Marie Collet (Traducteur)
EAN : 9782491357115
422 pages
Okno éditions (26/11/2020)
3.78/5   707 notes
Résumé :
Le monde perdu : univers oublié, disparu ? Pas pour tous : Édouard Malone, reporter à la Daily Gazette, va tenter de prouver à la belle Gladys et à l’effrayant professeur Challenger qu’il existe encore. L’aventure commence dans les méandres de l’Amazone, mais les serpents venimeux et les esprits des bois ne sont pas les moindres dangers. La découverte des monstres du jurassique inaugure une série de catastrophes que le courage des aventuriers et l’intelligence des s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 707 notes

Andromeda06
  09 septembre 2022
Je n'ai lu que très peu de livres en littérature jeunesse classique, j'essaie donc de temps en temps d'y remédier. En dehors des célèbres et visiblement nombreuses enquêtes de Sherlock Holmes d'Arthur Conan Doyle, que je compte bien découvrir un jour, j'ai préféré d'abord me pencher sur les aventures du Professeur Challenger, à commencer par "Le monde perdu", qui traîne dans la pal de mon fils depuis un certain temps maintenant.
Il y a deux ans, quelque part au large de l'Amazone, le zoologiste George Edward Challenger (qui se nomme lui-même G.E.C) a découvert un endroit encore inconnu des hommes, qui foisonnerait d'êtres vivants qui appartiennent à l'ère du Jurassique. N'étant cru de personne et devenant la risée de tous ses confrères, une expédition est organisée afin qu'il prouve ses dires. L'accompagnent le Professeur Summerlee (l'un des confrères qui lui a franchement ri au nez), lord John Roxton (célèbre aventurier) et Edward Dunn Malone (journaliste missionné pour rapporter par écrit leur voyage et leurs éventuelles découvertes).
Sous forme de journal de bord et de longs courriers, notre jeune narrateur et journaliste nous conte le voyage périlleux qui l'a amené vers ce monde perdu qui a su défier l'évolution "naturelle" et préserver bien des êtres vivants disparus pourtant il y a quelques milliers d'années. Il forme, avec ses trois compagnons d'aventures, un groupe plutôt insolite et hétéroclite qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. Rien qu'avec la condescendance, l'impulsivité et la haute intelligence de Challenger et l'esprit contradictoire de Summerlee, on a déjà là de quoi nous complaire. S'ajoutent à cela des difficultés et des imprévus à leur voyage, leur face à face avec nombre de créatures toutes plus impressionnantes les unes que les autres et pas toujours amicales.
L'auteur prend le temps d'installer le contexte qui a amené nos quatre compères à partir à l'aventure, autant qu'à dépeindre la personnalité de chacun et leurs caractéristiques physiques. L'environnement, la végétation luxuriante de l'Amazonie d'abord, celle de Maple White ensuite, nous imprègne grâce aux descriptions plutôt détaillées de tous ces lieux et décors.
Le style d'écriture est plutôt moderne pour un classique, riche en vocabulaire. le ton donné est souvent sarcastique ou ironique, notamment quand Challenger s'en mêle. Tout est assez bien décrit, sans prendre le dessus sur "l'action". Il se passe toujours quelque chose : imprévus, dangers, découvertes. Les personnages sont bien campés et attrayants. L'histoire dans son ensemble est palpitante.
Ces 352 pages pleines d'entrain et d'aventures m'ont offert un très bon moment de lecture.
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BazaR
  22 mars 2020
Arthur Conan Doyle = Sherlock Holmes ?
Mais non, mais non ! L'auteur a au moins un autre personnage récurrent tout aussi coloré que le grand détective : le professeur Challenger.
Ce héros apparaît dans le roman le plus connu de Doyle : le Monde Perdu. Apparition remarquée et qui ne permet pas de développer de la sympathie pour lui : savant à coup sûr, avec le sens du spectacle, mais tellement imbu de lui-même, brutal et d'un machisme insupportable (son comportement avec sa femme…). Je vous fais un portrait peu flatteur qu'il me faut corriger immédiatement. Car c'est bien en poussant ces « qualités » jusqu'à la caricature que Challenger se révèle génial à lire.
Donc, Challenger, ayant mis ses pas dans ceux de l'explorateur Maple White, a découvert un plateau inaccessible en Amazonie qu'il prétend habité par une faune des ères géologiques. Mais l'exposition de cette découverte fait rire dans les assemblées scientifiques londoniennes incrédules. Il réagit avec sa verve agressive et le coup de poing, puis de concert avec le professeur Summerlee – le plus incrédule de tous – il organise une expédition de vérification. Les deux savants seront accompagnés du célèbre chasseur lord John Roxton et du journaliste Edward Malone (qui conte les aventures à travers ses lettres) qui veut aussi séduire la belle Gladys, cette dernière prétendant ne pouvoir aimer qu'un homme d'action.
