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ISBN : 2365776159
Éditeur : Urban Comics Editions (16/10/2015)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Cela fait maintenant dix ans qu'ils ont atterri. Ils sont présents sur toute la surface du globe. Depuis, rien. Aucun contact. Ils se tiennent là, profondément enracinés tels des arbres d'une espèce extra-terrestre. Dix ans qu'ils maintiennent cette pression silencieuse sur notre monde, sur notre activité, indifférents à notre présence. Cela fait dix ans que nous avons découvert la présence d'une autre forme de vie dans l'univers, mais cette forme de vie n'a jamais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  14 février 2017
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre. Il comprend les épisodes 1 à 8, initialement parus en 2014, écrits par Warren Ellis, dessinés, encrés et mis en couleurs par Jason Howard. Les épisodes s'enchaînent à la suite, sans séparation par les couvertures des épisodes, comme un récit continu.
L'histoire commence 10 ans après que les extraterrestres aient atterri et se soient implantés sur Terre. Ils sont venus sans vaisseaux spatiaux rutilants. Ils ont majoritairement une forme cylindrique de plusieurs dizaines de mètres de de haut et ils semblent s'être agrippés dans le sol, ce qui leur a valu le nom d'Arbre. La première scène se passe à Rio de Janeiro, alors qu'un groupe de jeunes fuit devant la police disposant de drones terrestres et aériens. Ils sont stoppés avec le maximum de violence, et le minimum d'égards, et l'Arbre implanté dans le quartier commence à rejeter des déchets sous forme d'un fluide vert rongeant tout ce qu'il touche. À New York, del (candidat au poste de maire) regarde les informations relatives à Rio de Janeiro, en discutant avec son conseiller Vince. En bas de l'immeuble, un canot à moteur emmène ses passagers dans les rues submergées suite à l'implantation d'un arbre.
En Chine, le gouvernement a délimité une zone culturelle spéciale dans la cité de Chu, aux pieds d'un Arbre. Cette cité accueille tous les citoyens non-conformistes ayant reçu un permis, dont Tian Chenglei, un jeune artiste, Uncle, et Zhen, une transgenre. À Spitzberg sur l'île de Svalbard en Norvège, Marsh a décidé de rester dans la base scientifique et d'étudier l'Arbre à proximité, jusqu'à temps qu'il se produise quelque chose. Il a fini par repérer des sortes de fleurs noires ressemblant à celles du pavot. À Cefalù, dans la commune de Palerme en Sicile, Eiligia Gatti (une jeune femme) s'est placée sous la protection de Tito qui l'entretient. Celui-ci fomente une forme de prise de pouvoir local avec l'aide des talents très particulier de Davide, et d'autres gros bras. Eligia Gatti finit par prendre contact avec le professeur Luca Biongionro qui la suit. À Mogadishu en Somalie, le président Malek Rabim reçoit le journaliste français Boniche pour expliquer que la région du Pount (Puntland) menace la Somalie et qu'il entend bien faire respecter son pays.
Il est vraisemblable que le lecteur ait été attiré par cette série pour son scénariste Warren Ellis, anglais réputé par sa capacité à générer des concepts intéressants et intrigants dans le domaine de l'anticipation et de la science-fiction, et à retrouver un peu de fraîcheur dans des superhéros usés par les décennies. Il a peut-être déjà également lu quelques pages de Jason Howard, par exemple dans la série Wolf-Man de Robert Kirkman. La couverture de ce tome est assez cryptique et ne permet pas de se faire une idée de l'intrigue. le résumé évoque des extraterrestres implantés en un nombre inconnu sur Terre, immobiles, incompréhensibles par les humains, indéchiffrables, ayant causé des perturbations ponctuelles. le lecteur constate très rapidement la forme de la narration : chorale, c'est-à-dire se déroulant à différents endroits de la planète, pour suivre différents personnages. Il est reconnaissant au scénariste de savoir montrer plusieurs points de vue, et d'éviter de faire des États-Unis, le centre du monde. Les situations sont très diverses d'un endroit à l'autre. Rio de Janeiro n'est utilisé que pour la séquence d'ouverture. New York ne revient qu'une autre fois. Les 4 fils narratifs se trouvent donc (1) en Chine, dans une communauté d'artistes et de réprouvés, avec une présence militaire diffuse mais visible, (2) dans une base scientifique proche de l'arctique, (3) en Sicile avec un petit groupe souhaitant prendre le pouvoir dans la région pour la sortir d'une forme d'abandon par le gouvernement, et (4) en Somalie où le président en exercice estime que la guerre économique risque de se transformer en guerre armée.
