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EAN : 9782413009788
264 pages
Éditeur : Delcourt (02/05/2018)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Fin du XVIe siècle. Jacques Le Moynes, jeune cartographe, intègre une expédition française pour la Floride. Le projet, initié par les Huguenots, est un échec. Une fois installé à Londres avec sa famille, Jacques ne confie son expérience à personne, pas même à son épouse. Mais de nobles anglais rêvent d'un avenir colonial pour l'Angleterre et sont prêts à toutes les manipulations pour y parvenir...
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  17 juin 2018
ILS PARTIRENT 500...
C'est l'histoire d'une terre.
C'est l'histoire d'une femme.
C'est celle de son époux, malgré lui.
C'est aussi l'histoire d'un drame universel : la découverte puis - surtout- la colonisation destructrice de l'Amérique.
Nous sommes au XVIème siècle. En France, les huguenots essaient de survivre contre la ligue et selon le bon vouloir du Roi. La Saint Barthélémy n'est plus très loin de l'histoire dramatique des hommes. Quelques intrépides, sous le commandement du célèbre Amiral de Coligny, vont se lancer dans l'aventure : servir de tête de pont à leur royaume mais surtout, sans rien en dire vraiment, à leurs coreligionnaires, pour fonder une nouvelle Jérusalem de l'autre côté de l'Atlantique.
Bien sûr, l'appât de l'or n'est pas pour rien dans cette décision. Il y a aussi qu'espagnols et portugais sont déjà durablement installés plus au sud. Mais ces terres nouvelles fascinent. Ainsi en est-il de cette jeune femme, Eléonore, qui va bientôt épouser Jacques le Moyne de Morgues, un cartographe plein de promesse, pour peu qu'il accepte de partir à l'aventure, se faire les yeux et les oreilles de cette jeune femme intrépide malheureusement née en des temps où une femme n'a guère de liberté.
Jacques va vivre de l'intérieur cette malheureuse et lamentable tentative de colonisation : mal commandés par un chef tyrannique, Jean Ribault, mais surtout peu préparé à ce qu'ils allaient rencontrer, apprécié de René de Goulaine de Laudonnière, l'aventure d'abord pleine de promesses va très rapidement s'enliser puis tourner à la catastrophe. Tellement certains de leur supériorité sur les autochtones "indiens", les français vont être en réalité totalement manipulés par les caciques locaux. Pire : à force de vouloir jouer au plus malins, ces amérindiens non seulement pas idiots mais surtout comprenant que cette poignée d'étrangers essaie de les doubler, vont les laisser totalement tomber.
La faim, l'ennui, les révoltes et surtout l'arrivée d'espagnols sans foi ni loi - malgré la paix signée entre Royaumes de France et d'Espagne - vont avoir, tragiquement, raison de cette poignée de colons.
Jacques le Moyne de Morgues va être des très rares survivants de cette tentative atroce. Sur les sages conseils de Coligny, il va s'exiler en Angleterre : grand bien lui en fera, il échappera ainsi à la folie de Charles IX et les visées politiques de sa mère Catherine de Médicis. Mais il se refusera à tout souvenir, à tout témoignage direct autre qu'une carte approximative abandonnée à un lettré proche du Roi, tandis que l'intégralité de ses croquis auront été détruit avant sa fuite des Amériques. Sa femme semble avoir tout fait pour réintégrer son mari dans le fil de l'histoire afin de lui rendre l'hommage qu'il méritait.
Jean Dytar fait de cette mésaventure tragique une sorte de parabole terrible de la colonisation du continent américain. Sa plume tout autant que son trait (d'une immense finesse) n'ont de cesse de nous rappeler que nous n'avions rien à faire là-bas ! Que nos élites de l'époque ne se sont guère souciées des peuples déjà présents - lesquels étaient aussi roués, velléitaires , guerriers, orgueilleux que nous, n'était la différence technologique qui finit par être à notre avantage -, de ses croyances, de ses habitudes, de ses envies.
Il est terrible de comprendre, en filigrane, que cet échec atroce, exclusivement dû à l'impréparation des colons et aux velléités guerrières des espagnols - d'autres colons, donc - n'est que le prémisse aux atrocités à venir sur cette partie nord du continent nouveau (en ce qui concerne le sud, c'est hélas déjà fait, pour l'essentiel).