Ces aventures mélangent l'extraordinaire, le danger et l'humour écrites avec le style inimitable de l'auteur. J'attendais à chaque chapitre une nouvelle chamaillerie entre deux savants ou un nouveau show de Challenger. Toute la couleur comique vient de ces deux-là, le chasseur et le journaliste apportant une composante plus posée, l'expérience de l'action pour le premier, une certaine fraicheur de jeunesse pourvue d'illuminations bienvenues pour le second. Mais le comique n'empêche pas Challenger d'exposer des raisonnements scientifiques qui m'ont soufflé par leur logique. Conan Doyle a dû préparer son histoire avec soin.
L'extraordinaire vient de ce que l'expédition découvre sur le plateau, quand elle a trouvé le moyen d'y poser les pieds. Là aussi l'auteur montre qu'il s'est bien documenté. J'imagine à quel point le lecteur anglais a dû se régaler en voyant revivre en phrases les animaux des ères géologiques disparues. Aujourd'hui encore cela fait de l'effet sur le lecteur que je suis, habitué des films à grand spectacle de King Kong aux Jurassic Park. Ma seule déception vient du fait que . La vérité des explications scientifiques de Challenger quant à l'isolement du plateau qui a permis la maintenance des espèces s'en ressent.
Mais je vais vous dire : on s'en fout ! Cela n'atténue en rien le plaisir.
Dernier truc j'ai toujours du mal avec les milles, les yards et autres pieds. J'étais tout le temps en train de convertir dans ma tête, un peu comme à l'époque où l'euro est apparu. Cependant l'utilisation du système de longueur britannique est nécessaire pour renforcer l'atmosphère anglaise qui émane du récit.
Je lirai à coup sûr les autres récits du professeur Challenger. On ne croise pas tous les jours un zigoto pareil.
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Foxfire
  17 juin 2020
« le monde perdu », c'est un peu un idéal de roman d'aventures. Tout y est : le décor exotique, les personnages hauts en couleurs, créatures diverses et variées et surtout beaucoup de rythme et des péripéties qui s'enchaînent de façon trépidantes.
Comme avec Sherlock Holmes, Conan Doyle réussit l'exploit d'intéresser le lecteur à un personnage finalement très peu sympathique. Comme le célèbre détective, le Professeur Challenger est globalement assez odieux, très imbu de sa personne, un brin brutal. Mais j'avoue que j'ai largement préféré Challenger à Holmes. Contrairement à l'enquêteur de génie, Challenger, malgré ou grâce à ses défauts, se révèle très drôle. Et l'auteur ne se prive pas de le tourner en ridicule en le mettant dans des situations peu flatteuses. Cela ajoute de la légèreté à un récit déjà très divertissant grâce à une intrigue très bien menée avec pléthores de péripéties. L'ensemble est très dépaysant, plein de fantaisie et possède un côté désuet qui ne fait qu'ajouter du charme au roman.
Bref, j'ai passé un moment délicieux et je n'ai qu'une envie, me procurer les autres aventures du Professeur Challenger.
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Ellane92
  01 septembre 2014
Edouard Malone est journaliste à la Daily Gazette. Et surtout, il est amoureux de la belle Gladys, elle dont les yeux ne brillent pas pour le petit écrivaillon auquel elle reproche son manque d'ambition. C'est d'ailleurs peut-être à cause de ces beaux yeux là que Malone se retrouve embarqué à destination de l'Amazonie. Un chasseur très réputé, Lord Roxton, voyagera en sa compagnie, ainsi que deux chercheurs à la personnalité bien trempée, les Pr Challenger et Summerlee. L'objectif de l'expédition ? Confirmer ou infirmer les dires du Pr Challenger, qui affirme qu'un certain plateau amazonien abriterait encore de la vie préhistorique : des fleurs, des plantes et même… des dinosaures !
Quel régal que ce petit livre d'aventures signé par Arthur Conan Doyle.
L'histoire nous est racontée par le journaliste Malone, qui fait des compte-rendu qu'il désespère de faire parvenir à son journal. Il nous fait part du déroulement de l'expédition, des difficultés rencontrées, fait état des traitrises, des détresses, des découvertes et émerveillements. On se régale des échanges drolatiques entre les deux savants, on tremble quand les ptérodactyles volent sur nos têtes, on s'interroge sur les hommes-singes. Bref, on s'amuse à chaque instant devant l'imagination et le sens du rythme de l'auteur, qui ne se prive pas d'égratigner ici ou là la gente féminine (forcément intéressée), la communauté scientifique dont les débordements frisent souvent le ridicule, ou ses contemporains !
Un récit parfait pour se détendre et se divertir !
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cicou45
  28 novembre 2017
Le Monde a de nouveau réussi son pari (plus que risqué) d'adapter en une centaine de pages réparties en deux tomes, la célèbre oeuvre du très renommé Sir Arthur Conan Doyle (bien que n'étant pas la plus connue puisque Sherlock Holmes n'y est pas) : le Monde Perdu.