Warren Ellis procède comme bon lui semble, en consacrant une pagination variable d'un endroit à l'autre et d'une fois à l'autre en fonction de ce qu'il souhaite développer. Il règne une ambiance étrange, car le lecteur ne peut pas deviner où il veut en venir. Il doit donc prendre ce qui lui est raconté au premier degré. le point commun aux 4 endroits de la planète se trouve dans le mystère de ces Arbres. le fait que l'un d'eux est excrété un fluide vert semble indiquer une forme de vie, sans préjuger d'une forme d'intelligence. Les informations dispensées dans ce tome se comptent sur les doigts d'une main, à commencer par un étrange phénomène physique qui se traduit par une absence de friction à leur sommet. Dans ces 4 endroits, chaque population locale a effectué le même constat : ces Arbres ne semblent pas hostiles, ils sont juste indifférents, paraphrasant ainsi la phrase de Stanley Kubrick, l'univers n'est pas hostile, il est indifférent. Par contre, il est difficile de déduire une politique affirmée des gouvernements, en fonction des lieux. En Italie, il y a une forme d'abandon du pouvoir politique de la région. En Chine les officiels se servent de cet Arbre qu'ils ne peuvent pas maîtriser pour concentrer les individus eux-mêmes ingérables parce que non-conformes. En Norvège, leur observation est confiée aux scientifiques et en Somalie, c'est l'armée qui essaye de voir comment les transformer en avantage tactique.
Jason Howard réalise des dessins descriptifs avec un bon niveau de détails. Les traits pour détourer les formes sont assez fins, un peu cassant, pas toujours jointifs. À l'intérieur des surfaces, il ajoute de petits aplats de noir aux contours irréguliers. Mais il leur préfère des traits secs assez rapides pour conférer une texture. Il ajoute un peu de volume avec la mise en couleurs, sans dégradé progressif, juste en accolant 2 nuances, une plus claire et une plus foncée. Jason Howard ne cherche par le photoréalisme, mais une description facilement lisible, sans être affadie par la simplification. Il représente des personnages à la morphologie normale, assez élancés. La plupart des protagonistes ont une apparence d'individus ayant entre 20 et 30 ans, avec l'exception notable du professeur Luca Bongiorno (Cefalù) et d'Uncle (Chu) qui ont un visage marqué par les rides. Eligia Gatti est une très belle jeune femme, également élancée, avec un une belle poitrine, ce qui conduit à remarquer que la plupart des personnages féminins ont une morphologie similaire, sans que les dessins ne dérivent vers l'hypersexualisation.
L'artiste s'avère être un metteur en scène compétent, et même très compétent. Les scénarios de Warren Ellis présentent souvent 2 caractéristiques : des scènes de dialogue pouvant durer plusieurs pages, et des séquences d'action quasiment muettes. Cela requiert un vrai talent pour le dessinateur afin qu'il atténue cette dichotomie. Jason Howard fait mieux que l'atténuer puisque les personnages parlent en se déplaçant, en continuant leurs activités, ou lorsqu'ils sont statiques, le placement de la caméra montre l'environnement et les personnages sous différents angles. de la même manière, les séquences d'action sont spectaculaires, se comprennent facilement et transcrivent bien la continuité des mouvements et des déplacements.
Le choix de la forme des traits de contour et des textures donnent une apparence un peu esquissée, très vivante aux dessins. Il n'est pas pour autant synonyme d'à peu près ou de précipitation. le scénario s'avère très exigeant, déjà parce que l'histoire se déroule dans plusieurs endroits avec des caractéristiques différentes. L'artiste donne une idée claire de l'urbanisme de la ville de Chu en Chine, de l'urbanisme moins vertical de Cefalù et de la proximité des zones naturelles. La blancheur de la zone quasi arctique est nuancée par les reliefs et les teintes des surfaces en fonction de la luminosité. La base scientifique bénéficie peut-être d'une hauteur sous plafond un peu trop importante. Les séquences en Somalie sont moins remarquables en ce qui concerne les décors puisqu'elles se déroulent soit dans un bureau, soit dans la zone désertique où l'Arbre a pris racine.