Mais Jean Dytar ne s'arrête pas là dans sa compréhension d'un monde achevé et bientôt moribond : il montre ce que cette époque pressent de nouveauté par rapport à ce que l'on a longtemps appelé "le beau sexe". Certes , il faudra encore longtemps pour que les femmes puissent avoir le commencement du début d'une liberté vraie sans forcément en passer par un homme (père, frère, époux, fils), mais cette Eléonore est un modèle d'un genre nouveau qui semble en appeler à une autre manière de considérer les femmes au sein de la famille. Ce n'est bien entendu qu'une illusion, mais elle n'est pas neutre.
Quant aux amérindiens...
Il faut lire l'ouvrage, ainsi que les magnifiques reproductions, totalement apocryphes mais historiquement vraies, de la fin de l'album pour comprendre à quel point le hiatus entre la civilisation européenne de l'époque et la civilisation amérindienne était impossible à combler.
Il faut aussi noter la délicatesse du dessin de Jean Dytar, (les aquarelles succèdent aux dessins à l'encre colorisés par l'auteur), leur puissance d'évocation, leur capacité à rendre une époque aussi révolue que méconnue, la naïveté fausse des portraits qui donne vie à des êtres - connus ou non - de manière absolument convaincante.
Beaucoup de questions subsistent, et qui se profilent tout au long du livre. de ces questions que l'on doit se poser, malgré le passage des générations. le sentiment d'un immense gâchis aussi, fruit de l'orgueil incroyable de nos pères, de la méconnaissance des hommes, de la volonté toujours plus grande de puissance.
Un jour, peut-être, serons-nous les amérindiens d'une autre colonisation........
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Commenter  J’apprécie          330
blandine5674
  31 décembre 2018
Difficile de trouver les mots pour une BD de telle qualité ! On voit que l'auteur a fait un énorme travail pour retracer cette découverte de la Floride. L'histoire est construite autour de Jacques le Moyne, cartographe Dieppois décédé en 1588. Il finira par confier à sa femme ce qu'il a réellement vécu : la peur, la faim, les massacres, etc. L'historique de la colonisation de l'Amérique est passionnant et captivant. Les dessins sont réalistes, les visages expressifs et les couleurs différencient bien les époques. Les dessins d'ouverture de chapitre sont des oeuvres d'art.
Commenter  J’apprécie          290
Brize
  05 septembre 2018
Londres, 1572
William Raleigh rend visite au dessinateur Jacques le Moyne, Français converti au protestantisme qui a prudemment émigré en Angleterre avec son épouse, Eléonore, pour obtenir de lui un témoignage au sujet de l'expédition en Floride à laquelle il a participé plusieurs années auparavant. Mais de cette expédition, dont il est un des rares rescapés, Jacques s'est toujours farouchement refusé à parler. Pourtant elle continue à le hanter au point que lui, qui fut cartographe, s'est réfugié dans les seuls dessins de motifs de broderie, fleurs, fruits ou oiseaux, très appréciés des dames de la noblesse.
Que s'est-il donc passé lors de cette fameuse expédition ?
Eléonore finira par avoir la réponse à cette question et obtiendra, après que des années se seront encore écoulées, pendant lesquelles Jacques étouffe sous le poids des non-dits, le récit détaillé des terribles événements qui se déroulèrent alors. le lecteur découvrira ainsi (sauf s'il est davantage féru en histoire que moi, qui ai quand même eu un peu de mal à prendre mes marques dans un ouvrage s'y inscrivant résolument, sans forcément préciser les dates, mais les événements mentionnés permettent de les retrouver) un épisode méconnu des tentatives de conquête du Nouveau Monde par la France, à une époque où l'Espagne s'y était taillée la part du lion et avant que l'Angleterre décide de s'y impliquer efficacement. Auparavant, il aura eu le temps de faire la connaissance de l'attachante Eléonore, soutien fidèle d'un mari chez qui son séjour en Floride aura laissé d'insurmontables séquelles (on dirait maintenant qu'il est victime de stress post-traumatique). Des retours en arrière nous apprennent qu'elle fut la fille d'un cartographe : son goût pour les cartes, auxquelles elle s'était elle-même essayée avec succès, lui était venu très tôt, en même temps qu'un vif désir d'explorer le monde. Lorsque Jacques, sans enthousiasme, est parti en expédition, c'est un peu elle qui se rêvait à travers lui un destin que sa condition féminine, cantonnée aux tâches ménagères et familiales, ne lui permettait pas d'envisager.
