AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782070221288
268 pages
Éditeur : Gallimard (23/03/1959)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
se proposant d'écrire sur Stendhal, Jean Du-tourd s'est laissé entraîner à parler aussi de Napoléon, de la vie et de la mort, de l'art, de la guerre et de l'amour, de lui-même aussi :
" Je n'imaginais guère, en commençant mon
chapitre Stendhal, qu'il deviendrait L'âme sensible, et que je mettrais dans ce livre toute mon expérience d'homme et d'écrivain. "

Source : Folio
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
ivredelivres
  07 décembre 2016
Jean Dutourd, est un auteur que je n'avais jamais lu, un homme qui appréciait la provocation. Aussi ai-je été stupéfaite à la lecture de ce livre.
Tout d'abord il faut que je rende justice et dire que j'ai lu ce livre grâce à un article lu quelque part dans la blogosphère mais impossible de remercier l'auteur car je n'ai pas pu en retrouver l'origine. Agaçant.
J'aime Stendhal, pas tout Stendhal mais presque tout. J'ai lu ce livre comme un guide ami, comme un guide de lecture et de relecture.
Il faut vous dire que Jean Dutourd ne livre pas comme ça ses impressions et son goût pour Stendhal, non il a un intercesseur : Prosper Mérimée. L'ami d'Henri Beyle, le fidèle.
Dans un petit opuscule HB Mérimée parle de son ami, de ses passions, de ses goûts, de ses travers aussi, de sa vie.
Jean Dutourd ouvre chaque petit chapitre par un extrait de Mérimée et nous le commente, sérieusement, parfois avec agacement car il ne juge pas Mérimé parfait, mais le plus souvent avec jubilation.
Certes dit-il « Il y a des répétitions et des négligences » mais ce petit livre « fait un grand honneur à deux hommes que j'aime ».

Avec nos deux Cicerones on entre dans les salons de l'époque, dans les loges d'opéra, on suit Henri Beyle en Russie sur les champs de bataille, et puis bien sûr on rencontre Stendhal amoureux.
french-hussard.1259865794.jpg
On entrevoit des épisodes de la grande Histoire et parfois aussi de la petite, c'est l'occasion pour Dutourd de faire des parallèles avec sa propre vie.
Sensible à la grandeur d'âme de Stendhal et comme lui détestant les sots il nous livre un jeu de miroirs très attrayant dans lequel j'ai beaucoup aimé me perdre.
Rien d'une biographie ce livre est plutôt une friandise qui donne envie de retourner à Stendhal et Mérimée, et comme les bonbons, une fois qu'on a mis la main dans le paquet, on ne s'arrête plus.

Courrez faire les bouquinistes pour trouver ce livre ou HB de Mérimée.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
EricBEricB   24 novembre 2013
Je conçois parfaitement que Stendhal fût "blessé au vif" par les personnes qui voulaient lui imposer des opinions. A l'égard d'un homme comme lui, qui en avait d'excellentes, c'était d'une extrême impertinence. Car enfin, il ne faut pas renverser les rôles : celui de Stendhal était précisément de faire connaître ses opinions éprouvées par une sensibilité infaillible et une intelligence sans faiblesse, et non pas d'écouter celles, vacillantes et temporaires, d'autrui, fruit du hasard ou de l'occasion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
EricBEricB   31 janvier 2014
(...) il [Stendhal] savait que les confidences des âmes sensibles sont toujours interprétées de travers par les âmes vulgaires qui les surprennent, et que ce qui n'est que vérité curieuse, exaltante ou instructive, devient, en passant par elles, exhibitionnisme, cynisme, remords ou fanfaronnade.
Commenter  J’apprécie          10
EricBEricB   31 janvier 2014
Que Stendhal ne comprît pas qu'on pût avoir d'autres opinions que les siennes sur les choses ou sur les hommes, cela est tout naturel. Les grands hommes sont coutumiers de cette modestie. Ils oublient les raisonnements, les jugements, les déductions infinies par lesquels ils sont passés pour arriver aux notions simples et justes qui forment le corps de leur philosophie. Quand on a l'habitude de regarder les choses dans leur vérité et de ne pas se mentir à soi-même, on est toujours surpris par l'ardeur que mettent les gens à réfuter les évidences.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
EricBEricB   31 janvier 2014
Il est très facile (...) de se repentir d'une sottise faite ou dite, et de s'en empoisonner le cœur pendant une semaine. Extirper la sottise de son âme, la brûler comme une verrue, la décider nulle et non avenue, déclarer que l'on est absolument identique à ce que l'on était auparavant, voilà la vraie force de caractère. Pourquoi ne s'amputerait-on pas d'une sottise, comme le loup s'ampute d'une patte quand il est pris au piège ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
EricBEricB   31 janvier 2014
Un ennuyeux ou un esprit malveillant suffit à empoisonner les plaisirs de l'âme sensible et à la mettre en fuite, car tout, alors, est interprété contre elle : il lui faudrait se contrôler, revenir à l'hypocrisie, mentir. Avec un esprit malveillant, plus de liberté dans la conversation, plus d'abandon. On est un prévenu qui a intérêt à ne parler qu'en présence de son avocat.
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Jean Dutourd (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Dutourd
Balzac aujourd'hui ? - Maurice Bardèche, Jean Dutourd. Emission "En toutes lettres", 29 octobre 1968.
autres livres classés : biographieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Jean Dutourd

Dans quelle ville Jean Dutourd a-t-il vu le jour?

Lille
Saint-Etienne
Paris
Bayonne

10 questions
11 lecteurs ont répondu
Thème : Jean DutourdCréer un quiz sur ce livre