Les dessins permettent donc au lecteur de découvrir un monde concret, des personnages ordinaires, et des lieux tangibles dans leur diversité. Ils rendent plausibles des moments tels que l'extermination d'un groupe de jeunes en ouverture, l'excrétion d'un fluide verdâtre par des piliers minéraux, des fleurs dans la neige, ou des moments très banals et familiers, comme un monsieur d'un certain âge en train de prendre son café à une terrasse ensoleillée. La direction d'acteurs traduit les tensions entre les personnages, et les non-dits lors de face-à-face tendus, soit parce qu'il s'agit de savoir qui aura l'ascendant psychologique sur l'autre (entre Eligia Gatti et Luca Bongiorno), soit parce que chaque protagoniste est sous le coup d'un fort enjeu émotionnel et affectif (Tian Chenglei et Zhen). Enfin Jason Howard fait très attention à doser ce qu'il montre de la nudité, à commencer par celle de Zhen, pour ne pas laisser de doute sur sa qualité de transsexuel, sans le/la transformer en bête de foire.
Mis à part la scène d'introduction et le chapitre de conclusion, ce récit est de nature contemplatif, sur la base d'interactions entre individus. Warren Ellis déconcerte son lecteur en établissant une situation d'anticipation, et en faisant ensuite comme ses personnages, c'est-à-dire en faisant comme si ces Arbres faisaient partie du paysage normal depuis longtemps. Dans un premier temps le lecteur n'est pas trop déstabilisé par ce parti pris car il découvre les différents personnages, s'attache à eux, à la simplicité naturelle de Tian Chenglei, à la séduisante Zhen, à la troublante Eligia Gatti tentant de lutter contre sa position dans le système, au flegme du professeur Luca Bongiorno, à l'entêtement de Marsh, etc. Il accepte de bonne grâce qu'il faille du temps (et donc des pages) pour que l'auteur installe son récit choral, et donc que le mystère des Arbres soit remis à plus tard.
La pagination consacrée à chaque situation et à chaque personnage fait que l'intérêt du récit réside en eux, et pas dans la présence des arbres. Au fil des pages, il devient apparent que le fond de l'histoire correspond à des questions de motivations, de place dans la société. le chercheur Marsh n'envisage sa vie que dans la base scientifique jusqu'à découvrir un élément déterminant sur les Arbres. Tito (le protecteur et amant d'Eligia Gatti) est animé par la perspective de la prise de pouvoir, d'exercer une forme d'autorité. Eligia Gatti est animée par la volonté de reprendre une forme d'autonomie et d'indépendance. Tian Chenglei est à la recherche de ce qui donnera un sens à sa vie. le fil narratif se déroulant en Somalie concerne plus la reconnaissance d'une nation par une autre, la nécessité de s'affirmer, incarnée par le président. Finalement chacun des personnages essaye de s'affirmer par rapport aux circonstances créées par la présence des Arbres. En tant qu'être humain, ils sont condamnés à trouver un sens à leur existence, malgré l'indifférence des Arbres à ladite existence. Si le lecteur n'est pas sensible à cette dimension, il peut aussi regarder la vie de ces personnages au premier degré, leur engagement politique, soit par l'action (Tito), soit par leur revendication (Malek Rabim), soit par leur façon de mettre en pratique la tolérance dans le cadre de la vie en commun (Tian Chenglei), soit encore par leur pulsion à comprendre le monde qui les entoure d'un point de vue scientifique (Marsh), ou à l'interpréter de manière artistique (Tian Chenglei).
Ce premier tome de la série peut s'avérer très déroutant pour le lecteur car il ne correspond pas à ses attentes. Il ne s'agit pas d'une invasion destructrice, pour alimenter un récit d'action. Néanmoins la qualité des conteurs, scénariste comme artiste, l'emmène dans la vie d'individus complexes et attachants dans leurs différences, pour des situations de changement à partir de dynamiques variées. Il se prend d'autant plus facilement au jeu que Warren Ellis développe des questionnements sur un mode littéraire, la forme du récit débouchant sur des problématiques politiques et sociales. Il est d'autant plus cueilli par surprise par le dernier épisode.