Ce regard sur l'intimité d'un couple et la manière dont les destins individuels sont marqués par ce que le contexte leur impose, parcourt tout l'album et contribue à le rendre intéressant parce que profondément humain. Pourtant ce qui se joue dépasse de loin Jacques et Eléonore. Avec la conquête de la Floride, il s'agissait de fonder une Nouvelle France pas loin de ce qui était déjà une nouvelle Espagne, « pour affaiblir l'Espagne, le moment venu ». Car les luttes de pouvoir entre les puissants du vieux continent se poursuivent sur le nouveau, de même que les troubles religieux qui s'y déroulent peuvent y trouver leur prolongement. D'ailleurs, certains caressent l'espoir de voir la Floride « se révéler un refuge pour les protestants de France … et peut-être d'Europe ! ».
Non content d'évoquer ces enjeux religieux et géopolitiques, « Florida » s'avère aussi, dans sa dernière partie, une réflexion sur le pouvoir des images (et leur falsification éventuelle) et sur la manière dont elles permettent d'écrire l'Histoire, en s'appuyant sur « le choix des illustrations … Ce que l'on montre ou ce qu'on ne montre pas. » Une intéressante postface d'ordre historique complète d'ailleurs l'album.
Jean Dytar (dont j'avais lu, il y a des années de cela, « La vision de Bacchus », sans être conquise), raconte un homme tourmenté, fétu de paille dans cette Histoire, au travers d'un album dont l'ambiance graphique, avec ses variations liées aux lieux et aux temps, m'a séduite tout du long. Quelques mots de l'auteur pour vous la présenter : « […] je voulais être dans une recherche de sensation plus que de précision, et jouer du contraste visuel avec les choix graphiques des séquences à Londres, aux formes cernées par des lignes noires au pinceau et aux lavis sépias/gris/bleus.», explique-t-il sur son site. « D'où le choix de cette approche que je pourrais qualifier « d'impressionniste », par lavis et touches de couleurs, ombres et lumières, sans contours, dans les bleus/gris et verts (le vert s'est imposé à cause de la présence si imposante de la nature, que je ne me voyais pas traiter dans les bleus) », ces tonalités étant celles, donc, qu'il utilise lors du récit de Jacques. Telles quelles, ces pages m'ont embarquée, d'autant plus qu'elles offrent parfois de magnifiques compositions fragmentées, reflets du chaos intérieur de Jacques. A noter qu'elles se concluent sur la reproduction d'une série de gravures d'époque, attribuées à Jacques le Moyne.
« Florida », oeuvre originale et dense, est un album qui m'a captivée !

Lien : https://surmesbrizees.wordpr..
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Commenter  J’apprécie          70
som
  21 janvier 2019
Ce bel album retrace un épisode peu connu de l'histoire de France : les combats entre les Français huguenots, les Espagnols et les Indiens en pleine conquête de la péninsule de Floride sous le fond de guerres de religion.
Basée sur les évènements historiques, l'histoire retrace les souvenirs et les cauchemars de Jacques le Moyen, dessinateur et cartographe de l'aventure. Une palette de bleus et de verts exprime à merveille la découverte du nouveau monde vierge de toute civilisation. L'aquarelle s'assombrit alors que les combats pour la conquête du territoire tournent à la brutalité absolue. Cette luminosité contraste également avec une gamme de bruns soutenus utilisés pour la partie qui raconte le retour en Europe et la vie du couple du héros marquée à jamais par la violence et l'échec de l'aventure.
Album passionnant par son sujet, terrible par les faits qui y sont relatés, foisonnant d'émotions, dense et maîtrisé à la fois.
Commenter  J’apprécie          120
bidule62
  18 août 2018
Magnifiques BD aux dessins remarquables.
Une critique sur France Info m'avait donné envie de lire cette BD. Voir les dessins m'a confirmé cette envie .
Quels beaux dessins !
L'histoire est aussi remarquable sur une épopée qui a été oubliée : celle de protestants français (on est avant la St Barthélémy) qui ont essayé de coloniser la Floride. "Essayé" car cette aventure sera vaine et peu en réchapperont.
Une histoire intéressante et prenante avec des dessins remarquables !
Commenter  J’apprécie          70


critiques presse (9)
NonFiction   11 février 2019
Jean Dytar ne se borne pas à retranscrire une histoire par le biais de dessins. Il fait du roman graphique le meilleur véhicule pour dire l’histoire et la manière dont elle s’écrit : à la fois collage et palimpseste. Une mémoire qui déforme et sélectionne.
