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Laura Derajinski (Traducteur)
ISBN : 2846262195
Éditeur : Au Diable Vauvert (02/09/2010)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Michael McGill, un privé à la dérive, est embauché pour retrouver l'original de la Constitution des États-Unis : une version jusqu’alors tenue secrète et comportant des amendements écrits à l’encre alien invisible, qui ont le pouvoir d’insuffler au lecteur des idées proches de celles des puritains Pères fondateurs. Pour le gouvernement, il s’agit de remettre le pays sur le droit chemin d’une morale inflexible. Mike se lance sur la piste du précieux document, dérobé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  06 avril 2014
Déjanté, anar' et joyeusement dingue, ce bouquin est une petite merveille iconoclaste.
Plein de charme, de drôlesse et de situations abracadabrantesques.
Warren Ellis est un des meilleurs scénaristes anglais de comics américains. Si vous ne deviez lire qu'une de ses séries, procurez-vous "Transmetropolitan", les aventures punk dans un futur post-moderne d'un journaliste nommé Spider Jérusalem (rien que le nom) venu sur terre pour y foutre le bordel.
C'est le même type d'univers que l'on retrouve ici, d'ailleurs, et dans la majorité de ses écrits qui pourraient ne former qu'un tout très cohérent. Une même vision et plusieurs histoires.
Warren Ellis ne vit pas dans le même monde que vous. le sien est plein de sperme, de testicules en forme de pastèques, de nymphomanes au lèvres en feu, d'enculeurs d'autruches, de politiciens véreux et hors limites et d'allumés des nouvelles technologies. Oui un monde vraiment différent. Encore que...
Mais surtout Warren Ellis chérit le droit de penser par soi-même et d'être différent. Un humaniste destroy.
Bref un bouquin où l'ennui n'existe pas, où les mots rebondissent sur le lecteurs tels des baffes éclairs, où les phrases enroulent de leurs tentacules sinueuses le conformisme et le puritanisme pour mieux les asphyxier. Car les héros d'Ellis se battent toujours contre un manichéisme castrateur. Avec ironie et second degré. Une autre de ses signatures.
De plus, ses personnages sont toujours réussis et terriblement humains. Ceux de ce bouquin n'y dérogent pas. le détective Michael McGill et son assistante Trix forment un duo d'allumés. 2 petites merveilles de personnages. L'évolution de leur relation est juste du pur jus de bonheur pour le lecteur. Des dialogues percutants, des vannes qui fusent et font mouche, un je t'aime moi non plus jouissif. Un poil à gratter sous un bonbon multicolore. du petit lait. 3,5/5
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encoredunoir
  23 juillet 2014
Après avoir lu le plutôt réjouissant Gun Machine, c'est avec curiosité que l'on a ouvert Artères souterraines, premier roman du scénariste de comics britannique Warren Ellis dont bien des gens semblaient s'accorder sur le fait qu'il était encore meilleur que le deuxième.
De fait, si Gun Machine propulsait le lecteur dans une New York de monde parallèle, l'Amérique d'Artères souterraines se révèle encore plus grotesque et absurde tandis que l'intrigue se trouve être elle aussi encore plus échevelée. L'on suit donc les pérégrinations du détective privé poissard Michael McGill embauché par le secrétaire général de la Maison Blanche pour retrouver un exemplaire de la seconde Constitution des États-Unis ; un document secret contenant « vingt-trois amendements qui ne peuvent être lus que par le président, le vice-président et le chef de cabinet. C'est un petit volume écrit à la main et soi-disant relié avec la peau d'une entité extra-terrestre qui aurait inspecté le cul de Benjamin Franklin pendant six nuits à Paris, au cours d'un de ses voyages en Europe. Mais Benjamin Franklin n'était pas qu'un auteur nunuche qui se contentait d'écrire des romans sentimentaux sur des aliens lui insérant des objets dans le rectum, tu sais. le septième soir, il s'est rebellé et a tué le petit enculé d'un seul coup de poing. »
Le décor est donc rapidement posé. Situé dans une Amérique dirigée par un gouvernement évoquant celui de George W. Bush et dont la société demeure obsédée par le sexe, la religion et la haine de l'étranger, il se révèle caricatural, tordu, pour tout dire très proche justement de l'univers des comics. On croisera donc personnages et situations outranciers : groupes d'hommes se réunissant pour se masturber devant des vidéos pornographiques mettant en scènes des lézards géants, cuistots texans forçant leurs clients à manger des demi-boeufs quasiment crus ou hôtels offrant à leur clientèle des sex toys à l'effigie de Jésus Christ.