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Shan_Ze
  10 juin 2017
Un jour, des gigantesques et mystérieux troncs d'arbres d'une espèce extraterrestre viennent se planter sur toute la Terre. Dix ans plus tard, rien n'a chargé, les troncs sont toujours là et certains hommes étudient et s'organisent autour de ces arbres. Mais quelque chose est peut-être en train de changer en Arctique…
Plusieurs fils conducteurs : on suit quelques personnes aux quatre coins du monde. Une fleur obscure noire est découverte en Arctique alors qu'autour des Arbres de Somalie, Sicile et Chine, les tensions montent. Un peu de mal au début à suivre toutes ces scènes et personnes, plutôt un tome d'introduction pour comprendre la présence des Arbres et la nouvelle vie et humanité qui se créent. J'aime bien les actions se passant en Sicile et en Arctique mais tout semble lié alors on ne peut se désintéresse complètement d'un lieu. J'attends de voir le second tome pour voir ce que les Arbres nous réservent. de beaux dessins aux couleurs éclatantes pour une série prometteuse.
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jamiK
  13 septembre 2019
Le graphisme est brut, efficace, dynamique, les couleurs assez neutre accentuent l'ambiance de tension, d'angoisse. le récit est racontée en cours chapitres, plusieurs histoires en parallèles. Ce premier tome met en place l'aventure, avec des personnages troubles, on ne sait pas trop où ils vont. Une civilisation a installé sur la terre les “arbres”, de grandes structures monumentales. Leur installation a provoqué des dégâts, et la vie à leurs pieds est perturbée, ils semblent influer sur les comportements, pourtant ces extraterrestres ne communiquent pas du tout avec les humains, ils sont juste là depuis dix ans et on n'en sait pas beaucoup plus dans ce premier tome. On retrouve le rythme des séries TV américaines, les histoires en parallèles évoluent lentement, apportant plus de questions que de réponses. J'ai aimé l'ambiance inquiétante, l'aspect mystérieux et angoissant de cette histoire. Je reste sur ma faim concernant le développement de l'histoire, laissant trop peu d'idées sur ce qui nous attends pour la suite.
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Maks
  10 mai 2017
(Cette chronique est valable pour les volumes 1 et 2)
Le premier tome de cette série m'avais attiré lorsque que je l'ai aperçu en librairie de par sa couverture étrange, angoissante et magnifique, je cherchais à ce moment là une histoire de chez Urban comics indies sans idée particulière et c'est donc naturellement que j'ai choisi Trees.

Trees à des dessins et une colorisation de haut niveau (j'aime Urban comics pour cela, la qualité est toujours au rendez-vous, bien au delà du comicsbook, nous tenons entre nos mains un veritable objet agréable et de qualité).

Le scénario de Warren Ellis pour Trees (Hellblazer, Injection, Transmetropolitan) est à la hauteur de ces autres oeuvres toujours profondément travaillées, invasion mystérieuse, politique, diversité culturelle et géographique, Trees nous en fait voir de toutes les couleurs et de tous les horizons avec cette histoire singulière.

J'ai véritablement aimé le premier tome, un tout petit peu moins le deuxième (traîne un peu en longueur), mais les amoureux de comicsbook et de science-fiction aimeront cette série regroupée pour le moment en 2 volumes (comprenant les tomes 1 à 14 de la version épisodique souple).
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Deslivresetlesmots
  19 juillet 2016
La littérature pullule d'histoires d'extra-terrestres. Les comics aussi. Dans la fiction, quand ces aliens découvrent la Terre et y atterrissent, on trouve deux cas de figure : soit ils sont hostiles, soit ils sont bienveillants. Bien sûr, on trouve entre ces deux idées, un nombre incalculable de nuances, et puis, cela dépend également du regard que les Terriens peuvent poser sur eux.
Dans Trees, Warren Ellis part d'un autre postulat : et si ces extra-terrestres ne remarquaient même pas les pauvres humains que nous sommes ? Si nous n'étions que des microbes pour eux, loin d'être digne de leur intérêt ? C'est original, rafraîchissant, et délicieusement inquiétant… Au final, à la fin de ce premier tome, nous ne savons toujours pas à quoi ressemblent ces extra-terrestres. À moins qu'ils soient les « arbres » même qui se sont plantés dans la Terre ? Ces colonnes qui s'élèvent à des centaines (des milliers ?) de kilomètres de hauteur, sans que l'on puisse savoir ce qui se passe à l'intérieur. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il s'agit d'une matière étrange à laquelle on ne peut s'accrocher, et qu'au bout d'un certain nombre d'années, ces arbres rejettent un liquide qui semble similaire à de l'acide, détruisant tout sur son passage. Les déchets des arbres, de ces extra-terrestres.