Lire la critique sur le site : NonFiction
ActuaBD   21 septembre 2018
Destin tragique d'un témoin de la colonisation de l'Amérique durant la Renaissance. L'auteur choisit de décrire la soif de conquête européenne à travers une petite communauté protestante. Le style assez brillant domine un scénario un peu trop épais.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   23 août 2018
D’une portée pleinement humaine et servie par un jeu narratif remarquable, cette équipée a le mérite de s’appuyer sur un jeu intimiste passionnant, à la faveur de tranches de vie et de retours en arrière subtilement bien choisis.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Telerama   07 août 2018
Comme dans ses albums précédents, Jean Dytar s’appuie pour Florida sur une documentation rigoureuse, une trame historique solide dont il exploite cependant les trous et les failles pour y glisser des éléments de pure fiction. Un fascinant et savoureux travail d’orfèvre, entre vraisemblance et intuition.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bedeo   30 mai 2018
Parler de frontière entre le rêve et la réalité ne refléterait en rien Florida, qui est un album qui a pris en vérité la forme de ce qu’il décrit : une carte. Vérité aplatie, déformée, elle est un concept mensonger pourtant la plus à même de renvoyer à ce que pourrait être le monde.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   25 mai 2018
Entraînant le lecteur dans un scénario au long cours où le fil des événements tisse méticuleusement la toile de l’Histoire, Florida s’avère à la fois didactique et plaisant. Il confirme l’existence de nouvelles voies pour les auteurs qui savent les explorer.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   22 mai 2018
Même si on aurait aimé, par moments, davantage de rythme et de surprise, Jean Dytar se tient à son choix de sobriété et c’est tant mieux. Car son livre n’en est que plus cohérent et historiquement passionnant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   22 mai 2018
Cet exceptionnel récit psychologique, fort bien écrit et qui joue habilement sur les couleurs, les tons, les mises en scène et les ambiances, s’appuie sur un fond historique peu connu afin de dresser une véritable cartographie de l’âme humaine : ses rêves, ses espoirs, ses expériences et ses souffrances…

Lire la critique sur le site : BDZoom
BulledEncre   14 mai 2018
C’est un album BD qu’on lit comme un lit un livre d’Histoire sans pourtant avoir l’impression de suivre un cours. C’est une réussite totale.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   30 décembre 2018
- Et puis, vous ouvrez là un trop vaste débat, Jacques. A qui appartient une terre ? A celui qui l’a découverte le premier ? A celui qui y est né ? A celui qui y vit depuis le plus longtemps ? Qui l’a obtenue par les armes ? Qui l’a achetée ?
- A celui qui l’a volée ?
- Ou tout simplement à celui à qui Dieu la confie ? Voilà la seule vraie légitimité ! Nous apportons la civilisation aux sauvages. Nous leur apportons la parole du Christ, nous les sauvons d’eux-mêmes, Jacques !
- Du vent ! Vous n’apportez que violence, bêtise et maladies.
- N’idéalisez pas trop les sauvages. Ils sont cruels, voleurs, manipulateurs.
- Pas très différents de nous, en somme. Au reste, que savez-vous des sauvages ? Combien en avez-vous croisé dans votre vie ? Vous parlez de Dieu quand ça vous arrange ! Vous êtes misérable. La sortie est par là.
+ Lire la suite
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Erik35Erik35   16 juin 2018
- Conquérir ces terres [la Floride] ! Au fond, je n'en voyais pas l'intérêt, ni la légitimité. En vertu de quoi pourraient-elles nous être dues ? Au nom du Christ ? Laudonnière n'avait même pas pris la peine d'engager de pasteur !

Nous étions pratiquement tous de l'Eglise réformée, mais chacun priait dans son coin... Personne pour convertir ces sauvages.

Notre position n'avait aucun sens.
Commenter  J’apprécie          70
blandine5674blandine5674   30 décembre 2018
- Tiens ! « La partie méridionale se nomme la Floride, à raison qu’elle fut découverte le jour de Pâques Fleuries ». Vous le saviez ?
- Euh, non… Mais je ne vois pas le rapport. « Pasqua Florida » !
- Ah oui ! Ce sont des Espagnols qui l’ont découverte, bien sûr…
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KitriKitri   23 février 2019
S'il est nécessaire de façonner les imaginaires, c'est pour mieux pouvoir, ensuite, façonner la réalité...
Commenter  J’apprécie          30
mikaelunvoasmikaelunvoas   06 mai 2018
Je lui ai paris qu'un rescapé de la Floride vit justement à Londres. Il voudrait le rencontrer.
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Videos de Jean Dytar (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Dytar
À l'occasion du Festival International de la Bande Dessinée 2020, Jean Dytar vous présente "Les tableaux de l'ombre" aux éditions Delcourt Louvre.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2328642/jean-dytar-les-tableaux-de-l-ombre
Notes de Musique : Youtube Library
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