Dans ce monde apparemment décadent, McGill, accompagnée de la très libérée Trix, se lance donc à la recherche du livre censé rendre à l'Amérique ses véritables valeurs morales selon le gouvernement en place. C'est là le fil du scénario d'Ellis qui, sous la caricature, entend poser la question de la liberté de pensée et d'agir, et des limites qu'il convient à chacun de se poser. Cela n'a rien de bien révolutionnaire et Warren Ellis prend surtout soin, grâce à ses deux personnages principaux, de ne pas prendre parti, révélant sous le vernis de la provocation une position finalement très consensuelle (en gros, chacun peut faire ce qu'il lui plaît mais doit faire attention à respecter les choix des autres).
En fin de compte, si l'on ne lira pas Artères souterraines pour y trouver une critique sociétale construite et réellement réfléchie et si la constante surenchère dans l'outrance peut finir par lasser, les trouvailles de l'auteur, bien qu'inégales, et son humour rendent le livre sympathique et indéniablement amusant. Une lecture à prendre pour ce qu'elle est, un divertissement échevelé, plus que pour ce qu'elle voudrait être ou que d'aucuns voudraient qu'elle soit, une sorte de caricature pamphlétaire sur l'Amérique.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Ameni
  30 mai 2015
Mon premier policier… ça tombe bien, Artères souterraines est aussi le premier roman de Warren Ellis, plus connu pour son boulot de scénariste de comics. Et pour le coup, on sent une inspiration venant d'ailleurs lorsqu'on lit Artères souterraines.
Dès qu'on lit le résumé ; le détective privé chargé par la Maison Blanche de retrouver la seconde Constitution des Etats-Unis, deux options sont imaginées : soit on aura affaire à un livre premier degré mi-Benjamin Gates mi-thriller politique soit on lira un petit bijou de second degré, d'humour cynico-trash complètement déluré et délirant. Dieu merci, Warren Ellis a choisi la seconde option.
Avec une légère inspiration Malaussiène, le personnage principal « aimant à merde » se lance donc dans une enquête dont le déroulement s'avère très banal ; je vais voir Machin qui m'envoie vers Truc qui me dirige vers Bidule qui etc. En soi, l'enquête n'a pas vraiment d'intérêt, et sans trop spoiler, la nature même du livre recherché est assez décevante (quoique la première chose m'étant venue à l'esprit est plutôt : WTF ?!).
Voilà, après avoir dit pourquoi l'aspect purement policier du livre policier ne cassait pas trois pattes à un canard, abordons maintenant les vrais points forts du livre : son univers décalé et son style enlevé.
Warren Ellis nous fait côtoyer, via son « aimant à merde » toute une galerie de personnages pour le moins colorés. le serial killer bavard, le privé et ses anecdotes dégueulasses (ou comment goûter un cadavre en 1 leçon), les policiers gays s'injectant de la solution saline dans les testicules, les pratiquants de la macroherpétophilie (« les gens qui veulent niquer avec Godzilla »), aux violeurs d'autruche, aux restaurants texans très spéciaux, etc. Bref que du beau monde. Il y a une certaine cohérence ceci dit vu que notre bon héros est accompagné d'une étudiante spécialisée en « expériences humaines extrêmes auto-infligées ». Et parce qu'on est dans Artères souterraines, le duo ne fonctionne évidemment pas comme un duo ordinaire et nous livre des discussions comme celle-ci :
" – Trix, je suis pas bigot, mais plutôt crever que d'éjaculer dans la tête de Jésus.
– On verra ça.
– Et je ne me collerai pas non plus le petit Jésus dans le cul.
– Rabat-joie."
Cette acolyte est d'ailleurs assez savoureuse, ne s'imposant aucun tabou, elle est le pendant libertin et libéré du duo quand lui se spécialise plutôt dans le cynisme désabusé.
"Acheter des vêtements, c'est un Truc de Petit Copain. Tu poireautes et tu regardes d'un oeil vide les morceaux de tissu pendus aux cintres, tu mates les étiquettes et tu te demandes comment un machin qui te couvrirait tout juste la couille droite peut coûter le prix d'un rein."