Ce comics ne porte pas seulement sur ces « aliens ». Au contraire, finalement, ce sont des personnages tout à fait Terriens que l'on suit et que l'on voit évoluer dans ce monde perturbé par l'arrivée des arbres. L'on pourrait croire que ces derniers n'aient entraîné aucun changement, puisque les humains ne sont pas vraiment attaqués. Mais Trees nous montre que la menace seule suffit à inquiéter les humains, assez pour qu'ils réagissent drastiquement. Alors certes, à ce stade, on ne sait pas encore vraiment si les arbres agissent sur les alentours. Mais ce qui est sûr, c'est que leur arrivée a empiré les luttes de gangs, la recherche de l'argent facile ou encore les gouvernements totalitaires qui ne cherchent même plus d'excuse pour terroriser leur population.
Comme dit plus haut, on suit la vie de plusieurs personnages, dont les vies sont toutes plus ou moins influencées par ces arbres. Comme ces derniers sont apparu sur toute la surface de la Terre, cela nous permet d'avoir des points de vus différents (voire divergents) sur ces extra-terrestres et sur ce que les arbres sont. D'ailleurs, je trouve l'appellation de ces choses, ces colonnes noires, tout à fait opportunes et quelque peu satirique. Les arbres représentent la vie et invitent cette dernière autour d'eux, ils font la liaison entre la Terre et le ciel, sont verts et pleins de couleurs. Mais ces « arbres » venus de l'espace sont tout autre : ils n'apportent que la mort ou font fuir les vies qui les entourent, leur hauteur est menaçante et ils sont noirs. D'ailleurs, je trouve la première de couverture parfaite, Jason Howard est un dessinateur incroyablement talentueux et il sait utiliser le style minimaliste quand il faut. Heureusement que les couvertures alternatives sont jointes à la fin du volume, ç'aurait été une horrible perte que de les oublier !
Une dernière petite note : en lisant Trees, je m'attendais à beaucoup de choses, mais certainement pas à un message positif et éclairé sur les personnes transgenres et sur les sexualités, avec des personnages intéressants et bien construits. Voilà que vous êtes tranquillement en train de lire une histoire d'extra-terrestre (même si, finalement, les extra-terrestres sont surtout un prétexte) et BAM ! Un sujet auquel je m'intéresse beaucoup, d'habitude ignoré ou au pire, mal traité, ici trouvé au détour d'une page. Quel plaisir. Trees n'avait pas besoin de beaucoup plus pour devenir un coup de coeur, donc là, c'est le jackpot.
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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critiques presse (5)
BoDoi   27 novembre 2015
L’immersion fonctionne sans toutefois enthousiasmer, faute d’éclaircir – un peu – le(s) mystère(s), au fil d’une narration qui ronronne.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BullesEtOnomatopees   05 novembre 2015
Une invasion extra-terrestre qui ne dit pas son nom, des arbres à l'utilité discutable, le lecteur en est réduit, comme l'humain lambda du récit, à se demander "pourquoi ?"
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
ActuaBD   02 novembre 2015
Un récit de science-fiction sensible et haletant qui s’impose d’emblée comme une réussite.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   30 octobre 2015
En pleine ombre est de ces comics où le scénario prime autant que le graphisme et qui abordent des sujets denses sans pour autant prendre la tête : un vrai bonheur !
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   07 octobre 2015
Ellis lance des pistes passionnantes pour la suite, avec une fin de volume des plus surprenantes !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
laulauttelaulautte   14 avril 2018
Les besoins avec lesquels nous naissons ne rentrent pas nécessairement dans les boîtes orthogonales de l'hétéronormalité. Montre-toi. Sois ouvert. Sois celui que tu veux vraiment être. Cela ne fait jamais aussi mal que de priver d'oxygène ta propre humanité.
Commenter  J’apprécie          50
archervertarchervert   29 novembre 2015
On ne peut pas planter un bâton de cette taille sans désorganiser l'écosystème et la stabilité du secteur.
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