Dans ce deuxième tome, nous retrouvons nos amis en mauvaise posture car, non seulement le professeur Sumerlee est gravement amoché mais en plus, ils ont été capturés pas des hommes-singes et ces derniers ne leur semblent pas très bienveillants. Coincés sur le plateau amazonien, ils sont écartés de toute civilisation et ce n'est que leur rencontre avec une tribu indienne qui va leur redonner un peu d'espoir. Impressionnés par leurs fusils, les indiens les prendront sous leurs ailes et inversement. Cependant, ne pouvant pas rester ici éternellement car tout Londres commence à s'affoler de leurs absences, notre expédition doit à tout prix trouver un moyen de regagner la civilisation. Pour cause, le professeur Challenger, ayant été traité de fou par la haute lignée scientifique, est on ne peut plus pressé de démontré, non seulement qu'il n'est on ne peut plus sain d'esprit mais qu'il a fait des découvertes que nul homme jusque-là (sauf un qui y laissa la vie) n'avait pu imaginer ni même espérer concevoir...
Un graphisme extrêmement bien travaillé et une adaptation dont le grand maître que fut Sir Arthur Conan Doyle n'aurait pas eu à rougir (remercions pour cela A. Porot, P. Deubelbeiss et Laurence Croix mais aussi le journal le Monde pour avoir rendu accessible pour tout un chacun, (enfants compris) cette remarquable oeuvre romanesque. A découvrir et à faire découvrir !
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   04 novembre 2020
Que devint le ptérodactyle amené à Londres ? Rien de certain à cet égard. Deux femmes racontèrent avec épouvante qu’elles l’avaient vu se percher sur le toit de Queen’s Hall et qu’il y demeura plusieurs heures comme une statue diabolique. Le lendemain, les journaux du soir annoncèrent que le soldat Private Mills, des Coldstream Guards, avait comparu devant un conseil de guerre pour avoir, alors qu’il se trouvait en faction devant Marlborough House, déserté son poste : le conseil n’avait pas admis le système de défense de Private Mills déclarant que, s’il avait jeté son fusil et pris ses jambes à son cou, c’était qu’il avait vu soudain le diable entre lui et la lune ; peut-être, cependant, le fait allégué a-t-il quelque rapport avec celui qui nous occupe. Le seul autre témoignage que je puisse produire, je l’emprunte au journal de bord du steamer Friesland [...], quelque chose qui tenait le milieu entre une chèvre volante et une monstrueuse chauve-souris passa au-dessus de lui, fuyant vers le sud-est à une vitesse prodigieuse.
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BazaRBazaR   19 mars 2020
J'appris, ce jour-là, une fois pour toutes, que Summerlee et Challenger possédaient la plus haute qualité de courage, le courage de l'esprit scientifique, qui soutint Darwin parmi les gauchos de l'Argentine, Wallace parmi les chasseurs de têtes de Malacca. Une nature miséricordieuse a décrété que le cerveau humain ne saurait penser en même temps à deux choses, en sorte que la curiosité pour la science exclut les préoccupations personnelles. Sourds à l'inquiétant concert des tams-tams, ils observaient le moindre oiseau, le moindre arbrisseau de la rive, avec une attention aiguë et loquace.
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cicou45cicou45   28 novembre 2017
"Loin de moi, bien sûr, la volonté d'être désobligeant...mais nous savons tous combien la nature humaine est complexe, n'est-ce pas ? ...Le désir d'être célèbre pour certains, le goût du sensationnel pour d'autres...bien des motifs peuvent nous conduire à enjoliver quelque peu la réalité..."
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BazaRBazaR   16 mars 2020
— En vérité, monsieur, éclatai-je, vous passez les bornes. Jamais encore on ne m'a ainsi traité.
Mon indignation l'embarrassa moins qu'elle l'intéressa.
— Tête ronde, murmura-t-il, brachycéphale, yeux gris, cheveux noirs, une pointe de négroïde... Celte, je présume ?
— Je suis irlandais, monsieur.
— Irlandais d'Irlande ?
— Oui, monsieur.
— Tout s'explique.
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basilic92basilic92   15 septembre 2012
"Chaque kilomètre représente un risque sportif. Je suis comme une vieille balle de golf: il y a longtemps que la peinture blanche s'en est allée. La vie peut m'infliger des coups: ils ne marqueront pas. Mais un risque sportif, voilà le sel de l'existence. C'est alors qu'il fait bon vivre. Nous sommes tous en train de devenir mous, épais, confits. Donnez-moi de vastes espaces, avec un fusil et l'espoir de découvrir quelque chose qui en vaille la peine!"
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Vidéo de Sir Arthur Conan Doyle
Jérôme Félix et Alain Janolle nous emmènent sur les traces d'Arsène Lupin en Normandie pour accompagner la sortie de la première partie du diptyque "Arsène Lupin contre Sherlock Holmes" !
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Le narrateur s'appelle :

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Thème : Les exploits du professeur Challenger, tome 1 : Le Monde perdu de Sir Arthur Conan DoyleCréer un quiz sur ce livre