Si le livre est un road trip constitué de rencontres toutes aussi bizarres les unes que les autres, Warren Ellis arrive quand même à aborder la définition du mainstream ou de la circulation de l'information. Je ne dis pas ça pour essayer de trouver une justification pseudo-intellectuelle au bouquin mais il y a un fond et c'est important de le noter !
Pour finir, au lieu d'un policier classique, je me suis retrouvé à lire un bouquin-patchwork trash, glauque, très porté sur le sexe, cynique, hilarant et outrancier avec des dialogues percutants et des descriptions pas piquées des hannetons. Bref, ce livre est cool, j'ai adoré.
Et un peu comme Malavita, je classerai Artères souterraines au rang des livres truffés de passages dont on a envie d'en faire des citations.
« Pas de cul tant qu'on crèche ici », elle a décrété. Je suis resté seul dans la rue étrangement silencieuse pour Las Vegas, et j'ai écouté mon pénis pleurer.

" le super-rat qui vit dans mon bureau. Un jour, j'ai mis de l'alu sur le sol devant son trou et je l'ai relié à une batterie de voiture. Quand il a posé la patte dessus, il aurait dû se dandiner comme un meurtrier sur la chaise électrique. Mais il est resté là, dressé sur ses pattes arrière comme Tony Montana dans Scarface, tu vois le genre, « je peux les encaisser, vos balles de merde. » Il a absorbé tous les volts de la batterie, a sauté sur mon bureau et il a baisé mon sandwich jusqu'à l'émiettement total. Je hais ce rat."

"« Voilà vos frites », a annoncé la serveuse. Une bassine métallique de frites immergés dans huit litres de fromage fondu.
« J'ai demandé une petite portion, a fait Trix.
– C'est la petite portion », a répliqué la serveuse.
Trix a affiché un petit sourire. « Je comprends maintenant comment ils justifient les frites au menu, dans un endroit réservé aux aliments issus de la vache.
– Il faut que vous finissiez vos assiettes, a marmonné Bob. Sinon, je vais être mal vu. »
Trix lui a adressé son plus gentil sourire. « Bob, je t'aime bien. Je fais de mon mieux pour te mettre à l'aise. Mais franchement, si tu crois que je vais avaler toute cette merde, tu peux venir aspirer mes pets, pigé ? »"
Lien : https://blogameni.wordpress...
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christianebrody
  06 juillet 2012
De Warren Ellis, je ne connais que certaines de ses oeuvres parues dans Marvel Comics, DC Comics, Wildstorm : Stormwatch, The Authority, GenerationX et X-Men/WildCATS donc quasiment rien en fait! Artères souterraines est son premier livre « normal ».
Mickael McGill, détective désabusé et terriblement malchanceux, est contacté par le chef de cabinet du Président pour retrouver la seconde Constitution des Etats-Unis rédigée à la main par les Pères fondateurs avec une encre qui émet une onde infrasonique hypnotique. L'objet est relié avec la peau d'une entité extra-terrestre incrustée de fragments de météorite. Un livre d'une grande valeur politique qui depuis les années 50 a connu divers possesseurs, chaque propriétaire le revendant pour laisser libre cours à ses pratiques déviantes. Dans sa quête, il sera aidé par Trix Holmes, une thésarde qui travaille sur les expériences humaines auto-infligées. Contre 500.000 $ et un ordinateur, il accepte de quitter son agence new-yorkaise miteuse où il passe tout son temps à chercher à tuer son rat mutant qui aime à pisser dans son mug ou à détruire ses rares biens. de New York à Los Angeles en passant par Colombus, le Texas, et Las Vegas, ensemble ils suivent la trace du livre et rencontrent plus de tarés dégénérés à la sexualité morbide qu'ils ne le voudraient. Dans un premier temps, récupérer l'adresse du dernier acquéreur, un policier body-builder qui ne lui remettra le renseignement que s'il participe à sa petite fête impromptue: se faire injecter une solution saline dans les couilles qui viendra grossir son pénis. Puis se retrouver au Texas, au milieu d'une famille richissime et puissante qui n'a rien à envier à la famille Manson. La nuit, Papa aime à courir nu, tuer ses vaches à l'aide d'un garrot et téter le pie du cadavre fraîchement occis, un halluciné qui livre un combat sans merci aux Niaks des Sables. Fiston, son truc c'est la coke et Ringo, son ours en peluche. Dans leur périple à travers l'Amérique décadente, il sympathisera avec « le puceau fou », un adorable septuagénaire serial-killer qui ne supporte pas les gens mal habillés. Ou avec Zack, propriétaire de la Ferme, fan de Alfred Bester et de son PyrE. Ce dernier, convaincu que la diffusion de l'information au sein de la population est le contre-pouvoir parfait face aux gouvernements, abrite en ses murs la machine à cracher du cash: une petite entreprise porno où sa centaine d'employés reliés au Net proposent de satisfaire les fantasmes des utilisateurs dont ceux qui éjaculeraient devant deux petites japonaises faisant joujou avec des anguilles vivantes. Bref, cela les mène jusqu'à un cabinet d'avocats qui anime des soirées très privées. le thème est simple. Pas de dress code car de toutes façons il s'agit purement et simplement de défoncer des adolescents drogués jusqu'à la moelle et parier sur lequel d'entre eux crèvera du sida en premier. Ah!oui, petite précision, tous les membres de ces petites partouzes sont atteints de MST.
Donc on se résume: on a un privé fatigué qui n'ouvre plus son ordinateur de peur de trouver des photos de la copine de son ex avec des implants capillaires sur les seins, une tatouée omnisexuelle, un directeur de cabinet héroïnomane qui s'injecte de la merde de singe pour soigner une maladie quelconque, des goulus du sexe pervers, un livre qui pourrait redorer le blason d'un pays parti à la dérive… Okay, mais je ne suis pas friande de ce genre littéraire à moins que l'auteur ne tente de cartographier la « route du sexe ». On a entre les mains un livre pensé comme un comic raconté à la première personne du singulier. A part certaines réflexions « philosophiques », ça reste un empilement de scènes azimutées. Je ne vois pas le propos de ce livre à la langue argotique bien pendue. Que dénonce-t-il exactement? le Marquis a déjà bien déblayé le terrain…. Peut-être que le choix du médium, le livre sans images, dessert l'histoire. En bd, ça aurait eu une autre gueule. Peut-être. C'est sans doute drôle en v.o mais là, franchement, je n'accroche pas et je préfère son oeuvre « comics », surtout AUTHORITY que je recommande vivement. Simplement génialissime comme série. A se flinguer tellement c'est extraordinaire. Pour faire court, je n'ai pas accroché à cette histoire mais à aucun moment j'ai eu envie de fermer le livre. A vous de voir mais on peut avoir une très belle vie sans le lire. Aucun intérêt mais ce n'est que mon avis donc à peu près rien du tout.
Précision: je l'ai lu en v.f donc la substantifique moelle dudit livre m'est passée très au-dessus de la tête. Et quand on mesure 1m12, pas de collision possible. Même perchée sur un escabeau.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
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Fredo_4decouv
  24 juin 2012
« Quelle petite artère tortueuse vous parcourez-là. »
Les fans du scénariste de comic book Warren Ellis attendaient l'adaptation française de Crooked Little Vein avec impatience. Ce sont les éditions Au Diable Vauvert qui ont publié l'histoire le 26 août dernier, sous le titre Artères Souterraines. Un roman traduit de l'anglais par Laura Derajinski. Chacun y trouvera son compte, que ce soit les fans de l'auteur ou les amateurs de hardboiled. Les premiers seront ravis de suivre les pérégrinations de Michael McGill. le personnage évolue de nos jours, dans un univers parfois loufoque, qui pourrait être les prémices de celui de Spider Jerusalem, le héros du comic book Transmetropolitan.
Les autres apprécieront le côté rafraîchissant de ce détective privé un peu à côté de ses pompes, à la manière des héros qui ont fait le succès de Donald Westlake. Un héros un peu équilibriste, qui se retrouve bonds après bonds dans des situations de plus en plus incongrues et qui ne devra compter que sur lui-même pour aller de l'avant.
McGill est un poissard qui accepte la mission du chef de cabinet du président américain : remettre la main sur une version secrète de la Constitution des États-Unis, aux vertus magiques. Pour cela, il devra remonter la trace des différents propriétaires de l'oeuvre et explorer ces artères souterraines, contenants ce que le continent américain a de plus sombre, de plus fou et de plus grotesque.
Warren Ellis a toujours était fasciné par la transhumanisme. C'est un thème récurrent dans ses comic books, où il aime confronter ses personnages à la possibilité d'améliorer leurs performances pour se transformer en surhomme, par tous les moyens mis à leur disposition.
Ici, c'est l'inverse qui se produit. Ellis confronte un personnage lambda à ce que le genre humain a de plus déviant et toxique pour finalement le sublimer et faire de lui un chevalier sans armure avec une quête. Derniers zestes d'humanité de ce héros mélancolique et pessimiste qui sauvera ses pairs. C'est dingue, jouissif, hilarant. C'est inconvenant, pervers, et terriblement rafraîchissant. Et ce petit doigt d'honneur qu'est la fin du livre est finalement la signature qui nous confirme que l'on a bien navigué pendant 57 chapitres dans l'univers de Warren Ellis.
(Chronique publiée à l'origine dans le mag Scarce).
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Walden-88Walden-88   08 janvier 2013
Acheter des vêtements, c'est un Truc de Petit Copain. Tu poireautes et tu regardes d'un œil vide les morceaux de tissu pendus aux cintres, tu mates les étiquettes et tu te demandes comment un machin qui te couvrirait tout juste la couille droite peut coûter le prix d'un rein, et tu observes les vendeuses qui te surveillent et qui se demandent ce que tu fous avec elle, vu qu'elle est mignonne et que toi t'as plutôt un air bizarre, et elle essaie ses fringues et tu reluques son cul dans une bonne douzaine de modèles différents qui te paraissent identiques, mais faut bien reconnaître que tu te contentes juste de détailler son cul et que tout finit par se mélanger, et quelqu'un colle un aspirateur dans ton portefeuille pour récolter tout ton liquide, et tu sors de la boutique avec un sac tellement minuscule que deux souris pourraient même pas y niquer. Tu répètes la scène une douzaine de fois. Ou jusqu'à ce que ton cerveau décède.
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SMadJSMadJ   02 avril 2014
Elle a croisé les bras et elle s'est engagée vers l'hôtel.
"Pas de cul tant qu'on crèche ici", elle a décrété.
Je suis resté seul dans la rue étrangement silencieuse pour Las Vegas, et j'ai écouté mon pénis pleurer.
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AdemyAdemy   27 février 2015
une fois la cloison de bois retirée du milieu du lit et sa culotte pendue au visaage de Jésus, elle m'a embrassé. Un long baiser tendre et chaud, comme elle ne m'en avait jamais donné avant. Elle a chuchoté : " Tu m'as sauvé la vie. Tu as laissé tomber le livre, le boulot et la thune pour me sauver la vie. Je pourrais vraimen tomber amoureuse de toi".
J'ai déjà dit je t'aime quand je le pensais vraiment.
J'ai déjà dit je t'aime quand c'était le bon moment.
J'ai déjà dit je t'aime quand dire autre chose aurait pu blesser l'autre sans raison. ET là, dans l'obscurité, je n'ai rien pu dire.
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Walden-88Walden-88   08 janvier 2013
C'est dans ce but qu'on a fabriqué des pop-stars à Los Angeles. On prend une petite conne cupide au visage symétrique, on époussette les miettes de Pringles, on l'éduque dans le moule Disney, on lui colle une paire de seins et on s'arrange pour que ses clips soient produits par un scénariste de porno : tous les gamins de moins de seize ans sont à vous.
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TelKinesTelKines   23 mars 2018
Trix s’est levée. S’est rassisse. A réfléchi un instant. S’est relevée. « Je peux avoir une cigarette ? »
Je lui ai tendu le paquet et le briquet. Ses doigts se souvenaient des gestes quand elle a allumé sa clope. Je me suis senti coupable de la faire replonger. Elle a inspiré la fumée et l’a toussée en gros nuages bleus. « C’est quoi, cette merde ?
- Des cigarettes bio. »
Elle a regardé le paquet. « Tu fumes des trucs qui s’appellent "American Ghost" ? Putain, Mike. Bio, dans quel sens ? Faites à bases de cadavres humains ?
- Ça va mieux ?
- Non.
- Oh. »
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